Fernand Gregh

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Fernand Gregh en 1922

Fernand Gregh, né le 14 octobre 1873 à Paris 9e, ville où il est mort (16e arrondissement) le 5 janvier 1960[1], est un poète et critique littéraire français, membre de l'Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fernand Gregh est le fils du compositeur Louis Gregh[1] (1843-1915). Il poursuit ses études au lycée Michelet, puis à Louis-le-Grand et à Condorcet, où Marcel Proust est son condisciple. En 1890, il obtient le premier prix de composition française au concours général, puis il étudie la philosophie à la Sorbonne. C'est un habitué dans sa jeunesse du salon de Mme Arman de Caillavet, où il côtoie Marcel Proust. Il fonde en 1892 une revue intitulée Le Banquet qui publie ses premiers vers, et ceux de Proust, ainsi que des écrits de Daniel Halévy, Robert de Flers, Jacques Bizet, Gaston Arman de Caillavet, tous amis de jeunesse de Gregh et de Proust. Le jeune Léon Blum y publie quelques pages, ainsi qu'Henri Bergson par amitié pour ces jeunes gens. Gregh fonde en 1902 l'école humaniste qui a l'intention de rendre à la poésie sa tradition hugolienne ou son romantisme à la Lamartine. Il souhaite en effet limiter l'influence du symbolisme et s'oppose aux Parnassiens.
Il se marie avec Harlette Hayem en 1903.

Il devient président de la Société des gens de lettres en 1949.

Gregh est plusieurs fois repoussé par l'Académie française : il s'y présente treize fois avant d'être élu en 1953, au siège de Charles de Chambrun, alors qu'il allait avoir 80 ans, le même jour que Pierre Gaxotte et que le duc de Lévis-Mirepoix. Roger Peyrefitte insinue qu'on l'avait élu parce que, son fils étant devenu directeur du Budget, les Immortels espéraient que leur nouveau collègue leur serait un appui en cas d'éventuels ennuis avec le fisc[2].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Maison de l’enfance, 1896
  • La Beauté de vivre, 1900
  • La Fenêtre ouverte, 1901
  • Les Clartés humaines, 1904
  • Étude sur Hugo, essai de critique, 1904
  • L’Or des minutes, 1905
  • Prélude féerique, 1908
  • La Chaîne éternelle, 1910
  • La Couronne douloureuse, 1917
  • Triomphe, 1919
  • Brocéliande, 1925
  • Couleur de la vie, 1927
  • La Gloire du cœur, 1932
  • L’Œuvre de Victor Hugo, 1933
  • Le Mot du monde, 1936
  • Les Amants romantiques, 1936
  • Portrait de la poésie française, 1936-1938
  • La Couronne perdue et retrouvée, 1945
  • L’Âge d’or, 1948
  • Le Petit Poucet, 1950
  • La Belle au bois dormant, 1950
  • L’Âge d’airain, 1951
  • Victor Hugo, sa vie, son œuvre, 1954
  • L’Âge de fer, 1956
  • Mon amitié avec Marcel Proust : souvenirs et lettres inédites, 1958

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Grand officier de la Légion d'Honneur

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance n° 9/1987/1873 (acte du 17 octobre, précisant « né le 14 de ce mois ») ; avec mention marginale du décès. Père : Louis Gregh, éditeur de musique
  2. L'illustre Écrivain, Albin Michel, 1982