Noëlla Rouget

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Noëlla Rouget
Scannée de l'A.C.R. ((1950), photo 1942-43.jpg
Noëlla Rouget en 1942/1943.
Biographie
Naissance
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Noëlla Rouget (née à Saumur le ) est une résistante française, déportée à Ravensbrück. Elle témoigne de son expérience depuis les années 1980, en particulier dans les écoles et les paroisses, en Suisse, en Haute-Savoie et dans l'Ain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Noëlla Rouget est née Peaudeau, à Saumur le , de Clément et Marie, née Bossard. Son père est fonctionnaire aux chemins de fer et elle a un frère de six ans son aîné, Georges Peaudeau. La famille est catholique pratiquante, Georges est prêtre et enseignant. Elle accomplit sa scolarité au pensionnat Saint-Laud d’Angers. Elle souhaite poursuivre des études en lettres, la guerre l'en empêche[1].

Résistante à Angers[modifier | modifier le code]

Lorsque la France est envahie en 1940, Noëlla Rouget est institutrice au même pensionnat Saint-Laud. Le , elle n’entend pas l’appel du général de Gaulle, mais en a assez vite connaissance lorsqu’elle reçoit, au hasard d’une promenade, un tract qui le reproduit. Elle ne supporte pas l’ordre nouveau qui s’installe à Angers, occupée par les Allemands depuis le , et elle demande ce qu'elle peut faire au jeune homme qui lui donne ce tract, face à cette Occupation. « M’aider », lui répond le jeune étudiant. Et Noëlla Rouget se met donc à distribuer des tracts à son tour, puis à les dactylographier et à les reproduire, à distribuer aussi des journaux clandestins ; toujours à l’insu de ses parents[1].

Elle devient ensuite agent de liaison, transportant valises ou autres serviettes dont elle ignore le contenu. Elle apprendra plus tard, en prison, que l’une de ces valises, au moins, contenait des armes. Son premier contact, unique au départ, a pour surnom Marcel, en réalité René Brossard, qui mourra sous la torture le . En fait, Noëlla est entrée dans le réseau Honneur et Patrie, d’obédience gaulliste, constitué au début de 1941 autour de Victor Chatenay, réseau très actif à Angers, où il va compter quelque 150 membres, dont 25 % de femmes[2].

Dans le cadre de ses activités clandestines, elle rencontre Adrien Tigeot, un jeune instituteur stagiaire, sorti de l’École normale, lui aussi empêché d’entamer des études (en ethnologie, pour ce qui le concerne) et qui avait pris ce poste à l’école de Corzé pour échapper au STO. Né le , il est plutôt d’obédience communiste ; Noëlla et Adrien décident de se fiancer, les bans sont publiés, mais ils sont alors tous deux arrêtés, en , Adrien le 7, Noëlla le 23. Tous deux seront emprisonnés au Pré-Pigeon, la prison d’Angers. Adrien Tigeot, après une parodie de procès, sera fusillé, le , à Belle-Beille avec six autres camarades. Les condamnés sont autorisés à écrire une lettre à leurs proches. Après la guerre, Noëlla Rouget trouvera cette lettre dans laquelle Adrien lui demande « de vivre, de l’oublier et d’aimer »[3],[1].

Déportation[modifier | modifier le code]

Le , Noëlla Rouget quitte Angers pour Compiègne. Le , elle est déportée à Ravensbrück avec presque mille camarades[4], dont Geneviève de Gaulle fait partie, arrivant, dans la nuit du . Noëlla Rouget devient le numéro 27 240[5] et rejoint le block 27, après quelques jours de quarantaine.

Affectée d’abord à d’épuisants travaux en forêt, elle devient Verfügbar, c’est-à-dire employée aux corvées les plus dures. Le travail est imposé 12 heures par jour sauf le dimanche. Par deux fois au moins, grâce à la solidarité de ses camarades, elle échappe à la chambre à gaz de Ravensbrück, vers laquelle elle avait vu partir Émilie Tillion, (mère de Germaine)[6], le et d’autres camarades. A Ravensbrück, Noëlla Rouget se lie d'amitié avec plusieurs déportées, parmi lesquelles Geneviève de Gaulle, Germaine Tillion ou encore Denise Vernay, née Jacob (sœur de Simone Veil).

Retour[modifier | modifier le code]

Carte de rapatriée de Noëlla Rouget, avril 1945.

Le mardi , Noëlla Rouget fait partie des 300 premières femmes françaises libérées (en réalité 299 Françaises plus la Polonaise Karolina Lanckoronska), en échange de 464 internés civils allemands (94 enfants, 221 adolescents ou adultes homme, 149 adolescentes ou adultes femmes)[7] venus du camp de La Chauvinerie (Poitiers département de la Vienne). Les camions blancs, marqués de croix rouges, traversent une Allemagne en guerre, le voyage est long et le convoi n’arrive à Kreuzlingen, en Suisse, que le 9 avril au soir. Là, Noëlla Rouget et ses compagnes sont véritablement libres. Le lendemain, 10 avril, elles transitent par la Suisse en train (le même train qui avait amené les internés civils) vers Annemasse (Haute-Savoie), petite ville frontière qu’elles atteignent le 11, à 1 heure quarante-cinq du matin. Après avoir reçu quelques soins et pris deux jours de repos, dans divers hôtels d’Annemasse, les déportées reprennent le train pour Paris et arrivent à la gare de Lyon le 14 avril. Le général de Gaulle est présent sur le quai et plusieurs personnes le verront écraser des larmes. Après un passage au Lutétia, elle regagne Angers le 16 avril, retrouve ses parents et son frère, qu’elle avait craint d’avoir perdus dans les bombardements de son quartier. Elle pèse 32 kilos, souffre d’œdèmes tuberculeux, n’a plus de maison[3].

Convalescence en Suisse[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative au chalet La Gumfluh à Château-d'Œx. 2016.

Dans le courant de l’été, Geneviève de Gaulle lui propose d’aller en convalescence en Suisse. Le , elle s’installe avec une vingtaine de compagnes à Château-d'Œx, au chalet La Gumfluh, une des neuf maisons d’accueil mises sur pieds en Suisse romande par l’Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR) et son Comité d’aide en Suisse.

Elle passe trois mois dans ce chalet et y rencontre son futur mari, André Rouget, qui vient de Genève, où le couple va s’établir après son mariage, en 1947. Deux fils, Patrick et François, vont naître de cette union[3]. André Rouget, décédé en 2005, était un pacifiste, très engagé au sein du Service civil international et défenseur de l'objection de conscience[8],[9].

L’après-déportation : entre silence et témoignage[modifier | modifier le code]

Longtemps, comme nombre de déportés et de déportées, Noëlla Rouget ne va pas parler de sa déportation sinon avec ses camarades de l’ADIR, dont elle préside la délégation suisse. Comme d’autres, ce qu’elle avait à raconter était inaudible. Pourtant, en 1965, elle est amenée à témoigner devant la Cour de sûreté de l’État, lors du procès de Jacques Vasseur. Elle retrouve en effet, dans le box des accusés, celui auquel elle doit son arrestation et celle de son fiancé, plus tard fusillé. Souvent considéré comme le chef de la Gestapo française d’Angers, responsable de plusieurs assassinats et arrestations, il avait disparu à la fin de la guerre et était condamné à mort par contumace. Découvert et arrêté en 1962 à Lille où il s’était caché pendant dix-sept ans, il est rejugé en 1965, à Paris, devant la Cour de sûreté de l’État. Noëlla Rouget écrit le , une lettre au président du Tribunal, dans laquelle elle déclare : « Dans quelques jours, commencera la phase finale du procès : le réquisitoire et la condamnation. Cette condamnation risque d’être, je le crains, la peine capitale. Devant une telle éventualité je me sens tenue, en conscience, de vous exprimer ma pensée. Les horreurs vécues sous le régime concentrationnaire m’ont sensibilisée à jamais à tout ce qui peut porter atteinte à l’intégrité tant physique que morale de l’homme et j’ai rejoint les rangs de ceux (…) qui font campagne pour l’abolition de la peine de mort (…) ». Vasseur est condamné à mort. Noëlla Rouget demandera alors la grâce du condamné au général de Gaulle, président de la République, qui la lui accordera[1].

Dans les années 1980, devant la montée du négationnisme, y compris en Suisse, Noëlla Rouget va sortir de son silence. Ainsi lorsque Mariette Paschoud[10], enseignante d’histoire dans un gymnase (lycée) lausannois, en vient à nier publiquement les chambres à gaz, elle lui adresse une Lettre ouverte, dans la Gazette de Lausanne du [11], sous le titre « Croyez au moins en la parole des témoins » et dont voici la conclusion : « C’est avec une intense émotion que j’ai écrit ces lignes. Elles font resurgir en moi les instants dramatiques de la sélection (qui hante encore mes nuits) et font défiler en ma mémoire tant de visages amis emportés par les camions maudits. J’ai le pénible sentiment que par vos négations, mes infortunées camarades sont assassinées une seconde fois ». Cette lettre sera également publiée dans Voix et visages (n° 201, juillet-octobre 1986)[12], qui consacre plusieurs pages à L'affaire Roques et à L'affaire Paschoud ; ce numéro reprend également la réaction de Manou Kellerer (née Bernit à Niort en 1923), résistante et déportée établie à Lausanne, dont les deux parents étaient morts en déportation, et qui dit son indignation dans un courrier des lecteurs, publié au préalable dans le magazine suisse L'Hebdo (n° 33, 14 août 1986)[13].

Discours du 8 mai de Noëlla Rouget, Consulat de France, Genève.

Dès lors Noëlla Rouget va se mettre à témoigner, en particulier dans les écoles[14] et les paroisses, en Suisse, en Haute-Savoie et dans l'Ain. Elle fait ainsi siens les mots d'Albert Camus : « Qui répondrait en ce monde à la terrible obstination du crime si ce n'est l'obstination du témoignage »[15] . Noëlla Rouget a découpé et collé cette phrase dans un cahier qui se présente sous la forme d'un abécédaire personnel de citations reflétant ses convictions. Elle va, par ailleurs, pendant de très nombreuses années, tenir tous les des discours, devant le Consulat de France à Genève, dans lesquels elle exprime, avec talent, ses convictions humanistes.

Lors des obsèques de Geneviève de Gaulle-Anthonioz en 2002, c’est Noëlla Rouget qui lui rend hommage[16], au nom des camarades de l’ADIR, tant à l’église de Bossey (Haute-Savoie), qu’à Notre-Dame de Paris. Noëlla Rouget rend d’autres hommages à des amies, comme Paule de Schoulepnikoff[17].

Le 14 mai 2011, Noëlla Rouget signe l'Appel de Thorens-Glières avec d'anciennes et d'anciens résistantes et résistants, dont Marie-José Chombart de Lauwe, Stéphane Hessel, Raymond Aubrac, Daniel Cordier, un appel visant à remettre dans le débat public les principes du Conseil national de la Résistance[18].

Lors d’une rencontre avec des élèves de l’École internationale de Genève en 2013, Noëlla Rouget aura ces mots : « Quand je vous parle des souffrances que nous avons vécues à Ravensbrück, je parle pour prêcher la vigilance auprès des jeunes générations car si Auschwitz a été possible, Auschwitz est possible tant que règne dans le monde la haine de l'autre, le racisme et la haine »[19].

Le 15 juin 2016, Noëlla Rouget a dévoilé une plaque commémorative, devant le chalet La Gumfluh à Château-d'Œx[20], en hommage aux déportées accueillies dans ce chalet et aux personnes qui les y avaient reçues, entre septembre 1945 et avril 1946, dont Irène Gander-Dubuis dite « Mademoiselle Irène »[21].

Publications[modifier | modifier le code]

Articles, préface ou postface rédigés par Noëlla Rouget.

  • Noëlla Rouget-Peaudeau, « Le chemin du retour de Ravensbrück », Passé simple, mensuel romand d'histoire et d'archéologie, no 6,‎ , p. 12-13 (lire en ligne)
  • Noëlla Rouget, "Paule de Schoulepnikoff", Voix et visages, n° 243, janvier-février 1995, p. 3
  • Noëlla Rouget-Peaudeau, « Un bouquet en liberté pour notre Présidente », Voix et visages, no 279,‎ mars-avril 2002, p. 1
  • Irène Mathier, Charles Heimberg (avant-propos) et Noëlla Rouget (préface), Entre mémoire collective et mémoire familiale : l'héritage d'un trauma collectif lié à la violence totalitaire : étude exploratoire sur la transmission transgénérationnelle…, Genève, éditions IES, coll. « IES » (no 6), , 190 p. (ISBN 978-2-88224-074-3, lire en ligne), p. 7-8
  • Eric Monnier, Brigitte Exchaquet-Monnier et Noëlla Rouget (postface), Retour à la vie : l'accueil en Suisse romande d'anciennes déportées françaises de la Résistance, 1945-1947, Neuchâtel, Alphil, , 411 p. (ISBN 978-2-940489-50-3, présentation en ligne)

Décorations[modifier | modifier le code]

Noëlla Rouget a reçu la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance. Elle est Commandeur de la Légion d’honneur et Grand Officier de l’Ordre national du mérite.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monique Saigal, Héroïnes françaises, 1940-1945 : courage, force et ingéniosité, Monaco, éditions du Rocher, (ISBN 978-2-268-06438-3)
  • Eric Monnier et Brigitte Exchaquet-Monnier, Retour à la vie : l'accueil en Suisse romande d'anciennes déportées françaises de la Résistance, 1945-1947, Neuchâtel, Alphil, , 411 p. (ISBN 978-2-940489-50-3, présentation en ligne)
  • Sébastien Colson, « La précieuse parole de Noëlla Rouget, déportée 27 240 », Le Dauphiné,‎ (lire en ligne)
  • David Genillard, « Le chalet La Gumfluh a été le paradis après l’enfer », 24 heures,‎ (lire en ligne)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Noëlla Rouget : témoigner, un acte de résistance ! de Veronika Janjic, ARCHIPROD Collection vivante des productions vidéo de l'instruction publique à Genève, 2005, 1 DVD, 28 min. [voir en ligne]
  • La Gumfluh I : Mademoiselle Irène de Veronika Janjic, ARCHIPROD Collection vivante des productions vidéo de l'instruction publique à Genève, 2012, 1 DVD, 11 min. [voir en ligne]
  • La Gumfluh III : entretien avec Noëlla Rouget-Peaudeau de Ariane Exchaquet, Brigitte Exchaquet-Monnier, Eric Monnier, ARCHIPROD Collection vivante des productions vidéo de l'instruction publique à Genève, 2012, 1 DVD, 28 min. [voir en ligne]
  • Le retour à la vie : les déportées de Ravensbrück, un film de Sylvie Cozzolino, France 3 Rhône-Alpes, Les films du hasard, 2016, 52 min
  • Noëlla Rouget, de Petar Mitrovic, série One world, 17 min 33 [1]
  • Pour que l'histoire ne se répète pas : témoignage de Noëlla Rouget, interview par Sandrine Salerno, conseillère administrative de la Ville de Genève, 2011, 12 min 28 https://www.youtube.com/watch?v=57yU4cc9IiE

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Janjic 2005.
  2. Bertrand Gogendeau et Dominique Philippe, Angers, Honneur et Patrie : le réseau de résistance angevin dirigé par Victor Chatenay 1940-1944, Paris, L'Harmattan, , 155 p. (ISBN 978-2-343-04591-7).
  3. a, b et c Monnier et Exchaquet-Monnier 2013.
  4. Pierre-Emmanuel Dufayel, Un convoi de femmes : 1944-1945, Paris, Vendémiaire, , 221 p. (ISBN 978-2-36358-020-7).
  5. « Livre mémorial de la Fondation pour la mémoire de la déportation », sur http://www.bddm.org/liv/recherche.php (consulté le 11 juin 2018).
  6. « Noëlla Rouget - Emilie Tillion [propos recueillis par] l'association Aime le mot dit », sur Vimeo.com, (consulté le 11 juin 2018).
  7. Lettre datée du 9 avril 1945, du colonel Blanchard, directeur du Centre de séjour surveillé de la Chauvinerie à Poitiers au Préfet de la Vienne. Archives CICR
  8. « Local Group Geneva: Minutes, Reports, Circulars, Correspondence » (1951-1980) [un dossier]. Collection : Service civil international - International Archives; Cote : 30240.1. La Chaux-de-Fonds : Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds. (présentation en ligne). « Minutes, Reports, Circulars » (1973-2003) [un dossier]. Collection : Service civil international - International Archives; Cote : 30273.1. La Chaux-de-Fonds : Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds. (présentation en ligne).
  9. « André Rouget (1919 - 2005) » (1970-2005) [3 pièces]. Fonds : Archives CENAC; Cote : D.B.ROUGET. Lausanne : Centre pour l'action non-violente. (présentation en ligne).
  10. « L'affaire Paschoud », sur www.rts.ch (consulté le 18 juin 2018)
  11. « Croyez au moins en la parole des témoins », sur www.letempsarchives.ch, (consulté le 3 juin 2018).
  12. « Voix et visages, n° 201, juillet-octobre 1986 »
  13. « L'Hebdo, n° 33, 14 août 1986, rubrique Courrier », sur https://scriptorium.bcu-lausanne.ch
  14. « Noëlla Rouget, survivante d'un camp nazi », sur canalalpha.ch, (consulté le 12 juin 2018).
  15. Citation tirée de la préface au livre de Jacques Méry, Laissez passer mon peuple, Paris, Seuil, 1948 ; préface reprises dans : Albert Camus, Actuelles II : chroniques 1948-1953, Paris Gallimard, 1953.
  16. Noëlla Rouget, « Un bouquet en liberté pour notre Présidente », Voix et visage, no 279,‎ mars-avril 2002, p. 3 (lire en ligne).
  17. Textes publiés dans Voix et visages, le journal de l'ADIR. Paule (dite Paulette) de Schoulepnikoff : née Gouber à Anvers le , décédée à Lausanne le , déportée à Ravensbrück (27704), puis à Hannovre-Limmer, avant d'arriver, à l'issue d'une marche de la mort, à Bergen-Belsen où elle est libérée le . Noëlla Rouget, « Paule de Schoulepnikoff », Voix et visage, no 243,‎ janvier-février 1995, p. 3 (lire en ligne).
  18. « Appel d'anciens résistants aux jeunes générations », sur www.lemonde.fr,
  19. « Noëlla Rouget, résistante française déportée à Ravensbrück, rencontre les élèves de Genève », CICAD news, sur www.cicad.ch, Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation, (consulté le 13 juin 2018).
  20. « VD: à Château d’Oex, une plaque pour commémorer les survivantes des camps de la mort Nazis a été inaugurée (2 min. 16 s.) », sur www.rts.ch, RTS info , (consulté le 15 juin 2018)
  21. Eric Monnier et Brigitte Exchaquet-Monnier, « Une chaude atmosphère d'amitié », Le Patriote résistant, no 910,‎ juillet-août 2016, p. 7 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]