Albert Sarraut

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Albert Sarraut
Albert Sarraut, gouverneur de l'Indochine, en 1914.Bibliothèque nationale de France.
Albert Sarraut, gouverneur de l'Indochine, en 1914.
Bibliothèque nationale de France.
Fonctions
104e président du Conseil des ministres français
et Ministre de l'intérieur
(116e chef du gouvernement)
Président Albert Lebrun
Gouvernement Sarraut II
Législature XVe législature
Prédécesseur Pierre Laval
Successeur Léon Blum
97e président du Conseil des ministres français
et Ministre de la Marine
(109echef du gouvernement)
Président Albert Lebrun
Gouvernement Sarraut I
Législature XVe législature
Prédécesseur Édouard Daladier
Successeur Camille Chautemps
Ministre de l'intérieur
Président Albert Lebrun
Gouvernement Daladier III, IV et V
Prédécesseur Marx Dormoy
Successeur Henri Roy
Gouvernement Chautemps IV
Prédécesseur Marx Dormoy
Successeur Marx Dormoy
Gouvernement Sarraut II (lui-même)
Prédécesseur Joseph Paganon
Successeur Roger Salengro
Gouvernement Doumergue II
Prédécesseur Eugène Frot
Successeur Paul Marchandeau
Gouvernement Poincaré IV
Prédécesseur Camille Chautemps
Successeur André Tardieu
Ministre d'État
Président Albert Lebrun
Gouvernement Blum II
Gouvernement Chautemps III
Ministre de la Marine
Président Albert Lebrun
Gouvernement Daladier I, Sarraut I, Chautemps II
Prédécesseur Georges Leygues
Successeur Louis de Chappedelaine
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Steeg
Prédécesseur Jacques-Louis Dumesnil
Successeur Charles Dumont
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Chautemps I
Prédécesseur Georges Leygues
Successeur Jacques-Louis Dumesnil
Ministre des Colonies
Président Albert Lebrun
Gouvernement Herriot III, Paul-Boncour, Daladier I, Sarraut I (lui-même)
Prédécesseur Louis de Chappedeleine
Successeur Albert Dalimier
Président Raymond Poincaré, Paul Deschanel, Alexandre Millerand
Gouvernement Millerand I et II, Leygues, Briand VII et Poincaré II
Sénateur de l'Aude
Réélection
Gouverneur général de l'Indochine française
Prédécesseur Jean Eugène Charles
Successeur Maurice Montguillot
Prédécesseur Paul Louis Luce
Successeur Joost van Vollenhoven
Député de l'Aude
Élection
Réélection


Biographie
Nom de naissance Albert Pierre Sarraut'
Date de naissance
Lieu de naissance Bordeaux (Gironde) (France)
Date de décès
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité française
Parti politique GD
Profession journaliste
Présidents du Conseil des ministres français

Albert Pierre Sarraut, né le à Bordeaux (Gironde) et mort le à Paris, est un homme politique français, frère de Maurice Sarraut[1], lequel est directeur de la Dépêche du Midi sous la IIIe République. Diplômé de la faculté de droit, il était membre de l'Académie des beaux-arts.

Député radical-socialiste, il vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en juillet 1940.

Il est inhumé au cimetière Saint-Vincent de Carcassonne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Député radical socialiste[modifier | modifier le code]

Le 3 juillet 1905, il a voté la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation de l'Église et de l'État.

À la séance du 13 juillet 1906 à la Chambre des Députés votant le projet de loi réintégrant dans l'armée le capitaine Dreyfus, il est pris à partie par le député de Paris Paul Pugliesi-Conti, qui le provoque en duel. Les deux hommes se rencontreront le jour même à Ville-d'Avray. Clemenceau est directeur du combat et Sarraut s'enferre d'emblée sur l'épée de Pugliesi-Conti[2].

Les colonies[modifier | modifier le code]

Sur le plan international, il est de 1911 à 1914 et de 1917 à 1919 gouverneur général de l'Indochine et travaille à cette occasion avec Albert Lebrun, ministre des colonies de 1911 à 1913.

La doctrine Sarraut[modifier | modifier le code]

Au début des années 1920, Albert Sarraut, alors ministre des Colonies, a conçu un plan de mise en valeur des colonies qui, s'il ne fut pas mis en pratique, marque l'intérêt renouvelé des autorités pour reprendre en main le développement des colonies. Les idées qu'il expose dans son ouvrage La mise en valeur des colonies françaises forment une doctrine cohérente de la colonisation économique qui justifie le souci de l'administration envers les populations locales : « La politique indigène, écrit-il, c'est la conservation de la race. » Il préconise en conséquence un programme d'investissement sanitaire et social qui ne sera pas mené, faute de budget.

Une longue carrière ministérielle dans l'entre-deux-guerre[modifier | modifier le code]

Sur le plan national, Albert Sarraut exerce une longue carrière ministérielle, qui l'amène par deux fois à occuper la présidence du Conseil :

Le 10 juillet 1940, il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

Arrêté par les Allemands, peu de temps après l'assassinat de son frère Maurice par la Milice, Albert Sarraut est déporté en Allemagne, de 1944 à 1945[3],[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

  • De 1902 à 1924 : élu député radical-socialiste de l'Aude
  • De 1926 à 1945 : élu sénateur de l'Aude et est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste
  • 1947 : nommé à l'Assemblée de l'Union française, il en devient président en 1951

Oeuvres[modifier | modifier le code]

  • La Mise en valeur des colonies françaises, Payot, Paris, 1923, 675p.
  • Indochine, « Images du monde », Firmin Didot, Paris, 1930.
  • Grandeur et servitude coloniales, Éditions du Sagittaire, Paris, 1931

Décorations[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et references[modifier | modifier le code]

  1. On attribue à Clemenceau un mot particulièrement cruel : « Albert Sarraut ?… Ah oui ! Celui qui a un frère intelligent ! »
  2. L'Illustration juillet 1906, p. 126 ; Journal officiel du 14-7-1906
  3. Notice Albert Sarraut, Armel Marin, Encyclopædia Universalis
  4. Raymond Silar, Histoires vraies de la presse régionale: La somme de toutes les vies, L'Harmattan, 2010, p. 69, (ISBN 978-2-296-11656-6), [lire en ligne].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît Yvert (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]