Pierre Auguste Roques

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Officier général francais 3 etoiles.svg Pierre Auguste Roques
Portrait paru dans L'Illustration pendant la Première Guerre mondiale
Portrait paru dans L'Illustration pendant la Première Guerre mondiale

Naissance
Marseillan (Hérault)
Décès (à 64 ans)
Saint-Cloud
Origine Drapeau de la France France
Arme génie
Grade Général de division
Années de service 1879 – 1919
Conflits Première Guerre mondiale
Commandement 7e Division d'Infanterie
12e Corps d'Armée
1re Armée
4e Armée
Autres fonctions directeur du Génie
inspecteur général de l’aéronautique militaire
Ministre de la Guerre

Pierre Auguste Roques, né à Marseillan (Hérault) le et mort à Saint-Cloud le , est un général français, l'un des premiers organisateurs de l'aviation militaire française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'une famille modeste, enfant d'une vive intelligence, il bénéficie d'une bourse d'études qui lui permet de préparer le concours d'entrée à l'École polytechnique, où il devient l'ami de Joffre et où il deviendra artilleur. Ayant choisi à sa sortie l'arme du Génie, plus ingénieur que militaire, il crée lors de ses campagnes coloniales de nombreuses structures (voies ferrées, ponts, routes) au Tonkin, en Algérie et surtout à Madagascar. Selon les historiens, l'île lui doit une grande partie de son aménagement.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Pierre Auguste Roques fut successivement lieutenant au 2e Régiment du Génie (1879), capitaine détaché à la colonne expéditionnaire du sud oranais en 1882, chef de bataillon en 1892, lieutenant-colonel en 1898. Colonel directeur du Génie et des travaux publics de Madagascar en 1901, il devient en 1906 directeur du Génie au ministère de la Guerre et inspecteur général de l’aéronautique militaire naissante. Il est promu général de brigade en 1906, puis général de division en 1909, il est le plus jeune chef d’armée avec ses succès sur la Marne et en Lorraine.

Ministre de la guerre avec Joffre et Briand.

Proche du général Joseph Joffre, il remplace le général Galliéni comme ministre de la Guerre du 16 mars au 12 décembre 1916 puis fut remplacé par Lyautey. Il prend ensuite le commandement de la IVe Armée jusqu’à la fin de 1917. Le général Roques prend sa retraite en 1919.

Buste du général Roques à Marseillan, son village natal.

Contribution à l'essor de l'aviation militaire française[modifier | modifier le code]

En tant que directeur du Génie, il s'occupe à partir de 1906 de la gestion de l'aéronautique naissante. Il est le créateur et le véritable organisateur de l'aviation militaire française. En 1911, année où se déroule le concours d'aéroplanes militaires de Reims – une première mondiale en la matière – qui permet à l'aéronautique française d'acheter « scientifiquement » ses premiers aéroplanes, il décide que les « établissements d'aéronautique » porteraient dorénavant le nom d'« escadrilles » et que les « aéroplanes » seraient désormais appelés « avions » d'après le nom choisi par Clément Ader pour son propre appareil et en hommage à cet ingénieur visionnaire avec lequel il correspond régulièrement. On lui doit également le « carnet d'emploi du temps des pilotes » devenu par la suite le « carnet de vol » encore en usage aujourd'hui.

Décès[modifier | modifier le code]

Il meurt à Saint-Cloud le . Inhumée tout d'abord à Marseillan, sa dépouille est ensuite transférée à l'Hôtel des Invalides à Paris, où elle se trouve aujourd'hui.

Les papiers personnels de Pierre Auguste Roques sont conservés aux Archives nationales sous la cote 438AP[1]

Grades[modifier | modifier le code]

Postes[modifier | modifier le code]

  • 23 janvier 1906 -8 novembre 1910 : directeur du Génie au Ministère de la Guerre.
  • 20 février 1908 - 28 octobre 1910 : membre du Comité technique des Troupes Coloniales.
  • 8 novembre 1910 - 9 avril 1912 : inspecteur permanent de l'Aéronautique militaire.
  • 9 avril 1912 - 18 mars 1913 : commandant de la 7e Division d'Infanterie.
  • 18 août 1913 - 5 janvier 1915 : commandant du 12e Corps d'Armée.
  • 5 janvier 1915 - 16 mars 1916 : commandant de la Ire Armée.
  • 16 mars 1916 - 11 décembre 1916 : ministre de la Guerre.
  • 12 décembre 1916 - 31 décembre 1916 : en disponibilité.
  • 31 décembre 1916 - 25 mars 1917 : commandant de la IVe Armée.
  • 26 mars 1917 - 24 février 1919 : inspecteur général des Travaux et Organisation de la zone des armées.
  • 23 novembre 1918 - 24 février 1919 : président du Comité technique du Génie.
  • 28 décembre 1918 : placé dans la section de réserve.

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises
Principales décorations étrangères
  • Belgique: Grand Croix de l'Ordre Royal de Léopold.
  • Italie: Grand Croix de l'Ordre Royal des Saints Maurice et Lazare.

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Postérité[modifier | modifier le code]

  • Une rue de Paris porte son nom.
  • Une rue de Prades ( Pyrénées-Orientales) porte son nom.

Homonyme[modifier | modifier le code]

  • Charles Auguste Henri Roques, général de division, né le 4 juillet 1858 (Basses-Pyrénées, ) tué le 6 septembre 1914, à Bar-le-Duc (Meuse)

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/pog/consultationPogN3.action?nopId=c614y15ag3e-11ixvmvrtbsd2&pogId=FRAN_POG_06&search=