Louis Malvy

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Louis Malvy
Parlementaire français
Naissance 1er décembre 1875
Décès 10 juin 1949
Mandat Député 1906-1919
puis 1924-1940
Début du mandat
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Lot
Groupe parlementaire RRRS
IIIe République

Louis Malvy, né à Figeac (Lot) le 1er décembre 1875 et mort à Paris le 10 juin 1949, est un homme politique Radical français.

Sommaire

[modifier] Mandats politiques

  • Député du Lot de 1906 à 1919 et de 1924 à 1940

[modifier] Fonctions gouvernementales

[modifier] Action politique

Il est ministre de l'intérieur lors de la Première Guerre mondiale. Il décide de ne pas appliquer le carnet B afin de prévenir une éventuelle réaction ouvrière face à la guerre et permettre audacieusement le ralliement des ouvriers à l'Union Sacrée. Lors de la contestation sociale de 1917, qui consume le consensus autour de l'Union sacrée, il fait pression sur les entrepreneurs afin qu'ils accordent des augmentations à leurs employés pour que ces derniers puissent faire face à la vie chère (grève des ouvrières, à Paris, en juin).

Partisan d'une paix blanche, il est soupçonné de pacifisme[1]. Tenu responsable de l'échec de la bataille du Chemin des Dames, il démissionne de son poste ministériel fin août 1917, entrainant la chute du Gouvernement Alexandre Ribot. Léon Daudet, rédacteur en chef du quotidien L'Action française, envoie une lettre à Clemenceau qui accuse Malvy d'avoir fourni des renseignements militaires à l'Allemagne et d'avoir fomenté les mutineries de 1917. Cette lettre est lue à l'assemblée nationale par le président du Conseil Paul Painlevé le 4 octobre. Espérant être disculpé Malvy demande à ce qu'un commission soit mise en place pour juger son action[2].

Il est arrêté sur ordre de Clemenceau de même que Joseph Caillaux. Après deux jours d'audience au Sénat, il est condamné par la haute cour de justice le 6 aout 1918 ; innocenté du crime de trahison il est reconnu « coupable d'avoir - agissant comme ministre de l'intérieur dans l'exercice de ses fonctions - de 1914 à 1917 méconnu, violé et trahi les devoirs de sa charge dans des conditions le constituant en état de forfaiture et encouru ainsi les responsabilités criminelles prévues par l'article 12 de la loi du 16 juillet 1875 » [3]selon l'extrait des minutes du Greffe de la cour de justice placardé sur les murs de Paris et de province, signé par le greffier et le procureur Mérillon. Il était condamné à 5 ans de bannissement, ce qui suscita de vives réactions de la part de la presse de gauche qui évoqua alors "une nouvelle affaire Dreyfus".
Il partit en exil en Espagne, puis fut amnistié en 1924.

Il sera réélu député du Lot dès 1924 et ce jusqu'en 1940. Il sera de nouveau ministre de l'intérieur en 1926.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

Son petit-fils, Martin Malvy, fut ministre de François Mitterrand.

[modifier] Références

  1. http://www.ladepeche.fr/article/2007/11/18/293893-Louis-Jean-Malvy-l-autre-Dreyfus.html
  2. http://www.senat.fr/evenement/archives/D40/malvy1.html
  3. http://www.senat.fr/evenement/archives/D40/malvy2.html

[modifier] Bibliographie

[modifier] Ouvrages sur Louis Malvy

[modifier] Voir aussi

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