Henry de Jouvenel

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Henri de Jouvenel, sénateur, ambassadeur de France à Rome (1933).

Henry de Jouvenel des Ursins, baron, est un journaliste et un homme politique français, né le à Paris, ville où il est mort le .

Biographie[modifier | modifier le code]

D'abord intéressé par les affaires publiques, il obtient le poste de directeur du cabinet du ministre du Commerce en 1905. Puis il entame une carrière de journaliste, notamment pour Le Journal, qui le conduit à un poste de rédacteur en chef au quotidien Le Matin. C'est là qu'il rencontre Colette, qu'il épousera en secondes noces le 19 décembre 1912, et avec qui il aura en 1913 une fille nommée Colette et surnommée Bel-Gazou. Henry de Jouvenel a eu un autre fils, Renaud, de sa maîtresse Isabelle de Comminges[1],[2].

En 1914, il est mobilisé et combat à Verdun. Après la guerre, Henry de Jouvenel commence une carrière politique. Sénateur de la Corrèze de 1921 à 1933, il est nommé ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts du gouvernement Poincaré en mars 1924 avant de devenir haut-commissaire de la République française en Syrie et au Liban du 10 novembre 1925 au 23 juin 1926. C'est sous son administration que le Liban fut organisé en république.

En 1923, Colette se sépare de lui après avoir entretenu une liaison avec son fils Bertrand de Jouvenel, issu de son premier mariage avec Claire Boas. Le couple divorce en 1925.

En 1927, il fonde La Revue des vivants, Organe de la génération de la guerre, qu'il dirige avec Henry Malherbe[3] jusqu'en 1935[4], revue à laquelle collaborent occasionnellement Romain Rolland, Georges Duhamel, ou encore Charles de Gaulle. Parallèlement, Jouvenel est de 1927 à 1935 le premier président de l'Union des Français de l'étranger. En 1932 et 1933, il est en poste en Italie comme ambassadeur de France, où il renoue en quelques mois des relations amicales avec le régime de Mussolini. Il est ensuite nommé ministre de la France d'Outre-mer du deuxième gouvernement Daladier, en 1934, et assure plusieurs fois la fonction de délégué de la France à la Société des Nations. Proche d'Aristide Briand, il milite pour la paix.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jouvenel n'a pu épouser Isabelle de Comminges, qui était toujours mariée avec Maurice Pillet-Will (fils de Frédéric Pillet-Will), victime d'une maladie mentale interdisant son divorce.
  2. Portrait par Albert Besnard, Portrait de la comtesse Pillet-Will (1900-1905), collection part, exposé au Petit-Palais dans le cadre de l'exposition Paris 1900, Ville Spectacle, du 2 avril au 17 août 2014.
  3. La Revue des vivants : organe de la génération de la guerre sur www.europeana.eu
  4. Henry de Jouvenel par Christine Manigand sur Google Livres

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Manigand, Henry de Jouvenel, Presses universitaires de Limoges, 2000

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]