Edmond Jaloux

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Edmond Jaloux (19 juin 1878 à Marseille - 22 août 1949 à Lutry) est un romancier et critique littéraire français.

Biographie[modifier]

Après des études au lycée de Marseille, Edmond Jaloux fonda à dix-huit ans la Revue méditerranéenne, avant de collaborer au Gaulois, à La Revue hebdomadaire, à Candide et aux Nouvelles Littéraires.

Chargé de mission littéraire en Suisse par le gouvernement français, Edmond Jaloux devait s’installer à Lausanne, puis sur les bords du lac Léman où il devait demeurer une grande partie de sa vie.

On doit à ce fin critique d’avoir su attirer l’attention de son temps sur les littératures étrangères modernes et contemporaines, grâce à ses articles, réunis plus tard en recueils : L’Esprit des livres, De Pascal à Barrès, D’Eschyle à Giraudoux - grâce encore à ses essais : Figures étrangères, Rainer Maria Rilke, Perspective et personnages, Vie de Goethe. On lui doit également une Introduction à l’Histoire de la littérature française dont deux volumes furent publiés en Suisse.

Fondateur de la société de poésie en 1945, Edmond Jaloux s’essaya également au roman. Son œuvre romanesque comporte de nombreux titres : Agonie de l’amour (1902), Le Reste est silence (1909), L’Incertaine (1918), Fumées dans la campagne (1918), La Fin d’un beau jour (1922), L’Escalier d’or (1922), L’Alcyone (1925), L’Ami des jeunes filles (1926), etc.

Après un échec en 1934 au fauteuil de Pierre de la Gorce, où il n’avait obtenu que 9 voix contre Maurice de Broglie, Edmond Jaloux fut élu à l’Académie française le 2 juillet 1936, au fauteuil au Fauteuil 33, le fauteuil de Voltaire, qu'occupait Paul Bourget, par 18 voix devant Jacques de Lacretelle. Il fut reçu le 24 juin 1937 par Georges Leconte.

Maurice Martin du Gard a tracé de lui dans ses Mémorables le portrait suivant : « Edmond Jaloux est un Monsieur avec une canne de lapis-lazuli paisible, un bourgeois, l’air d’un médecin, plutôt suisse que de Marseille où il est né, de Provençaux. Dans l’abord, une sorte d’enjouement sceptique et aristocratique que lui ajouta une société de femmes sensibles et titrées, délicieuses, où il pénétra d’emblée, par un concours heureux, en arrivant sur le tard à Paris. »

Œuvres[modifier]

  • Une âme d'automne (1896)
  • L’Agonie de l'amour (1902)
  • Le Triomphe de la frivolité (1903)
  • Les Sangsues (1904)
  • Le Jeune Homme au masque (1905)
  • L’École des mariages (1906)
  • Le Démon de la vie (1908)
  • Le reste est silence (Prix Femina, 1909)
  • L’Éventail de crêpe (1911)
  • Fumées dans la campagne (1918)
  • L’Incertaine (1918)
  • Les Amours perdues (1919)
  • Au-dessus de la ville (1920)
  • Vous qui faites l'endormie (1920)
  • La Fin d'un beau jour (1922)
  • L’Escalier d'or (1922)
  • Les Barricades mystérieuses (1922)
  • Les Profondeurs de la mer (1922)
  • L’Esprit des livres, 7 volumes (1922)
  • L'Alcyone" (1925)
  • Soleils disparus (1927)
  • Du rêve à la réalité (1932)
  • La vie de Goethe (1933)
  • Introduction à l'histoire de la littérature française, 2 volumes (1946 & 1948)

Lien externe[modifier]


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Paul Bourget
Fauteuil 33 de l’Académie française
1936-1949
Jean-Louis Vaudoyer