Gouvernement Aristide Briand (7)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gouvernement Aristide Briand (7)
Régime Troisième République
président de la république Alexandre Millerand
Président du Conseil Georges Leygues
Début 16 janvier 1921
Fin 12 janvier 1922
Durée &0000000000000361.000000361 jours
Coalition Bloc national (ARD, FR, RI, dissidents radicaux, DVD)
XIIe législature
433 / 613
Chronologie
Gouvernement précédent Gouvernement Georges Leygues
Gouvernement suivant Gouvernement Raymond Poincaré II

Dates[modifier | modifier le code]

  • Début du gouvernement : 16 janvier 1921
  • Fin du gouvernement : 12 janvier 1922

Composition[modifier | modifier le code]

  • Commissaire général des troupes noires : Blaise Diagne (RS) (du 2 avril au 2 octobre 1921)
  • Sous-secrétaires d’État :
    • Sous-secrétaire d’État à la Présidence du Conseil et des Affaires étrangères : Théodore Tissier
    • Sous-secrétaire d’État à l'Intérieur : Maurice Colrat (PRDS)
    • Sous-secrétaire d’État à l'Instruction publique et des Beaux-Arts, chargé de l'enseignement technique : Gaston Vidal (RS)
    • Sous-secrétaire d’État aux Finances : André Paisant (PRDS)
    • Sous-secrétaire d’État à l'Agriculture : Auguste Puis (FR)
    • Sous-secrétaire d’État aux Régions libérées : Jules Lugol (PRDS)
    • Sous-secrétaire d’État aux Travaux publics :
      • chargé des Postes, Télégraphe et téléphones : Paul Laffont (PRS)
      • chargé de l'Aéronautique et des Transports aériens : Laurent Eynac (RI)
      • chargé des ports, de la Marine marchande et de la Pêche : Alphonse Rio (RS)

Politique menée[modifier | modifier le code]

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

À la suite de la conférence de Londres, Briand fait preuve de fermeté sur la question des réparations allemandes. Alors que les troupes franco-belges occupent Düsseldorf et Duisbourg, il déclare le 5 avril 1922 devant le Sénat que « si, l'échéance arrivée, l'Allemagne essaie par de nouvelles tergiversations de se soustraire à ses obligations, c'est une main ferme qui s'abattra sur son collet »[1]. Cette attitude semble d'abord efficace, dans la mesure où les versements allemands ont lieu à temps. Rapidement pourtant, Briand se heurte à l'hostilité des Britanniques. Sur fond de rivalités coloniales en Afrique du Nord, Lloyd George manifeste son désaveu de la diplomatie française. Au fil des contacts diplomatiques, la position du Ministre des Affaires étrangères évolue vers plus de pragmatisme: « l'Allemagne paiera si elle peut », déclare-t-il à Wiesbaden en juillet 1921[2]. Alors qu'un projet d'accord franco-britannique garantissant les frontières françaises pendant dix ans, Briand se trouve de plus en plus isolé sur la scène politique nationale. Le président de la République, Millerand, organise un Conseil des ministres en son absence[3], affront qui contraint le président du Conseil à la démission le 12 janvier 1922.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Le septième cabinet Briand marque un tournant dans la relation de majorité entre le gouvernement et le Parlement. Tirant les leçons de l'échec de ses prédécesseurs Millerand et Leygues, Briand décide de restituer pleinement à la Chambre le rôle délibératif dont elle avait été relativement privée pendant la guerre et les années suivantes. Les membres de son gouvernement sont issus d'un éventail politique plus large que le Bloc national, ce qui lui assure une confortable majorité. Théodore Tissier, nommé sous-secrétaire d'État au Parlement, se voit chargé de veiller aux bonnes relations entre l'exécutif et la Chambre, en rendant compte des décisions gouvernementales aussi souvent que nécessaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AMBROSI Christan & Arlette, GALLOUX Bernadette, La France de 1870 à jours, Paris, Armand Colin, 2004, page 203.
  2. BELLON Christophe, "Aristide Briand et l'Europe au Parlement des années folles", Parlement[s],, Hors-Série 2007/3, Paris, L'Harmattan, page page 46.
  3. AMBROSI et al, op. cit., page 204.