André Clavé

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André Clavé
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Fonctions
Directeur du Centre National Dramatique de l'Est (CDE) à Colmar, futur TNS

Mai 1947 - Décembre 1952


Directeur du Studio-École de l'Ocora

1955 - 1970
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Acteur, metteur en scène, directeur de théâtre, résistant, personnalité de la radioVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

CDE à Colmar (futur TNS) Studio-École (Sorafom, puis Ocora) ORTF

Ina

André Clavé, né le 19 juin 1916[1] à Bordeaux et mort le 1er juin 1981[1] à Marnes-la-Coquette[1], est un acteur, metteur en scène, directeur de théâtre et résistant français.

« Le témoignage du talent est bien sommaire, seul le message humain est important[2]. »

— André Clavé


Biographie[modifier | modifier le code]

Il réalise ses premiers spectacles à l'âge de quinze ans, avec des amis de son quartier et du lycée Lonchamps, à Bordeaux. Avant la guerre, il fonde, en 1936, la compagnie des Comédiens de la Roulotte avec Geneviève Wronecki-Kellershohn, Jean Desailly[3], tout jeune amateur débutant. Ils sont rejoints, en septembre 1940 par François Darbon, et en février 1941, par Jean Vilar, qui accepte de venir à La Roulotte « simplement en tant qu'auteur »[4],[5], ainsi qu'Hélène Gerber tous deux élèves de Charles Dullin .

« Qu'André Clavé, jeune patron de La Roulotte, m'ait par sa gentillesse (et ses camarades par leur attitude saine et réaliste) tiré de l'Acropole dorée et illusoire où je cogitais, n'a pas été sans changer absolument ma façon de voir la scène, n'a pas été sans m'incliner et violemment, cruellement, à une vue plus simple, plus réaliste du problème posé, de la question que je me posais, et qu'à la vérité je me pose toujours: "mais bon Dieu ! à quoi sert donc ce petit monstre : la mise en scène ?"[6] »

— Jean Vilar

En octobre 1940, André Clavé est engagé par Pierre Schaeffer pour s'occuper des Maîtrises de Jeune France[7], pour la zone occupée, et grâce à son soutien financier, la troupe part en tournée théâtrale dans l'ouest et le centre du pays (Anjou, Sarthe et Mayenne), en été 1941. Le mouvement Jeune France est mis en place par Schaeffer et Emmanuel Mounier. Véritable préfiguration d'un ministère de la culture à venir, et rêvé par Jean Zay avant guerre, elle tire ses financements du régime de Vichy pendant dix-huit mois (de novembre 1940 à mars 1942), le temps que le pouvoir s'aperçoive que ses propres objectifs ne sont pas suivis[8]. Dans ce mouvement, naîtront de très nombreuses vocations de résistants.

André Clavé, à Paris, au siège des Éditions du Seuil, rue des Poitevins, puis rue Jean Mermoz, organise son temps entre les répétitions de la troupe et son activité pour Jeune France. Son travail consiste à accueillir des auteurs, des metteurs en scènes, des comédiens, à les mettre en relation les uns avec les autres, à présélectionner les manuscrits qui arrivent, à organiser des tournées théâtrales avec d'autres compagnies, mais en veillant soigneusement à ne jamais favoriser sa propre troupe, à « recruter et former des moniteurs dont la mission était d'élever le niveau culturel de la France »[9]. Certains comédiens de La Roulotte sont embauchés par Schaeffer, pour des tâches diverses. Vilar, est engagé en tant que lecteur, adaptateur et auteur, Geneviève Wronecki comme assistante de la direction.

En 1941, Clavé réussira à faire monter sur les planches Jean Vilar, pour la toute première fois, pour remplacer un comédien dans le rôle de Monsieur de Sottenville[4], dans Georges Dandin de Molière, « il avait été d'une énorme drôlerie, mais cela n'avait pas réussi à le décider » à poursuivre. « Pour arriver à (ses) fins, » Clavé commande à Vilar une pièce, à condition qu'il la joue et la mette en scène : La farce des filles à Marier[10]. « Ce fut un triomphe » écrit Clavé dans son hommage à Vilar, après sa disparition, en 1971[11].

Cette année-là, il épouse Monique Charton, avec qui il aura six enfants.

À Jeune France, il rencontre, outre Schaeffer, notamment Paul Flamand, Jeanne Laurent, des personnalités du théâtre Jean Dasté, Fernand Ledoux, Raymond Rouleau, Pierre Fresnay, Jean-Marie Serreau, Jean-Louis Barrault, des peintres Jean Bazaine, Alfred Manessier...

Après la dissolution de Jeune France, La Roulotte prépare, pour l'été 1942, une tournée en Bretagne (excellente), puis en Anjou, Sarthe et Mayenne (catastrophique).

En septembre 1942, il rencontre par hasard son ancien camarade de l'armée de l'air Pierre Sudreau[12]. Il devient son adjoint, dans le réseau de résistance Brutus[13]. Ce réseau de renseignements créé par Pierre Fourcaud, futur Compagnon de la Libération, et son frère Jean, dit Boris, dès 1940, sous le nom de Froment ; après l'arrestation puis l'évasion des deux frères, le réseau est repris par André Boyer, également futur Compagnon de la Libération mais à titre posthume, et son associé avocat, Gaston Defferre, sous le nom de Brutus. Clavé poursuit, jusqu'en juillet 1943, sa double activité jusqu'au moment où le danger étant trop grand, il quitte le théâtre, qui était devenu sa "couverture", et se consacre à plein temps aux Forces Françaises Combattantes.

Il prend la succession de Sudreau après l'arrestation de celui-ci par la Gestapo, avant d'être lui-même arrêté, le 8 décembre 1943, avec André Boyer, alors grand chef du réseau. Ils sont tous les deux trahis, ainsi que les trois quarts du réseau, par un agent infiltré de l'Abwehr (agent double depuis 1936, noms de code "Carré" et "Cosinus"), dans un café de la rue Saint-Honoré, à Paris. Il sera lui-même éliminé grâce à un stratagème monté, durant trois mois, par Etienne Bauer (1918-1997)[14], du réseau Libération-Sud. "Interrogé", Clavé est incarcéré cinq mois à la prison de Fresnes, puis interné, le 4 mai 1944, au Camp de Royallieu-Compiègne (Oise). Il y retrouve Pierre Sudreau et André Boyer, y rencontre André Schock[15], futur Compagnon de la Libération. Ils partent le 12 mai dans des wagons à bestiaux (entassés 56 heures, à 110 personnes pour 40 "places", sans boire ni manger et une tentative d'évasion avortée, sous une chaleur torride, côtoyant décès et folie) pour être déportés dans le camp de Buchenwald (le 14 mai), puis transférés au camp de Dora-Harzungen[16], dans lequel Wernher Von Braun, en uniforme nazi, dirige la fabrication des missiles V2. André Clavé y reste, esclave des nazis, à creuser des tunnels, à subir brimades, insultes, coups et expériences médicales inhumaines, pour une "nourriture" inadaptée et insuffisante, jusqu'à "l'évacuation" du camps, le 4 avril 1945[17]. Les déportés constituent alors une réserve d'otages pour leurs gardiens en déroute, pris en tenaille entre américains et soviétiques. Ce sont les "Colonnes de la mort"[18], dans lesquelles, les plus faibles sont abattus sans pitié. Lors de cette marche forcée de ces êtres décharnés, André Clavé s'évade avec trois compagnons, dont René Haentjens[19],[20]. Ils errent en Allemagne pendant un mois, et sont rapatriés en France, le 14 mai 1945, accueillis, comme tous les déportés, à l'Hôtel Lutétia, à Paris.

En 1946, avec l'avènement de la Quatrième République, Jeanne Laurent, sur les conseils de Maurice Jacquemont, demande à André Clavé de reconstituer sa compagnie de la Roulotte et le charge de faire des tournées de préfiguration en Alsace et en Lorraine. Elle le nomme ensuite, le , à la direction du Centre national dramatique de l'Est (CDE)[21], à Colmar (qui deviendra plus tard le TNS, Théâtre National de Strasbourg), où il remplace Roland Piétri nommé pour la première saison. Il y diffuse les principes de la décentralisation théâtrale, en faisant jouer répertoire classique, dramaturges étrangers et auteurs contemporains, et ce à travers 5 départements. Joseph Rey, maire de Colmar pendant trente ans à partir de 1947, est président du Syndicat Intercommunal (Strasbourg, Nancy, Metz, Mulhouse, Colmar) et du CDE. André Clavé accepte un cahier des charges extrêmement lourd et contraignant, avec l'obligation de monter entre dix et treize spectacles par an, dont huit nouveaux[22]. S'ajouteront des activités complémentaires : la formation des comédiens, l'aide aux troupes d'amateurs, l'animation du ciné-club, les conférences, les lectures publiques, les émissions de radio, les animations dans les établissements scolaires, ... Le déménagement à Strasbourg du CDE avait été programmé, dès 1947. L'architecte Pierre Sonrel[23], grand connaisseur de l'architecture des théâtres, travaille avec André Clavé sur la construction du nouveau bâtiment.

Michel Saint-Denis le remplace à la direction artistique le [24]. C'est lui qui participera à la finalisation des plans en y mettant toutes ses expériences passées à Londres avec l’Old Vic Theatre, qu'il a fondé en 1947 et dirigé jusqu'à sa fermeture en 1952.

De 1953 à 1955, il montera une nouvelle troupe avec son ami François Darbon, et sept comédiens avec qui ils ont travaillé au CDE. La Compagnie Clavé-Darbon reprendra avec l'autorisation bienveillante de Jeanne Laurent, la Puissance et la Gloire de Graham Greene, dernier spectacle du CDE. La troupe se produira à Paris et en Allemagne. Clavé, avec Alain Cuny, Lila Kedrova, Yvonne Clech, Jean Bolo, fera une tournée de trois mois et demi au Canada (sans Darbon retenu à Paris) dans les premiers mois de 1954. A la fin de cette années, les dettes s'accumulant, Clavé est obligé de mettre une fin définitive à sa vie d'homme de théâtre. Mais, il réussira à mettre à profit son expérience d'homme de troupe (théâtrale) dans d'autres circonstances inattendues.

En 1955, André Clavé participe auprès de Pierre Schaeffer, directeur de la Sorafom, future Ocora[25], au Studio-école de la Radiodiffusion française pour une série de conférences, notamment sur l'univers concentrationnaire, conférence déjà commandée au Canada, devant un public incrédule puis effondré, et dans laquelle il parle de son expérience des camps nazis. Il remplacera Pierre Schaeffer à la direction de l'école, avant que ce dernier ne soit remplacé à la tête de la Sorafom en 1957. Clavé restera directeur pendant 15 ans.

Pour le créateur du Studio-école, Schaeffer, il s'agissait de préparer la décolonisation inéluctable en formant des animateurs de radio (plus tard de télévision), des techniciens et des opérateurs africains, et donner ainsi aux pays de l'Afrique francophone les moyens de leur indépendance. Une mission préalable, dans les colonies en 1952, lui avait révélé des pays exsangues en matière de création, d'information et de diffusion radiophoniques, à l'exception des stations de Dakar (Sénégal) et de Tananarive (Madagascar). Outre l'équipe de base (Françoise Cordier, Christiane Lefebure, Jean Maigne et André Schock), André Clavé s'entourera d'une équipe exceptionnelle d'instructeurs (enseignants), spécialistes de la Radio de l'époque et de la télévision naissante : Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet, Roland Dhordain, Joseph Pasteur, Georges Suffert, Marc Paillet, Suzanne Bordenave, José Arthur, Pierre Bouteiller, Georges Godebert, François Billetdoux, Michel Bourigaud, André Clergeat, Bernard Spehner, Claude Imbert, Pierre-André Boutang, Albert Laracine, Pierre Bonte, Pierre Dunoyer de Segonzac (dit "Vieux Chef"), Yves Guilles des Buttes, Jacques Rabemananjara (homme politique malgache, l'un des pères de l'indépendance de Madagascar et poète), ... François Darbon, toujours comédien, s'occupera de former les animateurs à la diction. Parmi les stagiaires, citons Guy Bikouta-Menga (Congo-Brazzaville, promo 61 et 63), Henri Mendy (Sénégal, promo 57), Fawzia Sabit-Treguer (Tchad, promo 63), André Mukendi (Zaïre, 67), Thiémoko Makalou (Mali, 67), Jocelyn Rafidinarivo (Madagascar, 59) et dans les premières promotions, quelques français Guy Breton (Promo 56), qui prendra la succession de Clavé avant la fin de l'école, Guy Robert (promo 57), Nadine Lefébure (promo 57), et tant d'autres...

Dès 1955, le Studio-école crée la première radio locale officielle - Radio Maison-laffitte - à la demande de son directeur et avec Pierre Desgraupes, Roland Dhordain et Joseph Pasteur. Les stagiaires africains mettent sur les ondes (avec la préparation, l'animation, les reportages, les techniques, ...), à l'aide de leurs professeurs, des reportages sur la vie locale. Dans le cadre de l'école, ils réalisent de très nombreuses émissions sur les modèles nationaux, mais avec une liberté de ton rafraichissante[26]. Les bandes magnétiques de la plupart de ces émissions seront lamentablement brûlées, par les liquidateurs de l'école. Seules quelques unes ont été sauvées.

En 1959, il épouse, en seconde noce Francine Galliard-Risler, décoratrice de théâtre qui a débuté, en 1947, avec Charles Dullin avant d'intégrer le Centre dramatique de l'Est la même année. Ils auront, ensemble, deux enfants, en 1960 et 1962.

En février 1969, Serge Antoine, alors à la DATAR, demande à André Clavé de l'aider à imaginer un Centre de réflexion sur le futur, dans la Saline royale d'Arc-et-Senans construite par l'architecte Claude-Nicolas Ledoux en 1774, alors en ruine, et aujourd'hui inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Il en deviendra le premier directeur pendant la première année, le temps de trouver un remplaçant.

En novembre 1969, alors que la direction de l'Ocora, dont le Studio-École dépend, décide de le saborder, Pierre Schaeffer le rappelle auprès de lui comme adjoint du Service de la recherche de la RTF[27] (puis de l'ORTF) qu'il dirige. Il y restera jusqu'en 1974, année de la disparition de l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française) qui aura eu 10 ans d'existence. Schaeffer propose un projet de sauvetage de la recherche radiophonique et télévisuelle, des archives et de la recherche musicale, qui avaient été oubliées lors du démantèlement de l'Office. Ce projet, défendu par un jeune parlementaire, Jean-Pierre Chevènement, donnera naissance à l'INA. Alors que Schaeffer est écarté de la direction de cette nouvelle institution qu'il a fait naître, André Clavé refuse, par fidélité et solidarité avec lui, un poste de conseiller auprès du président.

En 1975, il dirige une mission constituée par le Ministère de la Coopération, la MITIC (Mission technique d'information et de coopération), pour laquelle il effectuera de nombreux voyages en Afrique, jusqu'à sa dissolution fin 1976.

En 1977, il devient administrateur à l'INA, poste, dont il se détache parfois, lui permettant de participer à des projets variés et ambitieux : la Cellule d'Études Prospectives de Radio-France / INA, avec François Billetdoux ; Telequal, avec Georges Suffert ; ANTELIM, avec Marie et Yves Legall.

André Clavé meurt le 1er juin 1981 d'un cancer du poumon, à l'hôpital militaire Percy, à Clamart. Il est inhumé le 4 juin au cimetière de Marnes-la-Coquette.

Hommages[modifier | modifier le code]

Il reçoit :

Il est nommé :


  • En 1974, il est élu à l'unanimité, membre de la Commission française de l'UNESCO pour l’Éducation, la Science et la Culture.
  • En 1997, à l'occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de la décentralisation théâtrale, Pierre Barrat, directeur de l'Atelier du Rhin, actuelle Comédie de l'Est, inaugure la Cour André Clavé. Une exposition sur son œuvre est présentée pour la circonstance par Francine Galliard-Risler[28].
  • En 2017, à l'occasion de la célébration des 70 ans de la décentralisation théâtrale, Guy-Pierre Couleau, directeur de la Comédie de l'Est de juillet 2008 à décembre 2018, se voit prêter la même exposition (André Clavé, théâtre et résistances, utopies et réalités) ; elle est inaugurée par Madame Brigitte Klinkert, (petite fille de Joseph Rey, maire de Colmar - 1947-1977), présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin. Pour cette occasion, Guy-Pierre Couleau écrit, joue et met en scène un spectacle sur les débuts de la décentralisation théâtrale à Colmar, avec tous les acteurs de ces premiers moments[29].

Réalisations[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Télévision - Théâtre filmé[modifier | modifier le code]

Exposition[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Gontard, La décentralisation théâtrale en France, 1895-1952, Paris, Société d’édition d’enseignement supérieur, 1973
  • Véronique Chabrol, Jeune France, une expérience de recherche et de décentralisation culturelle (novembre 1940 / mars 1942), thèse pour l'Université de Paris III, 1974
  • Jean Vilar, Le théâtre, service public, Gallimard, nrf, Pratique du théâtre, Paris, 1975
  • Jean Mialet, La haine et le Pardon - Le Déporté, Robert Laffont, Paris, 1997 (Fayard, Paris, 1981, sous le titre : Le Déporté)
  • Geneviève Latour, Petites Scènes... Grand Théâtre. Le théâtre de création de 1944 à 1960, Délégation à l'action artistique de Paris, Société des auteurs et compositeurs dramatiques, avec le Bureau des bibliothèques et du livre, Paris, 1986[33]
  • Joseph Rovan, Contes de Dachau, Julliard, Paris, 1987, et Seuil, Paris, 1993
  • Michel Corvin, « André Clavé », extrait de Les directeurs du Théâtre national de Strasbourg, site du TNS
  • Jean Vilar, Jean Vilar par lui-même, Association pour une Fondation Jean Vilar, Avignon, 1991
  • Jean Mialet (président du Comité européen de Dora-Mittelbau), « Génie technologique et barbarie revenue », lettre parue dans Le Monde, 10 octobre 1992
  • René Haentjens, Au-delà de l'imaginable, un saint-cyrien dans la résistance et la déportation , Les Éditions l'Interligne, 1993, Vanier, Canada
  • Francine Galliard-Risler, André Clavé, début d’un parcours théâtral, texte et illustrations de FGR in Revue d’histoire du Théâtre[34] 1995 – 2, No 186
  • Geneviève Latour, Le théâtre, reflet de la IVème République, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, 1995
  • Simone Valère, Jean Desailly (avec J.M. Loubier), Un destin pour deux, Ramsay, Paris, 1996
  • Jean-Pierre Rioux (dirigé par) La Vie culturelle sous Vichy, Éditions Complexe, Coll. Questions Au 20e Siècle, 1999, contribution de Véronique Chabrol sur Jeune France : L'ambition de Jeune France
  • Francine Galliard-Risler, André Clavé : Théâtre et Résistance – Utopies et Réalités, A.A.A.C., Paris, 1998 – Ouvrage collectif écrit et dirigé par FGR, avec de très nombreux témoignages enregistrés et retranscrits – Préface de Jean-Noël Jeanneney - Épilogue de Pierre Schaeffer
  • André Sellier, Histoire du camp de Dora, éditions de La Découverte, Paris, 1998
  • Pierre Sudreau, Au-delà de toutes les frontières, 1991 ; 2e édition complétée : éditions Odile Jacob, 2002
  • Christiane Rimbaud, Pierre Sudreau, Le Cherche Midi, 2004
  • Pierre Saint-Macary, Mauthausen : percer l'oubli, éditions de L'Harmattan,coll. Mémoires du XXè siècle, Paris 2003
  • Francine Galliard-Risler, Dora-Harzungen, la marche de la mort, Éditions Alan Sutton, St-Cyr-sur-Loire, 2005 – Ouvrage collectif dirigé par FGR – Préface de Pierre Sudreau – Introduction d’Alfred Jahn – Témoignages d'André Clavé, de René Haenjens, Wolf Wexler, préface de Pierre Sudreau, Jean Mialet – Évocation du réseau Brutus de la Résistance intérieure française ; ouvrage traduit et publié en Allemagne en 2015 sous le titre Todesmarsch in die Freiheit
  • Francine Galliard-Risler, Todesmarsch in die Freiheit - durch den Harz, Iatros Verlag, 2015 – Traduction de Dora-Harzungen, la marche de la mort de FGR, Éditions Alan Sutton, St-Cyr-sur-Loire, 2005, traductrices (Überstzung) Helga Dahl-Dupont et Isabelle George
  • Jocelyne Tournet-Lammer, Sur les traces de Pierre Schaeffer. Archives 1942-1995, avec des illustrations de Francine Galliard-Risler, Paris, Ina, La Documentation française, coll. « Fenêtre sur les archives de l’Ina », 2006
  • Jean-Marc Binot et Bernard Boyer, Nom de code : Brutus. Histoire d'un réseau de la France libre, Fayard, 2007
  • Claire Andrieu et Michel Margairaz (dir.), Pierre Sudreau. 1919-2012. Engagé, technocrate, homme d’influence, Presses universitaires de Rennes, 2017, (ISBN 978-2-7535-5266-1)
  • Valérie Freund, Un regard sur André Clavé, Dernières Nouvelles d’Alsace, le 29 septembre 2017, article sur l’exposition ‘’André Clavé, théâtre et résistances, utopies et réalités’’ (réalisée par FGR en 1997) à la Comédie de l'Est de Colmar, sur la décentralisation théâtrale notamment pour les 70 ans de la décentralisation théâtrale

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c notice BnF no FRBNF13507227
  2. Francine Galliard-Risler, André Clavé : Théâtre et Résistance – Utopies et Réalités, A.A.A.C., Paris, 1998 - p. 175
  3. Jean Desailly, Un destin pour deux, Ramsay, Paris, 1996 - p. 31 - « Autant qu'il m'en souvienne, c'est dans une salle des fêtes du XIVe arrondissement de Paris que je fis mes débuts sur les planches, sous les auspices de Molière et d'André Clavé. André était un esprit de qualité, ses indications étaient toujours d'une grande justesse, exempte de cabotinage. Il savait créer et entretenir un esprit, une harmonie dans sa troupe. Sa convivialité était appréciée de tous ».
  4. a et b Francine Galliard-Risler, André Clavé : Théâtre et Résistance – Utopies et Réalités, A.A.A.C., Paris, 1998
  5. Jean Vilar, Le théâtre, service public, Gallimard, nrf, Pratique du théâtre, Paris, 1975 - p. 29 - Texte inédit de 1942
  6. Jean Vilar, Le théâtre, service public, Gallimard, nrf, Pratique du théâtre, Paris, 1975 - p. 255 - Conférence à la Sorbonne, le 15 mars 1961
  7. Véronique Chabrol, Jeune France, une expérience de recherche et de décentralisation culturelle (novembre 1940 / mars 1942), thèse pour l'Université de Paris III, 1974
  8. Véronique Chabrol, L'ambition de Jeune France, in La vie culturelle sous Vichy, Bruxelles, Éditions Complexe, 1990
  9. Francine Galliard-Risler, André Clavé : Théâtre et Résistance – Utopies et Réalités, A.A.A.C., Paris, 1998 - Geneviève Wronecki
  10. Jean Vilar par lui-même, Avignon, 1991 - p. 27
  11. André Clavé : Hommage à Jean Vilar in Les lettres Françaises, 9-15 Juin 1971
  12. Claire Andrieu et Michel Margairaz (dir.), Pierre Sudreau. 1919-2012. Engagé, technocrate, homme d’influence - P. 34
  13. Jean-Marc Binot et Bernard Boyer, Nom de code : Brutus. Histoire d'un réseau de la France libre, Fayard, 2007 - p. 161
  14. http://www.memoresist.org/resistant/bauer/
  15. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/891/andre-schock
  16. https://www.buchenwald.de/317/date////finissage-der-ausstellung-zwischen-harz-und-heide-todesmaersche-und-raeumungstransporte-im-april-1945/ Exposition et conférence septembre 2015
  17. Le camp sera libéré par les américains le 12 avril 1945. Seuls quelques déportés, rescapés et abandonnés par leurs bourreaux, y seront découverts. Les habitants de la ville bombardée et détruite se réfugieront dans les baraquements des déportés partis sur les routes.
  18. [Francine Galliard-Risler, Dora-Harzungen, la marche de la mort, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton, (ISBN 2-849-10336-5)] C.f. l'ouvrage de Francine Galliard-Risler
  19. René Haentjens, Au-delà de l'imaginable, un saint-cyrien dans la résistance et la déportation , Les Éditions l'Interligne, 1993, Vanier, Canada
  20. Francine Galliard-Risler, Dora-Harzungen, la marche de la mort, Éditions Alan Sutton, St-Cyr-sur-Loire, 2005
  21. Francine Galliard-Risler, André Clavé : théâtre et résistances : utopies et réalités, Paris, AAAC, 1998
  22. Francine Galliard-Risler, André Clavé : théâtre et résistances : utopies et réalités, Paris, AAAC, 1998 - p. 181
  23. Cercle d'études architecturales
  24. Francine Galliard-Risler, André Clavé : théâtre et résistances : utopies et réalités, Paris, AAAC, 1998 - p. 229, hommages de Michel Saint-Denis à Clavé
  25. Ocora : Office de Coopération Radiophonique
  26. André Clavé : Théâtre et Résistance – Utopies et Réalités, A.A.A.C., Paris, 1998
  27. [1] Jocelyne Tournet : Le Service de la Recherche de l'ORTF
  28. André Clavé, théâtre et résistances, utopies et réalités, par Francine Galliard-Risler
  29. m.facebook.com/Comédie-De-lEst-297454693606771/ - Le 30 septembre 2017
  30. Petites Scènes... Grand Théâtre. Le théâtre de création de 1944 à 1960, de Geneviève Latour, Paris, 1986 - p.173 - Interview d'André Clavé
  31. Critique de Pierre-Aimé Touchard « (...) Clavé montre des dons très voisins de ceux de Pitoëff.(...) Clavé a monté la pièce dans un climat de poésie voilée et de douceur exceptionnelle chez nous, où le théâtre a tendance à se durcir dans une précision minutieuse, la poésie est plus une subtilité pour l'intelligence qu'une détente pour la sensibilité. » in La Revue Esprit
  32. Geneviève Latour, Petites Scènes... Grand Théâtre. Le théâtre de création de 1944 à 1960 - p. 173 - Critiques : Philippe Soupault « (...) Ce que j'admire plus, peut-être, que la pièce, c'est l'effort des Comédiens de la Roulotte. Ils jouent avec conviction et sincérité. (...) » in Les Lettres Françaises, le 24 01 1947 - Paul-Louis Mignon : « (...) La jeune troupe d'André Clavé joue avec cœur, avec entrain. Faisons leur confiance et remercions-les de nous avoir donné un spectacle nouveau et intéressant » in Action le 24 01 1947 - Philippe Heriat : « (...) Les préventions sont faîtes pour qu'on y renonce au moins une fois. Si, par exemple, le titre de "Jeune Compagnie Théâtrale" signifie pour vous, inutilité majeure, amateurisme, ignorance du métier et système de "je-me-crois-tout-permis", allez au Théâtre Charles de Rochefort où se produisent les Comédiens de la Roulotte : une surprise vous y attend et l'une des plus intéressantes soirées de la saison » in La Bataille, le 22 01 1947
  33. C.f. Photo avec Jean-Marie Serreau, Yves Bureau, ... p. 22
  34. http://sht.asso.fr/revue-dhistoire-du-theatre/

Liens externes[modifier | modifier le code]