Gouvernement William Henry Waddington

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Gouvernement William Henry Waddington
Régime Troisième République
Président de la République Jules Grévy
Président du Conseil William Henry Waddington
Début 4 février 1879
Fin 21 décembre 1879
Durée 320 jours
Coalition Républicains modérés
IIe législature
250 / 521
Chronologie
Gouvernement précédent Gouvernement Jules Dufaure V
Gouvernement suivant Gouvernement Charles de Freycinet I

Le gouvernement William Henry Waddington dure du 4 février 1879 au 21 décembre 1879.

Élu Président de la République le 30 janvier, Jules Grévy ne souhaite pas faire appel à Léon Gambetta et confie à une personnalité de second plan le soin de former son premier gouvernement.

Composition[modifier | modifier le code]

Ministres nommés le 4 février 1879[modifier | modifier le code]

William Henry Waddington

Président du Conseil des ministres : William Henry Waddington

  • Ministre des Affaires étrangères : William Henry Waddington[1]

Ministres nommés le 5 février 1879[modifier | modifier le code]

Nomination du 7 février 1879[modifier | modifier le code]

Nomination du 13 février 1879[modifier | modifier le code]

Remaniement du 4 mars 1879[modifier | modifier le code]

Démissions

  • Cessation des fonctions de Jules Develle, sous-secrétaire d'État à l'Intérieur
  • Cessation des fonctions d'Émile Deshayes de Marcère, ministre de l'Intérieur
  • Cessation des fonctions d'Émile Deshayes de Marcère, ministre des Cultes, par intérim

Nouveaux membres ou changements de fonction

  • Ministre de l'Intérieur et des Cultes : Charles Lepère précédemment « ministre de l'Agriculture et du Commerce »
  • Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Cultes : Félix Martin-Feuillée

Nomination du 5 mars 1879[modifier | modifier le code]

Bilan[modifier | modifier le code]

Gouvernement de transition après la démission du Président Patrice de Mac Mahon, son bilan n'est pas négligeable. On lui doit notamment l'amnistie partielle des communards - Clemenceau et d'autres réclament l'amnistie pleine et entière, qui ne sera votée qu'à la fin 1880 - et le retour du Parlement à Paris; l'adoption de la Marseillaise comme hymne national; la création des écoles normales départementales. Le plan Freycinet vise à développer le réseau de chemins de fer. Mais le gouvernement est surtout marqué par la personnalité de Jules Ferry qui défend ses projets de réforme de l'école et de l'enseignement supérieur. Il obtient l'interdiction d'enseignement aux congrégations non autorisées qui a pour objectif d'écarter les jésuites.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs[modifier | modifier le code]

Le 21 décembre 1879, William Henri Waddington, confronté à l'hostilité de la gauche, voit son ministère se disloquer après les démissions de Le Royer et Goblet (11 décembre). Il remet à son tour la démission du Gouvernement, sans avoir été mis en minorité, à Jules Grévy, président de la République.

Le 28 décembre 1879, Jules Grévy nomme Charles de Freycinet à la présidence du Conseil des ministres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Membre du précédent gouvernement ayant conservé son poste
  2. Création d'un nouveau ministère