Paul Marchandeau

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Paul Marchandeau, député de la Marne (1933)

Paul Henri Marie Joseph Marchandeau, né à Gaillac (Tarn) le 10 août 1882, décédé à Paris XVe le 31 mai 1968, est un avocat, journaliste et homme politique français radical-socialiste.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est Premier capitaine du club de rugby de l'Union athlétique gaillacoise de 1900 à 1901[1]. En fait Paul Marchandeau est capitaine des Glaïeuls (association scolaire) et du Stade Gaillacois (association sportive civile) L'Union athlétique gaillacoise est née le 20 décembre 1940

Journaliste et élu local[modifier | modifier le code]

Il entre en 1911 à l'Éclaireur de l'Est dont il devient rapidement rédacteur en chef, puis président directeur général.

Il est élu au conseil municipal et devient maire de Reims en 1925 jusqu’à ce qu’il démissionne en 1942.

Il est président de l’Association des maires de France, en 1934.

Il est élu conseiller général du 3e canton en 1935 et président du Conseil général de la Marne en 1937.

Il est membre de la loge maçonnique de Reims La Sincérité, et faisait partie des nombreux élus franc-maçons de la Marne[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1926, Paul Marchandeau commence une carrière politique sur le plan national. Élu député de la Marne, il occupe d’abord un certain nombre de postes de sous-secrétaire d'État.


En qualité de garde des sceaux, il est l’auteur du décret-loi du 21 avril 1939 qui modifie la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 en prévoyant des poursuites « lorsque la diffamation ou l'injure, commise envers un groupe de personnes appartenant, par leur origine, à une race ou à une religion déterminée, aura eu pour but d'exciter à la haine entre les citoyens ou les habitants ». Ce décret-loi est abrogé par la loi du gouvernement de Vichy du 16 août 1940[3].

Le 10 juillet 1940, il vote en faveur du projet de loi organique accordant les pleins pouvoirs constituants au maréchal Philippe Pétain. Il poursuit sa carrière politique sous le régime de Vichy durant la seconde guerre mondiale (maire de Reims, président de l'associations des maires de France, reçu à ce titre en août 1942 par le maréchal Pétain et Pierre Laval). Il démissionne et se retire de la vie politique en 1943[4].

Il fut incinéré au Père-Lachaise et ses cendres furent ramenées à Reims pour être inhumées au cimetière du Sud où l’on peut voir son médaillon en bronze par Léon Margotin (1859-1937), daté 1930.

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur ; il est titulaire de la Croix de guerre 1914-1918.

Sources et notes[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.
  1. Liste des joueurs célèbres sur le site officiel du club
  2. Alexandre Niess, L'hérédité en République: les élus et leurs familles dans la Marne (1871-1940)
  3. Claude Liauzu, La société française face au racisme, Éditions Complexe, 1999, p. 108
  4. Assemblée nationale (France), base de données des députés français depuis 1789 [1]

Lien externe[modifier | modifier le code]