Jean Mistler
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| Jean Mistler | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 1er septembre 1897 |
| Décès | 11 novembre 1988 |
| Mandat | Député 1928-1940 |
| Début du mandat | 1928 |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Aude |
| Groupe parlementaire | PRRRS |
| IIIème République | |
Jean Mistler (1er septembre 1897, Sorèze, Tarn — 11 novembre 1988, Paris) est un écrivain français, membre de l’Académie française.
Après ses études à Sorèze, Jean Mistler, d'origine alsacienne par son père (sa famille a quitté l'Alsace en 1871), prépare le concours de l'École normale supérieure au lycée Henri-IV, où il a comme professeur de philosophie Alain. Mobilisé dans l'artillerie en 1916, il retire de la guerre de solides convictions pacifistes. Il est admis à l'École normale en 1919, et est reçu cacique à l'agrégation d'allemand l'année suivante.
Plutôt que d'enseigner, il choisit de postuler au ministère des Affaires étrangères pour une affectation à l'étranger. Il nommé à la légation de France à Hongrie, faisant fonction d'attaché culturel en même temps qu'il enseigne à l'université de Budapest. En 1925 est intégré au Quai d'Orsay (Service des Œuvres), où il succède à Paul Morand.
Il entame une carrière politique à partir de 1928 quand il est élu député de l'Aude sous l'étiquette radical-socialiste. Il sera sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts et plusieurs fois ministre à partir de 1932. En 1934, alors qu'il est ministre des PTT dans le gouvernement d'Albert Sarraut, ce mélomane averti crée l'orchestre symphonique de la radio, ancêtre de l'Orchestre de Radio-France. À partir de 1936, il présidera la commission des Affaires étrangères.
Parallèlement à ses activités politiques, Jean Mistler avait commencé une carrière d'écrivain, avec la publication de Châteaux en Bavière (1925) et d' Ethelka (1929).
Le 10 juillet 1940, comme président de la commission du suffrage universel à la Chambre des députés, c'est lui qui présente à l'Assemblée nationale, réunie à Vichy, l'article unique confiant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain aux fins de préparer un nouveau projet de constitution. Ce qui lui vaudra, à la Libération, d'être appelé « le naufrageur de la République » (titre qu'il pouvait aisément partager avec beaucoup d'autres)...
Après avoir occupé, comme une pénitence, un poste aux Éditions du Rocher après la guerre, il deviendra ensuite secrétaire général puis président de la Maison du livre français (ministère des Affaires étrangères), et enfin, de 1964 à 1969, directeur du département de littérature générale à la Librairie Hachette. Parallèlement à ces activités, Jean Mistler donnait régulièrement des chroniques de critique littéraire ou musicale à L'Aurore. Il avait été élu en 1966 à l'Académie française.
Mort le 11 novembre 1988, Jean Mistler est inhumé dans le caveau de la famille d'Auriol à Sorèze.
[modifier] Oeuvres
- Châteaux en Bavière, Calmann-Lévy, 1925
- Madame de Staël et Maurice 0'Donnell (1805-1817), d'après des lettres inédites, Calmann-Lévy, 1926
- La vie d'Hoffmann, Gallimard, 1927
- Triomphe de Paris (Éditions d'art Jrody, 1929
- Ethelka, Calmann-Lévy, 1929
- Vienne, Hachette, 1931
- La maison du Docteur Clifton, Emile Paul, 1932
- Problèmes de politique extérieure, conférences par MM. Mistler, Tirard, Reynaud, Hubert, Mousset, Rivaud et Osusky, Alcan, 1938
- Roger Chastel, Sequana, 1943
- Chamfort, Maximes et anecdotes, introduction et notes, Le Rocher, 1944
- Le Vampire, extrait des Mémoires du Chevalier de Villevert, Le Rocher, 1944
- La Femme nue et le Veau d'or, Le Rocher, 1945
- Benjamin Constant, Journal intime, suivi d'Adolphe et du Cahier rouge, introduction et notes, Le Rocher, 1946
- Gobineau, Les Pléiades, établissement du texte, introduction et notes, Le Rocher, 1947
- Gobineau, la Renaissance, scènes historiques, établissement du texte, introduction et notes, Le Rocher, 1947
- Choderlos de Laclos, Les Liaisons dangereuses, établissement du texte, introduction et notes, Le Rocher, 1948
- Benjamin Constant et Mme de Staël, Lettres à un ami, Cent onze lettres inédites à Claude Hochet, La Baconnière, 1949
- La symphonie inachevée, Le Rocher, 1950
- Hoffmann le fantastique, Albin Michel, 1950
- A Bayreuth avec Richard Wagner, Hachette, 1960
- Epinal et l'imagerie populaire, (co-auteurs : F. Blaudez et A. Jacquemin), Hachette), 1961
- Le 14 juillet, Hachette, 1963
- La librairie Hachette de 1826 à nos jours, Hachette, 1964
- Le bout du monde, Grasset, 1964
- Napoléon et l'Empire, 2 vol., Hachette, 1967
- Les orgues de Saint-Sauveur, Grasset, 1967
- Les Cahiers du capitaine Coignet, première édition d'après le manuscrit original, Hachette, 1968
- Lieutenant Chevalier, Souvenirs des guerres napoléoniennes, Hachette, 1970
- Gaspard Hauser, Fayard, 1971
- La route des étangs, Grasset, 1971
- Aimés des Dieux, Hachette, 1972
- Vermeer de Delft, Screpel, 1973
- Le naufrage du Monte-Cristo, Grasset, 1973
- L'Ami des pauvres, Grasset, 1974
- Gare de l'Est, Grasset, 1975
- Bon poids, Grasset, 1976
- Hugo et Wagner face à leur destin, Grasset, 1977
- Wagner et Bayreuth, Hachette, 1980
- Sous la coupole, Grasset, 1981
- Faubourg Antoine, Grasset, 1982
- Le jeune homme qui rode, Grasset, 1984
[modifier] Sources
- Ithier de Fougerolle, « Jean Mistler », dans Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989, sous la direction de Benoît Yvert, Paris, Perrin, 1990
- Académie Française, Œuvres de Jean Mistler [1]
| Précédé par Robert d'Harcourt |
Fauteuil 14 de l’Académie française 1966-1988 |
Suivi par Hélène Carrère d'Encausse |

