Louis Dupiech

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Louis Dupiech
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Louis Dupiech (1900-1945) est un haut fonctionnaire et résistant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Tarn-et-Garonne, Louis Dupiech commence sa carrière administrative dans l'Enregistrement, puis, de 1926 à 1929, comme chef de cabinet du préfet de l'Aude, Après une longue interruption due à son état de santé et un assez bref retour à son administration d’origine, il revient définitivement à la carrière préfectorale en janvier 1936 en qualité de chef de cabinet du préfet du Cher, puis de la Vienne.

Durant l’offensive nazie de mai 1940, il est secrétaire général de la Seine-et-Marne. Il deviendra sous-préfet de Cherbourg en 1942, avant d'être nommé le 23 mai de la même année préfet de la Meuse.

Il défend ses convictions républicaines et se fait un devoir de toujours garder le contact avec les anciens élus de son département. Le , il est nommé préfet du Finistère. C'est sans doute à cette époque qu'il adhère à la Résistance.

En liaison avec les organisations de la Résistance, il protège des liaisons avec l'Angleterre par bateau et avion, aidant à soustraire aux Allemands de nombreux fugitifs. Les réunions clandestines se tiennent à la Préfecture dans ses appartements privés. C'est d'ailleurs là qu'il cache les plans secrets établis en vue de la libération du département. Tous les mois, il adresse des rapports au gouvernement d'Alger.

Nommé Préfet de l'Aveyron le , il prend immédiatement contact avec les organisations de résistance locales : Noyautage des administrations publiques (NAP), Armée secrète (AS), dont il devient l’un des principaux chefs.

Organisateur des parachutages, il alerte lui-même le maquis lorsqu'il est prévenu d'une action répressive grâce aux interprètes qu'il a placés à la Feldkommandantur.

Il est désigné par le CFLN d'Alger comme Préfet de la Libération pour son département. Mais les Allemands, avertis de cette nomination, l'arrêtent le 14 mai 1944.

Interné à Royallieu, près de Complègne. Il est mis au secret et quotidiennement torturé pendant plusieurs semaines. En juillet, il est déporté à Neuengamme et affecté au kommando de Farge, près de Brême.

Travaillant aux constructions de la base maritime, les pieds dans l’eau, vêtu de son seul sarrau de bagnard malgré le climat humide et glacial, il reste un exemple de dignité et de tenue pour ses camarades et notamment, pour les jeunes résistants bretons déportés qui l'ont reconnu et acclamé à son arrivée. Atteint d'une grave phlébite et sauvé par le dévouement des médecins et infirmiers français du camp, il doit repartir, à peine remis, pour Neuengamme et de là pour Lübeck, lorsque les armées alliées approchent de Brème.

Embarqué avec 12 000 détenus, il disparaît le avec le naufrage du Thielbek exposé volontairement par les Allemands aux coups de l'aviation alliée[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Une rue pour Louis Dupiech, in: La Dépêche du Midi, 20 novembre 1998[2]
  • Dictionnaire biographique des préfets (septembre 1870-mai 1982)[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Dépêche du Midi, op.cit.
  2. [1]
  3. [2]