Parti républicain-socialiste

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Le Parti républicain socialiste (PRS) est un parti politique français de la Troisième République qui a existé sous des formes diverses de 1911 à 1934. Il a été fondé par des « socialistes indépendants » qui refusaient de s'intégrer au Parti socialiste unifié-Section française de l'internationale ouvrière (ou SFIO) créée en 1905 grâce à un compromis entre Jules Guesde et Jean Jaurès.

Le parti républicain-socialiste, qui se situait entre la SFIO et le parti radical-socialiste était un parti socialiste réformiste (donc non marxiste) avec le postulat de concilier le capital et le travail. À cet égard, le PRS a été précurseur dans bien des domaines [réf. nécessaire], et un de ses personnages emblématiques, René Viviani, fut le premier ministre du Travail de l'histoire politique française en 1906.

Le PRS n'a cependant pas pu surmonter une double contradiction :

  • Contradiction idéologique dans un contexte politique où les clivages se trouvaient très tranchés.
  • Contradiction organisationnelle dans l'impossible conciliation entre une volonté de structuration forte, à l'image de la SFIO, et une aspiration toute aussi forte à l'indépendance de la part des personnalités marquées du groupe parlementaire (dans la tradition des socialistes indépendants).

Prototype du parti politique moderne le PRS n'a pu éviter son naufrage en 1934, et l'intégration de ses derniers éléments à l'Union socialiste républicaine (USR) en dépit d'une tentative de reformation en 1945 au sein du Rassemblement des gauches républicaines sous l'égide d'Alexandre Varenne, d'Henry Torrès et de Jacques de Chammard.

Fondements idéologiques[modifier | modifier le code]

L'ideologie du PRS peut être résumée par ce texte datant de 1924 : « Le Parti républicain socialiste est résolument réformiste. Notre parti estime que les réformes ne peuvent être considérées que comme des étapes dans une société qui est et sera en perpétuelle transformation ».

La plupart des membres du PRS sont également, comme la quasi-totalité des militants de gauche de l'époque, fortement anticléricaux.

Organisation[modifier | modifier le code]

Les militants[modifier | modifier le code]

Les instances dirigeantes[modifier | modifier le code]

  • Les fédérations départementales (35 en 1911)
  • Le comité exécutif (15 membres)
  • La commission administrative (9 membres)
  • Le congrès annuel

Le groupe parlementaire[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

1898-1910 : Le rejet de l'unité socialiste[modifier | modifier le code]

1911-1914 : Le nouveau parti[modifier | modifier le code]

Dès 1910, un groupe parlementaire vit le jour : les "socialistes parlementaires" prirent le nom de "républicains-socialistes". Dans sa Déclaration (7 juin), le nouveau groupe exposait ses principes : il se revendiquait "résolument et exclusivement réformiste". «C'est seulement sous une forme collective que (dans l'industrie) peut être poursuivie l'accession de tous à la propriété». Une identité clairement socialiste, républicaine et réformiste.

Ensuite, le groupe se dote d'un quotidien, La Bataille, dont la rédaction était assurée par neuf députés. Le journal était dirigé par le riche avocat parisien, Charles Briand. Le 28 mars 1911, le journal publia un éditorial qui devint la charte du parti jusqu'en 1926 : "Notre programme. Républicains-socialistes".

Enfin, les 9 et 10 juillet 1911, 300 délégués (représentant sans doute 6 000 militants), en présence de 13 députés, fondèrent le parti républicain-socialiste.

1914-1923 : L'éclatement[modifier | modifier le code]

1923-1927 : La seconde vie du parti[modifier | modifier le code]

Le parti est refondé lors du congrès de Marseille (14-15 avril 1923). Paul Painlevé en devient son président d'honneur tandis que Georges Etienne est désigné comme secrétaire général du parti. Antériou, Violette et Painlevé animent la vie du parti, celui-ci retrouvant ainsi un visage proche de celui de 1912. D'ailleurs, la géographie de son implantation militante est assez proche : la Seine, la Loire, les Bouches-du-Rhône, le Gard et la Marne. Néanmoins, le nombre d'adhérents demeura longtemps inférieur à ce qu'il était en 1912. Il faut attendre la fusion avec le parti socialiste français (30 avril 1926) pour que le parti retrouve 9 000 militants. Il prend alors le nom de parti républicain-socialiste et socialiste français[1]. Notons que cette fusion avait été précédée par un rapprochement entre les députés des deux groupes pour former un groupe commun à la chambre des députés (juin 1924). Vrai parti de militants (et non club d'élus à l'image du parti républicain-socialiste), plus jeune, plus authentiquement socialiste que son aîné, le parti socialiste français apporta au parti républicain-socialiste du sang neuf. En 1926, le groupe parlementaire dispose de 43 députés. Deux présidents du Conseil, Aristide Briand et Paul Painlevé, en sont issus. Cet âge d'or correspond avec sa participation à l'expérience du Cartel des gauches.

L'échec du Cartel conduisit à des dissensions au sein du parti, notamment entre les élus (spécialement les ministres) d'une part et les militants d'autre part. La participation du parti au gouvernement d'Union nationale autour de Raymond Poincaré indigna une partie des militants, Georges Étienne et certains députés tels que Boully ou encore Brunet. Une forte minorité de militants, l'immense majorité des élus (Briand, Painlevé, Antériou, Violette, Hennessy) acceptèrent le principe de l'Union nationale. Cette opposition entre une aile droite et une aile gauche aboutit à la scission du parti au congrès de Paris (2-4 décembre 1927) donnant naissance à un parti socialiste français (dirigé par Georges Étienne et Anatole de Monzie) et un nouveau parti républicain-socialiste (autour de Violette), ce dernier rassemblant des hommes plus portés au compromis et aux alliances.

1927-1934 : Les années de crise[modifier | modifier le code]

1934 : La disparition[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Les dirigeants[modifier | modifier le code]

Les parlementaires[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le parti socialiste français est né d'une scission de la SFIO à la fin de l'année 1919 pour protester contre la dérive révolutionnaire du parti. En mars 1920, le parti est constitué. Il compte des personnalités telles que Frédéric Brunet, Georges Renard, Charles Andler, Paul Aubriot, Arthur Rozier ou encore Arthur Levasseur. Ce positionnement ne put qu'attirer les anciens militants du premier parti républicain-socialiste qui venait de se déliter aux lendemains de la guerre.

Liens externes[modifier | modifier le code]