Édouard Depreux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Édouard Depreux
Image illustrative de l'article Édouard Depreux
Fonctions
Ministre français de l’Intérieur
Gouvernement Bidault I
Blum III
Ramadier I et II
Prédécesseur André Le Troquer
Successeur Jules Moch
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Viesly
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste unifié
Profession Avocat

Édouard Depreux est un homme politique français, né le à Viesly (Nord) et mort le à Paris.

Militant socialiste (SFIO) à partir de 1918, Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut député et ministre sous la IVe République. Son opposition à la guerre d'Algérie l'amène à quitter la SFIO en 1958 pour fonder le Parti socialiste autonome, puis le Parti socialiste unifié (PSU) en 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard Depreux participe aux combats de la Première Guerre mondiale en 1917. Il est gazé et décoré de la Croix de guerre. Il adhère à la SFIO à l'âge de 20 ans. Après des études de philosophie, de droit et de lettres, il devient avocat. Socialiste influencé par Jean Jaurès et Jean Longuet, il devient conseiller municipal à Sceaux (1935) puis conseiller général de la Seine (de 1938 à 1941). Il occupe les fonctions de chef de cabinet de Vincent Auriol, ministre de la Justice (1937-1938). Il entre dans la Résistance, siège au comité directeur clandestin de la SFIO et participe à la rédaction du Populaire clandestin.

À la Libération, il est maire de Sceaux, mandat qu'il occupe jusqu'en 1959, et membre de l'Assemblée consultative provisoire. Il est élu député en 1946 et siège au Parlement jusqu'en 1958.

Ministre de l’Intérieur de juin 1946 à novembre 1947, il rend public le complot d’extrême-droite dit du Plan Bleu visant à renverser la République, le 30 juin 1947.

Hostile à la CED et anticolonialiste, il prend ses distances avec la SFIO qu'il quitte en 1958. Par deux fois, il préside le groupe parlementaire socialiste de l'Assemblée nationale. Il s'oppose à de Gaulle lors du vote d'investiture de 1958. Il participe à la création du Parti socialiste autonome (PSA) et fait partie du bureau national du cartel de l'Union des forces démocratiques (UFD), mis sur pieds pour les législatives de novembre 1958. Non élu, il devient ensuite secrétaire national du Parti socialiste unifié (PSU) de 1960 à 1967, qui succède au PSA en s'unissant avec d'autres groupes de la Deuxième Gauche.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Précédé par Édouard Depreux Suivi par
André Le Troquer
Ministre de l'Intérieur
Jules Moch
Marcel-Edmond Naegelen
Ministre français de l'Éducation nationale
Yvon Delbos

Publications[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur des ouvrages suivants :

  • Renouvellement du socialisme, préface de Pierre Mendès France, Calmann-Lévy, 1960
  • La nouvelle Chine et son héritage, Éditions du Burin, 1967
  • Souvenirs d'un militant : cinquante ans de lutte, de la social-démocratie au socialisme (1918-1968), Fayard, 1972
  • Servitude et grandeur du PSU, Éditions Syros, 1974
  • Comment j'ai pu, en décembre 1941, sous l'occupation nazie, dire non à Pétain et à Hitler, Presses de l'Atelier Graphique, Reims, 1979

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À ce titre, il fait voter le Statut de l'Algérie et manifeste une attitude ferme lors des incidents de Marseille.
  2. Archives nationales.


Liens externes[modifier | modifier le code]