Jacques Chevalier (philosophe)

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Jacques Chevalier

Philosophe Occidental

Époque moderne

alt=Description de l'image Jacques Chevalier.jpg.
Naissance 13 mars 1882
Cérilly, Drapeau de la France France
Décès 19 avril 1962 (à 80 ans)
Cérilly, Drapeau de la France France
École/tradition Spiritualisme français
Principaux intérêts Métaphysique, Épistémologie, Biologie, Ethique, Religion, Morale
Idées remarquables Habitude, Réel, Esprit
Œuvres principales Histoire de la pensée, Les Maîtres de la pensée Française (Pascal, Descartes, Bergson), Cadences
Influencé par Platon, Aristote, Descartes, Pascal, Claude Bernard, Newman, Maine de Biran, César Franck, Père Pouget, Boutroux, Bergson, Abbé Portal
A influencé Malègue, Léon Husson, Latreille, Guitton, Mounier, Madinier, Forest, Monchanin, Lacroix, Vialatoux, Alain Guy

Jacques Chevalier, né à Cérilly (Allier) le 13 mars 1882, décédé le 19 avril 1962 à Cérilly, est un philosophe français. Fils du général Georges Chevalier (1854-1938) directeur du génie pendant la guerre. Il a été secrétaire d'État à l'instruction publique, puis à la famille en 1940-1941, dans les gouvernements Flandin et Darlan.

Jeunesse, études et carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Son père, le général Chevalier, est directeur du génie au ministère de la guerre, de 1910 à 1917. Il se lie alors au futur maréchal Pétain[1].

Après des études en province d'abord, puis aux Lycée Hoche et Lycée Henri-IV, il est reçu à l'École normale supérieure en 1900. En 1903, il est reçu second à l’agrégation de philosophie , dans la promotion de Pierre-Maurice Masson, de Paul Hazard et de Maurice Legendre. Il passa deux années à Oxford après ses études auprès du professeur de cristallographie Henry Alexander Miers, où il se lia avec Lord Halifax futur secrétaire d'État au Foreign Office. De 1905 à 1908, il est pensionnaire de la Fondation Thiers. Cette institution, qui dépend de l’Institut de France, est destinée, selon le vœu testamentaire d’Adolphe Thiers, aux jeunes chercheurs brillants pour mener leurs travaux à bien.

Friedrich von Hügel visita Chevalier a la Fondation et l introduisit au directeur Emile Boutroux, puis s échangèrent une longue correspondance soit 23 lettres en 1907, plus qu'aucun autre moderniste français excepter Alfred Loisy qui diras de lui dans ses mémoire ""Des catholiques tels que Jacques Chevalier avaient mieux compris que Sabatier et même que von Hûgel la position que j'avais prise dans mes derniers livres"[2]. Jacques Chevalier commence alors une thèse sur les réveils religieux au Pays de Galles, d’après des documents inconnus avec lesquels il eut contact lors de son séjour à Oxford. Pour l’année scolaire 1908-1909, il prend une année sabbatique pour achever le travail de thèse. Il en retire une connaissance plus approfondie et plus intérieure de la Forêt de Tronçais.

Il rencontre le père George Tyrrell, jésuite irlandais, qui sera excommunié pour des soupçons de modernisme. Il fut ensuite nommé professeur de philosophie au lycée de Châteauroux en septembre 1909, Il y restera trois ans. André Bridoux (futur inspecteur général de philosophie) fut son élève et participa aux groupes de travail avec le père Pouget. Il enseigne la philosophie à Lyon, au lycée Ampère et au fameux Lycée du Parc (l’un des grands lycées de France). Il eut à ce moment-là pour élève Henri Gouhier.

La thèse galloise sur les réveils religieux en Pays de Galles, terminée en 1913, est refusée par Ferdinand Lot, historien du Moyen Âge, archiviste paléographe à la Sorbonne, très renommé et influent. Cette thèse sera publiée dans les Annales de l’université de Lyon (Lyon-Paris, 1923).

En 1914, il fut reçu docteur es lettres ; sa thèse principale portait sur La notion du nécessaire chez Aristote et chez ses prédécesseurs, particulièrement chez Platon ; sa thèse complémentaire était intitulée : Étude critique du dialogue pseudo-platonicien l'"Axiochos", sur la mort et l'immortalité de l'âme. Il soutient ses thèses à Lyon, avec Edmond Goblot. Le 25 mars 1915, il reçoit un ordre d’appel dans le service auxiliaire ; il sera interprète auprès de l’armée anglaise.

En 1919, il fut nommé professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de l'Université de Grenoble. Le 24 juin 1931, il est élu doyen de la faculté des lettres de Grenoble à 49 ans, où il fit fonction de recteur durant l'année 1936-1937.

Henri Bordeaux, romancier catholique, membre de l’Académie française, écrit que Jacques Chevalier « a réussi à faire de sa petite chaire de faculté locale une chaire mondiale » [3].

photo de couleur sépia du visage et d'une partie du buste du Père Pouget vers 1910
Le Père Pouget vers 1910 : une grande influence dans les milieux intellectuels et, malgré sa foi fidèle, interdit d'enseignement.

Par l’intermédiaire de Antoine Sévat natif d'Isle-et-Bardais (Allier), lazariste qui deviendra missionnaire de Madagascar, il rencontre le Père Pouget en 1901, ce sera le début d'une longue amitié. Il y amènera de nombreux intellectuels chrétiens de sa génération ou d'une autre génération (Jean Guitton, Emmanuel Mounier, Gabriel Marcel…), mais aussi Ernesto Buonaiuti, professeur d'histoire au séminaire romain destitué en 1906 pour modernisme correspondait secrètement avec Pouget par l'intermédiaire de Chevalier[4].

Il visita, parfois quotidiennement, la célèbre cellule 104 du Père Pouget[5] (Guillaume Pouget), à la maison-mère des lazaristes, 95 rue de Sèvres, à Paris. Il est beaucoup question aussi du Père Pouget dans le livre de Jacques Chevalier, Cadences - mouvement d'idées, disciplines d'action, aspects de la vie morale : l'ordre, l'amour, l'apparence[6]. Gonzague Truc décrit l'influence de ce religieux sur Jacques Chevalier à qui celui-ci doit l'approfondissement d'une foi « où l'on voit l'intelligence féconder les dogmes[7], »

Il fut le disciple l'ami de Henri Bergson et l'un de ses exécuteur testamentaires[8]. Lors de la condamnation du modernisme, la plupart des catholiques se détournent du bergsonisme, « à l'exception de certains d'entre eux proches de Maurice Blondel » note Hervé Serry[9]. Parmi ceux-ci, Jacques Chevalier, qui restera fidèle à Bergson jusqu'au-delà de la mort. Par ailleurs, il fut un proche de Maurice Blondel comme l'atteste sa correspondance[10]

Le rayonnement de Jacques Chevalier lui vaut des disciples de qualité : Guitton, Mounier, Husson, Garrone, etc. Les derniers seront les plus fidèles. En 1921, il rencontre Jean Guitton, âgé de vingt ans, qu’il incite à faire de la philosophie. C’est Guitton qui est introduit par Chevalier auprès du père Pouget.

Il anime l'Union nationale des membres de l'enseignement public. L’association avait été très active pour défendre les intérêts des catholiques qui s’estimaient brimés dans leur carrière dans l’Éducation nationale à cause de leur appartenance religieuse.

En 1931, Marcel Mauss a été nommé au Collège de France, contre Chevalier, à une voix de majorité. Six mois plus tôt, Mauss et Chevalier avaient eu le même nombre de voix. Gison qui avait voulu se présenter, s'était retiré après le premier tour.

Par ailleurs, il est l'auteur d'une monumentale Histoire de la pensée : « La meilleure histoire de la philosophie de langue française » (Étienne Gilson)[11].

Dans son édition des œuvres de Pascal (L'Œuvre de Pascal, La Pléiade, 1939), il propose une présentation des Pensées selon une reconstitution du plan projeté par l'auteur.

Il a été dès sa jeunesse l'ami de Joseph Malègue et il rédigera la préface de son roman inachevé réédité en 1958, Pierres noires. Les classes moyennes du Salut.

Louis Lavelle a souligné le fait qu’il est un « bergsonien catholique, et qui s’accorde avec Maurice Blondel pour penser que la philosophie, au lieu de rendre la révélation inutile, en prépare les voies »[12]. C’est à propos de l’ouvrage de réflexions personnelles Cadences (tome I, Paris, Plon, 1939 ; tome II, Paris, Plon, 1951) que Lavelle s’exprime ainsi.

Jacques Chevalier présentait la philosophie comme l'alliance d'une sagesse et d'un « effort pour parvenir à la représentation vraie des choses »[13].

Le groupe de travail en commun (1920 - 1940)[modifier | modifier le code]

La fondation du Groupe est décidée après un peu plus d’un an de gestation par circulaire du 5 décembre 1921, établi entre Grenoble et à Lyon autour du philosophe Jacques Chevalier ; mais son titre délibérément neutre - Groupe de travail en commun - n’apparaît qu’en novembre 1922 dans une deuxième circulaire. Sur ces fondements succincts se développe une activité soutenue dont l’essentiel consiste en l’envoi aux membres du Groupe de documents polycopiés qui se veulent de simples instruments de réflexion non destinés à publication. Ils y échangent notes et entretiens.

Le groupe connaîtra plusieurs secrétaire poste occupé successivement par Belmont, par Husson et surtout par Jean Guitton, et enfin Carlhian en 1931. Il repose tout entier sur cette « croyance rationnelle en la Vérité » qui unit étroitement la raison humaine à la foi chrétienne, en désaccord d’un point de vue intellectuel, avec le thomisme « antimoderne » de Jacques Maritain ; sur une « métaphysique positive » qui s’oppose frontalement au rationalisme laïque d’un Léon Brunschvicg, alors hégémonique en Sorbonne. Le Groupe est complètement étranger à l’Action française de Charles Maurras. Il compte même dans ses rangs, en la personne de Joseph Vialatoux, l’un de ses plus rudes adversaires. Pour Véronique Auzépy-Chavagnac, dans son livre sur Jean de Fabrègues, préfacé par René Rémond, Jacques Chevalier constitue, dans le monde catholique, un groupe situé entre Jacques Maritain et Blondel[14].

Son unité n’est pas d’ordre confessionnel, bien que ses membres soient des catholiques déclarés. Tous entendent résolument se placer sur le seul terrain de l’intelligence en quête de vérité, au moyen d’une démarche inductive à partir des questions humaines, et non d’une démarche déductive à partir du dogme[15]. Malgré la forte présence d’historiens et de géographes (Pierre Deffontaines, André Fugier, André Latreille, Maurice Legendre, Henri Terrasse ou Jacques Zeiller), et celle de quelques juristes et économistes (André Rouast, professeur à l’Université de Grenoble, ou Henri Guitton, amené par son frère Jean), les philosophes et la philosophie dominent largement au sein du Groupe. Les plus âgés sont ses camarades de la rue d’Ulm, Émile Genty ou Maurice Legendre. André Bridoux a été son élève à Châteauroux ; André Fugier, André Latreille, Henri Gouhier et Léon Husson ses élèves à Lyon ; Jean Anglès d’Auriac, Paul Belmont, Louis Bourgey, Louis Garrone, Jean Lacroix et bien sûr Emmanuel Mounier ses premiers étudiants à Grenoble[16].

Chevalier fait partager au Groupe ses connivences intellectuelles du moment, qui contribuent à en définir positivement l’esprit, par delà le double refus de Brunschvicg et de Maritain. Le vieux lazariste Guillaume Pouget reste jusqu’à sa mort en 1933 une référence théologique pour le Groupe.

Parallèlement, intervient la tentative d’Emmanuel Mounier pour faire endosser par le Groupe (devenu Groupement) la création de sa revue. On en veut pour preuve sa circulaire confidentielle du 11 mai 1931, à en-tête du Groupement. Sûrs y écrit-il, de l’appui de Chevalier et de Jacques Maritain, « nous pensons organiser une forte équipe de prospection qui ne laissera passer aucun événement, aucun livre important, sans nous en envoyer la substance. Le groupe est tout désigné, par sa diversité, par son esprit, à former le noyau résistant de cette équipe ». Et le manifeste imprimé de décembre 1931 ne fait pas figurer moins de 10 membres du Groupement parmi les futurs collaborateurs de la revue. Pourtant, cette tentative de rapprochement échoue. Jacques Chevalier se récuse, tout comme ses proches : Léon Husson se retranche ainsi derrière des raisons de forme pour décliner l’offre qui lui est faite. Seul Jean Lacroix suit Mounier, au point de devenir le pilier du groupe Esprit de Lyon. Le départ de Mounier pour Paris avait distendu ses liens avec Chevalier.

Le Groupe, puis Groupement, de travail en commun est mort des inconvénients qui constituaient l’envers de ses avantages. Réseau souple fédérant autour de Chevalier de jeunes intellectuels catholiques des années 1920, hors de tout dogmatisme et dans une perspective spiritualiste, il ne résiste pas aux tempêtes socio-politiques des années 1930. Malgré cela le Groupe a permis à de jeunes universitaires catholiques de concilier leur engagement professionnel et leur engagement spirituel[17].

Dans le gouvernement de Vichy[modifier | modifier le code]

Secrétaire général à l'Instruction publique du 11 septembre au 13 décembre 1940, il dénonce auprès de Pétain la naïveté de son ministre de l'Éducation nationale, Georges Ripert et contribue à son renvoi, le 13 décembre 1940. Il obtient alors le poste de secrétaire d’État à l’instruction publique et à la jeunesse, suite au départ de Georges Ripert qu'il conserve du 14 décembre 1940 au 23 février 1941. Contre sa propre administration, restée fidèle au principe de laïcité, il mène une action visant à réintroduire Dieu à l'école[1], dans les horaires scolaires de l'enseignement secondaire, à raison d'une heure et demi par semaine. Cette enseignement est considéré comme une option. Ceux-ci avaient été inclus dans le plan d'études des écoles primaires élémentaires publié le 18 janvier 1887, supprimés le 23 janvier 1923 et rétablis, discrètement dans de nouvelles institutions signées de Léon Bérard ministre de l'instruction publique et datées du 20 juin 1923[18].

La confiance de Pétain en Chevalier ne tient pas à la religion. Elle vient des activités secrètes de Chevalier, le Maréchal à le soucie de ne pas aller jusqu'à la rupture avec la Grande-Bretagne, Chevalier trouva un intermédiaire auprès de Halifax et de Churchill, Pierre Dupuy chargé d'affaires du Canada le quel transmit à Chevalier le 4 décembre 1940 ce message oral de Lord Halifax "Dites bien à nos amis que nous sommes dans une situation extrêmement délicate. Nous ne pouvons pas nous sautez au cou. Il faut maintenir entre eux et nous un état de tension artificielle [...] mais derrière une façade de mésentente, il faut nous entendre." [19]. En fait, Flandin était un sincère partisan de la politique de Montoire et d'une collaboration loyale avec les Allemands. C'est ainsi que le 6 janvier 1941, il informe la Commission d'armistice que des conversations sont en cours à Madrid avec les Anglais en vue d'une éventuelle levée du blocus, afin de laisser entrer en zone non-occupée des produits de consommation courante. Comme il était prévisible, les Anglais rompent les négociations dès qu'ils sont prévenus que le secret n'est plus assuré. Ces missions de politique étrangère contribuent à la mise a l'écart de Chevalier.

La contestation violente vient de La presse collaborationniste de Paris (L'Œuvre de Marcel Déat, Les Nouveaux Temps de Jean Luchaire) pour son attitude au moment de la mort d'Henri Bergson, pour avoir rendu hommage à son maître, à la radio de Vichy et pour sa politique cléricale. Son successeur, Jérôme Carcopino, a rapidement fait disparaître ces initiatives et les références à Dieu ont été remplacées par des références à d'autres notions universelles. Il devient alors secrétaire d’État à la Famille et à la santé, poste qu'il occupe du 23 février 1941 au 12 août 1941, qui est marqué par quelques réformes concernant la mise en place d’allocations de retraite aux vieux travailleurs et une loi facilitant l’adoption[20]. Une extrême fatigue, la déception devant les difficultés de l'action, une tension nerveuse insupportable chez cet intellectuel activiste contraigne Chevalier à se retirer en août 1941. Profondément hostile aux tendances hégémoniques de l'Allemagne, il eut le courage, pendant son passage au pouvoir, de ne jamais transiger sur ce point de sa doctrine. Il reprend alors sa charge de doyen et devient notamment Directeur du Service du Travail Obligatoire à Grenoble.

À la Libération[modifier | modifier le code]

Arrêté par le maquis le 25 juin 1944 à Cerilly, il est condamné à vingt ans de travaux forcés, à la dégradation nationale et à la confiscation de ses biens, mais n'ayant pas eu de sentiment pro-germanique, il ne fut pas soupçonné de collaboration. Sa peine est bientôt commuée en quatre ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l'État » en raison de ses menées contraires aux principes laïcs de la constitution française.

d'après une peinture de Paul Devaux 1937, Chêne Jacques Chevalier

Il bénéficie d'une mesure de libération conditionnelle le 6 mars 1947.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Jacques Chevalier est le père de l'universitaire François Chevalier (1914-2012).

Honneurs[modifier | modifier le code]

Distinctions françaises[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d’honneur[21].
  • Académie delphinale : membre en 1920

Hommages[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

  • Étude critique de dialogue pseudo-platonicien : l'Axiochos sur la mort et sur l'immortalité de l'âme, Alcan, Paris, 1914.
  • La Notion du nécessaire chez Aristote et ses prédécesseurs, particulièrement chez Platon. Avec des notes sur les relations de Platon et d'Aristote et la chronologie de leurs œuvres, Alcan, Paris, 1915
  • Essai sur la formation de la nationalité et les réveils religieux au Pays de Galles, des origines à la fin du sixième siècle, avec une carte du Pays de Galles Rey, Lyon, Félix Alcan Paris 1923 - 439 pages
  • Bergson et les relations de l'âme et du corps, conférence prononcée à Lyon le 26 janvier 1929. Une brochure de 23 pages.
  • Bergson, Librairie Plon, collection « Les Maîtres de la pensée française », Paris, 1926. Réédité en 1929, en 1940 et en 1948, du moins.
  • Descartes, Libr. Plon, Nourrit et Cie, coll. « Les Maîtres de la pensée française »,‎ 1921 (réimpr. 1937).
  • Pascal, Libr. Plon, Nourrit et Cie, coll. « Les Maîtres de la pensée française »,‎ 1922 (réimpr. 1944, 15e éd.), XIV + 388 p.
    Prix Brocquette-Gonin de l'Académie française
  • Pascal - Pensées sur la vérité de la religion chrétienne, Librairie Lecoffre, collection « Les Moralistes Chrétiens », Paris, 1927, en 2 volumes.
  • L'habitude: essai de métaphysique scientifique, Boivin & Cie, 1929 - 256 pages
  • La Forêt. Tronçais en Bourbonnais, Paris, Chronique des Lettres françaises, 1930, 122 pages. Bois en couleurs de Paul Devaux.
  • Le légende de la forêt Tronçais en Bourbonnais. Illustations d'Alma Jouin, éditions Crépin-Leblond, 1950 - 101 pages
  • Trois conférences d'Oxford. Saint Thomas - Pascal - Newman, Éditions Spes, 1928 - 80 pages Paris, 2e édition en 1933.
  • Sainte Thérèse et la vie mystique. Juan Domínguez Berrueta, Jacques Chevalier, éditions Denoël et Steele, 1934 - 270 pages
  • La vie morale et l'au-delà, E. Flammarion,(Paris), 1938 - 211 pages
  • Cadences - mouvement d'idées - disciplines d'action - aspects de la vie morale : l'ordre - l'amour - l'apparence, Librairie Plon, 1939. T. I
  • Cadences - voies d'accès au réel - principes de l'humanisme - images de France, Librairie Plon, 1951. T. II
  • La Vie de l'esprit, B. Arthaud, Grenoble, 1940 - 87 pages 4e édition. [Suivi d'une lettre de M. Paul Langevin ].
  • FRANCE - Pétain m'a dit - Les préceptes du Maréchal - Appel aux jeunes, Éditions de la chronique des lettres françaises, Paris, 1941.
  • L'Idée et le Réel, B. Arthaud, Grenoble, 156 pages, deuxième édition en 1941
  • Leçons de philosophie - T. I : Psychologie et logique. T. II : Morale et métaphysique, Arthaud, Grenoble/Paris, 1946
  • Histoire de la Pensée - La pensée antique, la pensée chrétienne et la pensée moderne : 1/ Des Présocratiques à Platon, 2/ D'Aristote à Plotin, 3/ De saint Augustin à saint Thomas d'Aquin, 4/ De Dun Scot à Suarez, 5/ De Descartes à Kant, 6/ De Hegel à Bergson, Paris, Flammarion, 1955. (plusieurs éditions)
  • en collaboration avec Jacques Des Gachons, Fauteuil VII. Henri Bergson, Librairie Félix Alcan, collection « Les Quarante », Éditions de la Lampe d'Argile, Paris, 1928.
  • Bergson et le père Pouget, préface de François Mauriac, Plon, (Paris) 1954 - 80 pages
  • Édition de Blaise Pascal : Œuvres complètes. Bibliothèque de la Pléiade. Éditions Gallimard.
  • Entretiens avec Bergson, Paris, Plon, 1959, 315 pages

Préfacier[modifier | modifier le code]

  • Père Pouget. Mélanges, Paris , Plon, 1957
  • Pierre Imbart de La Tour. Les Origines de la Réforme, T. II. L'Église catholique, la crise et la Renaissance, Melun, Librairie d'Argences 1944
  • Joseph Malègue. Pierres noires, les classes moyennes du salut : roman, éditions Spes, Paris, 1958.
  • Bernard Grasset. Comprendre et inventer : essai sur la connaissance, (Paris) : Grasset, 1953
  • Paul Devaux. Moulins 12 bois en couleurs, Argenteuil : impr. R. Coulouma, 1931
  • Joseph Vialatoux. Le Discours et l'intuition. Leçons philosophiques sur la connaissance humaine et la croyance, introductives à l'étude de la logique et de la métaphysique, Paris, libr. Bloud et Gay, 1930.
  • René Descartes. Discours de la méthode, aux éditions de la "Chronique des lettres françaises aux Horizons de France", 1927
  • Père Pouget. Logia, propos et enseignements, présentés par Jacques Chevalier, Paris, B. Grasset ; 1955.
  • Daguet. Mémoires d'un piqueux, Paris édition les Quatre fils Aymon, (Presses de l'Acanthe), 1960
  • Auguste Bouchayer. Les Chartreux, maîtres de forges, Grenoble éditions Didier et Richard, 1927

Citations[modifier | modifier le code]

  • "Toujours le réel nous échappe par quelque endroit"[24].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michèle Cointet, article Chevalier (Jacques), dans le Dictionnaire historique de la France sous l'occupation, sous la direction de Michèle et Jean-Paul Cointet, Tallandier, 2000, p. 154.
  2. The Politics of Heresy: The Modernist Crisis in Roman Catholicism Lester R. Kurtz University of California Press, 1 janv. 1986 - p.123
  3. Vieillard-Baron Jean-Louis, « Jacques Chevalier : Un philosophe catholique entre les deux guerres », Transversalités 4/ 2012 (no 124).
  4. Monsieur Portal et les siens, 1855-1926, Régis Ladous, 1985, éditions du Cerf, p. 102
  5. N° spécial de Mission et charité, Le Père Pouget, avec interview et nombreux témoignages de Jacques Chevalier.
  6. Librairie Plon, 1939.
  7. Gonzague Truc, Histoire de la littérature catholique contemporaine, Casterman, Paris, 1961, p. 29.
  8. Voir "Entretiens avec Bergson", librairie Plon, 1959, p.II
  9. Serry 2004, p. 77.
  10. Université du Louvain où est conservé la correspondance de Blondel
  11. (google books), Histoire de la pensée, Volume 1
  12. Louis Lavelle, Psychologie et Spiritualité, Paris, Albin Michel, 1967, p. 11-12
  13. Chevalier. Leçons de Philosophie p.8
  14. Jean de Fabrègues et la jeune droite catholique: aux sources de la Révolution nationale, Presses universitaires du Septentrion, Lille, 2002, p. 69.
  15. Étienne Fouilloux, Bulletin de la Société historique, archéologique et littéraire de Lyon, année 2002, tome XXXII, pp. 361-377
  16. Logia, p. 106
  17. (Google Livres), Voir à ce propos Naissance de l'intellectuel catholique par Hervé SERRY aux éditions La Découverte 2012, qui montre comment, dans le contexte d'effervescence spirituelle qui caractérise la fin du siècle, des intellectuels laïcs s'engagent collectivement dans des polémiques littéraires.]
  18. "Jacques Duquesne_Les catholiques français sous l'occupation"
  19. L'Eglise sous Vichy Michel Cointet p.122
  20. biographie de J.Chevalier
  21. Le comité des travaux historiques et scientifiques
  22. article Le Monde, datant du 21.04.1962
  23. Chêne J.Chevalier
  24. Leçons de philosophie p.8
  25. Archives nationales