Camp de concentration de Dachau

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le camp de concentration nazi. Pour la ville allemande de Dachau, voir Dachau.
Camp de Dachau
Concentration camp dachau aerial view.jpg
Vue aérienne du camp de Dachau (pour la légende cliquer sur l'image).
Présentation
Type Camp de concentration
Gestion
Date de création
Date de fermeture Avril 1945
Victimes
Morts 31 951
Géographie
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région Bavière
Coordonnées 48° 16′ 13″ nord, 11° 28′ 05″ est

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Camp de Dachau

La porte principale du camp (en 1947).
Les premiers gardiens SS de Dachau en 1933.

Le camp de Dachau est le premier camp de concentration mis en place par le régime nazi. Il est créé sur le site d'une ancienne fabrique de munitions à 17 km au nord-ouest de Munich[1]. Son ouverture est annoncée par Heinrich Himmler le et des prisonniers y sont amenés dès le lendemain. Le camp reste en service jusqu'à l'arrivée des soldats américains, en avril 1945.

Contexte[modifier | modifier le code]

Ce fut le premier camp de concentration important construit en Allemagne, l'un des rares construits avant la mort du président Paul von Hindenburg en 1934. Il fut tout d'abord le lieu d'internement des opposants politiques, mais il accueillit également par la suite des Juifs de Bavière, des prisonniers de guerre soviétiques et des femmes ainsi que des homosexuels[2] et Tsiganes. Chacun y connut la souffrance, la faim et y côtoya la mort. Dachau compta plus de 100 kommandos qui, avec le camp central, regroupèrent 75 000 détenus. Son existence était connue en dehors des frontières dès 1933 (le magazine VU y consacre son numéro du 3 mai 1933, ainsi qu'au camp d'Orianenburg). Ce fut le commandant Theodor Eicke qui en développa les plans. Plus tard, Eicke devint d'ailleurs inspecteur en chef de l'ensemble des camps.

Heinrich Himmler en visite au camp de Dachau (1936).
Les prisonniers à leur repas, en 1933.

De l'extérieur, le camp semblait être un banal poste militaire entouré d'un haut mur de briques. Des tours de garde bordaient l'ensemble. À l'entrée, sur le portail noir (cf. image ci-dessous), on peut aujourd'hui encore, lire l'inscription Arbeit Macht Frei (le travail rend libre). Dans le camp se trouvaient en garnison un corps de SS ainsi que des agents de la Gestapo. Les prisonniers étaient entassés dans 34 baraques, chacune devant en principe contenir 208 prisonniers ; au moment de l'arrivée des soldats américains, certains baraquements contenaient cependant 1 600 détenus dont la plupart dans un état squelettique, n'ayant plus que la peau sur les os. Le camp reçut ainsi plus de 200 000 prisonniers venus de plus de 30 pays. Ils étaient confrontés à des conditions de vie extrêmement dures : travaux forcés, froid, chaleur, sévices, manque de nourriture, manque d'hygiène, maladies (typhus), vols entre détenus etc.

En juin 1944, un premier convoi de plusieurs centaines de Français arriva à Dachau. Le , un convoi partit de Compiègne avec plus de 2 000 détenus : plusieurs centaines étaient morts à son arrivée, le 5 juillet[notes 1].

Selon les enregistrements répertoriés, plus de 30 000 personnes périrent dans le camp même. À l'automne 1944, une épidémie de typhus se déclara, entraînant environ 15 000 décès[3]. Les malades et les inutiles étaient plutôt transférés au château de Hartheim, où des milliers furent assassinés au gaz. À l'intérieur du camp, se trouvait une station expérimentale dirigée par le docteur Sigmund Rascher où des médicaments furent expérimentés sur les prisonniers, notamment pour tester leur résistance à la maladie. De nombreux prisonniers[Combien ?] furent transférés vers d'autres camps afin d'éviter la trop forte densité, génératrice de l'extension de l'épidémie.

Un prisonnier juif Paul Ernest (en) fut libéré du camp de Dachau en avril 1941 par les autorités nazies afin de devenir espion au profit des Allemands. Paul Ernest Fackenheim qui portait le n°26336 était détenteur de la croix de fer de première classe obtenue durant la première guerre mondiale et fut choisi à cause de son attachement à l'Allemagne. Son odyssée est relatée dans un livre de Michel Bar-Zohar intitulé "l'espion juif de Hitler".

Camp de Dachau.
L'entrée principale de Dachau en 1945

Les prisonniers dormaient dans des lits superposés et se battaient pour avoir les lits supérieurs, afin de ne pas recevoir les excréments qui suintaient vers le bas. Ceux qui essayaient de s'échapper et qui étaient repris subissaient un traitement spécial de punition dans un cantonnement tenu par les SS et la Gestapo avec pratique de la torture. Ces traitements aboutissaient souvent à la mort. Lors de l'épidémie de typhus, de nombreux corps furent jetés dans les fosses communes.

Les nazis pénétraient peu dans les lieux et l'état-major restait cantonné à la Kommandantur. La discipline était faite par des Kapos, eux-mêmes détenus et qui étaient choisis par les nazis pour leur absence d'empathie envers les prisonniers.

Prisonniers chrétiens[modifier | modifier le code]

Courant 1940, les évêques allemands et l'Église catholique obtinrent des autorités du Reich que les membres du clergé en détention fussent regroupés à Dachau, ce qui fut entériné en décembre 1940. Les prêtres furent alors placés dans le bloc 26 en bordure du camp, séparés des autres détenus. L'autorisation de construire une chapelle dans le camp fut accordée. Près de 900 prêtres arrivèrent au camp en décembre 1940, répartis dans deux blocs supplémentaires.[4] L'accès à la chapelle fut dès le départ réservé aux membres du clergé. Les conditions de vie des prêtres s'améliorèrent rapidement. Ils disposèrent de lits individuels et de rations supplémentaires, et à partir du 15 mars 1941 ils furent exemptés de travail.[4] Cette différence de traitement créa des tensions avec les autres détenus qui persistèrent bien après la libération[5].

En octobre 1941, certains privilèges des religieux furent supprimés, ou réservés au prêtres allemands qui furent seuls autorisés à dire la messe. Le bloc 26 fut réservé aux religieux allemands. Les conditions furent par la suite variables, par exemple avec des périodes où toute célébration religieuse fut interdite. À partir de la fin 1942, les prêtres purent recevoir des colis de nourriture[6]. En mars 1943 les prêtres étrangers, notamment polonais, furent à nouveau autorisés à officier.[4] Quelques religieux disposèrent toutefois d'un régime dérogatoire, avec pour principal avantage une cellule individuelle, mais aussi la possibilité de lire et écrire, et l'absence de violence physique, comme en témoigne J. Neuhäusler, évêque auxiliaire de Munich.[7]

Dachau fut le camp central où étaient envoyés les prisonniers chrétiens, essentiellement des catholiques bavarois et polonais, mais aussi des protestants, essentiellement en raison de leur résistance spirituelle ou active. Dans ce "Bloc des prêtres" se trouvaient 2 720 prêtres (dont 2 579 catholiques). La majorité était polonaise (1 780) ; 1 034 sont morts au camp[8].

Selon les archives de l'Église catholique romaine, plus de 3 000 de ceux-ci périrent dans le camp, surtout pendant l'année 1942 qui fut la plus dure, dont Albert Eise et le bienheureux Gerhard Hirschfelder. Parmi ceux-ci, Karl Leisner, ordonné prêtre derrière les barbelés par l'évêque de Clermont Mgr Gabriel Piguet, et béatifié par Jean-Paul II en 1996. Le théologien protestant Martin Niemöller et l'écrivain franciscain Eloi Leclerc furent également internés à Dachau. Josef Kentenich, fondateur du Mouvement de Schönstatt, fut interné de 1942 à 1945. Il y fonda deux nouvelles branches de ce mouvement.

Himmler avait demandé d’y regrouper les prêtres dispersés jusque-là dans différents camps, afin de diminuer leur influence “nuisible” sur les autres prisonniers[réf. nécessaire]. Il y avait donc des baraques pour les prêtres, les méconnus Priesterblock 26, 28 et 30, où avaient été rassemblés de nombreux prêtres et religieux de toutes nationalités, surtout allemands et polonais. D'abord mélangés, les allemands sont regroupés exclusivement dans le Block 26 et sont les seuls autorisés à accéder à la chapelle. À la suite d'un ordre de Berlin, le commandant du camp avait en effet dû tolérer un coin chapelle dans la première des quatre sections du baraquement no 26, où était célébrée quotidiennement la messe, à partir du 22 janvier 1941. Seul l’aumônier polonais Pawel Prabucki (auparavant aumônier du camp de Sachsenhausen) était autorisé à célébrer. Après sa mort en 1942, son successeur enfreint le règlement et laisse célébrer par d'autres prêtres.

En septembre 1944, un camp réservé aux femmes s'ouvrit. Certaines venaient d'Auschwitz et de Birkenau.

Libération[modifier | modifier le code]

Mémorial à tous ceux morts en tentant de s'enfuir du camp (Sto za jednog). Une sculpture semblable est exposée au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

Camp principal[modifier | modifier le code]

Dès janvier 1945, les prisonniers s'organisent en créant le "Comité International Clandestin" qui rassemble un représentant de chacune des 16 nationalités présentes dans le camp. Ce Comité désigna pour président Patrick O'Leary, un officier de la Royal Navy (en réalité un officier médecin de l'armée belge) qui a dirigé une filière d'évasion en France occupée qui a permis le rapatriement de plus de 600 aviateurs anglais et américains. Il avait pour vice-président le général soviétique Michailovitch et le belge Arthur Haulot. Lorsque les Américains approchèrent du camp au moment de la Libération, l'État-major allemand donna l'ordre par représailles de tuer tous les prisonniers. Mais le politicien communiste Oskar Müller, alors membre du comité de résistance du camp, décida de libérer en cachette au nom de la Croix-Rouge internationale quelques prisonniers afin d'avertir les soldats américains de l'endroit exact du camp et de l'urgence qu'il y avait à intervenir. Le , la 45e division d'infanterie de la septième Armée américaine libéra le camp. Elle en confia la direction à Pat 0'Leary et à son Comité pour l'organisation interne du camp, tant pour assurer la discipline interne que pour garantir un ravitaillement équitable.

René Lévesque (1922-1987), qui devint par la suite premier ministre du Québec, était le correspondant de guerre « américain » qui accompagnait la première patrouille découvrant le camp.

Camps satellites[modifier | modifier le code]

La plupart des détenus de Dachau furent affectés au travail obligatoire. Le camp de Dachau, l'un des plus grands et des plus ramifiés de l'Allemagne nazie, comptait 169 Kommandos extérieurs et faisait profiter de cette main-d'œuvre forcée 197 entreprises, pour la plupart dans le secteur de l'armement. Outre Agfa, des entreprises allemandes comme BMW et Messerschmitt bénéficièrent de ces travailleurs déportés.

Principaux Außenkommandos[modifier | modifier le code]

Article détaillé : [[Außenlager du KZ Dachau (de)]].

Meurtres des gardes du camp[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre de Dachau.

Lors de la libération, plusieurs dizaines de gardes du camps, ainsi que peut-être quelques SS, furent exécutés par des soldats américains, alors que les gardes s'étaient rendus et que certains étaient blessés. Bien que les autorités militaires soient informées de ces crimes de guerre, aucune poursuite ne fut engagée. Certaines sources ont fait état de centaines d'exécutions, mais sans apporter de témoignages crédibles. La déclassification en 1992 du rapport d'enquête de l'armée américaine permet d'affirmer que probablement moins de cinquante personnes furent exécutées.

Le baraquement X de Dachau[modifier | modifier le code]

Aucune preuve définitive n'a pu être apportée sur la réalité de la mise à mort par gazage à Dachau.

Le grand crématorium de Dachau.

Le médecin SS Sigmund Rascher écrit à Heinrich Himmler le 9 août 1942 : « on a construit au camp les mêmes installations qu'à Linz. Puisque les convois d'invalides finissent d'une manière ou d'une autre dans les chambres qui leur sont destinées, ne serait il pas possible de vérifier sur ces personnes l'efficacité de nos gaz de combat ? Jusqu'ici nous ne disposons que d'essais faits sur des animaux ou de rapports relatifs à des accidents qui se sont produits lors de sa fabrication. [...] j'envoie ma lettre sous la mention secret [9]».

La direction du camp avait le dessein de reconstruire le crématorium, sous l'appellation baraquement X . En mai 1943 on mit en marche les quatre fours du grand crématorium et à partir de l'été 1944 une corvée de désinfection travailla dans les quatre chambres du crématorium. Sur un film tourné en mai 1945 par un correspondant de guerre américain la chambre à gaz se présente ainsi : pièce sans fenêtres, des chapes de métal percées de trous fixées au plafond en béton, sur les portes d'entrée l'inscription douches, sur des pièces plus petites adjacentes figurait l'inscription : attention gaz !, danger de mort - ne pas ouvrir .

La chambre à gaz de Dachau.

Au cours du procès des SS du camp fin 1945, le médecin des détenus le docteur Frantisek Blaha déclare que des gazages expérimentaux ont eu lieu dans le camp. Un rapport de l'armée américaine, constitué avant le procès sur la base de témoignages de survivants, avait référencé la chambre à gaz dans la rubrique exécutions. Puis le 9 janvier 1946 au Procès de Nuremberg il déclare : « beaucoup de prisonniers ont été tués plus tard de cette façon [10]».

Selon l'historien Pierre Vidal-Naquet la chambre à gaz de Dachau n'a jamais fonctionné, même pas pour des tests[11][réf. insuffisante].

Liste du personnel[modifier | modifier le code]

Commandants[modifier | modifier le code]

Autre personnel[modifier | modifier le code]

Docteurs civils et SS[modifier | modifier le code]

Prisonniers célèbres[modifier | modifier le code]

Vers la fin de la guerre, de nombreux « détenus spéciaux » (sonderhäftlinge) furent regroupés dans le camp de Dachau. Par exemple, Kurt Schuschnigg, chancelier d'Autriche avant l'Anschluss de 1938, fut convoyé hors de sa prison de Vienne jusqu'à Dachau en 1944, après un bref passage au camp d'Oranienburg-Sachsenhausen près de Berlin.

Parmi les prisonniers les plus célèbres du camp, figuraient Léon Blum, la famille royale de Bavière (Wittelsbach), Georges Charpak, les ducs de Hohenberg, Fritz Gerlich (journaliste, 1883-1934), Edmond Michelet, Louis Terrenoire (journaliste, secrétaire du Conseil national de la résistance (CNR) en 1943, puis ministre de De Gaulle), le général Charles Delestraint, chef de l'Armée secrète en France, assassiné d'une balle dans la nuque le , Georg Elser, qui tenta de tuer Hitler à l'aide d'une bombe le à Munich, Bruno Bettelheim, Adam Kozlowiecki (cardinal polonais), Victor Dillard (jésuite français), René Carmille, les peintres Chris Lebeau et Zoran Mušič, Titus Brandsma (religieux carme néerlandais, béatifié en 1985). Beaucoup de religieux catholiques polonais, des politiques dont des communistes (Alexandre Drevet, Oskar Müller) et aussi de nombreux écrivains et cinéastes comme Ernest Genval périrent dans le camp. Parmi les internés rescapés, figura Mgr Piguet, évêque de Clermont ; l'abbé Édouard Froidure, résistant bruxellois ; ainsi que le patriarche orthodoxe serbe Gabriel (Dojitch) et l'évêque Nicolas Velimirovitch, canonisé par l'Église orthodoxe serbe; l'archéologue Jean Lassus ; Andre Verchuren célèbre accordéoniste français. Y figure également Hans Litten, procureur lors du procès de Hitler à la suite du putsch de la Brasserie.

Clergé[modifier | modifier le code]

Écrivains[modifier | modifier le code]

Hommes politiques[modifier | modifier le code]

Juifs[modifier | modifier le code]

Noblesse[modifier | modifier le code]

Résistants[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Parmi beaucoup d'autres, 183 professeurs ainsi que le personnel des universités de Cracovie furent arrêtés le 6 novembre 1939, au cours de l'opération Sonderaktion Krakau.

Après la Libération[modifier | modifier le code]

Jugement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tribunal militaire de Dachau.

Après la guerre, les Américains installèrent au sein de l'enceinte du camp un tribunal militaire chargé de juger les Allemands auteurs de crimes de guerre considérés comme « mineurs ».

Le site de mémoire[modifier | modifier le code]

Vol du portail[modifier | modifier le code]

Le la police bavaroise annonce dans un communiqué que le portail en fer forgé portant l’inscription Arbeit macht frei a été dérobé. Le ou les auteurs ont dû escalader une porte principale avant de l’emporter, sans doute à l’aide d’un véhicule, selon la même source[13].

Ce vol a suscité l'indignation des organisations juives et de déportés en Allemagne. Dieter Graumann, président du Conseil central des Juifs d'Allemagne a déclaré que « Cette profanation est monstrueuse et choquante. Celui qui commet ce genre de délit est soit un peu fou, soit cruel. Probablement les deux ». La directrice du Mémorial du camp, Gabriele Hammermann, a affirmé qu'il s'agissait d'une « tentative délibérée et répréhensible de porter atteinte à la mémoire des crimes qui ont été commis en ce lieu » et qu'il est « est évident que nous avons encore un long chemin à parcourir avant d'avoir fait notre travail de mémoire sur cette période de l'histoire » et qu'il fallait protéger et préserver de tels sites qui ont une portée éducative. Le ministre régional de l’Éducation et des Cultes de Bavière, Ludwig Spaenle s'est rendu sur place et a dénoncé dans un discours prononcé devant le lieu du vol « un acte odieux ». Max Mannheimer, survivant de l'Holocauste et vice-président du Comité international de Dachau s'est dit « horrifié de voir qu'apparemment des nazis avaient profané le mémorial érigé pour ceux qui ont été assassinés ici, portant ainsi atteinte au respect dû à un tel lieu »}, quant à la chancellière Angela Merkel, elle dénonce un acte abominable dans ce lieu qui est devenu un lieu contre l'oubli, à destination des générations futures[14].

En , la même inscription métallique avait été dérobée à l'entrée de l'ancien camp d'extermination d'Auschwitz, en Pologne. Le responsable, un néonazi suédois, Anders Högström, avait été condamné en décembre 2010 à deux ans et huit mois de prison. L'inscription qui avait été retrouvée scindée en trois morceaux a été ressoudée[15].

Le , la police bavaroise annonce que la police de Bergen en Norvège, alertée par un renseignement anonyme, a trouvé et saisi le portail, d'après les clichés qui lui ont été transmis[16]. Le , le portail est de retour à Dachau, mais ne retrouve pas sa place initiale, à l'entrée de l'ancien camp, mais dans un musée du site par mesure de sécurité. Malgré ce dénouement, le mystère plane toujours sur l'identité des voleurs[17].

Galerie[modifier | modifier le code]

Livres sur Dachau[modifier | modifier le code]

  • Dachau, Matricule 77044, Louis Lefrancois, 2001
  • Dachau, Arthur Haulot, 1945
  • Contes de Dachau, Joseph Rovan, Julliard, 1987
  • Du Mont Mouchet à Dachau - Vie et mort des déportés dans le bagne nazi. Jean Fanguin Ancien Déporté de la Résistance - Témoignage - Imprimerie Gerbert à Aurillac (Cantal) 28 novembre 1984 -
  • C'était ça Dachau, Stanislav Zàmecnik, Le Cherche Midi, 2003
  • Justice à Dachau, Joshua M. Greene, Calmann-Levy, 2005
  • Sursitaire de la mort lente, Louis Terrenoire (PARIS, Seghers, 1976)
  • Entre vos mains, Pierre Cariou, prêtre finistérien, ancien déporté, imprimerie Joubert, 06517 Carros - 1991
  • Bloc des prêtres 25487, éditions Saint-Paul, (ISBN 2-87963-606-X). Paru sous le titre Pfarrerblock 25487.
  • Souviens-toi docteur Weil, Alphonse Kienzler (Ed. Prospective 21, 1992)
  • "Une vie entre Villersexel, Dachau, Gray", André Marchiset,Ed Comtoises 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Ce train emportait René Carmille, chef du Service National des Statistiques (futur Insee), ainsi que son adjoint, qui mourut durant le voyage.
Références
  1. Emmanuel Filhol, Marie-Christine Hubert, Les Tsiganes en France, un sort à part. 1939-1946. Perrin, 2009. (ISBN 978-2-262-03063-6). Note 104 p. 375.
  2. 574 déportés à Dachau au titre du paragraphe 175 entre 1934 et 1945 ont pu être identifiés à partir des fiches individuelles. Voir Albert Knoll, « Homosexuelle Häftlinge im KZ Dachau », in Olaf Mussmann (dir.), Homosexuelle in Konzentrationslager, Westkreuz Verlag, 2000, 158 p. (ISBN 9783929592511) p. 59-72, ainsi que Régis Schlagdenhauffen, Triangle rose: La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire, Autrement, , 314 p. (ISBN 9782746714854) [EPUB] (ISBN 9782746720459) emplacements 946-954 sur 6260.
  3. Stanislas Zamecnick, C'était ça, Dachau : 1933-1945, Le cherche midi, , 551 p. (ISBN 9782749132969) page 71 : « d'après des sources incomplètes, 14 551 morts » du typhus selon les registres du camp.
  4. a, b et c (en) Paul Berben, Dachau, 1933–1945: the official history, Londres, Norfolk Press, , 300 p. (ISBN 9780852110096) p. 145 sq
  5. (en) Nerin Gun, The Day of the Americans, New York, Fleet Pub. Corp., , 317 p.
  6. (en) Paul Berben, Dachau, 1933–1945: the official history, Londres, Norfolk Press, , 300 p. (ISBN 9780852110096) « Des colis alimentaires pouvaient être envoyés au clergé, les allemands et les polonais en particulier [...] Cette période de relative abondance dura jusqu'à fin 1944 où les pertubations postales pertubèrent l'acheminement des colis. Néanmoins le clergé allemand continua a recevoir de la nourriture »
  7. (en) Johannes Neuhäusler, What Was it Like in the Concentration Camp at Dachau?, Munich, Trustees for the Monument of Atonement in the Concentration Camp at Dachau, , 80 p.
  8. Jean Kammerer, La baraque des prêtres à Dachau, Éditions Brepols, , p. 70
  9. Eugen Kogon, Hermann Langbein, Adalbert Rückerl, les chambres à gaz, secret d'état, coll. Points Histoire éd. Seuil 1984 p. 253
  10. Eugen Kogon, Hermann Langbein, Adalbert Rückerl, Op.Cit. p.255
  11. Europe 1, le 17 mai 1990, Les historiens face au révisionnisme, Emission Découverte
  12. Henri Bonnemain, « Hommage à Roger Cazala prononcé par Henri Bonnemain à la séance du 4 décembre 1994 », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 83, no 305,‎ , p. 184-185 (lire en ligne).
  13. Vol d’une porte de l’ex-camp nazi de Dachau portant la devise «Arbeit macht frei», Libération, 2 novembre 2014
  14. Vol au camp nazi de Dachau : Merkel condamne un acte "abominable", Le monde, 4 novembre 2014
  15. Vol à Dachau: indignation des organisations juives et de déportés en Allemagne, AFP, 3 novembre 2014
  16. Le portail volé de Dachau retrouvé en Norvège, 24 heures, 2 décembre 2016
  17. Le portail volé «Arbeit macht frei» revient à Dachau, 24 heures, 22 février 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]

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