Gouvernement Albert Sarraut (2)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gouvernement Albert Sarraut (2)
Régime Troisième République
président de la république Albert Lebrun
Président du Conseil Albert Sarraut
Début 24 janvier 1936
Fin 4 juin 1936
Durée &0000000000000132.000000132 jours
Coalition (AD, RI, RRRS, PRS, FR)
XVe législature
381 / 607
Chronologie
Gouvernement précédent Gouvernement Pierre Laval IV
Gouvernement suivant Gouvernement Léon Blum I

Le second gouvernement d'Albert Sarraut a duré du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936. Ce gouvernement est le centième depuis la chute de l'Empire[1]

Composition[modifier | modifier le code]

Le nouveau ministère que vient de constituer M. Sarraut est le centième depuis la chute de l'Empire. De gauche à droite, au premier rang : MM. Marcel Régnier (Finances) ; Yvon Delbos (Justice) ; Sarraut, (président du conseil et intérieur) ; Paul-Boncour (ministre d'état, délégué aux affaires étrangères) ; Marcel Déat (ministre de l'Air) ; Camille Chautemps (travaux publics) ; Pierre-Etienne Flandin (Affaires étrangères). Au 2e rang, derrière M. Delbos et en partie caché, M. François Piétri (Marine) ; M. Frossard (Travail) ; M. Georges Bonnet (Commerce). Au 3e rang, MM. Besse (Pensions) ; Georges Mandel (P.T.T.)) ; M. de Chapdelaine (Marine marchande) ; derrière M. Frossard, M. Henri Guernut (Instruction publique) ; derrière M. Bonnet, le général Maurin (Guerre) ; MM. Louis Nicolle (Santé publique) ; Paul Tellier (Agriculture) ; Jacques Stern (Colonies)[1].

Politique menée[modifier | modifier le code]

Le gouvernement d'Albert Sarraut poursuit la politique de déflation (réduction par décret des prix de divers produits et compressions des dépenses publiques) mis en œuvre à partir de juillet 1935 par le précédent gouvernement de Pierre Laval. Cette politique n'aboutit pas à la baisse des prix espérée, car le gouvernement en fait entretient l'inflation en comblant le déficit budgétaire par l'émission de bons du Trésor que les souscripteurs réescomptent auprès de la Banque de France. Ainsi les liquidités en circulation augmentent et stimulent la demande intérieure et l'industrie doit y faire face par une hausse de sa production, alors que dans le même temps de mauvaises récoltes et le contingentement des importations poussent à l'augmentation des prix agricoles.

La gauche appelle les électeurs à « voter contre la vie chère ».

En termes de politique étrangère, le gouvernement d'Albert Sarraut ne réagit pas très énergiquement à la remilitarisation de la Rhénanie par l'Allemagne nazie, en l'absence de soutien britannique, se contentant de protestations diplomatiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Patriote illustré, Bruxelles, 2 février 1936.