Hôpital Édouard-Herriot

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Hôpital Édouard-Herriot
Image illustrative de l'article Hôpital Édouard-Herriot
Entrée principale de l’hôpital Édouard-Herriot
Présentation
Coordonnées 45° 44′ 38″ N 4° 52′ 56″ E / 45.74397, 4.882286 ()45° 44′ 38″ Nord 4° 52′ 56″ Est / 45.74397, 4.882286 ()  
Pays France
Ville Lyon
Adresse 5 place d'Arsonval
Géolocalisation sur la carte : Lyon

L’hôpital Édouard-Herriot, appelé autrefois Grange-Blanche, est un des pôles du centre hospitalier universitaire de Lyon. Intégré aux Hospices civils de Lyon, c'est le plus grand hôpital de la région Rhône-Alpes.

Situé à Lyon, au 5 place d'Arsonval, il a été construit de 1913 à 1933, par l'architecte Tony Garnier. Une grande partie de l'hôpital fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hôpital est construit à l'initiative d'Édouard Herriot par l'architecte Tony Garnier. Inauguré le 14 juillet 1933, il est composé de 32 pavillons (dont 22 de soins), reliés par un système de galeries souterraines.

Il est un des premiers hôpitaux français à être doté d'un héliport dès sa construction, ainsi que d'un garage souterrain à automobiles.[réf. nécessaire]

En 1996, l'un des blocs opératoires subit un incendie criminel.

C'est dans cet établissement qu'est réalisée en septembre 1998 la première allogreffe de la main par le professeur Jean-Michel Dubernard, ainsi que la première double greffe bilatérale des mains et des avant-bras le 13 janvier 2000 par le même chirurgien.

L'équipe d'urologie réalise également une première européenne en prélevant un rein par le nombril[1] d'une patiente pour le transplanter à son mari en février 2010.

Après les abandons successifs de plusieurs plans de restructuration, un projet de modernisation de l'établissement est lancé en novembre 2011 par le maire de Lyon[2]. Estimé à 270 millions d'euros et s'étalant de 2013 à 2025, le plan prévoit la fin de l'éclatement de plusieurs services (notamment les urgences) de par la construction de deux bâtiments de 15 000 et 22 000 m² après démolition de plusieurs pavillons[3].

Histoire du centre des brûlés[modifier | modifier le code]

Le Centre de traitement des grands brûlés de l’hôpital Édouard-Herriot a été mis en service le 1er janvier 1957 par le Professeur Jean Creyssel. Ce fut le deuxième centre français, après celui de l’hôpital Saint-Luc en 1952 dirigé à l’époque par le Docteur Pierre Colson, un des pionniers de la chirurgie plastique à Lyon. Le centre de l’HEH fonctionne depuis 1957, pendant les premières années furent étudiés divers perfectionnements réalisés peu à peu.

Dès 1959, le centre initia une thérapeutique thermale, à Saint-Gervais-le-Fayet, pour les séquelles cicatricielles de brûlés. En 1961, le centre, déjà isolé en zone stérile, fut perfectionné dans une politique de lutte anti-infectieuse, renforcée par des isolements individuels, puis en 1964-65 fut apportée une amélioration des circuits (visiteurs – personnel, matériel, déchets etc…).

En 1966, fut inaugurée la deuxième version du centre qui n’avait cessé de fonctionner depuis 1957. Les nouvelles modifications architecturales apportèrent de gros progrès (galerie extérieure pour visiteurs, héliport sur toit du service, deuxième baignoire avec élévateur pour brûlés prêts à être greffés, perfectionnement des enceintes individuelles aseptisées et climatisées, complétées par un matelas soufflant pour sécher les surfaces de décubitus (maison Aireo Lyon).

Pour « étoffer » la banque de peau existante (80 donneurs volontaires) des essais furent faits en matière d’hétérogreffes (singe patasse, porc) avec l’Institut Mérieux. Une collaboration existait avec le Pr Pruniéras, pour son approvisionnement en cellules épidermiques, avec le Pr Carraz pour la lutte anti-infectieuse, les Drs Guyotat et Brun pour le confort psychologique des patients. Dans un local attenant au Centre, un laboratoire assurait toutes les analyses 24h sur 24. De nombreux articles et thèses furent réalisés en France et à étranger, ainsi que des visites répétées de spécialistes étrangers et de personnels hospitaliers de France et d’ailleurs.

De 1957 à 1971, sur 3 396 hospitalisations, furent réalisées 1 174 opérations pour brûlés (excisions, greffes) ainsi que 1174 opérations de chirurgie plastique (essentiellement des réparations de la face, des libérations de cicatrices) et furent traités des brûlés anciens venant du dehors, infectés, non cicatrisés, en positions vicieuses. Pour ces dernières, le service voisin d’orthopédie fut une aide précieuse.

Le centre accueillit un certain nombre de militaires d’Algérie, confiés par l’hôpital d'instruction des armées Desgenettes. Le 16 janvier 1958, vingt brûlés du coup de poussier du Puits Plichon à Blanzy furent accueillies. Le 22 mai 1959, ce furent cinq brûlés du coup de poussier du Puits Sainte-Fontaine à Merlebach et le 4 janvier 1966, trente brûlés de l’explosion de la raffinerie de Feyzin, a être accueillit dans le service.

Instituts de recherche[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La chapelle de l'hôpital fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 13 décembre 1967[4]. Tony Garnier a chargé à l'architecte Louis Thomas de construire cette chapelle qui n'était pas prévue dans l'avant-projet de l'hôpital.

Les façades et les toitures de l’Économat, de la Direction, des pavillons K et A sur la place d'Arsonval et sur l'entrée de l'hôpital, des pavillons D et à l'intérieur de l’amphithéâtre, les lampadaires et les grilles d'entrée sur la place d'Arsonval, les piles octogonales des clôtures, avenue Rockefeller et rue Viala, ainsi que les cheminées font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 31 janvier 1989[4].

La trame des voies, la topographie, le réseau souterrain subsistant et les éléments d'architecture qui l'agrémentent, ainsi que certains bâtiments font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 20 novembre 2006[4].

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Accessibilité[modifier | modifier le code]

Métro Métro de Lyon Ligne D, tramways Tramway de Lyon Ligne T2 et Tramway de Lyon Ligne T5 : Grange Blanche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. CREYSSEL Sur le Service de Brûlés de l’hôpital Edouard Herriot. « Cahiers de Traumatologie pratique - AGMF n° 58 – déc. 1958
  • GATÉ – R. DELEUZE – G. BOUSQUET Le Pronostic des Brûlures étendues. « Annales de Chirurgie Plastique - T. IV.1 - mars 1959 - pages 1 à 9
  • A. GATÉ – R. DELEUZE Les brûlures de l’enfant. Annales de Chirurgie Plastique - T. IV. 4 - déc. 1959
  • J. CREYSSEL – A. GATÉ – R. DELEUZE Nouvelles acquisitions techniques dans le traitement des grands brûlés (tente individuelle et matelas soufflant). Congrès de Nantes – Presse Médicale 68ème année, n°22 – 30 avril 1950 – pages 839-840
  • J. CREYSSEL – A. GATÉ – R. DELEUZE Le Centre de Brûlés de l’HEH. Concours Médical - n° de Noël – 1960
  • J. CREYSSEL –R. DELEUZE La Réanimation chez les grands brûlés. Congrès de Médecine Paris – 1961
  • J. CREYSSEL – A. GATÉ – R. DELEUZE Le choix du moment dans la couverture cutanée des grands brûlés. Congrès d’Anvers – 11 nov. 1961
  • A. GATÉ – J. LEPINAY La cure thermale dans le traitement des séquelles de Brûlures, Gt Gervais. Revue lyonnaise de Médecine – 15 janvier 1961 – T IX – n°1 – pages 31-36
  • A. GATÉ – R. DELEUZE Un paradoxe : le brûlé septique en centre stérile. Société Chirurgie Plastique – 24 sept. 1960 Annales de Chirurgie Plastique – T.VI – 1er avril 1961 – pages 29-32
  • J. CREYSSEL – A. GATÉ – R. DELEUZE Le traitement des grands brûlés sous l’angle de la médecine du Travail. Société Mine du Travail, Prof. Roche – 24 février 1961
  • A. GATÉ Évolution de notre attitude à propos d’une banque de peau. 6ème congresso della societa italiana di Farmacia Ospitaliera Milano – 19-23 sept. 1962
  • A. GATÉ – R. DELEUZE Les Brûlures graves – Réanimation et Chirurgie. Encyclopédie Médico Chirurgicale –Tome Thérapeutique – 1967
  • A. GATÉ – G. BIRON A propos de la Catastrophe de Feysin – Brûlures collectives. Annales Chirurgie Plastique – 1968 – 13 (1) – pages 73-76
  • A. GATÉ Changer de corps – Inter Editions 1980
  • B. CHAVAGNAC Une histoire de l’Anesthésie par Raymond Deleuze. Société Histoire et Médecine – édition Glyphe – 1er sept. 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]