Albert Sarraut

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Albert Sarraut
Albert Sarraut, gouverneur de l'Indochine, en 1914.Bibliothèque nationale de France.
Albert Sarraut, gouverneur de l'Indochine, en 1914.
Bibliothèque nationale de France.
Fonctions
97e président du Conseil des ministres français
et Ministre de la Marine
(109echef du gouvernement)
Président Albert Lebrun
Gouvernement gouvernement Albert Sarraut (1)
Législature XVe législature
Prédécesseur Édouard Daladier
Successeur Camille Chautemps
104e président du Conseil des ministres français
et Ministre de l'intérieur
(116e chef du gouvernement)
Président Albert Lebrun
Gouvernement gouvernement Albert Sarraut (2)
Législature XVe législature
Prédécesseur Pierre Laval
Successeur Léon Blum
Ministre d'État
Président Albert Lebrun
Gouvernement Chautemps (3)
Gouvernement Blum (2)
Député de l'Aude
19021924
Sénateur de l'Aude
19261940
Biographie
Nom de naissance Albert Pierre Sarraut'
Date de naissance
Lieu de naissance Bordeaux (Gironde) (France)
Date de décès
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité française
Parti politique GD
Profession journaliste
Présidents du Conseil des ministres français


Albert Pierre Sarraut, né le à Bordeaux (Gironde) et mort le à Paris, est un homme politique français, frère de Maurice Sarraut[1], directeur de la Dépêche du Midi sous la IIIe République. Diplômé de la faculté de droit, il était membre de l'Académie des beaux-arts.

Député radical-socialiste, il vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en juillet 1940.

Il est inhumé au cimetière Saint-Vincent de Carcassonne.

Carrière[modifier | modifier le code]

Le 3 juillet 1905, il a voté la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation de l'Église et de l'État.

À la séance du 13 juillet 1906 à la Chambre des Députés votant le projet de loi réintégrant dans l'armée le capitaine Dreyfus, il est pris à partie par le député de Paris Paul Pugliesi-Conti, qui le provoque en duel. Les deux hommes se rencontreront le jour même à Ville-d'Avray. Clemenceau est directeur du combat et Sarraut s'enferre d'emblée sur l'épée de Pugliesi-Conti[2].

Sur le plan international, il est de 1911 à 1914 et de 1917 à 1919 gouverneur général de l'Indochine et travaille à cette occasion avec Albert Lebrun, ministre des colonies de 1911 à 1913.

Sur le plan national, Albert Sarraut exerce une longue carrière ministérielle, qui l'amène par deux fois à occuper la présidence du Conseil :

Le 10 juillet 1940, il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

La doctrine Sarraut[modifier | modifier le code]

Au début des années 1920, Albert Sarraut, alors ministre des Colonies, a conçu un plan de mise en valeur des colonies qui, s'il ne fut pas mis en pratique, marque l'intérêt renouvelé des autorités pour reprendre en main le développement des colonies. Les idées qu'il expose dans son ouvrage La mise en valeur des colonies françaises forment une doctrine cohérente de la colonisation économique qui justifie le souci de l'administration envers les populations locales : « La politique indigène, écrit-il, c'est la conservation de la race. » Il préconise en conséquence un programme d'investissement sanitaire et social qui ne sera pas mené, faute de budget.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

  • De 1902 à 1924 : élu député radical-socialiste de l'Aude
  • De 1926 à 1945 : élu sénateur de l'Aude et est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste
  • 1947 : nommé à l'Assemblée de l'Union française, il en devient président en 1951

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On attribue à Clemenceau un mot particulièrement cruel : « Albert Sarraut ?… Ah oui ! Celui qui a un frère intelligent ! »
  2. L'Illustration juillet 1906, p. 126 ; Journal officiel du 14-7-1906

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Mise en valeur des colonies françaises, Payot, Paris, 1923, 675p.
  • Indochine, « Images du monde », Firmin Didot, Paris, 1930.
  • Grandeur et servitude coloniales, Éditions du Sagittaire, Paris, 1931

Note : les dates de fin de gouvernement indiquées sur le Wikipedia en anglais peuvent être fausses (sur certaines pages). Elles correspondent à chaque fois à la passation des pouvoirs entre l'ancien président du Conseil, démissionnaire mais expédiant les affaires courantes, et le nouveau président du Conseil venant d'être nommé.

  • Benoît Yvert (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]