Gouvernement Frédéric François-Marsal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gouvernement Frédéric François-Marsal
Mandat
Régime Troisième République
président de la république Alexandre Millerand
Président du Conseil Frédéric François-Marsal
Début
Fin
Durée 2 jours
Coalition Bloc national
XIIIe législature
199 / 581
Composition initiale
Chronologie
Précédent Gouvernement Raymond Poincaré III Gouvernement Édouard Herriot I Suivant

Le gouvernement Frédéric François-Marsal est un gouvernement français de la Troisième République qui a duré deux jours, du au .

Composition[modifier | modifier le code]

Portefeuille Titulaire Parti
Président du Conseil Frédéric François-Marsal FR
Ministres
Ministre des Affaires étrangères Edmond Lefebvre du Prey FR
Ministre de la Guerre et des Pensions André Maginot PRDS
Ministre de la Justice Antony Ratier (à partir du 9 juin 1932) PRDS
Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et de l'Enseignement technique Adolphe Landry PRDS
Ministre de l'Intérieur Justin Germain Casimir de Selves
Ministre de la Marine Désiré Ferry FR
Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes Pierre-Étienne Flandin PRDS
Ministre des Finances Frédéric François-Marsal FR
Ministre des Travaux publics, des Ports et de la Marine marchande Yves le Trocquer PRDS
Ministre de l'Agriculture Joseph Capus PRDS
Ministre des Colonies Jean Fabry PRDS
Ministre du Travail et de l'Hygiène Paul Jourdain PRDS
Ministre des Régions libérées Louis Marin FR

Politique menée[modifier | modifier le code]

Le Cartel des gauches, vainqueur des élections législatives de 1924, entend pousser le président de la République à la démission pour être sorti de son devoir de réserve en s’engageant publiquement en faveur du Bloc national. Millerand charge Frédéric François-Marsal de constituer un gouvernement minoritaire, dans le seul but de permettre à Millerrand d’adresser à la Chambre un message qui l’invitait à respecter la Constitution et rappelait l’irresponsabilité de la présidence de la République.

Le 10, François-Marsal lut le message qui contenait une mise en garde : « S’il était entendu désormais que l’arbitraire d’une majorité peut obliger le président de la République à se retirer pour des motifs politiques, le président de la République ne serait plus qu’un jouet aux mains des partis ».

Par 327 voix contre 217, la Chambre vota la motion Herriot par laquelle elle refusait «le débat inconstitutionnel» auquel elle était conviée, et «refusait d’entrer en relations avec un ministère qui était la négation des droits du Parlement ».


Fin du gouvernement et passation des pouvoirs[modifier | modifier le code]

Le cabinet est renversé lors de sa présentation à la Chambre le 10 juin 1924.

Le 11 juin 1924, le président Millerand présente sa démission.

Suite à son élection à la présidence de la République, Gaston Doumergue nomme le 14 juin 1924 Édouard Herriot à la présidence du Conseil.