Primatiale Saint-Jean de Lyon

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Primatiale Saint-Jean de Lyon
Image illustrative de l'article Primatiale Saint-Jean de Lyon
Présentation
Nom local Cathédrale Saint-Jean
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse de Lyon
Début de la construction 1180
Fin des travaux 1480
Style dominant roman et gothique
Protection  Classé MH (1862)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Commune Lyon
Coordonnées 45° 45′ 39″ N 4° 49′ 38″ E / 45.7607, 4.8273 / 45.7607; 4.827345° 45′ 39″ Nord 4° 49′ 38″ Est / 45.7607, 4.8273 / 45.7607; 4.8273  

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Primatiale Saint-Jean de Lyon

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Primatiale Saint-Jean de Lyon

La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne (dite aussi, plus simplement, cathédrale Saint-Jean) est le siège épiscopal de l'archidiocèse de Lyon (France). Elle a rang de cathédrale et de primatiale : l'archevêque de Lyon a le titre de Primat des Gaules.

Originellement, l'église a été consacrée sous le vocable de Saint-Étienne, tandis que son baptistère était consacré sous celui de Saint-Jean-Baptiste, mais, comme cela est fréquent (un exemple célèbre étant l'archibasilique Saint-Jean-de-Latran), le vocable du baptistère s'est ensuite appliqué dans la désignation courante.

Construite de 1180 à 1480, elle mélange le style roman et le gothique. Elle abrite une horloge astronomique du XIVe siècle.

Au cœur du quartier médiéval et renaissance du Vieux Lyon dont elle est un des éléments marquants, elle est classée monument historique depuis 1862.

L'Archevêque de la cathédrale est Mgr Philippe Barbarin cardinal-prêtre de la Trinité des Monts, archevêque de Lyon et Primat des Gaules.

Sommaire

Histoire[modifier]

La cathédrale a été le théâtre d'évènements importants de la vie religieuse et politique :

Construction[modifier]

La cathédrale s'élève sur l'emplacement de l'ancien complexe épiscopal d'époque mérovingienne dont on a pu se faire une idée assez précise grâce aux écrits de Sidoine Apollinaire et aux fouilles menées sur le site lui-même.

Plan du complexe épiscopal mérovingien

La construction a commencé à partir du XIIe siècle par le mur du cloître sur une crypte plus ancienne[3].

Les parties basses de l'abside, les deux chapelles latérales et le transept sont construits entre 1165 et 1180 en style roman.

La voûte de l'abside puis du transept en style gothique, les deux tours orientales, les quatre premières travées de la nef et leur voûte sont achevés entre le XIIe siècle et premier tiers du XIIIe siècle.

Au milieu du XIIIe siècle, les verrières du chœur et les deux rosaces du transept sont achevées.

Entre la fin du XIIIe siècle et le premier tiers du XIVe siècle, les quatre dernières travées et la partie inférieure de la façade sont achevées. La fin du XIVe siècle voit l'achèvement de la voûte des dernières travées et de la rosace de la façade en 1392.

Au XVe siècle, la partie haute de la façade et les tours sont terminée. La statue de Dieu le Père est placée au sommet du pignon en 1481.

La chapelle des Bourbons (du nom des archevêques qui en ont ordonné la construction), de style gothique flamboyant, est construite entre la fin du XVe siècle et le début XVIe siècle.

En 1562, La cathédrale est dévastée par les troupes calvinistes du baron des Adrets.

Les verrières médiévales de la grande nef et du tympan du grand portail sont détruites au XVIIIe siècle sur l'ordre des Chanoines. Pendant la Révolution française, la cathédrale subit quelques dégradations.

Entre 1791 et 1793, l'évêque Lamourette ordonne la modification du chœur. Il fait notamment détruire le jubé.

Le chœur est restauré dans sa disposition médiévale entre 1935 et 1936.

Lors de la libération de Lyon en septembre 1944, une partie des vitraux ont été détruits.

La façade est ravalée en 1982 et en 2011.

Architecture[modifier]

L'horloge astronomique

La façade[modifier]

  • Elle est en partie composée de blocs provenant d'anciens monuments romains s'étant effondrés au IXe siècle, en particulier de l'ancien forum. Elle est très marquée par la fin du XVe siècle, à savoir un gothique des plus flamboyants.
  • Les 300 médaillons de façade racontent différents épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Au XVIe siècle, le Baron des Adrets, calviniste, détruisit toutes les statues des saints dans les niches de la façade et décapita tous les anges des trois portails.

L'intérieur[modifier]

  • On peut y observer la chronologie de construction : l'abside et le chœur sont romans et plus l'on s'avance vers la façade, plus le style est gothique.
  • Les vitraux, tels que la rosace centrale et celles du transept datent des alentours de 1390 et sont dans des tons bleu-violet caractéristiques. La couleur des vitraux a été adaptée à leur position : les plus au sud ont des couleurs froides pour compenser la chaleur du soleil, alors que ceux au nord ont des couleurs plus chaudes.
    Au nord, le vitrail des fonts baptismaux fabriqué par Lucien Bégule en 1886 a été offert en hommage de l'artiste à l’Archevêque Caverot[4].
  • L'abside est la partie la plus ancienne, datant du XIIe siècle et est donc intégralement romane.
  • La nef est couverte de voûtes sexpartites.
  • La chapelle des Bourbons est pleinement représentative du gothique flamboyant : fines nervures, clefs pendantes, éléments végétaux tels que vigne, houx, gui, chardon, chou, etc.
  • On peut admirer à l'entrée du chœur des chanoines, c'est-à-dire à l'extrémité des stalles, les statues sculptées par Blaise en 1776 et 1780 des deux saints patrons de la cathédrale : saint Étienne diacre et martyr et saint Jean Baptiste.

L'horloge astronomique[modifier]

  • La première date de 1379 (sa première référence officielle est de 1383), elle fut remaniée plusieurs fois[5].
  • Elle indique : la date, les positions de la Lune, du Soleil et de la Terre, ainsi que le lever des étoiles au-dessus de Lyon. Bien entendu, puisqu'il s'agit d'une horloge, c'est le Soleil qui tourne autour de la Terre. La date donnée sera exacte jusqu'en 2019.
  • Au-dessus de l'horloge, une série d'automates se mettent en mouvement plusieurs fois par jour. Ce sont des animaux et une scène représentant l'Annonciation. Le mouvement a été refait dans les années 1930 par un horloger du nom de Désiré Richard.
  • Le 23 mars 2013, veille du dimanche des Rameaux, l'horloge astronomique a été sérieusement endommagée. Un homme de 28 ans, considéré comme "déséquilibré" a détruit plusieurs partie de l’œuvre à coup de barre de fer. Il aurait expliqué son acte "par le fait que la magnificence de l’horloge empêcherait les croyants de se concentrer sur leur prière" [6]. Ceci est vécu comme un drame puisque rares sont les horloges astronomiques datant de cette époque parvenues jusqu'à nos jours.

Les tableaux[modifier]

De nombreux tableaux ornent la primatiale :

Les sculptures[modifier]

Chiffres-clefs[modifier]

  • Longueur totale intérieure : 80 m
  • Longueur du chœur : 20 m
  • Largeur de la nef centrale : 19,30 m
  • Largeur totale des nefs : 26 m
  • Hauteur du chœur : 24,30 m
  • Hauteur de la nef : 32,50 m
  • Hauteur des tours (façade) : 44 m
  • Horloge astronomique :
    • hauteur : 9,35 m
    • largeur : 2,20 m

Galerie d'images[modifier]

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Notes et références[modifier]

  1. Notice no PA00117785, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Un homme fracasse l’horloge du XIVe siècle de la cathédrale Saint-Jean, sur Le Progrès. Consulté le 25 mars 2013
  3. Régis Neyret, Le livre de Lyon : Lugdunoscopie, Éditions Lyonnaises, 1995 (ISBN 978-2910979003)
  4. Vitrail des fonts baptismaux de Lucien Bégule
  5. http://cathedrale-lyon.cef.fr/visite/horloge.html
  6. http://www.leprogres.fr/rhone/2013/03/24/un-homme-fracasse-l-horloge-du-xive-siecle-de-la-cathedrale-st-jean
  7. Ce tableau provient du couvent des Mathurins, à Paris, que Louis Petit fit orner de 1610 à 1647 de tableaux.

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]