Jean Fabry

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Jean Fabry
Image illustrative de l'article Jean Fabry
Fonctions
Sénateur du Doubs
22 novembre 193621 octobre 1945
Ministre de la Guerre
7 juin 193524 janvier 1936
Gouvernement Laval IV
Prédécesseur Louis Maurin
Successeur Louis Maurin
Ministre de la Défense nationale et de la Guerre
30 janvier 19344 février 1934
Gouvernement Daladier II
Prédécesseur Édouard Daladier
Successeur Joseph Paul-Boncour
Ministre des Colonies
29 mars 192414 juin 1924
Gouvernement Poincaré III, François-Marsal
Prédécesseur Albert Sarraut
Successeur Édouard Daladier
Député de la Seine
16 novembre 191931 mai
Biographie
Date de naissance 6 juin 1876
Lieu de naissance Villefranche-de-Rouergue
Date de décès 1er juin 1968
Lieu de décès Montreuil
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique ARS (1919-1924)
GRD (1924-1928)
ADS (1928-1932)
CR (1932-1936)
UR (1936-1940)
Profession Militaire

Jean Fabry, né à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) le 6 juin 1876 et mort à Montreuil (actuelle Seine-Saint-Denis) le 1er juin 1968, est un militaire de carrière et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre à l'École militaire de Saint-Cyr en 1895, puis à l'École de guerre en 1904, il sert comme capitaine au Conseil supérieur de la guerre, puis comme commandant du 23e bataillon de chasseurs alpins durant la première Guerre mondiale. Grièvement blessé au combat en mars 1915, il se faut amputer la jambe gauche et garde la jambe droite complètement ankylosée. Il refuse sa mise en retraite l'année suivante, prend le commandement du 3e bureau du Gouvernement militaire de Paris, puis est chargé d'établir l'École d'officiers d'État-major à Senlis. Promu lieutenant-colonel, il est choisi par le maréchal Joffre comme chef de son cabinet en 1917.

À la fin de la guerre, avec 95% d'invalidité, il est forcé d'accepter sa mise à la réforme. Il devient journaliste en 1918 et dirige successivement plusieurs journaux.

Aux élections de 1919, il est élu député de la Seine. Il obtiendra sa réélection jusqu'en 1936. À la Chambre, il devient président de la commission de l'armée et vice-président de la commission d'études du Conseil supérieur de la défense nationale.

Fabry est le représentant de la France à la Commission des armements de la Société des Nations de 1922 à 1924 et prend part aux travaux aboutissant au projet de « traité d'assistance mutuelle ». Il devient ministre des Colonies dans le gouvernement de Poincaré le 29 mars 1924.

Il est membre de la délégation française à la conférence pour la réduction et la limitation des armements à Genève en 1932.

Le 30 janvier 1934, Jean Fabry devient ministre de la Défense nationale et de la Guerre dans le cabinet formé par Daladier, mais il donne sa démission dès le 4 février 1934, estimant que la mesure du ministre de l'Intérieur Eugène Frot de décider le déplacement du préfet de police de Paris Jean Chiappe a été prise sans motifs sérieux. Il retrouve son portefeuille de la Guerre le 7 juin 1935.

Le 22 novembre 1936, il est élu sénateur du Doubs aux élections partielles. Il insiste sur la nécessité de renforcer l'armée face à la menace allemande, et, comme rapporteur de la commission de l'armée, fait voter à l'unanimité par le Sénat, en juin 1938, le projet de loi d'organisation générale de la Nation en temps de guerre puis, en mars 1939, le projet de loi maintenant à deux ans la durée du service militaire.

Après avoir voté les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940, il abandonne toute vie publique.

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Joffre et son destin. La Marne, Verdun. La Somme. L'Amérique, 1931
  • De la place de la Concorde au cours de l'Intendance (février 1934-juin 1940), Les éditions de France, 1942, 246 p.
  • Le Front humain. Vers une constitution française, 1945
  • J'ai connu..., 2 volumes, 1960