Beaune-la-Rolande (camp de transit)

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Camp d'internement de Beaune-la-Rolande
Bundesarchiv Bild 101I-250-0939-04A, Beaune-la-Rolande, Gefangene im Lager, Baracken.jpg
Baraques du camp de Beaune-la-Rolande en 1941
Présentation
Gestion
Date de création mai 1941
Date de fermeture octobre 1943
Victimes
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Loiret
Localité Beaune-la-Rolande
Coordonnées 48° 04′ 14″ nord, 2° 25′ 48″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Camp d'internement de Beaune-la-Rolande

Le camp de transit de Beaune-la-Rolande était un camp d'internement durant la Seconde Guerre mondiale situé dans la commune de Beaune-la-Rolande dans le département du Loiret (France).

Avec les camps de Pithiviers et de Jargeau, le camp de Beaune-la-Rolande était l'un des trois camps implantés dans le département du Loiret.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le camp de Beaune-la-Rolande se situe à environ 98 km au sud de Paris, 51 km au nord-est d'Orléans, 26 km au nord-ouest de Montargis et 19 km au sud-est de Pithiviers.

Historique[modifier | modifier le code]

Construit en 1939 pour y enfermer les futurs prisonniers de guerre allemands de la Seconde Guerre mondiale, ce camp servit par la suite aux Allemands, qui y ont regroupé des prisonniers de guerre français avant leur envoi en Allemagne.

Dès le et la Rafle du billet vert, le camp accueillit des Juifs étrangers arrêtés, en France occupée, par la police française, sur ordre des autorités allemandes nazis.

2 773 Juifs ont quitté Beaune-la-Rolande les 28 juin, 5 et 7 août, 23 septembre 1942, soit directement pour le camp d'Auschwitz, en Pologne, soit pour celui de Drancy, au nord-est de Paris.

Le a eu lieu la déportation en masse des enfants, en très grande majorité français, dont les parents avaient déjà été déportés (voir la Rafle du Vélodrome d'Hiver). Environ 1 500 enfants du camp de transit de Beaune-la-Rolande font partie du convoi no 20 qui les achemina à Drancy dans des conditions épouvantables.

Le camp a été fermé en [1] par Alois Brunner, envoyé en France par Adolf Eichmann pour assister le SS-Obersturmführer Heinz Röthke, successeur de Dannecker depuis le . Les internés ont été transférés à Drancy[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

Gendarme français en 1941 au camp de Beaune-la-Rolande.
Nombre d'internés par nationalité (en 1941).

Situé près du centre ville, le camp était placé sous la double responsabilité de la préfecture du Loiret et de l'autorité allemande. Des gendarmes français en assuraient la surveillance.

Il était composé de quatorze baraques, isolées par des barbelés renforcés par des miradors.

Il était possible, au départ, que les détenus reçoivent des visites et du courrier.

Les détenus étaient soit déportés directement vers les camps d'extermination dans le Gouvernement général de Pologne, soit dirigés vers le camp de Drancy en vue de leur déportation future.

Lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

L'allée principale du camp
  • En 1965, une stèle fut construite à la mémoire des Juifs internés. En 1989, elle fut remplacée par un monument de plus grande dimension ; abattu par la tempête, il fut redressé en 1990. Sur la stèle sont gravés les noms de Juifs internés dans le camp.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]