Louis Pasteur Vallery-Radot

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Louis Pasteur Vallery-Radot
Fonctions
Membre du Conseil constitutionnel
Député de la Seine
Gouvernement IVe république
Biographie
Date de naissance 13 mai 1886
Date de décès 9 octobre 1970

Joseph Louis Pasteur Vallery-Radot, connu sous le nom de Louis Pasteur Vallery-Radot[1], né le 13 mai 1886 à Paris et mort le 9 octobre 1970 à Paris, est un médecin et homme politique français, biographe de son grand-père Louis Pasteur et éditeur de ses œuvres complètes.

Il est donc le petit-fils de Louis Pasteur. Sa mère, Marie-Louise Pasteur, avait épousé René Vallery-Radot, collaborateur au journal Le Temps et à La Revue des Deux Mondes, secrétaire du Président du conseil de la IIIe République Charles de Freycinet et petit-neveu du romancier Eugène Sue et de Gabriel Legouvé, de l'Académie française.

Origines familiales et biographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jean Vallery-Radot.

Louis Pasteur Vallery-Radot devient, à l’issue de ses études de médecine, médecin des hôpitaux de Paris puis, en 1927, professeur agrégé de médecine[2]. Il est élu en 1936 membre de l’Académie de médecine et est nommé en 1939 professeur à la faculté de Médecine de Paris[2].

Ses recherches portent surtout sur les allergies et les maladies rénales. Il publie de nombreux articles et ouvrages à caractère scientifique, parmi lesquels plusieurs livres de réflexion sur la médecine[3].

Il œuvre également à garder vivante la mémoire de son grand-père Louis Pasteur, annotant et publiant sa correspondance et lui consacrant plusieurs volumes[4]. Enfin il consacre un volume au musicien Claude Debussy dont il avait été depuis sa jeunesse l’un des admirateurs les plus proches et les plus enthousiastes.

Il joue un rôle actif dans la Résistance en tant que Président du comité médical de la Résistance. Il est même recherché par la Gestapo[5]

  1. fut autorisé par décret du 4 septembre 1945 à ajouter à son patronyme légal celui de Pasteur
  2. a et b Notice biographique de l'Académie française
  3. Quelques grands problèmes de la médecine contemporaine, Médecine à l’échelle humaine, Science et humanisme, Médecine d’hier et d’aujourd’hui.
  4. Pasteur inconnu, Les plus belles pages de Pasteur, Pasteur, images de ma vie.
  5. Voir sa notice sur le site de l'Académie française. On y écrit notamment : « Président de comité médical de la Résistance, et recherché par la Gestapo. A la Libération il occupe les fonctions de secrétaire général à la santé. Il est brièvement député RPF de Paris sous la IVe République, du 17 juin 1951 au 20 mai 1952. Le 12 octobre 1944, Louis Pasteur Vallery-Radot est élu à l’Académie française, en même temps que Louis de Broglie et André Siegfried, par 15 voix contre 2 bulletins blancs, au fauteuil d’Édouard Estaunié. Deux mois après la Libération de Paris, il s'agit de la première élection depuis l'invasion allemande. L'Académie, dont une douzaine de membres décédés n'avaient pas été remplacés depuis quatre ans, dont plusieurs autres vivent en exil ou sont emprisonnés, ne peut réunir ce jour-là que dix-sept votants, soit moins que le quorum exigé. Ces trois élections sont malgré tout considérées comme valables et les trois nouveaux académiciens pourront même prendre part aux élections suivantes avant d'avoir été reçus en séance solennelle. Louis Pasteur Vallery-Radot est reçu le 21 février 1946 par Georges Duhamel, et recevra lui-même, en 1967, le successeur de Georges Duhamel, Maurice Druon. Il est membre du Conseil de l’Ordre de la Légion d’honneur, dont il est fait en 1959 grand-croix par général de Gaulle en personne. En 1959, il est nommé membre du Conseil constitutionnel (jusqu'en 1965) par son ami, le nouveau président de l'Assemblée nationale, Jacques Chaban-Delmas. Membre du Haut Tribunal Militaire crée le 27 avril 1961 par décision du général de Gaulle, en vertu de l'article 16 de la Constitution, il fait partie de cette juridiction lors du procès du général Jouhaud qui se déroule du 11 au 13 avril 1962 et qui condamne l'accusé à la peine de mort. Il est encore membre de cette juridiction qui juge le général Salan du 15 au 23 mai 1962 et qui le condamne à la détention criminelle à perpétuité. Ce verdict d’indulgence relative, qui met en fureur le général de Gaulle, est largement dû à Louis Pasteur Vallery-Radot. Ses relations de grande amitié avec le général de Gaulle en furent définitivement affectées et ils ne se revirent plus. Il meurt chez lui avenue Gabriel à Paris le 9 octobre 1970. Son épouse Jacqueline est décédée en 1986.

    Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

    Œuvres[modifier | modifier le code]

    • Pour la terre de France, par la douleur et la mort, 1916
    • Œuvres de Pasteur, publication, 7 vol., 1924-1939
    • Maladies des reins, dans le Nouveau traité de Médecine de Vidal et Lemierre, 1929
    • Hypersensibilités spécifiques dans les affections cutanées, avec Mlle Heiman, 1930
    • Les phénomènes de choc dans l'urticaire, avec L. Rouquès, 1931
    • Maladies des reins, dans Précis de pathologie médicale, 1932
    • Les Migraines, avec Jean Hamburger, 1935
    • Quelques grands problèmes de la médecine contemporaine, 1936
    • L’anaphylaxie expérimentale et humaine, avec G. Mauric et A. Holzter, 1937
    • Les plus belles pages de Pasteur, 1943
    • Précis des maladies allergiques, 1949
    • Héros de l'esprit français, 1952
    • Correspondance de Pasteur, annotée, 1952
    • Comment traiter l'asthme de l'adulte, 1953
    • Science et Humanisme, avec Léon Bérard, 1956
    • Images de la vie et de l'œuvre de Pasteur, 1956
    • Lettres de Claude Debussy à sa femme Emma, 1957
    • Tel était Claude Debussy, 1958
    • Louis Pasteur; a great life in brief, 1958
    • Précis des maladies des reins, 1959
    • Pasteur inconnu, 1959
    • Médecine à l'échelle humaine, 1959
    • Traité d'allergie, 1963
    • Médecins d'hier et d'aujourd'hui, 1963
    • Mémoires d'un non-conformiste, 1966 et 1970 (édition nouvelle)

    Notes et références[modifier | modifier le code]

    1. fut autorisé par décret du 4 septembre 1945 à ajouter à son patronyme légal celui de Pasteur
    2. a et b Notice biographique de l'Académie française
    3. Quelques grands problèmes de la médecine contemporaine, Médecine à l’échelle humaine, Science et humanisme, Médecine d’hier et d’aujourd’hui.
    4. Pasteur inconnu, Les plus belles pages de Pasteur, Pasteur, images de ma vie.
    5. Voir sa notice sur le site de l'Académie française. On y écrit notamment : « Président de comité médical de la Résistance, et recherché par la Gestapo. A la Libération il occupe les fonctions de secrétaire général à la santé. Il est brièvement député RPF de Paris sous la IVe République, du 17 juin 1951 au 20 mai 1952. Le 12 octobre 1944, Louis Pasteur Vallery-Radot est élu à l’Académie française, en même temps que Louis de Broglie et André Siegfried, par 15 voix contre 2 bulletins blancs, au fauteuil d’Édouard Estaunié. Deux mois après la Libération de Paris, il s'agit de la première élection depuis l'invasion allemande. L'Académie, dont une douzaine de membres décédés n'avaient pas été remplacés depuis quatre ans, dont plusieurs autres vivent en exil ou sont emprisonnés, ne peut réunir ce jour-là que dix-sept votants, soit moins que le quorum exigé. Ces trois élections sont malgré tout considérées comme valables et les trois nouveaux académiciens pourront même prendre part aux élections suivantes avant d'avoir été reçus en séance solennelle. Louis Pasteur Vallery-Radot est reçu le 21 février 1946 par Georges Duhamel, et recevra lui-même, en 1967, le successeur de Georges Duhamel, Maurice Druon. Il est membre du Conseil de l’Ordre de la Légion d’honneur, dont il est fait en 1959 grand-croix par général de Gaulle en personne. En 1959, il est nommé membre du Conseil constitutionnel (jusqu'en 1965) par son ami, le nouveau président de l'Assemblée nationale, Jacques Chaban-Delmas. Membre du Haut Tribunal Militaire crée le 27 avril 1961 par décision du général de Gaulle, en vertu de l'article 16 de la Constitution, il fait partie de cette juridiction lors du procès du général Jouhaud qui se déroule du 11 au 13 avril 1962 et qui condamne l'accusé à la peine de mort. Il est encore membre de cette juridiction qui juge le général Salan du 15 au 23 mai 1962 et qui le condamne à la détention criminelle à perpétuité. Ce verdict d’indulgence relative, qui met en fureur le général de Gaulle, est largement dû à Louis Pasteur Vallery-Radot. Ses relations de grande amitié avec le général de Gaulle en furent définitivement affectées et ils ne se revirent plus. Il meurt chez lui avenue Gabriel à Paris le 9 octobre 1970. Son épouse Jacqueline est décédée en 1986.

      Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

      Œuvres[modifier | modifier le code]

      • Pour la terre de France, par la douleur et la mort, 1916
      • Œuvres de Pasteur, publication, 7 vol., 1924-1939
      • Maladies des reins, dans le Nouveau traité de Médecine de Vidal et Lemierre, 1929
      • Hypersensibilités spécifiques dans les affections cutanées, avec Mlle Heiman, 1930
      • Les phénomènes de choc dans l'urticaire, avec L. Rouquès, 1931
      • Maladies des reins, dans Précis de pathologie médicale, 1932
      • Les Migraines, avec Jean Hamburger, 1935
      • Quelques grands problèmes de la médecine contemporaine, 1936
      • L’anaphylaxie expérimentale et humaine, avec G. Mauric et A. Holzter, 1937
      • Les plus belles pages de Pasteur, 1943
      • Précis des maladies allergiques, 1949
      • Héros de l'esprit français, 1952
      • Correspondance de Pasteur, annotée, 1952
      • Comment traiter l'asthme de l'adulte, 1953
      • Science et Humanisme, avec Léon Bérard, 1956
      • Images de la vie et de l'œuvre de Pasteur, 1956
      • Lettres de Claude Debussy à sa femme Emma, 1957
      • Tel était Claude Debussy, 1958
      • Louis Pasteur; a great life in brief, 1958
      • Précis des maladies des reins, 1959
      • Pasteur inconnu, 1959
      • Médecine à l'échelle humaine, 1959
      • Traité d'allergie, 1963
      • Médecins d'hier et d'aujourd'hui, 1963
      • Mémoires d'un non-conformiste, 1966 et 1970 (édition nouvelle)

      Notes et références[modifier | modifier le code]

      <references></references>

      Voir aussi[modifier | modifier le code]

      Articles connexes[modifier | modifier le code]

      Bibliographie[modifier | modifier le code]

      Liens externes[modifier | modifier le code]

    Voir aussi[modifier | modifier le code]

    Articles connexes[modifier | modifier le code]

    Bibliographie[modifier | modifier le code]

    Liens externes[modifier | modifier le code]