Gouvernement Paul Reynaud

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Gouvernement Paul Reynaud
Régime Troisième République
président de la république Albert Lebrun
Président du Conseil Paul Reynaud
Début 22 mars 1940
Fin 16 juin 1940
Durée &0000000000000086.00000086 jours
Coalition centre-gauche, centre-droit, droite
XVIe législature
389 / 608
Chronologie
Gouvernement précédent Gouvernement Édouard Daladier V
Gouvernement suivant Gouvernement Philippe Pétain

Le gouvernement Paul Reynaud (21 mars - 16 juin 1940) est l'avant-dernier gouvernement de la Troisième République. À partir de la fin du mois de mai 1940, un conflit s'y déroule entre les partisans de l'armistice avec l'Allemagne et ceux qui souhaitent poursuivre la guerre. C'est à l'issue de sa réunion à Bordeaux le 16 juin que les premiers l'emportent et que Paul Reynaud présente sa démission au président de la République Albert Lebrun.

Composition[modifier | modifier le code]

Siège du gouvernement[modifier | modifier le code]

Devant la rapidité de l'invasion allemande, le gouvernement Reynaud déplace son siège hors de Paris. Le 10 juin, Paris est déclarée ville ouverte et est évacuée par les ministres. Le gouvernement se déplace alors dans la région de Tours, où il hésite entre prendre la direction de la Bretagne ou celle du sud-ouest. Finalement, c'est vers Bordeaux que se transportent de nouveau les ministres le 14 juin.

Conseil des ministres du 16 juin 1940[modifier | modifier le code]

Dans l'après-midi du 16 juin, Paul Reynaud réunit le gouvernement pour lui soumettre le projet d'union des nations française et britannique, conçu par Jean Monnet et que le gouvernement de Churchill vient d'accepter à Londres (où se trouve alors le général de Gaulle). Mais il est refusé par une majorité des présents, et à la place est acceptée la proposition de Camille Chautemps consistant à demander à l'Allemagne ses conditions pour un armistice. Les ministres se divisent alors en une dizaine de partisans de la poursuite de la guerre (Paul Reynaud, Georges Mandel, César Campinchi, Louis Marin...), environ sept fermes partisans de l'armistice (Philippe Pétain, Yves Bouthillier, Jean Prouvost, Jean Ybarnegaray...), et des indécis plutôt marqués par le climat d'effondrement. Cependant la question n'a pas donné lieu à un vote formel.