Ernest Seillière

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Ernest-Antoine Aimé Léon Seillière de Laborde, connu sous le nom d'Ernest Seillière, baron romain (1er janvier 1866 à Paris - ) est un écrivain, journaliste et critique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Aimé Seillière (1835-1870) et de Marie de Laborde (1844-1867), il fait ses études au collège Stanislas puis à l'École polytechnique, où il entra 3e (1886).

Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1914. Il épousa Germaine Demachy (1875-1959), fille de Charles Demachy, président de la Banque de Paris et des Pays-Bas, et de Jeanne Lalouel de Sourdeval, dont deux enfants : Suzanne et Jean. Il est le grand-père d'Ernest-Antoine Seillière.

Âgé de 80 ans, il est, avec Jean Tharaud, René Grousset, Octave Aubry et Robert d'Harcourt, une des cinq personnes élues le à l'Académie française lors de la première élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation. Il est reçu le par Édouard Le Roy au fauteuil d'Henri Lavedan.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Une excursion à Ithaque. Dessins de Pierre Vignal (1892)
  • Ferdinand Lassalle (1897).
  • Le parti socialiste allemand (1898).
  • La Philosophie de l'impérialisme
  • Le Comte de Gobineau et l'aryanisme historique (1903) texte en ligne
  • Étude sur Nietzsche (1905)
  • Apollon ou Dionysos (1906).
  • L'Impérialisme démocratique, (1907).
  • Le Mal romantique - Essai sur l'impérialisme irrationnel (1908)
  • Schopenhauer (1909).
  • Barbey d'Aurevilly (1910).
  • Arthur Schopenhauer (1911)
  • Mysticisme et domination, essais de critique impérialiste (1913)
  • Gustave Flaubert (1914).
  • Houston-Stewart Chamberlain, le plus récent philosophe du pangermanisme mystique (1917)
  • Les Origines romanesques (1918).
  • Madame Guyon et Fénelon (1918).
  • George Sand (1919).
  • Les étapes du mysticisme passionnel (1919)
  • Sainte-Beuve (1920).
  • Jean-Jacques Rousseau,(1921).
  • Balzac (1922).
  • Émile Zola (1923)
  • Auguste Comte (1924)
  • Les Pangermanistes d'après-guerre (1924)
  • Alexandre Vinet, historien de la pensée française (1925)
  • Une académie à l'époque romantique (1926)
  • Les Goncourt moralistes (1927)
  • La Grâce du romantisme sage. Armand de Melun et Sophie Swetchine (1927)
  • Psychoanalyse freudienne ou psychologie impérialiste (1928)
  • Romantisme et démocratie romantique (1930)
  • Baudelaire (1931)
  • Marcel Proust (1931)
  • Essais critiques sur la psychologie du romantisme francais (1933)
  • La jeunesse d'Anatole France (1934)
  • Anatole France, critique de son temps (1934)
  • Jules Lemaître, historien de l'évolution naturiste (1935)
  • Léon Bloy, psychologie d'un mystique (1936)
  • L'évolution morale dans le théâtre d'Henri Bataille (1936)
  • Paul Bourget, psychologue et sociologue (1937)
  • Émile Faguet historien des idées (1938)
  • Le Naturisme de Montaigne et autres essais (1938)
  • Un précurseur du national-socialisme. L'actualité de Carlyle.(1939)
  • L'histoire et nous, avertissements et conseils (1942)
  • Un familier des doctrinaires, Ximénès Doudan (1943)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Estève, Une nouvelle psychologie de l'impérialisme, Ernest Seillière, Félix Alcan, 1913.
  • Paul Teltcharoff, La philosophie de l'histoire d'Ernest Seillière, Madara, 1936.
  • Lucien Rudrauf,
    • Le Mysticisme : Esthétique selon la doctrine d'Ernest Seillière, Librairie Sirey, 1960.
    • Ernest Seillière et la philosophie de l'impérialisme
  • Seillière, Jean, Ernest Seillière - 1866-1966 - Centenaire de La Naissance. 1966.
  • Cazanove, Laetitia de, Ernest Seillière (1866-1955), théoricien de l'impérialisme et père du fascisme ?, Université de Paris- Nanterre, 2001 (Dir. Didier Musiedlak), 218 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]


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