Frédéric François-Marsal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Frédéric François-Marsal
Frédéric François-Marsal en 1920
Frédéric François-Marsal en 1920
Fonctions
81e président du Conseil des ministres français
et Ministre des finances
(93e chef du gouvernement)
Président Alexandre Millerand
Gouvernement François-Marsal
Législature XIIe législature
Prédécesseur Raymond Poincaré
Successeur Édouard Herriot
Biographie
Nom de naissance Frédéric François-Marsal
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Gisors, (Eure) (France)
Nationalité française
Parti politique Fédération républicaine
Présidents du Conseil des ministres français

Frédéric François-Marsal[1], né le à Paris et mort le à Gisors[1], est un homme politique français, dont la carrière a culminé avec son bref passage à la présidence du Conseil en 1924.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée Louis-le-Grand, puis à l'école militaire de Saint-Cyr de 1894 à 1896 (sorti 1er de la promotion d'Infanterie), il commence une carrière d'officier en Indochine : Officier de chasseurs à pied, Campagne en Chine, Tonkin, Laos, Cochinchine (1901-1904); il est attaché au cabinet de Paul Doumer, gouverneur de l'Indochine (1900-1904), il travaille dans différentes banques : fondé de pouvoir puis directeur général de la Banque privée industrielle, commerciale et coloniale à Lyon (1906) puis à Paris (1912), administrateur de la Banque de l'Union parisienne (1919).

Il est mobilisé de 2 août 1914 au 15 janvier 1919 en tant que Commandant d'un bataillon de chasseurs à pied. Appelé au Quartier Général des Armées, il est chargé par le Général Joffre de l'étude des questions économiques relatives à la guerre : il publie de nombreuses études et rapports dont plusieurs ont décidé les Alliés à adopter des mesures concertées. Il est affecté en 1917 au groupe d'armées de l'Est (Vosges). Spécialiste des questions financières, il est attaché au cabinet de Georges Clemenceau, président du Conseil, responsable des questions économiques (1917-1918), expert financier près la délégation française à la conférence de la paix (1919)pour la négociation des traités de paix.

Ce technicien commence ensuite une carrière politique. Il est ministre des Finances dans les cabinets Alexandre Millerand (20 janvier - 24 septembre 1920), de Georges Leygues (24 septembre 1920 - 16 janvier 1921), et de Raymond Poincaré (29 mars - 9 juin 1924).

Il a exercé les fonctions de président du Conseil des ministres et de ministre des finances du au (voir gouvernement Frédéric François-Marsal) et assura l'intérim du président Alexandre Millerand après sa démission (du 11 au 13 juin 1924).

Il fut sénateur du Cantal de 1921 à 1930.

Décorations[modifier | modifier le code]

Politique financière réalisée[modifier | modifier le code]

- Arrêt de l'inflation

- Remboursement des avances de la Banque de France à l'Etat (lois des 14 avril et 29 décembre 1920)

- Etablissement des impôts nécessaires à l'équilibre du budget ordinaire (loi du 25 juin 1920)

- Péréquation des retraites (loi du 24 avril 1924)

- Emprunts perpétuels et à très long terme pour la reconstitution des régions dévastées, 5% amortissable en 1920, 6% perpétuel 1920 ; obligations à long terme du Crédit National

- Remboursement et consolidation des dettes commerciales extérieures, notamment de l'emprunt anglo-français de 1915

- Accord avec l'Angleterre sur le règlement parallèle des dettes de guerre interalliées et des paiements de l'Allemagne (convention de Hythe, 16 mai 1920)


Responsabilités annexes[modifier | modifier le code]

Président du Groupe sénatorial de Défense de la Famille

Membre de la Commission des Finances et de la Commission des Affaires Etrangères Coloniales.

Administrateurs de diverses sociétés, dont la Compagnie de Suez et de la Banque Union Parisienne

Membre de la Société de Statistiques

Membre de la Société d'Economie Politique

Membre de la Société d'Economie Sociale

Membre de la Société des Amis des Missions

Membre de la Société des Gens de Lettres

Vice-Président de la Société de recours mutuels la St-Cyrienne

Vice-Président de l'Alliance Nationale pour l'accroissement de la population française

Président de l'Union Coloniale française

Président de l'Union des Anciens Elèves des Ecoles supérieures de Commerce

Président de l'Institut d'aides scientifiques et économiques

Académie des Sciences Morales et Politiques en 1928


Publications[modifier | modifier le code]

Articles de journaux et revues : France Militaire,Echo de Paris(sous le nom de Custos 1919), Revue des Deux Mondes, La Quinzaine, La revue de Paris, Revue de France, Revue Hebdomadaire, Actualités, etc.

Nombreux discours et Conférences

Livres : Trois mois au Kouang-Si, 1903(en collaboration avec le capitaine Danrit (Emile Driant) ; Ordre du Tzar, Invasion Jaune (1904-1905) ; Les Dettes Interalliées, 1927 ; Encyclopédie de Banque et de Bourse, 1928

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvert Benoît (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernements en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance n° 8/402/1874 ; avec mention marginale du décès. Autres mentions : mariage en 1903 à Saïgon avec Louise Joséphine Marie Duroch. Par décret présidentiel du 22 juin 1912, il est autorisé à s'appeler légalement « François-Marsal » au lieu de François [Jules Émile François est le nom de son père, et Marie Marsal celui de sa mère].

Chronologies[modifier | modifier le code]

Précédé par Frédéric François-Marsal Suivi par
Raymond Poincaré
Président du Conseil
-
Édouard Herriot