Ravensbrück

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Ravensbrück
Ravensbrück_Tor2.jpg
Vue extérieure du camp de Ravensbrück.
Présentation
Type Camp de concentration
Gestion
Date de création Mai 1939
Dirigé par Max Koegel
Fritz Suhren
Date de fermeture Avril 1945
Victimes
Type de détenus Femmes, enfants
Nombre de détenus 150 000
Morts 70 000 à 90 000
Géographie
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région Brandebourg
Commune d'Allemagne Ravensbrück
Coordonnées 53° 11′ 20″ nord, 13° 10′ 12″ est
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Ravensbrück

Ravensbrück est une ancienne commune d'Allemagne située à 80 km au nord de Berlin, où le régime nazi établit de 1939 à 1945 un camp de concentration spécialement réservé aux femmes, dans lequel vécurent aussi des enfants. Le camp fut construit sur les bords du lac Schwedtsee (en), en face de la ville de Fürstenberg/Havel, dont le territoire l'englobe depuis 1950, dans une zone de dunes et de marécages du nord du Brandebourg.

Historique[modifier | modifier le code]

Succédant en 1939 au camp de Lichtenburg, le camp de Ravensbrück devint rapidement le centre de détention de femmes le plus important du pays : au moins 132 000 femmes et enfants y furent déportés, dont 90 000 y furent assassinés.

Le camp était destiné en premier lieu aux détenues politiques - opposantes politiques, communistes, ou résistantes polonaises, allemandes, françaises, prisonnières de guerre russe - et en second lieu aux détenues raciales - Juives, Tsiganes, Roms. Il fournit en main-d'œuvre féminine l'ensemble des industries d'armement allemandes et les mines de sel, sur place ou au sein de l'une des 70 antennes disséminées de la mer Baltique à la Bavière. Une immense usine Siemens était voisine du camp et exploitait les prisonnières.

Les détenues provenaient de tous les pays d'Europe occupés par l'Allemagne, le plus grand groupe national étant composé de Polonaises.

À partir d', des hommes y furent également détenus, mais dans un camp annexe.

Photo aérienne du camp de Ravensbrück.
Plan du camp de Ravensbrück.
Un « block » d'internement du camp de Ravensbrück.

Détenues et détenus[modifier | modifier le code]

Femmes de Ravensbrück attendant d'être évacuées par la Croix-Rouge suédoise. La croix blanche sur leur dos indique qu'elles sont des prisonnières[a].

Les premières prisonnières, 974 dont au moins 137 Juives[2], furent transférées du camp de Lichtenburg en Saxe. À la fin de l'année 1942, la population carcérale passa à 10 000 détenues. Parmi elles, des enfants arrivés avec leurs mères juives ou roms, ou nés sur place. Leur nombre augmenta considérablement entre avril et  ; une première vague, composée d'enfants tziganes amenés avec leurs mères arriva après la fermeture du camp rom d'Auschwitz, suivie par les enfants polonais du ghetto de Varsovie après l'échec de l'insurrection, puis par ceux du ghetto de Budapest à la suite de la fermeture de ce dernier. La plupart moururent de dénutrition. Le nombre de prisonniers atteignit plus de 45 000 en

Les détenues portaient un triangle coloré selon leur catégorie, une lettre au centre indiquant leur nationalité : rouge pour les prisonnières politiques, jaune pour les Juives, vert pour les criminelles de droit commun, violet pour les Témoins de Jéhovah, noir pour les Tziganes et les prostituées, etc. Certaines eurent le crâne rasé à l'arrivée, ce qui ne fut toutefois jamais le cas des « aryennes ». En , toutes les détenues juives furent déportés à Auschwitz. En effet, Himmler a décidé de rendre les camps allemands Judenfrei, c'est-à-dire sans Juifs. En 1943, le camp accueillit des Juives de « sang mélé »[3]. À partir de 1944, des Juives hongroises y arrivèrent.

Une liste incomplète, établie par l'administration du camp, énumère 25 028 noms de femmes déportées à Ravensbrück. Elle comporte de 24,9 % de Polonaises, 19,9 % d'Allemandes, 15,1 % de Juives, 15 % de Russes, 7,3 % de Françaises, 5,4 % de Tziganes et 12,4 % d'autres origines, réparties dans les catégories suivantes : 83,54 % de politiques, 12,35 % d'anti-sociaux, 2,02 % de criminels, 1,11 % de Témoins de Jéhovah, 0,78 % de « hontes de la race » et 0,2 % d'autres cas. Cette liste est l'un des rares documents sauvés de la destruction qui précéda la fuite des SS devant les forces alliées par les Mury (en), un groupe clandestin de scoutes polonaises formé au camp dans le but de fournir de la nourriture et des soins médicaux aux détenues les plus faibles.

Le camp rassemblait plusieurs types de détenues :

Les prisonnières de Ravensbrück furent l'objet de sévices permanents, battues, astreintes au travail et assassinées lorsqu'elles n'en étaient plus capables, ou pour un acte de rébellion ou sans raison particulière. Les prisonnières jugées inaptes au travail étaient tuées par balle jusqu'en 1942. Après cette date, elles furent transférées à Auschwitz et vers d'autres centres d'extermination. Plusieurs furent exécutées à l'infirmerie du camp par injection létale.

À partir de l'été 1942, des expériences médicales furent menées sur au moins 86 détenues, dont 74 polonaises. La première série porte sur l'efficacité des sulfamides dans le traitement des blessés de guerre, la seconde sur la régénération des os, muscles et nerfs et la possibilité de transplanter des os. Cinq en moururent, six furent exécutées car souffrant de blessures non guéries et la plupart des survivantes gardèrent des séquelles à vie. Quatre d'entre elles témoignèrent lors du procès des médecins en 1946. En , entre 120 et 140 femmes tziganes furent stérilisées après s'être vu promettre la libération si elles consentaient à l'opération.

Les corps des détenues décédées étaient brûlés au crématorium situé près de Fürstenberg jusqu'en 1943, date à laquelle les autorités SS construisirent un four crématoire à proximité du camp.

À mesure que l'Armée rouge avançait en Pologne, les camps orientaux furent évacués (Treblinka, Maïdanek, Auschwitz). En janvier 1945, 8 000 prisonniers furent transférés d'Auschwitz à Ravensbrück. Dans le même temps, les responsables des camps orientaux furent mutés dans les camps plus à l'ouest, dont Ravensbrück, et y introduisirent la chambre à gaz et leurs techniques d'extermination. La mortalité s'amplifia effroyablement[5] :

  • En 1943 : 5 à 10 détenues périssaient chaque mois.
  • En 1944 : 160 à 180 détenues périssaient chaque mois.
  • Fin décembre 1944 et mois suivants : 40 à 60 détenues périrent chaque jour.

Plusieurs milliers de détenues furent exécutées juste avant la libération du camp en . Les derniers assassinats se produisirent le 25 avril, lorsque onze détenues employées au crématorium furent empoisonnées[6].

Quand l'Armée rouge arriva le , il ne restait que 3 500 femmes et 300 hommes non évacués. Les SS avaient entraîné les détenues capables de marcher, environ 20 000, dans une marche forcée vers le nord du Mecklembourg après en avoir confié 7 000 à des délégués de la Croix-Rouge suédoise et danoise. Ils furent interceptés après quelques heures par une unité d'éclaireurs russes. Au total, 123 000 femmes ont été déportées à Ravensbrück dont 18 500 Juives, en majorité hongroises[7].

Parmi les déportées[modifier | modifier le code]

Parmi les déportés[modifier | modifier le code]

  • Friedrich Brauner, résistant autrichien, arrêté par la Gestapo en 1940 puis transféré à Ravensbrück.
  • Jean Bréjaud, résistant français, déporté à Neuengamme en et mort à Ravensbrück le .
  • Otto Geßler, ancien ministre de la république de Weimar, interné entre 1944 et 1945.
  • Edmond Lailler, chef d'un réseau de la Résistance française, libéré en 1945 et mort peu après à Paris.
  • Pierre Ségala, résistant français arrêté avec son père par la Gestapo le à Cahors, libéré le .

Commandants du camp[modifier | modifier le code]

  • Max Koegel, officier SS Hauptsturmfuhrer, commandant du camp dès son ouverture le avec le transfert de 867 femmes depuis le camp de concentration de Lichtenburg, jusqu'en août 1942. Il dirige ensuite le camp d'extermination de Majdanek à côté de Lublin puis le camp de concentration de Flossenbürg. Il met fin à ses jours en prison, après sa capture en Bavière en juin 1946[16].
  • Fritz Suhren, officier SS, commandant du camp d'août 1942 à avril 1945. Sa politique est d'exterminer les femmes par le travail, les mauvais traitements et le moins de nourriture possible. Il met des prisonnières à disposition du médecin d'Himmler, le Dr Karl Gebhardt pour des expérimentations médicales, et des stérilisations de Tziganes. Après s'être échappé des mains des Américains et une longue fuite, il est capturé en 1949, jugé par un tribunal militaire français, puis exécuté, à proximité de Baden-Baden, le [17].

Autres responsables du camp[modifier | modifier le code]

Gardiennes[modifier | modifier le code]

À côté du personnel masculin, environ 150 femmes SS ont été assignées à la surveillance des détenues. Pendant les six ans de fonctionnement du camp, 4 000 surveillantes (Aufseherinnen) y ont été formées sous la responsabilité de :

Médecins[modifier | modifier le code]

La Kinderzimmer[modifier | modifier le code]

Les naissances d'enfants au camp étaient devenues incontrôlables en 1944 (auparavant les mères mouraient avant l'accouchement ou bien les bébés étaient tués) et c'est pourquoi la Kinderzimmer (chambre des enfants au bloc 11) fut créée afin de s'occuper des nouveau-nés avec la débâcle allemande de 1944. C'était une pièce avec deux lits de deux étages superposés, jusqu'à 40 bébés y furent couchés en travers des châlits. Pas d'hygiène, pas de couche, pas de biberon, pas de tétine, la solidarité du camp apportait un peu de linge, de petites bouteilles et du lait mais n'évite pas la disparition de presque tous les enfants. Sur 500 naissances consignées à Ravensbrück, une quarantaine d'enfants seulement ont survécu[18].

Il est difficile de dire combien d’entre eux sont nés en déportation, mais les travaux entrepris par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation a pu recenser 23 enfants français nés à Ravensbrück dont seulement trois ont survécu : Sylvie Aylmer (03/1945), Jean-Claude Passerat (11/1944), et Guy Poirot (03/1945).

Le camp d'Uckermark[modifier | modifier le code]

Ce camp, appelé dans le langage national-socialiste Camp de protection de la jeunesse (Jugendschutzlager), était un camp annexe de Ravensbrück, géré par le Reichskriminalpolizeiamt (de), le service central de police criminelle, sous contrôle du commandant de Ravensbrück. Il était situé à environ deux kilomètres du camp principal et comprenait une quinzaine de baraquements ainsi qu'un unique bâtiment administratif[19]. Il était soumis à la même administration que le camp pour femmes. Y furent été internées 1 200 jeunes femmes et adolescentes[20], classées comme « inadaptées à la communauté », « asociales » et « politiquement non fiables »[21], en fait pour des raisons raciales, religieuses et politiques[22].

À partir de 1944, le camp est vidé des 250 filles qui y restaient et change d’emploi : il est affecté aux détenues du camp principal[19]. On y envoyait les femmes de Ravensbrück,considérées trop faibles pour travailler par les SS, afin qu’elles puissent se « reposer ». En réalité, ce changement de camp signifiait l’extermination[23]. Dans ce camp, les détenues étaint privées de la moitié de leur ration alimentaire quotidienne voire de la totalité. De plus, elles étaient forcées à rester debout en plein air de 5 à 6 heures par jour. Environ 50 prisonnières y décèdaient quotidiennement. Outre la mort causée par ces conditions de détention, certaines femmes y furent fusillées et même assassinées en chambre à gaz[19].

Vie du camp[modifier | modifier le code]

Au-delà de l'organisation nazie encadrant la vie du camp, un autre encadrement, moins visible, se mit en place entre détenues, imposé par les militantes communistes, qui avaient droit de vie et de mort sur les autres prisonnières (selon le témoignage de la résistante française Geneviève Moreau, binôme de Denise Jacob au Maquis des Glières)[réf. nécessaire]. L'écrivain tchèque Milena Jesenská par exemple le subit, en refusant de s'y soumettre[24].

Bordels[modifier | modifier le code]

Des bordels étaient mis en place dans les camps de concentration de manière à augmenter la productivité des prisonniers. Cette méthode ne semble pas avoir changé quoi que ce soit au rythme de travail des déportés. Les femmes présentes dans ces bordels étaient ponctionnées dans le camp de Ravensbrück. Souvent polonaises ou hongroises, elles devaient partir pour une durée d'environ 6 mois vers d'autres camps. Il arrivait aussi, bien que plus rarement, que ces femmes se portassent volontaires. Elles espéraient ainsi augmenter leur chances de sortie du camp de concentration.

Libérations de déportées[modifier | modifier le code]

Le la Croix Rouge Suédoise emmèna 300 détenues françaises en Suède, échangées contre des prisonnières allemandes détenues par les troupes alliées[25].

Procès[modifier | modifier le code]

Sept procès pour crimes de guerre ont eu lieu de à , où comparurent des fonctionnaires et personnels du camp.

Fritz Suhren, commandant du camp, et Hans Pflaum, chargé de la main d'œuvre furent jugés par le tribunal supérieur de Rastatt chargés des criminels de guerre.

Mémorial[modifier | modifier le code]

Monument de Fritz Cremer devant le mur des Nations.

En 1959, le Mémorial national de Ravensbrück fut créé. Un musée a été aménagé dans les cellules d'internement d'origine. Il évoque avec réalisme le fonctionnement et la vie du camp. À côté, on peut voir les fours crématoires et le couloir des exécutions. Un monument commémoratif a été érigé sur la berge du lac.

L'art à Ravensbrück[modifier | modifier le code]

Certaines formes d'art se sont développées dans le camp de concentration de Ravensbrück, malgré les circonstances. Les quelques artistes les plus représentatives du camp ont été Violette Lecoq, France Audoul, Charlotte Delbo, Jeanne L'Herminier, Berika, Félicie Mertens, Aat Breur-Hibma et Germaine Tillion avec son opérette Le Verfügbar aux Enfers.

Témoignages écrits[modifier | modifier le code]

Œuvres littéraires ayant Ravensbrück pour cadre[modifier | modifier le code]

  • Valentine Goby, Kinderzimmer : roman, Arles, Actes Sud, , 221 p. (ISBN 978-2-330-02260-0, OCLC 966090843)
  • Stanislas Petrosky, Ravensbrück mon amour, Saint-Romain-de-Colbosc, L'Atelier Mosésu, , 221 p. (ISBN 979-10-92100-36-5, OCLC 908436225)
  • Chroniques de Francine R. - Résistante et déportée, -, bande dessinée de Boris Golzio (scénario et dessin), 136 pages, Glénat, 2018.
  • Martha Hall Kelly, « Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux »/2019 Charleston, 664p.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ravensbrück signifie « Pont de Raven ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Margarete Buber-Neumann écrit : « Les SS n'avaient pas de tissu pour confectionner des uniformes de prisonniers ; ils importaient à Ravensbrück des montagnes d'habits, de sous-vêtements, de chaussures de femmes gazées à l'Est […] Ces vêtements étaient triés puis on y découpait une croix et un tissu de couleur différente était cousu par-dessous. Les femmes erraient comme des moutons destinés à l'abattoir. Les croix étaient destinées à éviter les évasions. Plus tard, on simplifia en traçant les croix à la peinture blanche sur les vêtements[1] ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Margarete Buber-Neumann, Fånge hos Hitler och Stalin [« Prisonnière de Staline et d'Hitler : déportée à Ravensbrück, vol. II, Paris, Seuil, 1988 »], Stockholm, Natur & kultur, , p. 176.
  2. Georges Bensoussan (dir.), Jean-Marc Dreyfus (dir.), Édouard Husson (dir.) et al., Dictionnaire de la Shoah, Paris, Larousse, coll. « À présent », , 638 p. (ISBN 978-2-03-583781-3), p. 447.
  3. Dictionnaire de la Shoah, p. 447
  4. a et b Léon Duboin (1882-1943)
  5. Rapport du Major Steward au président du tribunal du procès Suhren-Pflaum, Centre des archives diplomatiques de La Courneuve, 1AJ/6340.
  6. Témoignage de Mina Lepadies au procès de Hambourg, cité par Germaine Tillion, Ravensbrück, Seuil, 1988, (ISBN 2-02-010157-2).
  7. Dictionnaire de la Shoah, p. 448
  8. Marc Fineltin, « Roubenne Madeleine », sur memoresist.org (consulté le ).
  9. [1]
  10. [2]
  11. a b c d e et f Centre des archives diplomatiques de La Courneuve, 1AJ/6340.
  12. Odette (1910-1990) Fabius, Un lever de soleil sur le Mecklembourg : mémoires : Odette Fabius, (lire en ligne)
  13. « La Suède accueille des déportées de Ravensbrück | LUTETIA, 1945 – LE RETOUR DES DÉPORTÉS », sur lutetia.info (consulté le )
  14. Les Français libres : Élise Berthe Mérit épouse Lelong
  15. Jacqueline Péry sur Mémoire et Espoirs de la Résistance
  16. « Ravensbrucke Concentration Camp http://www.HolocaustResearchProject.org », sur www.holocaustresearchproject.org (consulté le )
  17. Centre des archives diplomatiques de La Courneuve, 1AJ/6338-6344.
  18. Laure Adler, « Marie-Jo Chombart de Lauwe », sur France Culture, (consulté le ).
  19. a b et c Marcel Ruby, Le livre de la déportation, Paris, Éditions Robert Laffont, , 451 p., p. 228-229
  20. (de) Konstantin Kraft, « Jugend-KZ Uckermark vor 75 Jahren befreit », sur nordkurier.de,
  21. (de) Martin Guse, « Jugend-KZ Uckermark », sur bpb.de, (consulté le )
  22. (de) Jans Jacobus, « Jeweils am Samstag wurde das Lager „beliefert », sur neues-deutschland.de,
  23. JewishGen, « Ravensbrück (Allemagne) », (consulté le )
  24. Pierre Bayard, Aurais-je été résistant ou bourreau, Paris, Les Éditions de Minuit, , 158 p. (ISBN 978-2-7073-2277-7, OCLC 851910452), p. 116.
  25. Denise Guillemin Ducruet, 1968

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]