Gérard Collomb

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Gérard Collomb
Gérard Collomb, à La Confluence (Lyon)
Gérard Collomb, à La Confluence (Lyon)
Fonctions
Maire de Lyon
En fonction depuis le 25 mars 2001
Réélection 21 mars 2008

30 mars 2014

Prédécesseur Raymond Barre
Président du Grand Lyon
En fonction depuis le 20 avril 2001
Réélection 18 avril 2008

16 avril 2014

Prédécesseur Raymond Barre
Sénateur du Rhône
En fonction depuis le 2 novembre 1999
Réélection 26 septembre 2004
Prédécesseur Franck Sérusclat
Député du Rhône
16 mars 198614 mai 1988
Député de la 2e circonscription du Rhône
21 juin 19811er avril 1986
Prédécesseur Roger Fenech
Successeur circonscription supprimée
Biographie
Date de naissance 20 juin 1947 (67 ans)
Lieu de naissance Chalon-sur-Saône (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PS
Diplômé de Université de Lyon
Khâgne au Lycée du Parc de Lyon
Profession Professeur agrégé de Lettres classiques
Maire de Lyon
Président du Grand Lyon

Gérard Collomb, né le 20 juin 1947 à Chalon-sur-Saône, est un homme politique français, membre du Parti socialiste, maire de Lyon depuis 2001 et sénateur depuis 1999. Il fut également député du Rhône de 1981 à 1988.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et débuts en politique[modifier | modifier le code]

Gérard Collomb est le fils d'un ouvrier-métallurgiste et d'une femme de ménage, originaires de la région lyonnaise[1]. Après une khâgne au lycée du Parc, puis des études supérieures à l'université, à Lyon, Gérard Collomb devient professeur agrégé de lettres classiques en 1970. Il enseigne dans plusieurs lycées de la région, notamment au lycée Jean-Perrin, dans le 9e arrondissement de Lyon et plusieurs années au lycée René-Cassin de Tarare. Dès la fin des années 1960, il participe à la refondation du Parti socialiste dans le Rhône. Il entre au conseil municipal de Lyon en 1977, puis est élu député en 1981, à l'âge de trente quatre ans.

Il est nommé responsable au sein du Parti socialiste des relations avec les autres mouvements politiques et les syndicats, puis devient secrétaire national en 1986. Leader de l'opposition au sein du conseil municipal de Lyon, c'est lui qui mène l'opposition à Michel Noir quand celui-ci est élu maire en 1989. Nommé secrétaire national du Parti socialiste, délégué aux relations extérieures puis aux pays en voie de développement, Gérard Collomb participe à la création de la Fondation Jean-Jaurès, dont il devient secrétaire général dès sa création en 1992. Il sera aussi membre du Conseil économique et social et conseiller régional de la région Rhône-Alpes (de 1992 à 1999).

Il ne cache pas son appartenance, depuis 1989, au Grand Orient de France[2].

Maire de Lyon et président du Grand Lyon[modifier | modifier le code]

Initiateur de la gauche plurielle, sa liste remporte trois arrondissements aux élections municipales de 1995. Élu maire du 9e arrondissement, il intègre l'exécutif du Grand Lyon présidé par Raymond Barre. Sénateur en 2000, il remporte les élections municipales de 2001 à Lyon contre Charles Millon et Jean-Michel Dubernard et devient maire le 25 mars et président du Grand Lyon. Au cours de son mandat, sont mis en place les Vélo'v et l'aménagement des nouvelles berges du Rhône.

En 2004, il est réélu sénateur du Rhône. Élu en juin 2005 président de la Commission coopération décentralisée du réseau mondial Cités et Gouvernements locaux unis, puis président de l'Agence mondiale de solidarité numérique en juillet 2005, il préside également la Commission des affaires européennes et internationales au sein de l'Association des maires de grandes villes de France. Élu en octobre 2006 à la présidence de l'Association des communautés urbaines de France, Gérard Collomb, préside également de novembre 2006 à novembre 2008 Eurocities, réseau qui fédère les 130 métropoles les plus importantes d'Europe.

Pragmatique, prônant une social-démocratie réformiste, Gérard Collomb a été au sein du Parti socialiste dans la mouvance de Dominique Strauss-Kahn avant de soutenir Ségolène Royal lors de la campagne de l'élection présidentielle de 2007.

Le 9 mars 2008, il est réélu maire de Lyon dès le premier tour en gagnant 6 arrondissements et en laissant son adversaire UMP Dominique Perben, ancien ministre, avec tout juste 30 % des voix.

Au congrès de Reims, qui s'est tenu du 14 au 16 novembre 2008, il mène, en tant que premier signataire et animateur de La ligne claire, la motion E.

Candidat putatif à la primaire socialiste de 2011, il a publié un essai politique en mars 2011 : Et si la France s'éveillait… (Plon)[3]. Finalement non-candidat, il soutient dans un premier temps Dominique Strauss-Kahn[4], puis apporte son soutien à la candidature de François Hollande en vue de l'élection présidentielle de 2012[5],[6], et fait partie de son équipe de campagne en tant que responsable pour les relations avec les entreprises et les grandes villes[7].

En dépit d'un contexte national particulièrement difficile[8], Gérard Collomb est réélu Maire de Lyon le 30 mars 2014 avec près de 16 points d'avance sur son adversaire UMP Michel Havard, battu dans son propre arrondissement. C'est à ce titre la plus large victoire[9] d'un candidat socialiste dans les grandes villes de France pour cette édition 2014.

Le 16 avril 2014, il est largement réélu Président du Grand Lyon et de la future Métropole de Lyon dès le premier tour, avec 92 voix, contre 58 pour son adversaire UMP François-Noël Buffet[10].

Mandats politiques[modifier | modifier le code]

Gérard Collomb assume le cumul de ses mandats, et s'oppose au projet de restrictions supplémentaires du cumul des mandats mais s'abstient de voter au Sénat[11].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications sur Gérard Collomb[modifier | modifier le code]

  • Geoffrey Mercier, Lyon : Comment Collomb a résisté, Lyon, Éd. Le Progrès,‎ 2014, 156 p. (ISBN 978-2-918756-30-9)
  • Fabiène Gay Jacob Vial, Gérard Collomb : Maire de Lyon, Lyon, Éd. lyonnaises d'art et d'histoire,‎ 2001, 143 p. (ISBN 2-84147-111-X)

Publications de Gérard Collomb[modifier | modifier le code]

  • Gérard Collomb, Et si la France s'éveillait, Paris, Plon, coll. « Tribune libre »,‎ 2011, 216 p. (ISBN 978-2-259-21423-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Lagrange, « Gérard Collomb : socialiste et barriste », Le Point, 11 août 2000.
  2. Bertrand Olivier, « Le système Collomb à Lyon Un franc-maçon bien vu par les cathos... », sur L'Express.fr,‎ 30 janvier 2009 (consulté le 6 juin 2009).
  3. AFP, « Gérard Collomb publie un livre programme "Et si la France s'éveillait..." », sur LeParisien.fr,‎ 3 mars 2011 (consulté le 4 novembre 2012).
  4. Charlotte Chaffanjon, « Interview - Gérard Collomb : "La page DSK est largement tournée" », Le Point, 7 juillet 2011.
  5. Gérard Collomb, « Primaires socialistes : " Dans l’équipe de François Hollande " », blog de Gérard Collomb, 13 juillet 2011.
  6. « Primaire PS : Gérard Collomb annonce son ralliement à François Hollande », Le Point, 29 juin 2011.
  7. Mathieu Deslandes, « Six équipes en campagne : le Who's Who de la primaire », Rue89, 29 juillet 2011.
  8. « Le PS défait par la vague bleue et la montée du FN », sur Le Monde,‎ 31 mars 2014 (consulté le 29 avril 2014)
  9. « Gérard Collomb rejoue l’ouverture pour garder la métropole lyonnaise », sur Le Monde,‎ 15 avril 2014 (consulté le 29 avril 2014)
  10. « Gérard Collomb gagne la présidence du Grand Lyon », sur Le Monde,‎ 16 avril 2014 (consulté le 29 avril 2014)
  11. http://lelab.europe1.fr/t/gerard-collomb-oppose-au-non-cumult-des-mandats-voulu-par-hollande-3943

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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