Ernest Courtot de Cissey

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Ernest Courtot de Cissey
Le général Ernest Courtot de Cissey
Le général Ernest Courtot de Cissey
Fonctions
3e vice-président du Conseil des ministres français
et Ministre de la guerre
(38e chef du gouvernement français)
22 mai 187410 mars 1875
Gouvernement Courtot de Cissey
Législature Assemblée nationale
Prédécesseur Albert de Broglie
Successeur Louis Buffet
Sénateur inamovible
13 décembre 187515 juin 1882
Biographie
Date de naissance 12 septembre 1810
Lieu de naissance Paris, France
Date de décès 15 juin 1882 (à 71 ans)
Lieu de décès Paris, France
Nationalité française
Parti politique Conservateur
Conjoint Marie-Anne Rigodit
Diplômé de ESM Saint-Cyr
Profession Officier général
Présidents du Conseil des ministres français

Ernest Louis Octave Courtot de Cissey, né le 12 septembre 1810 à Paris et mort le 15 juin 1882 à Paris, est un général et un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris, d'une famille bourguignonne ruinée par la Révolution, et neveu du Maréchal Davout, il étudie d'abord au Prytanée militaire de La Flèche (Sarthe), puis à Saint-Cyr. Lieutenant en 1832, il est capitaine en 1839. Il sert en Algérie, et devient chef d'escadron en 1849, puis lieutenant-colonel en 1850. Il prend part comme colonel à la Guerre de Crimée, et reçoit le grade de général de brigade après la bataille d'Inkerman. Il est promu général de division en 1863.

Pendant la guerre de 1870, il fait partie de l'armée du Rhin, et se rend avec Bazaine à Metz. Prisonnier, il est libéré à la fin de la guerre, et prend part à la répression de la Commune. Député à partir de juillet 1871, il est plusieurs fois ministre de la Guerre, et brièvement président du Conseil dans un ministère de droite et de centre droit (22 mai 1874 - 10 mars 1875).

En 1880, alors qu'il assure un commandement à Nantes, on le soupçonne d'être l'amant de la baronne de Kaula, accusée d'être une espionne à la solde de l'Allemagne. L'enquête le disculpe du chef d'accusation de trahison, mais conclut qu'il a dilapidé les fonds secrets de son ministère.

Jeune officier désargenté, il avait épousé à Alger la fille du contre-amiral Rigodit, commandant supérieur de la Flotte en Méditerranée, et put compter, dans sa carrière militaire, sur les soutiens constants de son beau-père et de la Maréchale Davout.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (21e division)[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvert Benoît (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne), p. 298

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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