Louis Dupiech

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Louis Dupiech
Description de l'image Louis_Dupiech.jpg.
Naissance
Castelsagrat, Tarn-et-Garonne, France
Décès
Nationalité France Français
Profession
Activité principale


Louis Dupiech né le 14 août 1900 à Castelsagrat et mort le 3 mai 1945, en déportation, est un haut-fonctionnaire et résistant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Louis Dupiech naît le 14 août 1900 à Castelsagrat (Tarn-et-Garonne) chez son grand-père maternel Jean Maxes, cordonnier. La Famille Dupiech est originaire de Castelnau-d'Estrétéfonds[1]. Son père, François Dupiech est maire de Castelsagrat, directeur et instituteur à l'école du village. Sa mère est Ida Catherine Maxès. Après avoir obtenu une Licence en droit à la Faculté de droit de Toulouse il épouse Ida Jeanne Germaine Serres le 29 février 1924 à La-française (Tarn-et-Garonne) avec laquelle il aura un fils, Guy Dupiech[2], lui-même préfet et haut-fonctionnaire.

Résistance[modifier | modifier le code]

Louis Dupiech, préfet

Déportation[modifier | modifier le code]

Le 11 mai 1944 à Paris, le chef national du NAP est arrêté. La Gestapo retrouve la liste des préfets dont la nomination à la Libération est prévue par le CFLN. Louis Dupiech y figure. Le dimanche 14 mai, fête de Jeanne d’Arc, tout juste sorti de la messe, il est arrêté par la Gestapo[3]. Il est d'abord conduit à Montpellier, puis au camp de Royallieu de Compiègne où pendant huit semaines, il est interrogé et torturé. Il quitte Compiègne le 16 juillet, avec un convoi de déportés pour le camp de Neuengamme en Allemagne où il arrive le 18 juillet. Refusant le statut de « personnalité otage », statut qui l’aurait dispensé des contraintes et du travail forcé, il est affecté au Kommando de Bremen-Farge, où les détenus sont employés à la construction d’un immense bunker pour sous-marins. Travaillant les pieds dans l’eau, vêtu de son seul sarrau de bagnard malgré le climat humide et glacial, il reste un exemple de dignité et de tenue pour ses camarades et notamment, pour les jeunes résistants bretons déportés qui l’ont reconnu et acclamé à son arrivée. En avril 1945, en raison de l'avance des armées alliée, à peine remis d'une grave phlébite, il doit repartir pour Neuengamme. L’évacuation du camp central et des Kommandos extérieurs décidée, les détenus entament une « marche de la mort » forcée, qui les conduit vers la baie de Lübeck.

Emplacement du Cap Arcona lors de son naufrage dans la baie de Lübeck

Les prisonniers qui y parviennent sont entassés par milliers dans les cales de plusieurs cargos, dont le « Cap Arcona », le « Deutschland IV » et le « Thielbek », à bord duquel prend place Louis Dupiech. Les navires sont alors exposés volontairement aux coups de l’aviation britannique. Le 3 mai 1945, le cargo est bombardé par la Royal Air Force, et disparaît dans les eaux sombres de la mer baltique, emportant avec lui la quasi totalité des déportés enfermés dans ses cales, dont Louis Dupiech[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Louis DUPIECH - Déporté politique - 1944 », sur memorialcastelsagrat.blogspot.fr (consulté le 2 mai 2018)
  2. « Biographie Guy Dupiech Préfet », sur www.whoswho.fr (consulté le 2 mai 2018)
  3. « Une rue pour Louis Dupiech », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  4. « Document d'archives: DUPIECH, Louis | Né à Castelsagrat (Tarn-et-Garonne) de François et d'Ida Maxès. Marié à La-française (Tarn-et-Garonne) le 29 février 1924 à Marie Jeanne Germaine Serres ( ?), morte en 1988. Mort en déportation. Enfant. Guy né à Carcassonne (Aude) le 11 mars 1928, S.P. marié à Anne Marie Boyer le 25 octobre 1957. - Licence en droit. S.M. 7 octobre 1923-1er octobre 1924. Résistance : O.R.A. dans le Finistère. - Surnuméraire de l'enregistrement, 30 novembre 1920 ; à Oran en 1923 ; receveur, 14 juin 1924 ; receveur rédacteur, 24 décembre 1925.Détaché dans les fonctions de C.C. du préfet de l'Aude, 3 novembre 1926/à c. du 1 er . Démission (santé), 1er janvier 1929 ; réintégré dans l'enregistrement, 8 août 1934 ; receveur (2e ), receveur contrôleur, 8 août 1935.Détaché dans les fonctions de C.C. de Moulonguet, préfet du Cher, 5/5 janvier 1936, de la Vienne, 16 octobre 1936. S.G. de la Drôme (3 e ), 22 mai/13 juin 1937 ; S.P. de Condom (3 e ), 24 juin/16 juillet 1939 ; S.G. de Seine-et-Marne (2 e ), 30 octobre/16 novembre 1940 ; de Cherbourg (h. cl.), 15 avril/11 mai 1942. Préfet de la Meuse (3 e ), 23 mai/16 juin 1942 ; du Finistère (2 e ), 20 juillet/1 er août 1943 ; de l'Aveyron (2 e ), 24 janvier/6 février 1944 . Arrêté par la Gestapo le 14 mai, transféré à Montpellier, Compiègne (Royallieu), Neuengamme, 16 juillet, Bremen-Farge, 20 août, Neuengamme, 6 avril 1945, Travemünde, 30 avril ; périt en mer le 3 mai dans le bombardement par l'aviation britannique d'un navire où sont entassés "des détenus français surveillés par les S.S." Disponibilité exceptionnelle, 16/17 juillet 1944 ; expectative, 25 mars 1945/à c. du 1er . L.H. à titre posthume en 1950. -Vivre en Rouergue , été 1982 etAdministration , avril 1989 : art. du chanoine A. Foucras. », FranceArchives,‎ (lire en ligne)