Émile Mâle

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Émile Mâle en habit vert en 1928

Émile Mâle, né le 2 juin 1862 à Commentry (Allier) et mort le 6 octobre 1954 à l'abbaye de Chaalis (commune de Fontaine-Chaalis, Oise), est un historien d'art français, membre de l'Académie française.

Émile Mâle fut un spécialiste de l’art chrétien médiéval et a laissé une œuvre importante qui compte de nombreuses monographies sur les églises et cathédrales de France (La Cathédrale de Reims, Notre-Dame de Chartres, La Cathédrale d’Albi).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Gilbert Mâle, ingénieur des mines de l'école d'Alès, Émile Mâle effectue sa scolarité secondaire à Saint-Étienne, puis entre à l’École normale supérieure en 1883. En 1886, il obtient l’agrégation de lettres. En 1889, il soutient sa thèse sur L’Art religieux au XIIIe siècle en France puis à partir de 1906, il enseigne à la Sorbonne où la chaire d’histoire de l’art lui est attribuée en 1912. Il est élu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1918. En 1923, il succède à Mgr Duchesne comme directeur de l’École française de Rome et consacre une partie de ses recherches aux édifices de la Rome chrétienne (Rome et ses vieilles églises). En 1927, il est élu membre de l’Académie française avant de prendre sa retraite en 1937.

Il est enterré au cimetière de Commentry.

Émile Mâle fut l'un des premiers historiens d'art, avec d'autres de langue allemande tel Alois Riegl, à transformer l'histoire de l'art en une discipline internationalement respectée. L’historien de l’art Jean Seznec a été fortement influencé par sa méthodologie.

Émile Mâle est le père du psychanalyste Pierre Mâle. Sa fille Gilberte (1913-2008), conservateur en chef du patrimoine, a consacré beaucoup d'efforts à la mémoire de son père : elle a assuré la réédition de plusieurs de ses œuvres, elle a fait des donations à la ville de Commentry (en particulier la maison familiale de la place du 14-juillet) et à l'Institut de France, elle s'est occupée du prix Émile-Mâle qu'elle avait fondé avec la ville de Commentry.

Parcours[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'Art religieux du XIIIe siècle en France, thèse pour le doctorat ès-lettres, 1899
  • Quomodo Sibyllas recentiores artifices representaverint, thèse complémentaire pour le doctorat ès-lettres, 1899
  • L'Art religieux de la fin du Moyen Âge en France, 1908
  • L'Art allemand et l'art français du Moyen Âge, 1917
  • L'Art religieux au XIIe siècle en France, 1922
  • Les influences arabes dans l'art roman, Revue des Deux-Mondes, 1923 Texte en ligne
  • Art et artistes du Moyen Âge, 1927
  • L'Art religieux après le Concile de Trente, étude sur l'iconographie de la fin du XVIe, du XVIIe et du XVIIIe siècles en Italie, en France, en Espagne et en Flandren 1932
  • Rome et ses vieilles églises, 1942
  • Les Mosaïques chrétiennes primitives du IVe au VIIe siècle, 1943
  • L'Art religieux du XIIe au XVIIIe siècle, 1945
  • Jean Bourdichon : les Heures d'Anne de Bretagne à la Bibliothèque nationale, 1946
  • Les Grandes Heures de Rohan, 1947
  • Notre-Dame de Chartres, 1948
  • La Fin du paganisme en Gaule et les plus anciennes basiliques chrétiennes, 1950
  • La Cathédrale d'Albi, 1950
  • Histoire de l'art (directeur de rédaction), 2 vol., 1950
  • Les Saints Compagnons du Christ, 1958

Prix Émile-Mâle[modifier | modifier le code]

Le prix Émile-Mâle a été créé en 1984 par la ville de Commentry et Gilberte Émile-Mâle, qui a assuré la présidence du jury. Ce prix annuel récompense la restauration d'un élément du patrimoine architectural ou mobilier du département de l'Allier.

Parmi les bénéficiaires :

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ladepeche.fr/article/2011/07/05/1122148-emile-male-une-place-en-or-au-soleil.html