Place Bellecour

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Place Bellecour
Image illustrative de l'article Place Bellecour
Vue en direction de Fourvière
Situation
Coordonnées 45° 45′ 28″ N 4° 49′ 56″ E / 45.757838, 4.832179 ()45° 45′ 28″ Nord 4° 49′ 56″ Est / 45.757838, 4.832179 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Ville Lyon
Quartier Bellecour (2e arr.)
Morphologie
Type Place semi-fermée
Forme trapézoïdale
Superficie 62 000 m2
Histoire
Création Début XVIIe siècle
Début XIXe siècle
Anciens noms Bella curtis
Place Royale
Place Louis-le-Grand
Place de la Fédération
Place de l’Égalité
Place Bonaparte
Place Napoléon
Monuments Statue équestre de Louis XIV
Veilleur de pierre
Protection ISMH, 7/03/1941
Site classé, 21/02/1941
Site du centre historique
Site du patrimoine mondial

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Place Bellecour

Géolocalisation sur la carte : Grand Lyon

(Voir situation sur carte : Grand Lyon)
Place Bellecour

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
Place Bellecour

La place Bellecour ou place Louis-le-Grand est la plus grande place de Lyon (62 000 m2) et la troisième plus grande place de France, après la place des Quinconces à Bordeaux (126 000 m2) et la place de la Concorde à Paris (86 400 m2). Elle est souvent présentée rectangulaire mais c'est une place trapézoïdale avec une taille de 300 mètres par 220 / 190 mètres[1], elle est plus grande que le Zocalo de Mexico (230×192 m) et que la place Rouge de Moscou (330×70 m). C'est également la plus grande place piétonne d'Europe[1], les places précédemment citées pouvant accueillir des véhicules, au contraire de la place Bellecour.

En son centre se trouve une statue équestre de Louis XIV. Une autre statue, représentant le Petit Prince et Antoine de Saint-Exupéry, est située à l'extrémité ouest de la place.

Deux pavillons se trouvent sur la place et abritent des services de l'Office du tourisme, ainsi qu'un petit parc pour enfants, une fontaine, deux brasseries et périodiquement une grande roue.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Cette place se trouve aujourd'hui dans le deuxième arrondissement de la ville, entre la Saône et le Rhône. On y trouve notamment l'Office du tourisme de Lyon. De la place Bellecour partent trois artères majeures de la presqu'île de Lyon, dont deux piétonnes : la rue de la République, menant à l'Hôtel de Ville et à l'opéra, la rue Victor Hugo, qui mène à Perrache, et la rue du Président Édouard Herriot, où se concentrent les enseignes de luxe et qui mène à la place des Terreaux. Le quartier du Vieux Lyon et de la cathédrale Saint-Jean se situent en face par rapport à la Saône.

La place Bellecour constitue le point kilométrique 0 de Lyon : toutes les distances sont comptées à partir de ce point[2].

Elle est desservie par deux lignes de métro : les lignes A et D et de nombreuses lignes de bus. La station Bellecour est de ce fait la plus fréquentée du métro lyonnais.

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Ce site est desservi par la station de métro : Bellecour.

Histoire et changement de nom[modifier | modifier le code]

À l’époque gallo-romaine, le quartier de Bellecour est une île ou une presqu'île formée de terres alluviales. Le quartier connait alors une activité romaine, militaire et marchande : on y a retrouvé des Canabae, baraques qui servaient d’entrepôt aux négociants et aux nautes gallo-romains[3].

À la fin du XIIe, l'archevêque de Lyon possède à cet endroit une vigne appelée bella curtis (beau jardin). Abandonné, l'endroit redevient marécageux.

En 1562, le baron des Adrets attaquant Lyon, installe ses hommes d'arme sur « le pré de Belle-court »[4].

En 1604, Henri IV pousse le Conseil de la ville à acquérir le pré afin d'y aménager une place publique. Mais les héritiers de l'archevêque se disputent lors d'un interminable procès.

Bien des années plus tard, en 1708, c'est finalement Louis XIV qui obtient la possession définitive de la place. En 1715, elle devient place Royale. Nommée place Louis-le-Grand, elle est ornée d'une statue de bronze représentant le roi et réalisée par Martin Desjardins. Autour de la place sont alors construits des édifices, dont les façades sont dessinées par le premier architecte du roi Robert de Cotte.

À la Révolution, un autel de la Liberté y est élevé le 14 juillet 1790. La place change alors de nom et devient place de la Fédération. On y installe une guillotine en 1792. La statue royale est détruite en 1793, et la place devient place de l’Égalité.

Le 21 juin 1800, Bonaparte de passage à Lyon après sa victoire de Marengo, pose la première pierre des nouveaux édifices. La place porte alors le nom de place Bonaparte et devient logiquement un peu plus tard place Napoléon.

Redevenue place Louis-le-Grand sous la Restauration en 1814, elle s'orne d'une nouvelle statue de Louis XIV, due au sculpteur Lemot, inaugurée le 6 novembre 1825.

Ce n'est que sous la Troisième République que la place prend son nom actuel de place Bellecour.

Statues[modifier | modifier le code]

Installation de la statue.

Au centre de la place se trouve une statue équestre de Louis XIV, œuvre de François-Frédéric Lemot. Elle est accompagnée, à ses pieds, de deux statues allégoriques créées en 1720 : la Saône de Nicolas Coustou et le Rhône de Guillaume Coustou, frère du précédent. Le socle provient d'un village situé dans le Beaujolais : Le Perréon (hameau de La Marbrière)

Une première statue avait été créée en 1713 par Martin Desjardins. Elle fut détruite à la Révolution (en 1793) afin d'en faire des canons.

En 1825, la statue actuelle, œuvre de François-Frédéric Lemot, est installée sur la place. Coulée à Paris, elle est transportée à Lyon en douze jours, sur un attelage traîné par vingt-quatre chevaux. L'entrée de la statue dans la ville fut une occasion de fêtes qui attirèrent un grand concours de spectateurs.

Mémorial du Veilleur de Pierre

A l'angle de la rue Émile Zola se dresse la statue du « Veilleur de Pierre ». Cette statue est érigée à l'endroit de l'explosion d'une bombe posée par la résistance lyonnaise le 26 juillet 1944. Le café qui s'y trouvait alors, Le « Moulin à Vent », était fréquenté par des officiers allemands et des membres de la Gestapo. L’explosion ne fait aucune victime mais déclenche la vengeance des Allemands : cinq détenus de la prison Montluc sont exécutés le lendemain sur les lieux même de l’explosion.

Le mémorial du Veilleur de Pierre a été réalisé par l’architecte Louis Thomas et le sculpteur Salendre. On y voit le noms des 5 résistants fusillés le 27 juillet 1944 ainsi que les lieux des différents massacres qui se produisirent dans le Rhône pendant la deuxième guerre mondiale, ainsi que la mention « Passant, va dire au monde qu'ils sont morts pour la liberté ».

À l’ouest, une statue de Saint-Exupéry assis devant le Petit Prince a été posée en 2000 pour le centenaire de la naissance du célèbre Lyonnais.

Surnom et lieu de rendez-vous[modifier | modifier le code]

Allégorie du Rhône, sculptée par Guillaume Coustou, au pied de la statue équestre de Louis XIV de Lemot.

Les Lyonnais ont pris l'habitude de nommer la statue le Cheval de Bronze, ne faisant ainsi pas référence au roi. On suppose que l'origine de ce surnom date de 1848, lorsque des révolutionnaires ont effacé la dédicace en latin.

Il est traditionnel à Lyon de se donner rendez-vous « sous la queue du cheval ».

Légende urbaine[modifier | modifier le code]

La statue de Louis XIV est à la base d'une légende urbaine lyonnaise particulièrement tenace. On raconte en effet que son sculpteur, se rendant compte qu'il avait oublié les étriers à la statue, se serait suicidé.

En réalité, si Louis XIV n'a pas d'étrier, c'est parce qu'il est représenté à la romaine, c'est-à-dire à cru, sans selle ni étriers. Quant à François-Frédéric Lemot, il est mort quelques années après avoir achevé la statue de mort naturelle, en 1827.


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Événements[modifier | modifier le code]

Tout au long de l'année, un certain nombre de manifestations ont lieu place Bellecour ; en hiver notamment y est installée une patinoire. On y trouve parfois des concerts et des évènements comme un salon du livre ou la distribution chaque année du Petit Paumé.

C'est aussi très souvent le point de passage de nombreuses manifestations syndicales ou étudiantes.

Le week-end de pentecôte la place accueille le traditionnel concours de boule lyonnaise (la longue).

L'hiver, une grande roue haute de 60 mètres est installée place Antonin Poncet. Depuis 2006, en raison d'importants travaux sur cette place, la grande roue est installée quelques mètres plus loin, sur la place Bellecour. Elle est démontée début mars.

Depuis 2011, d'importants travaux d'embellissement ont lieu sur la partie Sud de la place. Au programme : déplacements des 2 bassins d'eau, rénovation des 5 kiosques sur le côté Est et construction d'un nouveau kiosque sur le côté Ouest, rénovation de l'aire de jeux pour enfants, nouvel éclairage (lampadaires à LEDs), plantation de haies et d'arbres (remplacement des marronniers par des tilleuls et des merisiers). Il est à noter que le tilleul est la première essence plantée sur la place au XVIIe siècle.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Panorama de la place Bellecour à Lyon.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Voir un site Internet
  2. Voir un site Internet
  3. Jean Pelletier, Connaitre son arrondissement, le 2e, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, p. 14
  4. Jean Pelletier, Connaitre son arrondissement, le 2e, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, p. 28