Gouvernement René Viviani (1)

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Gouvernement René Viviani (1)
Régime Troisième République
président de la république Raymond Poincaré
Président du Conseil René Viviani
Début
Fin
Durée &0000000000000074.00000074 jours
Coalition Gauche (RRRS, PRS, RI, PRD)
XIe législature
349 / 601
Chronologie
Gouvernement précédent Gouvernement Alexandre Ribot IV
Gouvernement suivant Gouvernement René Viviani II

Le premier gouvernement René Viviani constitué entre le 13 juin et le 26 août 1914, fut celui qui a été amené à gérer la Crise de juillet à la suite de l'Attentat de Sarajevo (28 juin 1914), et qui recevra le 3 août la déclaration de guerre de l'Allemagne, faisant entrer la France dans Première Guerre mondiale. Cet évènement nécessitera le jour-même un remaniement ministériel qui déchargera notamment le Président du conseil de ses fonctions de Ministre des Affaires étrangères au profit de Gaston Doumergue.

Composition[modifier | modifier le code]

René Viviani

Ministres[modifier | modifier le code]

Sous-secrétaires d’État (nommés le 14 juin)[modifier | modifier le code]

  • S/secrétaire d’État à la Présidence du Conseil et aux Affaires étrangères : Abel Ferry (RI)
  • S/secrétaire d’État de l'Intérieur : Paul Jacquier (PRS)
  • S/secrétaire d’État de la Guerre : Jean-Octave Lauraine (RI)
  • S/secrétaire d’État de la Marine, chargé de la Marine Marchande : Pierre Ajam (PRD)
  • S/secrétaire d’État de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, chargé des Beaux-Arts : Albert Dalimier (PRS)

Politique menée[modifier | modifier le code]

  • 13 juin : le Président de la république Raymond Poincaré nomme René Viviani président du Conseil, celui-ci constitue le jour même l'essentiel de son cabinet (11 ministres), lui-même cumulant le portefeuille des Affaires étrangères. Ce gouvernement sera complèté le lendemain par la nomination de 5 Sous-secrétaires d’État.
  • 28 juin : double assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, tandis que la France entière se passionne pour le Procès d'Henriette Caillaux.
  • 2 juillet : vote de la loi de finances instaurant l'impôt sur le revenu des personnes physiques, qui avait été préparée par Joseph Caillaux avant sa démission.
  • 15 juillet : clôture de la cession parlementaire sur un débat assez vif sur les crédits militaires était également intervenu à la Chambre des députés et au Sénat, où le vice-président de la commission sénatoriale des armées Charles Humbert a dénoncé l'état d'impréparation de la France en cas de guerre.
  • 20 juillet : départ du président Poincaré et de René Viviani pour la Russie, afin de tenter de convaincre le Tsar Nicolas II et ses ministres de faire preuve de retenue dans le conflit naissant entre l'Autriche-Hongrie et la Serbie. Cet un échec : dans son communiqué final, la Russie jure sa fidélité envers la France (Le gouvernement Saint-Petersbourg étant persuadé que le gouvernement français est déterminé à agir en commun avec eux). Retour à Paris le 23.
  • 27 juillet : les syndicats organisent des manifestations contre la guerre.
  • 31 juillet : l'Allemagne lance un ultimatum à la France et la Russie.

Assassinat du dirigeant socialiste et pacifiste Jean Jaurès par Raoul Villain.

  • 1er août : à la suite de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la Russie, le gouvernement décrète la mobilisation générale à 16 h. Le tocsin sonne au quatre coins du pays.
  • 2 août : une patrouille allemande pénètre en territoire français près de Belfort et se heurte à un petit poste d'infanterie. Le caporal Peugeot est tué, c'est le premier mort français de la guerre.
  • 3 août : l'Allemagne déclare la guerre à la France. Remaniement ministériel : trois portefeuilles change de main, Viviani cède celui des Affaires étrangères à Gaston Doumergue.
  • 4 août : le parlement est convoqué en session extraordinaire. Au Sénat, le Garde des sceaux, ministre de la justice, Jean-Baptiste Bienvenu-Martin lit un message du Président de la République qui en appelle à l'Union Sacrée. Puis René Viviani, président du Conseil, donne lecture d'une communication du Gouvernement :
« La France, injustement provoquée, n'a pas voulu la guerre. Elle a tout fait pour la conjurer. Puisqu'on la lui impose, elle se défendra contre l'Allemagne et contre toute puissance qui, n'ayant pas encore fait connaître son sentiment, prendrait part au côté de cette dernière au conflit entre les deux.  »

Enfin, la chambre et le Sénat votent les crédits de guerre à l’unanimité.

Articles connexes[modifier | modifier le code]