Paul Doumer

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Paul Doumer
Paul Doumer, en 1931.
Paul Doumer, en 1931.
Fonctions
14e président de la République française

(10 mois et 24 jours)
Élection 13 mai 1931
Président du Conseil Pierre Laval
André Tardieu
Prédécesseur Gaston Doumergue
Successeur Albert Lebrun
13e président du Sénat
Prédécesseur Justin de Selves
Successeur Albert Lebrun
Ministre des Finances
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Aristide Briand VIII
Prédécesseur Louis Loucheur
Successeur Raoul Péret
Ministre des Finances
Président Alexandre Millerand
Gouvernement Aristide Briand VII
Prédécesseur Frédéric François-Marsal
Successeur Charles de Lasteyrie
Ministre d'État
13 septembre
Président Raymond Poincaré
Gouvernement Paul Painlevé I
Ministre des Finances
Président Félix Faure
Gouvernement Léon Bourgeois
Prédécesseur Alexandre Ribot
Successeur Georges Cochery
18e président de la Chambre des députés
Législature VIIIe
Prédécesseur Henri Brisson
Successeur Henri Brisson
Gouverneur général de l'Indochine française
Prédécesseur Augustin Juline Fourès
Successeur Paul Beau
Biographie
Nom de naissance Joseph Athanase Paul Doumer
Date de naissance
Lieu de naissance Aurillac, Cantal (France)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Paris 8e (France)
Nature du décès Assassinat
Parti politique Radical
Conjoint Blanche Richel
Diplômé de Facultés des sciences et de droit de l'université de Paris
Profession Professeur de mathématiques
Journaliste
Religion Catholique

Paul Doumer
Présidents de la République française

Joseph Athanase Paul Doumer, né le à Aurillac (Cantal) et mort assassiné le à Paris, est un homme d'État français, président de la République française de 1931 à sa mort, en 1932, durant la IIIe République.

Membre du Parti radical, ministre des Finances à trois reprises, puis président du Sénat, la carrière de Paul Doumer vit sa carrière couronnée par son élection à la présidence de la République, en 1931 ; il est cependant assassiné moins d'un an après son investiture, en 1932, par un jeune émigré russe, Paul Gorgulov.

Biographie[modifier | modifier le code]

Des origines modestes[modifier | modifier le code]

Paul Doumer est issu d'une famille modeste du Quercy, dont les membres sont habituellement manouvriers ou cultivateurs. Il est le dernier enfant de Jean Doumer[n. 1], né en 1814, et de Victorine David, née en 1823. Il a deux sœurs : Renée (1854) et Thérèse (1855).

Lors de sa naissance, son père est poseur de rails de la Compagnie des chemins de fer d'Orléans. Peu après, la famille quitte Aurillac pour Mende (Lozère), puis pour Paris ; Jean Doumer meurt et sa veuve travaille comme femme de ménage. Paul est scolarisé à l’école communale de la rue Ramey à Paris[1].

Une ascension sociale[modifier | modifier le code]

Paul Doumer est un cas emblématique d'ascension sociale par l'école.

Après avoir obtenu le certificat d'études primaires, il commence à travailler à 12 ans comme coursier ; il devient ensuite ouvrier graveur dans une fabrique de médailles, tout en poursuivant ses études[1] grâce aux cours du soir du Conservatoire national des arts et métiers[2]. Il est reçu au baccalauréat ès-sciences puis, entré dans l'enseignement comme répétiteur, obtient, en 1877, une licence de mathématiques. Il est nommé professeur de mathématiques au collège de Mende[1]. L'année suivante, il obtient une licence de droit[3].

En 1878, il épouse Blanche Richel, dans la famille de laquelle il logeait pendant ses études[1]. De leur mariage naîtront huit enfants[2] :

  • Fernand Doumer (1879-1972), officier et industriel ;
  • Hélène Doumer (1880-1968) ;
  • Marcel Doumer (1886-1918), ingénieur, mort pour la France ;
  • René Doumer (1887-1917), attaché bancaire, mort pour la France ;
  • André Doumer (1889-1914), lieutenant d'artillerie, mort pour la France ;
  • Armand Doumer (1890-1923), docteur en médecine, gazé, mort pour la France ;
  • Lucile Doumer (1893-1918), mariée à Marcel Pasquier, docteur en droit ;
  • Germaine Doumer (1897 - + ), résistante, connue pour avoir abattu un sous-officier allemand le 17 juin 1940[4],[n. 2].

En 1879, il est nommé au collège de Remiremont (Vosges). Parallèlement à l'enseignement, qu'il quittera en 1883 pour raisons de santé, il commence à fréquenter le monde de la presse et écrit quelques articles à l'occasion de ses vacances à Paris. En 1880, par l'intermédiaire de son beau-père, ancien inspecteur primaire dans l'Aisne, il entre en contact avec des personnalités parisiennes : l'historien Henri Martin et l'archéologue William Waddington, tous deux sénateurs du département. Il devient grâce à eux rédacteur en chef du journal Le Courrier de l'Aisne, à Saint-Quentin. Il est sur une ligne très radicale, de sorte qu'à la mort d'Henri Martin, la direction du journal l'oblige à démissionner. Il fonde alors La Tribune de l'Aisne[1].

De la Chambre au gouvernement[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 1885, il se présente sur une liste qui, avec le soutien actif de La Tribune, obtient la majorité. Il devient conseiller municipal et est remarqué par Charles Floquet, président du Conseil, qui en fait son chef de cabinet.

En 1888, à l'occasion d'un scrutin partiel, il est élu député de la deuxième circonscription de Laon. À la Chambre, il siège dans les rangs de la gauche radicale. Il est cependant battu lors des élections générales de septembre 1889. Il se présente alors à un autre scrutin partiel en 1890 à Auxerre et est élu au deuxième tour ; il est réélu aux élections de 1893. En 1894, il est à l'origine avec Godefroy Cavaignac d'un projet d'impôt sur le revenu, soutenu par Jean Jaurès, mais repoussé par la Chambre. Il se fait remarquer en 1895 comme rapporteur du budget des Colonies par une étude sur la situation financière de l’Annam et du Tonkin, et dès cette époque, on pense à lui pour occuper le poste de gouverneur général de l'Indochine, que son titulaire, Rousseau, souhaite quitter.

En novembre 1895, il est nommé ministre des Finances, dans le ministère Léon Bourgeois, qui est renversé quelques mois plus tard, en avril 1896. À la suite du décès du gouverneur général de l'Indochine, Jules Méline lui offre de prendre ce poste. Paul Doumer est nommé le 28 décembre 1896 ; il est remplacé à la Chambre par Bienvenu-Martin[1].

Gouverneur de l'Indochine[modifier | modifier le code]

La Villa Blanche de Paul Doumer au Cap Saint-Jacques (photographie de 2013).

Gouverneur général de l'Indochine de 1897 à 1902, où il succède à Armand Rousseau, il réorganise la structure de la colonie en basant le gouvernement à Hanoï, où il fait construire une nouvelle résidence, et en créant les différents budgets de l'Union indochinoise. Il se fait également construire la Villa Blanche au Cap Saint-Jacques, lieu de villégiature prisé des coloniaux de Cochinchine.

Sur le plan des infrastructures, il est un ferme partisan de la construction du chemin de fer Transindochinois (achevé en 1937) dont l'essentiel du plan du réseau avait été dressé par son prédécesseur[n. 3]. Il obtient pour la réalisation du chemin de fer du Yunnan un emprunt de 200 millions de francs-or[5]. Ses services font achever les travaux du port de Haïphong, commencés sous le mandat de Paul Bert par le groupe lyonnais dirigé par le soyeux Ulysse Pila (1837-1909)[6]. Étant l'un des premiers administrateurs de la Compagnie générale d'électricité (fondée par Pierre Azaria), il fait de Hanoï la première ville d'Asie à avoir l'électricité. Il entérine le souhait du pasteurien Alexandre Yersin de construction d'un premier sanatorium à Dalat[7].

À la suite de l'agronome Auguste Chevalier et de l'économiste Henri Brenier, Paul Doumer est favorable à l'acclimatation de l'hévéa, dont la culture est déjà importante en Malaisie britannique, et aux Indes néerlandaises dans les terres récemment conquises de Sumatra [8]. Il légalise le monopole de l'opium, très rentable pour le budget de la colonie.

Son autoritarisme[réf. nécessaire] et l'apparition de tensions avec la Chine, dans le contexte très tendu de la guerre des Boxers [réf. nécessaire] entraînent son rappel en métropole, alors que Théophile Delcassé et Paul Cambon s'efforcent de surmonter le différend franco-britannique qui fait suite à l'incident de Fachoda. Paul Doumer, accusé de « césarisme », est remplacé par le diplomate Paul Beau afin d'apaiser la situation plus que tendue à la frontière avec le Yunnan chinois[n. 4].

Une figure du Parlement[modifier | modifier le code]

Caricature par Sem (1905).
Paul Doumer en 1913.

À son retour d'Indochine, il entre en contact avec l'historien et écrivain André Lichtenberger, qui devient son assistant[9],[n. 5]. Réélu député de l'Aisne en 1902, il est placé à la tête de la commission des Finances. Ayant évolué avec son retour en politique, il subit de vives attaques de ses anciens compagnons de la gauche radicale. À l'issue d'une élection où il fait figure de candidat des modérés, il remporte le 10 janvier 1905 la présidence de la Chambre des députés contre le sortant Henri Brisson[1]. Lors de son élection, il promet de « rendre plus fécond le travail législatif ». Particulièrement apprécié pour son ardeur au travail et malgré une austérité quelque peu ostentatoire, sa courte présidence ne lui laisse pas le temps de mettre en œuvre ses projets, puisqu’à la fin de la législature, le 31 mai 1906, il cède sa place au « perchoir » à Henri Brisson.

Il perd son siège de député en 1910, mais revient au Parlement en 1912 comme sénateur de Corse. Dès avant, puis pendant la Première Guerre mondiale, il fait partie de la Commission de l'Armée du Sénat. En août 1914, il se met à la disposition du général Gallieni en ces termes : « Je sais commander ; je saurai donc obéir. » Gallieni le charge d’assurer la liaison avec le gouvernement replié à Bordeaux. Nommé ministre d’État du premier cabinet Painlevé, de septembre à novembre 1917, il devient à la fin de la guerre rapporteur général du budget, puis par deux fois ministre des Finances dans les septième et huitième cabinets Briand[1]. Dans les années 1920, il participe au Cartel des gauches, au sein duquel il représente le secrétaire général du Parti radical.

Il préside le Sénat de janvier 1927 jusqu’en juin 1931, date à laquelle il est investi de ses fonctions présidentielles[1].

Président de la République[modifier | modifier le code]

Sa carrière culmine avec son élection à la présidence de la République le . Il s'agit d'une belle revanche politique et personnelle pour le président du Sénat, qui fut battu vingt-cinq ans plus tôt par le démocrate Armand Fallières, lors de l'élection présidentielle de janvier 1906.

En compagnie de son épouse, l'élégante Blanche, le nouveau président de la République prend ses appartements au palais de l'Élysée. Le couple présidentiel y réside, en compagnie de sa plus jeune fille, Germaine, et de son gendre.

Le nouveau chef de l'État, dès lors, souhaite offrir à la fonction présidentielle, un prestige moral et un rôle moins politique. On voit ainsi le président Doumer inaugurer des expositions et prononcer des discours à l'occasion de fêtes populaires. C'est à cette époque que l'expression « inaugurer les chrysanthèmes », traduisant le fait qu'un personnage public n'a guère de pouvoirs étendus sinon d'inaugurer quelques expositions et de prononcer quelques discours, fait son apparition.

En inaugurant une exposition sur l'aviation, en Seine-et-Oise, le , le président Doumer, s'étonnant de l'impressionnant dispositif de sécurité mis à sa disposition, confie, amusé, à Léon Noël, directeur de la Sûreté générale et secrétaire général du ministère de l’Intérieur, cette petite phrase « À mon âge, après tout, ce serait une belle fin que de mourir assassiné ».

L’assassinat[modifier | modifier le code]

L'arrestation de Paul Gorgulov, l'assassin du président Doumer.
Article détaillé : Assassinat de Paul Doumer.

Le , le président Doumer se rend à l'hôtel Salomon de Rothschild, afin d’inaugurer une grande exposition consacrée aux écrivains de la Grande Guerre. Le chef de l'État salue courtoisement les écrivains présents et achète quelques livres, dans le but de les offrir à son épouse. Alors qu'il converse avec l'écrivain Claude Farrère, plusieurs coups de feu retentissent. L'assassin a utilisé un pistolet Browning S 15 cm, conservé au Musée de la Préfecture de Police[10]. Deux de ces coups de feu atteignent le président à la base du crâne et à l'aisselle droite. Il s'écrie « Tout de même ! », puis s'effondre au beau milieu de l'assistance, médusée ; Paul Gorgulov, l'auteur des coups de feu, est déstabilisé par Farrère qui, après avoir tenté de sauver le président en détournant l'arme du criminel, est blessé au bras. Une quatrième balle se fiche dans le décor. L'agresseur de Doumer est immédiatement maîtrisé par les inspecteurs de la Sûreté, puis arrêté[11].

Le chef de l'État est immédiatement transporté à l'hôpital Beaujon, qui était alors situé à quelques pas du lieu de l'agression, au no 208 rue du Faubourg-Saint-Honoré[12]. Mal soigné, victime d'une hémorragie sévère due à la section de l'artère axillaire, Paul Doumer meurt le lendemain, à 4 heures 37 du matin[10].

Après avoir appris la mort de son époux, Blanche Doumer, à laquelle les autorités avaient proposé d'inhumer le président défunt au Panthéon, déclare : « Je vous l'ai laissé toute sa vie. Alors maintenant, s'il vous plaît, laissez-le moi. » Des funérailles nationales sont organisées en hommage au défunt président, à Notre-Dame de Paris, ainsi qu'au Panthéon. Doumer est inhumé, dans l'intimité, dans le caveau familial du cimetière de Vaugirard[13].

Gorgulov est condamné, puis guillotiné le 14 septembre[14].

Le prestige des fils Doumer[modifier | modifier le code]

Le prestige retiré du sacrifice patriotique de ses quatre fils morts pour la France du fait de la Grande Guerre[15] fut un atout essentiel dans l'élévation de Paul Doumer à la présidence de la République[réf. nécessaire]. Ils lui avaient inspiré auparavant un ouvrage de morale pour les enfants, intitulé Le Livre de mes fils, publié pour la première fois en 1906.

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Paul Doumer a été franc-maçon mais a pris ses distances avec la franc-maçonnerie à la suite de l'affaire des fiches[16], jugeant le cabinet Combes excessivement sectaire[17]. Il quitte le GODF d'abord provisoirement, en 1905, pour marquer sa désapprobation du jeu auquel s'est alors livré l'obédience, puis définitivement, en 1906, à la suite de sa défaite lors de l'élection à la présidence de la République face à Armand Fallières, les membres de l'obédience lui ayant reproché son opposition à Combes[18]. Doumer n'est ainsi plus franc-maçon depuis des années lorsqu'il devient chef de l'État, en 1931.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Fonctions exécutives[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Paul Doumer[modifier | modifier le code]

  • L'Indo-Chine française
  • Le Livre de mes fils
  • Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) : rapport, Hanoï, F.-H. Schneider,‎ (lire en ligne)

De nombreux hommages[modifier | modifier le code]

Grande figure de la IIIe République qui a marqué son époque par sa longue carrière, mais également par son parcours personnel et parlementaire. Une statue lui est élevée à Aurillac dès 1934 ; la même année, un timbre à son effigie est émis par la Poste[19]. Le paquebot Paul Doumer est lancé le 22 janvier 1933[10].

Paul Doumer est une personnalité politique aujourd'hui honorée dans toute la France, de par les lycées, les rues, les avenues ou les centres qui portent son nom :

Trois rues rendent par ailleurs hommage aux quatre fils du président Doumer, morts pour la France :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notices biographiques
Ouvrages
  • Madeleine Rebérioux, La République radicale ? 1989-1914, Nouvelle Histoire de la France Contemporaine no 11, Points Seuil (ISBN 978-2-02-000671-2)
  • Jacques Chauvin, Paul Doumer, le président assassiné, Paris, Les éditions du Panthéon, 1994, 217 p.
  • Amaury Lorin, Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine (1897-1902), L'Harmattan, Paris, 2004, 248 p. (ISBN 2-7475-6954-3)
  • Amaury Lorin, "Une ascension en République, Paul Doumer (1857-1932) d'Aurillac à l'Élysée" préface de JP Bel, avant-propos de S. Berstein, 1er prix de thèse du Sénat, Dalloz, 2013.
  • Charles Fourniau et al, Le Contact colonial franco-vietnamien : le premier demi-siècle, 1858-1911, Publications de l'Université de Provence, 1999, 219 p. (ISBN 2-85399-447-3)
  • Charles Fourniau, Vietnam. Domination coloniale et résistance nationale (1858-1914), Les Indes savantes, Paris, 2002, 845 p. (ISBN 2-84654-015-2)
  • Pierre Brocheux et Daniel Hémery, Indochine. La colonisation ambiguë (1858-1954). Paris : La Découverte, 2001, rééd. augmentée, 1995 ; 449 p. Édition ugmentée en anglais sous le titre Indochina. An Ambiguous colonization 1858-1954, Berkeley – Los Angeles – London: University of California Press, 2010
  • Jean-François Klein, Un Lyonnais en Extrême-Orient. Ulysse Pila Vice-roi de l’Indo-Chine (1837-1909), Lyon, Ed. Lugd, 1994, 160 p. Voir aussi, du même auteur, « Ulysse Pila. Des routes de la soie aux coulisses du pouvoir (1837-1909) » dans Marcel Courdurie et Guy Durand (dir.), Entrepreneurs d’empires, CCIMP, coll. « Histoire du Commerce et de l’Industrie de Marseille », t. XIII, Marseille, 1998, 538 p. ; p. 114-196.
  • Jean-François Klein, « Lyon, l’exception coloniale : Auguste Isaac défenseur de l’industrialisation indochinoise » dans Hervé Joly (dir.) Patronat, bourgeoisie, catholicisme et libéralisme. Autour du journal d'Auguste Isaac, LARHRA, Cahiers Pierre Léon no 5), Lyon, 2004 ; 230 p. ; p. 91-108.
  • Pierre Singaravélou, L’École Française d’Extrême-Orient ou l’institution des marges (1898-1956). Essai d’histoire sociale et politique de la science coloniale, L’Harmattan, Paris, 2001, 383 p.
Articles
  • Amaury Lorin, « La civilisation suit la locomotive : le credo ferroviaire de Paul Doumer, gouverneur général de l’Indochine (1897-1902) », dans la Revue d'histoire des chemins de fer, 2006, no 35, p. 41-54. (ISSN 0996-9403) Disponible en ligne : [1]
  • Amaury Lorin, « Le grand tournant : Paul Doumer, démiurge de l'Indochine française (1897-1902) », dans Ultramarines, 2009, no 27, p. 14-21.
  • Amaury Lorin, « Un régicide républicain : Paul Doumer, le président assassiné (6 mai 1932) », dans Criminocorpus, 2011. Disponible en ligne : [2]
  • Michel Bruguière, « Le Chemin de fer du Yunnan : Paul Doumer et la politique d’intervention française en Chine (1889-1902) » dans la Revue d’histoire diplomatique, janvier-mars 1963, p. 23-61 ; avril-juin 1963, p. 129-162 ; juillet-septembre 1963, p. 252-278

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'orthographe du nom varie dans les registres : Doumer, Doumerc, Doumergue. Le patronyme Doumer désigne celui qui est un descendant de Doumer, ancien prénom (nom de personne), forme du prénom Dominique rencontrée dans le Sud-Ouest de la France. On trouve aussi des variantes du patronyme avec la même signification, comme Doumeret (source : Généanet.org/onomastique).
  2. Le , jour où Philippe Pétain appelle à cesser le combat et annonce son intention de demander l'armistice, Germaine Lemaire abat un sous-officier allemand à Cosne-sur-Loire. Présidente de la section de Cosne-sur-Loire de la fédération des déportés et internés résistants, elle est décorée de la légion d'honneur par décret présidentiel le 23 décembre 1970.
  3. Armand Rousseau (1835-1896), polytechnicien du corps des Ponts et Chaussées, avait servi en 1867 comme ingénieur du port de Brest, en 1870 comme officier du Génie (durant la guerre), puis comme directeur des routes et de la navigation au ministère des Travaux publics de 1876 à 1881 et comme membre de l'inspection générale des Ponts et Chaussées en 1885, avant de gagner l'Indochine. Ce fils de saint-simonien convaincu avait fait réaliser un plan ferroviaire qu'il n'eut pas le temps de s'attribuer, la mort venant brutalement le faucher. Doumer, successeur immédiat de Rousseau, s'attribue immédiatement un plan sur lequel il n'a plus qu'à apposer sa signature.
  4. Paul Beau, ancien ministre de France à Pékin, était l'homme de Delcassé et appliqua en Indochine un programme d'association, alors que l'Asie était secouée par la montée en puissance japonaise (Tsushima, 1905).
  5. André Lichtenberger devient son chef de cabinet quand Paul Doumer est président de la Chambre des députés et ils fondent ensemble un périodique appelé L'Opinion (évoqué dans la biographie de Maurice Colrat de Montrozier sur le site de l'Assemblée nationale).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Paul Doumer », Assemblée nationale, base de données historique des anciens députés, notice biographique (consulté le 14 mai 2015).
  2. a et b « Paul Doumer », Centre des archives économiques et financières (consulté le 14 mai 2015).
  3. « Les présidents depuis 1848 : Paul Doumer (1931-1932) », présidence de la République (consulté le 14 mai 2015).
  4. Olivier Wievorka, Christophe Prochasson, « Questions sur l'armée des ombres », dans Les Collections de l'Histoire, no 37, octobre 2007, p. 53.
  5. Voir en bibliographie : Fourniau, Bruguière, Lorin.
  6. Klein, 1994, 1998, 2002.
  7. Étudié par Eric Jennings.
  8. Marianne Boucheret, Les plantations d'hévéa en Indochine (1897-1954), thèse de doctorat d’histoire sous la direction de Jacques Marseille, soutenue à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, juin 2008.
  9. Marguerite Lichtenberger, Le Message d'André Lichtenberger, Calmann-Lévy, Paris, 1946, 225 p., p. 23.
  10. a, b et c Amaury Lorin, « Un "régicide républicain" : Paul Doumer, le président assassiné (6 mai 1932) », Criminocorpus, revue hypermédia, Varia, mis en ligne le 17 novembre 2011, consulté le 11 avril 2012.
  11. Arnaud Folch, Guillaume Perrault, Les Présidents de la République pour les Nuls, Editions Générales First,‎ 2011, 375 p. (ISBN 978-2754020664).
  12. 48° 52′ 32″ N 2° 18′ 17″ E / 48.875463, 2.3048167.
  13. « Le tragique destin de Paul Doumer », résumé d'un article de Dimitri Vicheney, in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris, n° 28.
  14. Sur ces questions, voir l'article de Frédéric Monnier et Sophie Cœuré, « Paul Gorgulov assassin de Paul Doumer (1932) », Vingtième siècle, revue d'Histoire, no 65, 2000, p. 35-46.
  15. Meddy Mensah, « Les ancêtres Poilus des hommes politiques » [php], sur Le Figaro,‎ (consulté le 15 novembre 2014).
  16. Pierre Buisseret et Jean-Michel Quillardet, Initiation à la franc-maçonnerie, éditions Marabout, 2007, p. 53.
  17. Dominique Lejeune, La France de la Belle Époque : 1896-1914, Armand Colin, 2011, p. 58.
  18. Claude Gendere, La Franc-Maçonnerie mère du colonialisme : Le cas du Vietnam, L'Harmattan, 2011, p. 98.
  19. Fiche technique du timbre-poste.