Charles de Chambrun (diplomate)

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Charles de Chambrun

Louis Charles Pineton de Chambrun, né à Washington le 10 février 1875 et mort le 6 novembre 1952 (à 77 ans), est un diplomate et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un conseiller juridique en poste à l’ambassade de France aux États-Unis, il est attaché d’ambassade au Vatican, à Berlin, puis à Washington. Après deux années passées à la direction politique du ministère des Affaires étrangères, il est nommé premier secrétaire à Saint-Pétersbourg en 1914, puis à Athènes en 1924 et à Vienne en 1926. De 1928 à 1933, il représente la France à Ankara, puis il est ambassadeur à Rome, en pleine Italie fasciste, entre 1933 et 1935.

Il épouse à Rome le 22 novembre 1934 Marie de Rohan-Chabot (1876-1951)[1], fille de la duchesse de Rohan, veuve du prince Lucien Murat. Femme de lettres, elle dirigea une galerie de peinture et fut elle-même peintre de portraits et de paysages.

Le 17 mars 1937, Magda Fontanges ex-maîtresse de Mussolini lui tire dessus à deux reprises en gare du Nord, pensant qu'il était à l'origine de son expulsion d'Italie. Maître Floriot qui la défendait obtint un an de prison avec sursis.

Avec Paul Claudel, Maurice Garçon, Marcel Pagnol, Jules Romains et Henri Mondor, il est un des six élus le 4 avril 1946 à l'Académie française lors de la deuxième élection groupée de cette année, visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation. Il est reçu le 17 octobre 1946 par André Chaumeix au fauteuil de Maurice Paléologue.

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Grand officier de la Légion d'Honneur

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Lettres à Marie, Pétersbourg-Pétrograd, 1914-1918 (1941)
  • Ataturk et la Turquie nouvelle (1939)
  • À l'école d'un diplomate : Vergennes (1944)
  • L’Esprit de la diplomatie (1944)
  • Traditions et souvenirs (1952)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'autre soir à table Marie de Chambrun lâche un pet. Chambrun : Vous parlez encore pour ne rien dire ! », Jean COCTEAU, Journal (1942-1945), Gallimard, 1989.

Lien externe[modifier | modifier le code]