Ferdinand Sarrien

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Ferdinand Sarrien
Ferdinand Sarrien
Ferdinand Sarrien
Fonctions
62e président du Conseil des ministres français
et Ministre de la justice
(74e chef du gouvernement)
Président Armand Fallières
Gouvernement Sarrien
Législature VIIIe législature
Prédécesseur Maurice Rouvier
Successeur Georges Clemenceau
Biographie
Nom de naissance Jean Marie Ferdinand Sarrien
Date de naissance
Lieu de naissance Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) (France)
Date de décès
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité française
Parti politique Parti radical
Profession Avocat

Jean Marie Ferdinand Sarrien, né le à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) et mort le à Paris, est un avocat et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ferdinand Sarrien est né le 15 octobre 1840 à Bourbon-Lancy. Après des études de droit, il devient avocat. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, il se fait remarquer et est même décoré. Membre du parti républicain, il devient maire de sa ville natale. En 1873 il est cependant révoqué par le cabinet monarchiste du duc de Broglie.

En 1876, Sarrien est élu député de Saône-et-Loire et siège aux côtés des radicaux. Il devient très vite l'un des piliers de ce parti. Dès 1885, il participe au gouvernement et obtient à plusieurs reprises les portefeuilles de l'Intérieur et de la Justice. Il est ainsi Garde des Sceaux au cours de l'Affaire Dreyfus.

Radical modéré, Sarrien évite de se compromettre avec la politique combiste, ce qui lui vaut la sympathie des modérés du centre.

Après la chute de Combes (janvier 1905) et le passage de Rouvier au pouvoir (janvier 1905- mars 1906), le Président Armand Fallières décide de le nommer Président du Conseil. En effet, ce personnage effacé mais influent est capable de rassembler les différences forces du centre et du parti radical. C'est ainsi que Sarrien parvient à constituer une équipe prestigieuse. Il nomme Léon Bourgeois ministre des Affaires étrangères, Raymond Poincaré aux Finances, Aristide Briand au sulfureux ministère des Cultes. Surtout, il parvient à faire entrer au gouvernement Georges Clemenceau, lequel prend le portefeuille de l'Intérieur. Clemenceau se considère d'ailleurs comme le véritable chef du gouvernement, ne cachant son mépris pour le président du Conseil: "Ça ? rien !"

La qualité de cette équipe et les fortes personnalités de Briand et Clemenceau éclipsent bien vite Sarrien. Le premier parvient à régler les suites de la loi de 1905 tandis que le Tigre fait face à d'importants mouvements sociaux. Il réprime ainsi très sévèrement la grande grève des mineurs du Nord, n'hésitant pas à utiliser la troupe pour disperser les ouvriers. Le ministère enterre également l'Affaire Dreyfus. Le , Alfred Dreyfus est réintégré dans l'armée au rang de chef d'escadron tandis que les cendres de Zola sont transférées au Panthéon.

Les élections de mai 1906 sont un succès pour la majorité. Les Français ont dans l'ensemble été rassurés par la répression du mouvement ouvrier. Peu après, le 10 juillet, la Chambre vote une loi instituant le repos hebdomadaire obligatoire. Inspirée par Clemenceau, cette initiative accélère sa marche vers le pouvoir.

Usé par la maladie (il souffre d'entérite chronique), Sarrien démissionne le , laissant le champ libre au Tigre.

Devenu sénateur en 1908, il décède à Paris en 1915.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

  • 1876 : député (gauche radicale) de Saône-et-Loire
  • 1908 : sénateur de Saône-et-Loire
  • Président du Conseil général de Saône-et-Loire

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Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Il a exercé les fonctions de président du Conseil des ministres du - (voir gouvernement Ferdinand Sarrien).

Il fut ministre:

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvert Benoît (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Chronologies[modifier | modifier le code]

Précédé par Ferdinand Sarrien Suivi par
Maurice Rouvier
Président du Conseil
-
Georges Clemenceau
Joseph Chaumié
Ministre français de la Justice
Jean François Edmond Guyot Dessaigne
Victor Milliard
Ministre français de la Justice
Georges Lebret
Charles Demole
Ministre français de la Justice
Charles Mazeau