Abel Bonnard

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Abel Bonnard
Abel Bonnard lors de sa réception à l'Académie française en 1933.
Abel Bonnard lors de sa réception à l'Académie française en 1933.
Fonctions
Ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse du Régime de Vichy[1]
Gouvernement François Darlan
Pierre Laval VI
Prédécesseur Jérôme Carcopino
Successeur René Capitant
Biographie
Nom de naissance Abel Jean Désiré Bonnard
Date de naissance
Lieu de naissance Poitiers, France
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Madrid, Espagne
Nationalité Française
Parti politique Action française
PPF
Profession Écrivain

Abel Bonnard, né le à Poitiers et mort le à Madrid (Espagne)[2], est un poète, romancier, essayiste et homme politique français. Maurrassien, il évolue vers le fascisme dans les années 1930. Élu à l'Académie française en 1932, il devient, au cours de la Seconde Guerre mondiale, une figure de la collaboration avec l'occupant nazi. Ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse du régime de Vichy, il fait partie des « ultras » qui se réfugient à Sigmaringen à la Libération. Il est déchu de son siège à l'Académie française, condamné à mort par contumace, puis rejugé en 1960 où sa peine est commuée en « bannissement » ; il passe néanmoins le reste de sa vie en exil en Espagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le poète, l'essayiste et le journaliste[modifier | modifier le code]

Considéré comme le fils d'Ernest Bonnard et de son épouse Pauline, née Benielli, il est donc corse par sa mère ; en réalité, son père biologique est le comte Joseph Primoli. Il fait ses études au lycée Thiers à Marseille, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris. Ayant obtenu une licence de lettres, il devient élève de l’École du Louvre, puis membre de l’École française de Rome. À 22 ans, il publie un recueil de vers, Les Familiers, couronné par l’Académie française en 1906. Il écrit ensuite et publie deux autres volumes de poésie, Les Royautés et Les Histoires, puis un roman, La Vie et l’Amour (1913).

Journaliste littéraire, il est un ami de Marcel Proust[3]. Il collabore à un recueil littéraire et poétique avec Colette et Paul Morand[4] ainsi qu'au second tome d'un ouvrage où il succède à Paul Valéry[5].

Chroniqueur, il écrit pour plusieurs journaux : Le Figaro, dès 1912, Le Journal, Comœdia, le Journal des débats, ou encore Paris-Midi. D'un long voyage en Extrême-Orient, il tire un ouvrage Notes de voyage : en Chine, que l’Académie française couronne en 1924. Il publie bien d'autres livres, sur la littérature, les civilisations, la philosophie : La Vie amoureuse d’Henri Beyle, La Vie de saint François d’Assise, Au Maroc, Rome, L’Enfance, Éloge de l’ignorance, L’Argent, L’Amitiéetc.

Après un échec en 1931, il est élu membre de l'Académie française en 1932[6]. Son talent d'écrivain, mais aussi son entregent, son activité mondaine et ses dons de « causeur » expliquent son élection[7].

L'écrivain engagé, dans la mouvance « nationale »[modifier | modifier le code]

Il se fait connaître des milieux politiques nationalistes à partir de 1925 par sa collaboration au quotidien de Georges Valois, Le Nouveau Siècle, puis au Courrier royal avec Henry Bordeaux et Georges Bernanos. Proche de l'Action française, sa pensée politique est celle d'un nationalisme maurrassien, antiparlementariste. Il préside en novembre 1933 l'ouverture des cours de l'Institut d'Action française, aux côtés de Maurras[8]. C'est un habitué des dîners des « Affinités françaises », qu'il a présidés à plusieurs reprises et où il valorise le rôle des élites, un thème qui lui est cher[9]. On le trouve à des réunions de la « Jeune Droite » : il préside en février 1935 un dîner de La Revue du XXe siècle de Jean de Fabrègues, et participe à des réunions de la revue Combat, en juin et à l'automne 1936[10].

La victoire du Front populaire en 1936 le pousse à publier ce qui est son œuvre politique majeure, Les Modérés, qui critique les parlementaires ainsi que la démocratie. Il rejoint des personnalités « nationales » comme René Gillouin et Gaston Le Provost de Launay au comité directeur du « Rassemblement national pour la reconstruction de la France » (1936-1937), aux côtés du général Maxime Weygand ou Bernard Faÿ notamment, qu'il a pu côtoyer aux « Affinités françaises »[11]. Il préside un meeting nationaliste en juin 1936, avec comme orateurs Louis Darquier de Pellepoix, Henri Massis, qui célèbre l'action antibelliciste de Maurras, Thierry Maulnier, et y préconise la « Révolution nationale »[12]. On le trouve encore aux côtés de Maurras, à un dîner de « L'Œillet blanc » (cercle aristocratique royaliste) en 1936 et comme président d'une conférence de Bernard Faÿ donnée en 1939 sous les auspices de ce cercle[13].

Il s'inscrit au Parti populaire français de Jacques Doriot, préside ses Cercles populaires français en 1937, participe à des meetings[14]. Il préside en 1937 une conférence de Doriot donnée au Cercle des chambres syndicales patronales, ce qui donne l'occasion à la gauche de moquer le prétendu caractère « populaire » du PPF[15]. Il ne rompt pas pour autant avec les milieux d'Action française et les autres cercles « nationaux ». C'est alors que le PPF prône alors l'union des « nationaux », avec notamment la création du Front de la liberté. Bonnard est ainsi annoncé à Nancy en 1937 comme orateur d'une manifestation de ce Front avec Doriot, Louis Marin et Pierre Taittinger[16]. Il devient en 1936 membre du comité d'honneur du Cercle Jacques Bainville de Paris, aux côtés de Maurras et Léon Daudet notamment[17]. Il prend la parole en juillet 1937 au meeting organisé au Vélodrome d'hiver pour célébrer la sortie de prison de Charles Maurras, comme d'autres personnalités du monde des « nationaux ». Maurras mérite alors selon lui « la gratitude et l'amour de tous les Français »[18]. En 1939, on le trouve encore à la table d’honneur lors d’une réunion organisée par Charles Trochu salle Wagram pour célébrer l’élection de Maurras à l’Académie française, en présence du « maître » évidemment, aux côtés de Le Provost de Launay, Henri Lémery, Gillouin, Georges Claude, Firmin Roz, etc.[19]. Et il préside une réunion du cercle Fustel de Coulanges, aux côtés de Maurras, au cours de laquelle les orateurs montrent « avec une vigueur vengeresse, la fausseté de quelques-unes des légendes à la gloire de la Révolution », dans le contexte du 150e anniversaire de la Révolution française. Une réunion « nécessaire pur sauver l'honneur de l'esprit français devant une glorification frauduleuse » selon Bonnard, qui affirme : « Il faut sauver la France des suites chaque jour plus néfastes de la Révolution. [...] Nous voulons revenir, tenant compte des conjonctures nouvelles, à la France d'amitié d'avant 1789. La démocratie meurt de sa propre infection »[20].

S'il prend position en 1933 contre le racisme dans un article du Journal des débats[21], et si Les Modérés reçoit les louanges de personnalités juives comme Henry Bernstein, André Maurois, Henri Bergson[22], il prend des notes sur le racisme et la question juive en 1937, qui ne seront publiées qu'un demi-siècle plus tard et qui montrent son évolution vers l'antisémitisme — laquelle lui vaut les attaques de la LICA[23].

Ce futur ministre de l'Éducation est convaincu qu'il n'est pas « bon de répandre aveuglement l'instruction » et qu'elle doit être réservée à une élite[24]. Ce qu'il affirme souvent dans ses conférences et ses écrits, depuis son Éloge de l'ignorance en 1926 - un pamphlet contre l'école unique voulue par le Cartel des gauches -, notamment dans les cercles « nationaux » qui partagent ses convictions réactionnaires sur ce sujet, comme le cercle Fustel de Coulanges[25]. Selon lui, l'instruction n'est bonne ni pour les femmes, ni pour le peuple. Bonnard fait l'apologie de l'instinct, de l'élitisme, de la sélection, du bon sens populaire[26]. Il figure au comité de patronage de la Ligue de l'éducation française, lancée en 1936[27].

En 1935, il signe le Manifeste pour la défense de l’Occident et la paix en Europe. Il soutient l'Espagne du général Franco[28]. Proche ensuite du comité France-Allemagne[29], il voyage en Allemagne en 1937; le quotidien Le Journal publie ses impressions et ses interviews d'Adolf Hitler et du théoricien nazi Alfred Rosenberg[30]. La presse nazie souligne ses prises de position en faveur du rapprochement franco-allemand[31].

Le partisan de la Collaboration sous l'Occupation[modifier | modifier le code]

Il est davantage collaborationniste que maréchaliste sous l'Occupation : membre d'honneur du Groupe Collaboration, il soutient des initiatives comme la formation de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF), et sera l'auteur d'éditoriaux dans Je suis partout dans lesquels il marque sa rupture avec le royalisme et l'antigermanisme de Maurras qu'il ne devait plus revoir[32]. Son collaborationnisme exacerbé et le soutien apporté par Otto Abetz lui valent le surnom d'« Abetz Bonnard[33] ».

Le ministre de Vichy[modifier | modifier le code]

En avril 1942, il est appelé au gouvernement de Vichy par Pierre Laval qui le nomme ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, et reste en poste jusqu'en août 1944 — auquel il fait connaître ses positions anticléricales[34]. Il révoque Simone de Beauvoir en juin 1943 pour « excitation de mineure à la débauche[35] », mais échoue à faire de même pour Sartre[36]. Il multiplie enfin les décrets imposant le STO (service du travail obligatoire en Allemagne) aux étudiants[33], fonde une chaire d'histoire du judaïsme à la Sorbonne, confiée à un antisémite, Henri Labroue, et pousse à la coopération franco-allemande dans le domaine des échanges culturels[37].

Il porte la responsabilité d'avoir, dans l'été 1943, donné un ordre de mission à un certain Jean-François Lefranc de laisser revenir à Paris — donc de livrer à l'Occupant qui la convoitait de longue date — la précieuse collection (mise en caisses) de 333 tableaux anciens d'Adolphe Schloss, dont ce marchand d'art parisien avait été désigné « administrateur »[38]. Transférée en 1939 de Paris au château corrézien de Chambon, la collection y fut localisée le 10 avril 1943, emballée en cinq ou six jours et dérobée par les hommes de main de la Gestapo[39].

Malgré sa relative longévité à ce poste, son œuvre de ministre est mince, ce qui est paradoxal compte-tenu de ses réflexions antérieures sur l'éducation[40].

Condamné par contumace à la Libération et vie en exil[modifier | modifier le code]

Ayant fui à Sigmaringen en 1944, il y fait partie des ultras de la collaboration aux côtés de Fernand de Brinon, Marcel Déat, Jacques Doriot et Georges Oltramare, qui souhaitent un engagement total aux côtés de l'Allemagne contre la Résistance. En mai 1945, il se réfugie en Espagne où il obtient finalement l'asile politique après un an passé en prison[41], grâce à l'appui de José Félix de Lequerica, selon Georges Guilbaud[42].

Il est mis à l'index par le Comité national des écrivains pendant l'épuration, puis condamné à mort par contumace le 4 juillet 1945[43]. Sa condamnation à la dégradation nationale entraîne son exclusion de l'Académie française[44]. Il partage ainsi le sort du maréchal Pétain[44] et de Charles Maurras[44], mais contrairement à ces deux derniers, il verra son fauteuil pourvu de son vivant[44], tout comme Abel Hermant[44].

Il s'installe alors à Madrid où il demeure une douzaine d'années. Là, il rencontrera notamment la jeune Maud Guilbaud, qui le trouvera « irrésistible », et qu'il chargera de la documentation autour de l'étude sur Napoléon qu'il prépare, et les frères José Ignacio et Luis Escobar Kirkpatrick (en)[42].

En 1960, il revient en France. Il est rejugé en mars par la Haute Cour qui le condamne à dix ans de bannissement avec effet à partir de 1945 ; la peine symbolique était donc déjà purgée, mais, n'acceptant pas cette « flétrissure morale », il retourne à Madrid où il meurt « seul et abandonné » à 84 ans. Ses livres et archives auraient été dispersés[45].

L'homosexuel[modifier | modifier le code]

La conjugaison de son soutien extrême au nazisme et de son homosexualité affichée[46] lui valent également les surnoms de « la Belle Bonnard », ou encore par le chroniqueur Jean Galtier-Boissière, repris par Pétain[29], « la Gestapette[47] ». Patrick Buisson relève à cet égard que : « avant d'entrer dans le gouvernement, l'auteur de Pensées dans l'action (1941) apparaît comme l'une des figures de cette homosexualité individualiste, élitiste, aristocratique qui, depuis Proust, se répand dans les milieux littéraires sans pour autant s'identifier à une quelconque « cause homosexuelle » […]. Une fois ministre, il n'est plus perçu, par une majorité de Français, qu'à travers la seule identité que lui confère son orientation sexuelle, comme si celle-ci avait réduit ou phagocyté toutes les autres composantes de sa personnalité. Il faut dire que d'entrée, ni le comportement ni les propos du ministre n'ont été de nature à faire se dégonfler la rumeur. Choquer l'amuse et le divertit […] » et souligne que : « tous ses choix politiques, sa conception même de la collaboration, découlent d'une vision sexuée de l'histoire selon laquelle l'Allemagne serait l'élément mâle du vieux continent, le principe viril et fécondant de l'Europe nouvelle […] Quels que soient les lieux et les auditoires, le discours d'Abel Bonnard durant les quatre années de l'occupation se ramène à un thème unique, obsessionnel, envahissant : c'est un discours sur le corps, un discours qui fait du corps la projection et le réceptacle de la race, un enjeu idéologique, un objet d'affrontement entre partisans de l'« homme nouveau » et adeptes de l'« homme du refus[33] ». » 

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1906 : Les Familiers
  • 1908 : Les Royautés
  • 1908 : Les Histoires
  • 1913 : La Vie et l’Amour ; lire en ligne[48]
  • 1914 : Le Palais Palmacamini ; lire en ligne[49]
  • 1918 : La France et ses morts
  • 1924 : Notes de voyage : en Chine (1920-1921), 2 vol. 
  • 1926 : Éloge de l’ignorance
  • 1926 : La Vie amoureuse d’Henri Beyle
  • 1927 : Au Maroc
  • 1927 : L’Enfance
  • 1928 : L’Amitié, Hachette
  • 1928 : L’Argent
  • 1928 : Le Solitaire du toit
  • 1928 : Supplément à De l'Amour de Stendhal, gravures de Fernand Siméon
  • 1929 : Océan et Brésil, Flammarion, collection la Rose des Vents
  • 1929 : Saint François d’Assise ; rééditions 1992 et 2005
  • 1931 : Rome
  • 1936 : Les Modérés : le drame du présent ; réédition 1986 ; réédition 2013, Édition Kontre Kulture
  • 1937 : Savoir aimer
  • 1937 : Navarre et Vieille-Castille, eaux-fortes de Pierre Labrouche
  • 1938 : Le Bouquet du Monde
  • 1939 : L’Amour et l’Amitié
  • 1941 : Pensées dans l’action
  • 1965 : Le Prince de Ligne
  • 1968 : Le Comte de Gobineau
  • 1987 : Berlin, Hitler et moi. Inédits politiques, Avalon
  • 1992 : Ce monde et moi (recueil d’aphorismes, posthume)

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur larousse.fr.
  2. « Abel Bonnard », taringa.net
  3. Marcel Proust, Correspondance, texte établi par Philip Kolb, éd. Plon, tomes 6, 7, 10, 11, 15, 19, 20.
  4. « Le cœur sentimental », dans Abel Hermant, Abel Bonnard, Colette, Paul Morand, illustrations d'Hermine David, Jean Berque, Deluermaz et Dignimont, Affaires de cœur, Paris, Nativelle, 1934.
  5. Abel Bonnard, illustrations de Paul André Robert, Les Merveilles de la mer, tome 2 : le monde des poissons, Plon, 1936.
  6. Il est reçu à l'Académie en mars 1933: "Le Journal", 17/3/1933. Ses amis lui remettent son épée au siège du Journal des débats: "Le Petit Parisien", 10/3/1933
  7. "L'Œil de Paris pénètre partout", 1932
  8. "L'Action française", 16/11/1933, "Almanach de l'Action française", 1935, p. 205
  9. Il préside une conférence de René Gillouin en 1930 ( "Journal des débats", 18/1/1930 ), une conférence de Pierre Gaxotte en 1932 ( "Le Figaro", 15/12/1932 ), une autre en 1934 avec Claude-Joseph Gignoux et Jacques Le Roy Ladurie ( "Le Journal", 29/3/1934, "Journal des débats", 27/3/1934). Cf. son intervention sur les élites: "La Revue hebdomadaire", janvier 1933, A. Bonnard" nécessité d'une élite". Cf. aussi: "La Revue hebdomadaire", mars 1930, "Propos sur l'art de voyager". Il a assisté à d'autres dîners, par exemple en 1933 ( "Journal des débats", 9/12/1933 ), 1934 ( "Journal des débats", 21/12/1934 ) ou en 1939 ( "Journal des débats", 1/4/1939 ). Sur ces dîners, cf. la page consacrée à leur fondateur, Louis de Fraguier.
  10. Sur ses liens avec la revue Combat : cf. Mark Antliff, Avant-garde fascism : the mobilisation of myth, art and culture in France, 1909-1939, Duke University Press, 2007 : conférence organisée par la revue en juin 1936 ( « tradition et révolution » ), avec Gillouin, Brasillach et le critique d’art de Combat Jean Loisy. Conférence sur « l'art d'État et l'art de classe » : "S.A.M", octobre 1936-janvier 1937, p. 29. Sur les dîners de la Revue du XXe siècle : cf. Sébastien Laurent, Daniel Halévy, Grasset, 2001, "Le Temps", 21/2/1935, "Journal des débats", 21/2/1935
  11. "Le Temps", 30/5/1936, "Le Journal", 24/9/1936, "Paris-Soir", 15/2/1937, "Revue des questions coloniales et maritimes", janvier-mars 1937, p. 24. Il a pu croiser Weygand en mai 1936 aux « Affinités françaises » : "Le Figaro", 8/5/1936, Gillouin et Le Provost de Launay en 1932, ou Gillouin en 1933: "Le Figaro", 23/2/1933
  12. Olivier Mathieu, Abel Bonnard: une aventure inachevée, Avalon, 1988, p. 147, "L'Action française", 21/6/1936, meeting du Front de la jeunesse
  13. "La Semaine à Paris", juin 1936, "Journal des débats", 24/3/1939
  14. Olivier Mathieu, "Abel Bonnard: une aventure inachevée", Avalon, 1988, p. 272, "Journal des débats", 14-15/3/1938, "L'Oranie populaire" ( périodique du PPF ), 24/12/1938, "L'Oranie populaire", 26/3/1938, "L'Oranie populaire", 19/11/1938, "L'Oranie populaire", 24/12/1938
  15. On trouve en effet à cette conférence sur le communisme le président de la Confédération générale du patronat français Claude-Joseph Gignoux, Nicolle du Comité de salut économique et de la CGPF, et des hommes politiques de droite tels Xavier Vallat ou Gaston Le Provost de Launay. Bonnard est entouré par Doriot d'une part et la duchesse de La Rochefoucauld d'autre part !:"Le Populaire", 26/2/1937, "L'Humanité", 26/2/1937, "Le Petit Parisien", 25/2/1937, "Le Figaro", 25/2/1937
  16. Pour le second congrès du Rassemblement national lorrain: "Le Journal", 4/10/1937
  17. Eugen Weber, L'Action française, Stock, 1962, p. 458
  18. "L'Action française", 9/7/1937, "Le Journal", 9/7/1937. Il lit aussi une adresse d'André Chaumeix. Autres personnalités: l'Académicien André Bellesort, Lucien Romier, Henri Massis, René Dommange, Xavier Vallat, Philippe Henriot, Louis Marin, Jean Chiappe, Pierre Taittinger, etc.
  19. L’Action française, 5-3-1939, "Le Temps", 6/3/1939, "Le Matin", 5/3/1939
  20. "L'Action française", 6/5/1939, Ibid., 8/5/1939
  21. Abel Bonnard, « Les esprits libres », Journal des débats politiques et littéraires, 11 avril 1933.
  22. Simon Epstein, Un paradoxe français. Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, éd. Albin Michel, 2008, p. 51.
  23. Ibid., p. 42
  24. "La Revue hebdomadaire", juillet 1936, A. Bonnard, "Pour l'élite intellectuelle", réunion des Amis des Étudiants français
  25. "Le Figaro", 17/6/1931, "Le Figaro", 1/6/1933, "Le Temps", 4/11/1938, "Le Temps", 27/4/1939
  26. Cf. Jean-Michel Barreau, "Abel Bonnard, ministre de l'éducation nationale sous Vichy, ou l'éducation impossible", in "Revue d'histoire moderne et contemporaine", juillet-septembre 1996
  27. "Le Temps", 26/3/1936
  28. "La Phalange", 15/2/1938, "Journal des débats", 31/3/1939: préside une réunion de L'Ordre national en hommage à l'Espagne nouvelle, "Le Journal", 2/6/1939, A. Bonnard, "De nouveau l'Espagne !"
  29. a et b Henry Rousso, Pétain et la fin de la collaboration : Sigmaringen, 1944-1945, Complexe, 1984, 441 p. (ISBN 978-2870271384), p. 47.
  30. "Le Journal", 21/5/1937, A. Bonnard, "L'Allemagne au travail", "Le Journal", 22/5/1937, A. Bonnard, "Mon entrevue avec Adolf Hitler", "Le Journal", 23/5/1937, A. Bonnard, "Les idées du Dr. Rosenberg sur les relations franco-allemandes"
  31. "Bulletin périodique de la presse allemande", n° 481, 1938, p. 7, "Feuilles libres de la quinzaine", 10/2/1938
  32. Eugen Weber, L'Action française, Hachette Littérature, 1990, p. 556.
  33. a, b et c Patrick Buisson, 1940-1945 : années érotiques : Vichy ou les infortunes de la vertu, Albin Michel, 2008 (ISBN 978-2-226-18394-1).
  34. Jean-Pierre Azéma et Olivier Wieviorka, Vichy, 1940-1944, éd. Perrin, coll. « Tempus », Paris, 2004 (ISBN 978-2-262-02229-7), p. 168.
  35. « En 1938 Beauvoir rencontre Nathalie Sorokine qui est son élève au lycée Molière. [...] Sa liaison avec son ancien professeur de philosophie débute durant l’hiver 1939-40 tandis que Sartre est mobilisé. Elle aura des conséquences importantes pour Beauvoir puisqu’à la suite d’une plainte déposée par sa mère en décembre 1941 pour « excitation de mineure à la débauche », Beauvoir sera suspendue de l’Éducation nationale en juin 1943, ce qui réoriente sa vie vers la littérature. » Marie-Jo Bonnet, Simone de Beauvoir ou l’ambivalence d’une femme « normale », p. 2.
  36. Jean-François Louette, « Valéry et Sartre », dans Serge Bourjea (éd.), Études valéryennes, L'Harmattan, 2001, 370 p. (ISBN 978-2747521215), p. 105.
  37. Simon Epstein, Un paradoxe français. Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, Albin Michel, 2008, p. 43
  38. Marie Hamon-Jugnet, Collection Schloss : œuvres spoliées pendant la deuxième guerre mondiale non restituées, 1943-1998, ministère des Affaires étrangères, Direction des archives et de la documentation, 1998, 186 p., p. 4.
  39. Lionel Richard, L'Art et la guerre : les artistes confrontés à la Seconde Guerre mondiale, Flammarion, 1995, 335 p., p. 145.
  40. Cf. Jean-Michel Barreau, "Abel Bonnard, ministre de l'éducation nationale sous Vichy, ou l'éducation impossible", p. 477-478, in "Revue d'histoire moderne et contemporaine", juillet-septembre 1996
  41. Henry Rousso, Pétain et la fin de la collaboration : Sigmaringen, 1944-1945, op. cit., p. 75-77 et 405-406.
  42. a et b Maud de Belleroche, Le Ballet des crabes, Filipacchi, 1975.
  43. Site sur l’éditeur Robert Denoël.
  44. a, b, c, d et e Collectif - Fondation Charles de Gaulle, De Gaulle et la Libération, Éditions Complexes, Paris, 2004, 221 p. (ISBN 978-2-8048-0016-1) [présentation en ligne], chapitre : « De Gaulle et la République des lettres », par Nicole Racine : p. 184-186: « [...] L'ordonnance du 26 décembre 1944 entraînait automatiquement la destitution et l'exclusion de toutes fonctions, offices publics et corps constitués de quiconque était déclaré coupable d'indignité nationale. [...] »
    Ont participé à cet ouvrage : Claire Andrieu, Serge Berstein, Michèle et Jean-Paul Cointet, Laurent Douzou, René Hostache, Chantal Morelle, Nicole Racine, Odile Rudelle, Maurice Vaïsse, Dominique Veillon, Olivier Wieviorka. Textes tirés des actes du colloque des 6, 7 et 8 octobre 1994 organisé par la Fondation Charles de Gaulle, la Fondation des Sciences politiques, l'Association française des constitutionnalistes et la participation de l'université de Caen ; publié en version intégrale : Le Rétablissement de la légalité républicaine, 1944, Éditions Complexes, 1996.
  45. Luc Gendrillon, dans Abel Bonnard, Ce monde et moi. Aphorismes et fragments recueillis par Luc Gendrillon, Dismas, 1991, 219 p., p. 210.
  46. Jean-François Louette, « Valéry et Sartre », dans Bulletin des études valéryennes, éd. L'Harmattan, 2002, p. 105.
  47. Olivier Mathieu, Abel Bonnard, une aventure inachevée, Mercure, 1988, p. 188.
  48. Lire en ligne dans La Revue de Paris, mai-juin 1913, p. 5 pour les parties 1 à 4 ; La Revue de Paris, juillet-août 1913, p. 131pour les parties 5 et 6.
  49. Lire en ligne dans La Revue de Paris, juillet-août 1912, p. 61.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Fabre, Abel Bonnard et le culte de la beauté, mémoire de DEA, université de Montpellier, 1988.
  • Les Facs sous Vichy : étudiants, universitaires et universités de France pendant la Seconde Guerre mondiale : actes du colloque des Universités de Clermont-Ferrand et de Strasbourg - novembre 1993, Presses Universitaires Blaise Pascal, 1994, 371 p. (ISBN 978-2-87741-068-7).
  • Marc Olivier Baruch, Servir l'État français : L'administration en France de 1940 à 1944, Fayard, 1997, 744 p. (ISBN 978-2-21365-748-6).
  • Patrick Buisson, 1940-1945 Années érotiques - tome 1 : Vichy ou les infortunes de la vertu, Albin Michel, 2008, 576 p. (ISBN 978-2-22619-664-4).
  • Corinne Bouchoux, Rose Valland, la résistance au musée, Geste éditions, Archives de vie, 2006, p. 37-38.
  • Corinne Hershkovitch et Didier Rykner, La Restitution des œuvres d'art. Solutions et impasses, Hazan, 2011, p. 51.
  • Héctor Feliciano (en), Le Musée disparu - Enquête sur le pillage des œuvres d'art en France par les nazis, Austral, 1995, p. 109-116.
  • Olivier Mathieu, Abel Bonnard, une aventure inachevée, postface de Léon Degrelle, éditions Avalon, 1988.
  • Olivier Mathieu, Les Deux cortèges (Abel Bonnard et Louis-Ferdinand Céline), éditions Van Bagaden de Marc Laudelout, 1989.
  • Paul Morand, Lettres à des amis et à quelques autres, La Table Ronde, 1978, p. 27-32.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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