Luc Chatel

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Luc Chatel
Luc Chatel, en mai 2013.
Luc Chatel, en mai 2013.
Fonctions
Vice-président délégué de l'UMP
En fonction depuis le 19 novembre 2012
Président Jean-François Copé
Prédécesseur Jean-Claude Gaudin
Député de la 1re circonscription de la Haute-Marne
En fonction depuis le 20 juin 2012
Élection 17 juin 2012
Prédécesseur Sophie Delong
16 juin 200219 juillet 2007
Élection 16 juin 2002
Réélection 10 juin 2007
Prédécesseur Jean-Claude Daniel
Successeur Sophie Delong
Maire de Chaumont
En fonction depuis le 9 mars 2008
Prédécesseur Jean-Claude Daniel
Ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative[1]
23 juin 200910 mai 2012
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
François Fillon III
Prédécesseur Xavier Darcos
(Éducation)
Marc-Philippe Daubresse
(Jeunesse)
Successeur Vincent Peillon
(Éducation)
Valérie Fourneyron
(Jeunesse et Vie Associative)
Porte-parole du gouvernement
18 mars 200813 novembre 2010
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Laurent Wauquiez
Successeur François Baroin
Secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation
18 mars 200823 juin 2009
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Poste créé
Successeur Christian Estrosi
(Industrie)
Hervé Novelli
(Consommation)
Secrétaire d'État chargé de la Consommation et du Tourisme
19 juin 200718 mars 2008
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Poste créé
Successeur Hervé Novelli
Biographie
Nom de naissance Luc-Marie Chatel
Date de naissance 15 août 1964 (1964-08-15) (48 ans)
Lieu de naissance Bethesda, Maryland (États-Unis)
Nationalité Drapeau de la France Français
Parti politique UMP
Diplômé de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Profession Directeur des ressources humaines

Luc-Marie Chatel, dit Luc Chatel, né le 15 août 1964 à Bethesda (Maryland, États-Unis), est un homme politique français, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative du 14 novembre 2010 au 10 mai 2012.

Député de la Haute-Marne de 2002 à 2007, puis maire de Chaumont depuis 2008, il a été secrétaire d'État chargé de la Consommation et du Tourisme puis de l'Industrie et de la Consommation, de 2007 à 2009, et porte-parole du gouvernement de 2008 à 2010. Il est vice-président de l’UMP depuis novembre 2012, puis vice-président délégué.

Sommaire

Biographie[modifier]

Études, carrière professionnelle et vie privée[modifier]

Luc Chatel est né dans une famille industrielle haut-marnaise, d'un père amiral et d'une mère professeur de danse classique. Il passe sa scolarité chez les jésuites, au lycée Saint-Louis-de-Gonzague dans le 16e arrondissement de Paris. Étudiant à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il y obtient une maîtrise de sciences de gestion en 1987, puis un DESS de marketing en 1988[2].

Il s'investit alors dans le syndicalisme étudiant, comme représentant des étudiants au conseil d'administration de l'université, président du syndicat étudiant ADEG, puis de la Junior-Entreprise Sorbonne Conseil[2].

Diplômé, il intègre le groupe international de cosmétiques L'Oréal en 1990. Il travaille initialement dans le marketing en qualité de chef de produit, puis aux ressources humaines et devient DRH d'une entité du groupe, poste qu'il occupe jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale, en 2002, après avoir réduit durant quatre ans son temps de travail à 80 % pour s'engager en politique[3],[2].

Luc Chatel est veuf d'Astrid Herrenschmidt, qu'il avait épousée en 1991 et avec laquelle il a eu quatre enfants[4].

Débuts politiques[modifier]

Il adhère en 1991 au Parti républicain[2]. Gérard Longuet lui conseille de se construire une expérience professionnelle avant de se lancer en politique[5].

En 1993, il devient conseiller municipal de Bayard-sur-Marne (Haute-Marne), d'où est originaire sa famille, puis conseiller municipal de Chaumont en 1996[6]. Il est battu aux cantonales de 1994[5].

Président de la Fédération de la Haute-Marne du Parti républicain en 1995, rebaptisé Démocratie libérale en 1997, il intègre le bureau politique en 1998. En 1998, il devient vice-président du conseil régional de Champagne-Ardenne, poste qu'il occupera jusqu'en 2004[2].

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature, dans la 1re circonscription de la Haute-Marne puis réélu en 2007, au premier tour avec 53,88 % des voix[7]. Il fait partie du groupe UMP. Membre de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale lors de son premier mandat de député, travaillant en particulier sur les problèmes liés à la consommation, il est rapporteur de projets ou de propositions de loi relatifs à ce domaine, notamment du projet de loi avorté relatif aux actions de groupes à la française (class actions)[8]. Il a également été chargé de faire voter une loi sur les prix de la grande distribution limitant les marges que se réservent les distributeurs[réf. nécessaire].

En 2004, il devient secrétaire national puis porte-parole national de l'UMP dirigé par Alain Juppé, conservant ce poste malgré la prise en main du parti par Nicolas Sarkozy. Au sein de ce parti, il est membre du mouvement Les Réformateurs.

Secrétaire d'État à la Consommation, au Tourisme et à l'Industrie[modifier]

Ayant convaincu Nicolas Sarkozy de l'intérêt d'un secrétariat d'État à la Consommation[5], il est nommé, le 19 juin 2007, dans le gouvernement François Fillon II, secrétaire d'État auprès de la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, chargé de la Consommation et du Tourisme, responsabilités ministérielles élargies en mars 2008 à l'Industrie et à la fonction de porte parole du gouvernement, en remplacement de Laurent Wauquiez.

Il fait partie du groupe de ministres (appelé « G7 ») que le président Sarkozy consulte directement. Il intervient dans les dossiers de la crise du secteur automobile et de la téléphonie (lancement du 33700, service de lutte contre les SMS frauduleux) mais n'instaure pas l'action de groupe dans la législation française[9].

Il est élu maire de Chaumont le 9 mars 2008, avec 56,15 % des voix au premier tour[10].

Le 16 juin 2008, l'AFUL et l'April[11] l'accusent ouvertement de favoriser des pratiques anticoncurrentielles, en incitant l'Assemblée nationale à rejeter l'amendement 999 à la loi de modernisation de l'économie, qui aurait rendu obligatoire l'affichage détaillé du prix des licences des logiciels pré-installés sur les ordinateurs vendus au grand public.

Ministre de l'Éducation nationale[modifier]

S'appuyant sur une image d'homme discret, méthodique et travailleur, tout en sachant médiatiser ses actions, il prend progressivement une place d'importance dans le gouvernement et la majorité. Il accède, le 23 juin 2009, à un ministère de plein exercice, en remplaçant de Xavier Darcos comme ministre de l'Éducation nationale, tout en conservant le porte-parolat[5].

Face à des enseignants et des lycéens échaudés par la baisse des budgets et du nombre de fonctionnaires menée par son prédécesseur, il parvient à esquiver les conflits sans changer les orientations politiques, notamment en recevant régulièrement les syndicats en tête à tête. À ce poste, il mène le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, se penche sur des sujets grand public comme la culture et le sport à l'école, ou les rythmes scolaires, et travaille à la mise en place d'une autonomie des établissements et d'une amélioration de la gestion des ressources humaines dans son ministère[5]. L'approche « marketing » de ses actions ne se fait pas sans controverse comme quand, lors d'une visite de supermarché à la veille de la rentrée scolaire 2009 pour vanter la baisse des prix des fournitures scolaires, des mères de famille sympathisantes UMP sont choisies pour figurer auprès du ministre[12],[13].

Son dernier acte en tant que ministre est la publication d'un décret modifiant l'évaluation des enseignants, décret décrié par plusieurs syndicats d'enseignants, et signé au lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy aux présidentielles (7 mai 2012)[14].

Comme porte-parole, il suscite des critiques de « langue de bois », sans pour autant hésiter à tancer publiquement les sorties polémiques des ministres[5].

L'après gouvernement[modifier]

En août 2012, il crée le groupe « Réforme et liberté » avec des députés issus de la famille libérale (Hervé Novelli, Michèle Tabarot et Hervé Mariton), en vue du congrès de l'UMP[15]. Il est élu vice-président du parti à l'issue du congrès du 18 novembre 2012, aux côtés du président Jean-François Copé et de la secrétaire générale Michèle Tabarot. En janvier 2013, son poste change pour celui de « vice-président délégué ». Laurent Wauquiez et six nouveaux vice-présidents (trois pro-Copé ; trois pro-Fillon) sont également nommés.

Détail des mandats et fonctions[modifier]

Fonctions gouvernementales[modifier]

  • 19 juin 2007 - 18 mars 2008 : secrétaire d'État auprès de la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, chargé de la Consommation et du Tourisme, dans le 2e gouvernement Fillon
  • 19 mars 2008 - 23 juin 2009 : secrétaire d'État auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargé de l'Industrie et de la Consommation, ainsi que porte-parole du gouvernement
  • 23 juin 2009 - 13 novembre 2010 : ministre de l'Éducation nationale et porte-parole du gouvernement
  • 14 novembre 2010 - 15 mai 2012 : ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative

Mandats électifs[modifier]

Fonctions politiques[modifier]

  • 2002 - 2005 : secrétaire national de l'UMP
  • 2002 - 2007 : secrétaire départemental de l'UMP
  • 2002 - 2007 : porte-parole de l'UMP
  • 2012 - : vice-président délégué de l'UMP

Décorations[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes
Références

Liens externes[modifier]

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