Armel Guerne

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Armel Guerne
Description de l'image Armel Guerne 0030.jpg.
Nom de naissance Eugène Armel Guerne
Alias
Gaspard (dans la Résistance)
Naissance
Morges Drapeau de la Suisse Suisse
Décès (à 69 ans)
Marmande (Lot-et-Garonne)
Activité principale
poète et traducteur
Auteur
Langue d’écriture français

Armel Guerne, né à Morges (Suisse) le et mort à Marmande (Lot-et-Garonne) le , est un poète et traducteur de langue française, de père suisse et de mère française. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut membre du réseau Prosper-PHYSICIAN du service secret britannique Special Operations Executive, aux côtés de Francis Suttill « Prosper », le chef du réseau.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Denis Guerne (1880, Malleray - 1941, Saint-Germain-en-Laye) et d'Angèle Gohard (1883, Nantes - 1972, Saint-Germain-sur-Avre), mariés en 1909 et divorcés en 1918. Ses parents ont eu deux autres enfants : Alain (1910, Morges - 1973, Paris) et Arlette (1912, Morges - 1984, Nogent-le-Rotrou).

Armel Guerne a eu pour compagnes [1] : Jeanne Gabrielle Berruet (Pérégrine) ; Marie-Thérèse Woog (Maïthé), fille du peintre Raymond Woog ; Ellen Guillemin Nadel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les premières années (1911-1939)[modifier | modifier le code]

Ses parents reviennent en France alors qu'il a neuf ans. Il poursuit ses études au lycée de Saint-Germain-en-Laye, avant de se voir couper les vivres par son père. Aidé par la famille de son meilleur ami Mounir Hafez, il peut continuer ses études. Il est ensuite professeur en Syrie avant de revenir en France en 1934. À la Sorbonne, il fonde avec Roger Frétigny le Groupe d'études psychologiques. Son premier livre Oraux est publié aux éditions du Grenier en 1934.

La boîte déroulante ci-dessous détaille la chronologie de ces premières années.

La résistance (1939-1944)[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il cesse toute activité littéraire pour se consacrer aux actions de résistance : il s'engage dans un réseau britannique du Special Operations Executive, le réseau Prosper-PHYSICIAN, aux côtés du chef du réseau, Francis Suttill « Prosper », dont il devient le second. Lors de l'effondrement du réseau fin juin 1943, il est arrêté par la Gestapo, est interné à la prison de Fresnes puis au camp de Royallieu près de Compiègne. Envoyé à Buchenwald, il réussit en chemin à s'échapper du train avant Charleville et rejoint Londres.

La boîte déroulante ci-dessous détaille cette période de sa vie.

Les dernières années (1944-1980)[modifier | modifier le code]

Après la guerre, il traduit de nombreux auteurs, notamment Novalis, Rilke, Hölderlin, les frères Grimm, Melville, Virginia Woolf, Dürrenmatt, Elias Canetti, Lao Tseu et Kawabata, tout en poursuivant son œuvre personnelle.

Il se lie d’amitié avec Georges Bernanos (à partir de 1945) et avec Emil Cioran (à partir du début des années 1950).

En 1962, André Breton publie Éphémérides surréalistes, 1955-1962, et distingue pour l'année 1957 trois livres importants, outre le sien propre L'Art magique et celui de Roger Caillois L'Incertitude qui vient des rêves, le livre-somme d'Armel Guerne Les Romantiques allemands.

À son sujet, Maurice Blanchot, rendant compte d'un ouvrage de Martin Buber, Récits hassidiques, écrit : « La traduction digne du texte — original sans origine — est d'Armel Guerne. »[5]

Armel Guerne obtient également la reconnaissance d'écrivains tels qu'Yves Bonnefoy, Marcel Brion, Robert Sabatier.

En 1960, Armel Guerne se retire dans le moulin à vent de Tourtrès (Lot-et-Garonne)[6]. Il y invite des poètes hennuyers : Madeleine Biefnot et son époux Franz Moreau, puis son compagnon le pédagogue Jacques Duez[7]. Il meurt le à l'hôpital de Marmande.

Son œuvre de traducteur, comme de poète ou essayiste est ancrée dans une haute estime du langage et du « verbe créateur », une dimension mystique de la parole, selon laquelle les langues humaines sont une « matrice spirituelle [...] une image directe du Verbe créateur »[8], un reflet du Verbe divin, lié à l'éternité. À travers ses traductions comme ses réflexions sur des auteurs orientaux ou occidentaux, d'hier ou d'aujourd'hui, avec un attrait particulier pour les Romantiques allemands, Guerne développe aussi une méditation plus générale sur la vocation spirituelle de l'homme, incarnée selon lui par la poésie comme « verbe vivant », c'est-à-dire une manière d'être, à l'opposé de ce qu'en a fait le monde contemporain, une réduction aux belles-lettres ou aux vanités du monde des apparences, encombré des vessies et lanternes de l'actualité littéraire et médiatique. Selon lui, la tâche essentielle revient à « apprendre à vivre et à écrire à fond, sans tricher »[9]. Mais alors que la poésie devrait aider l'homme à se respiritualiser, le monde contemporain lui apparaît comme la fin de notre civilisation. Défenseur du « poids vivant de la parole », il déplore : « Ce qui fausse aujourd'hui l'art d'écrire et l'écarte de ses magies opérant en silence sur la sensibilité et la richesse du lecteur, ce lien d'esprit à esprit par-dessus les mots, cette transfusion d'âme à âme, c'est que la plupart des auteurs n'écrivent que pour être imprimés et pour faire du bruit. Or le sublime don de l'œuvre écrite, son mode opératoire est le silence essentiel qu'elle apporte avec elle »[10]. Selon lui, « toute langue est, par essence, faite pour l'ineffable »[11], et la poésie se situe au-delà des mots et des paroles, dans l'itinéraire vivant qu'ils dessinent et incarnent, dans ce « chemin mystérieux qui va vers l'intérieur », dont parle Novalis ; elle est « le chant de l'être, son sentiment et sa conscience »[12].

La boîte déroulante ci-dessous détaille ses dernières années.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'auteur[modifier | modifier le code]

  • Oraux, éd. Grenier, 1934
  • Le Livre des quatre éléments, G.L.M., 1938 ; Le Capucin, 2001
  • La Cathédrale des douleurs, La Jeune Parque, 1945 (Repris dans Danse des morts)
  • Mythologie de l'homme, La Jeune Parque, 1945 ; La Baconnière, 1946 ; Le Capucin, 2005
  • Danse des morts, La Jeune Parque, 1946 ; Le Capucin, 2005
  • La nuit veille, Desclée de Brouwer, 1954 ; InTexte, coll. « D'Orient et d'Occident », introduction de Jean-Yves Masson, 2006
  • Le Temps des signes, Plon, 1957 ; Granit, 1977 ; Le Capucin, 2005
  • Le Testament de la perdition, Desclée de Brouwer, 1961
  • Les Jours de l'Apocalypse, Éditions Zodiaque, 1967. Poèmes d'Armel Guerne et visions de saint Jean. Reproductions de détails de l'Apocalypse de Beatus de Liébana.
  • Rhapsodie des fins dernières, Phébus, 1977
  • Le Jardin colérique, Phébus, 1977
  • L'Âme insurgée, écrits sur le Romantisme, Phébus, 1977 ; Le Seuil, coll. « Points essais », édition augmentée, préface de Stéphane Barsacq, 2011
  • Temps coupable, Solaire, 1978 (repris dans Au bout du temps)
  • À contre-monde, Privat, coll. « "La Contre-Horloge », 1979 (repris dans Au bout du temps)
  • Au bout du temps, Solaire, 1981
  • Le Poids vivant de la parole, Solaire, 1983
  • Fragments, Fédérop, 1985
  • Les Veilles du prochain livre, Le Capucin, 2000
  • Journal 1941-1942, Le Capucin, 2000
  • Lettres de Guerne à Cioran, 1955-1978, Le Capucin, 2001
  • Armel Guerne / Dom Claude Jean-Nesmy, Lettres 1954-1980, Le Capucin, 2005
  • Le Poids vivant de la parole, Fédérop, 2007 ; édition revue et augmentée, contenant : • Temps coupable • À contre-monde • Au bout du temps • Le Poids vivant de la parole • Poèmes inédits
  • André Masson ou les autres valeurs, Les Amis d'Armel Guerne asbl, 2007 (édition hors commerce)
  • Le Verbe nu. Méditation pour la fin des temps, Le Seuil, édition établie et préfacée par Sylvia Massias, 2014

Le passeur[modifier | modifier le code]

  • Les Romantiques allemands, édition établie et présentée par Armel Guerne, Desclée de Brouwer, 1956, 1963 ; Phébus, 2004.
Traductions par Armel Guerne, Albert Béguin, Lou Bruder, Jean-François Chabrun, René Jaudon, Flora Klee-Palyi, Gilbert Socart et Robert Valençay.
Textes de : Hölderlin, Jean Paul, Ludwig Tieck, Novalis, les frères Friedrich et August Wilhelm Schlegel, Wackenroder, un poète inconnu, Franz Xaver von Baader, F. G. Wetzel, Hendrik Steffens, Clemens Brentano, Achim von Arnim, Adelbert von Chamisso, E.T.A. Hoffmann, Friedrich de La Motte-Fouqué, Contessa, Heinrich von Kleist, Karoline von Günderode, Bettina von Arnim, Beethoven, Eichendorff, Georg Büchner, Christian Dietrich Grabbe, Eduard Mörike.
(Volontairement isolée, cette œuvre majeure d’Armel Guerne assure un « pont » emblématique entre les textes « personnels » et le travail considérable du traducteur.)
  • Gérard de Nerval (choix d’œuvres, préface, notices), Club français du livre, 1966.

Le traducteur[modifier | modifier le code]

De l'allemand[modifier | modifier le code]

  • Les Romantiques allemands, texte français et présentation par Armel Guerne, Desclée de Brouwer, 1956, 1963 ; Phébus, 2004 (voir ci-dessus).
  • Novalis
    • Les Disciples à Saïs, G.L.M., 1939. Avec un frontispice d'André Masson.
    • Europe ou la chrétienté, collaboration à la réédition 1949 du numéro spécial des Cahiers du Sud sur le Romantisme allemand.
    • Hymnes à la nuit, Falaize, 1950.
    • Fragments, choix et traduction, Aubier-Montaigne, 1973.
    • Œuvres complètes, édition établie, traduite et présentée par Armel Guerne ; 2 vol. : I. Romans. Poésies. Essais. – II. Les fragments ; Gallimard, 1975.
    • Les Disciples à Saïs. Hymnes à la nuit. Chants religieux, avec quelques poèmes extraits d'Henri d'Ofterdingen, Gallimard, coll. « Poésie », 1980.
    • Henri d'Ofterdingen, Gallimard, coll. « L'Étrangère », 1997.
    • Journal intime après la mort de Sophie, Mercure de France, coll. « Le Petit Mercure », 1997.
  • Rainer Maria Rilke
    • Lettres à une musicienne, Falaize, 1952.
    • Les Élégies de Duino, Mermod, coll. « Du Bouquet », 1958. Dessins de Picasso.
    • Les Élégies de Duino. Les sonnets à Orphée, Édition bilingue, Le Seuil, 1972.
  • Friedrich Hölderlin, Hymnes, élégies et autres poèmes, Mercure de France, 1950 ; GF Flammarion, 1983.
  • Jacob et Wilhelm Grimm, Les Contes, Kinder- und Hausmärchen[18], Flammarion, coll. « L'Âge d'or », 1967 ; Le Seuil, 2003.
  • Heinrich von Kleist
    • La Marquise d'O… et autres nouvelles[19], Phébus, 1976.
    • Michael Kohlhaas et autres nouvelles[20], Phébus, coll. « Verso », 1983.
  • Friedrich Dürrenmatt
    • La Panne, Albin Michel, 1958 ; La Guilde du livre, 1960 ; Le Livre de poche, 2003.
    • La Promesse, Albin Michel, 1959 ; La Guilde du livre, 1964 ; Le Livre de poche, 2002.
    • Le Juge et son bourreau, Albin Michel, 1961 ; Le Livre de poche, 2002.
    • Le Soupçon, Albin Michel, 1961.
    • Romans (La Panne, Le Juge et son bourreau, Le Soupçon), Albin Michel, 1980.
  • Urs von Balthasar, Ronchamp (préface à un album de photos), Desclée de Brouwer, 1958.
  • Albert Bettex, L'Invention du monde, Delpire, 1960.
  • Martin Buber, Récits hassidiques, Plon,1963.
  • Elias Canetti, Le Territoire de l'homme : réflexions 1942-1972, Albin Michel, 1978 ; Le Livre de poche, 1998.
  • Karlheinz Deschner
    • La Nuit autour de ma maison, Albin Michel, 1963.
    • Florence sans soleil, Albin Michel, 1963.
  • Theodor Haecker, Métaphysique du sentiment, Desclée de Brouwer, 1953.
  • Friedrich Heer, Réalités et vérité, Desclée de Brouwer, 1957.
  • Wassily Kandinsky, Interférences, Delpire, 1960.
  • Paul Klee, Aquarelles et dessins, trad. de Confession créatrice et Poèmes, Delpire, 1959.
  • Henri Nouveau (Henrik Neugeboren), Pensées et aphorismes : fragments de journal de 1926 à 1955, Richard-Masse / La Revue musicale, 1970.
  • Paracelse, Les Prophéties (texte établi par Charles Le Brun), Le Rocher, 1985.
  • Josef Pieper et Henri Raskop, Je crois en Dieu. Un Catéchisme pour adultes, Desclée de Brouwer, 1953.
  • Emile Schulthess
    • Afrique I et Afrique II, Delpire, 1955.
    • U.S.A., photos d'un périple aux États-Unis d'Amérique, Delpire, 1955.
  • Wols, En personne (traduction du texte de Werner Haftmann), Delpire, 1963.

De l'anglais[modifier | modifier le code]

  • Anonyme (mystique anglais du XIVe siècle), Le Nuage d'inconnaissance, Éditions des Cahiers du Sud, 1953 ; Club du livre religieux, 1957 ; Le Seuil, 1977.
  • Herman Melville
    • Mardi, traduit de l'anglais par Charles Cestre, texte français revu par Armel Guerne, couverture de Max Ernst, Robert Marin, 1950 ; Lebovici/Ivrea, 1984.
    • Moby Dick, Le Sagittaire, 1954. Le Club français du livre, 1955, Phébus, 2005.
    • Moi et ma cheminée ; Jimmy Rose ; L'heureuse faillite, Falaize, 1951 ; Le Seuil, 1984 ; L'Ampoule, 2003.
    • Redburn ou sa première croisière, préface de Pierre Mac Orlan, couverture de Max Ernst, Robert Marin, 1950 ; Gallimard, 1976.
    • White Jacket (avec Charles Cestre), Robert Marin, 1950 ; Julliard, 1992.
  • Sir Winston Churchill, Histoire des peuples de langue anglaise (4 vol.), Plon, 1956-1959.
  • Edward Quinn et Roland Penrose, Picasso à l'œuvre, Manesse, 1965.
  • William Shakespeare, Poèmes et Sonnets, Desclée de Brouwer, 1964 ; Rencontre, 1969.
  • Robert Louis Stevenson, Dr Jekyll et M.. Hyde (suivi de Alolla, Le Voleur de Cadavres, Janet la Déjetée, Markheim), Cercle du Bibliophile/Edito service, 1968 ; Phébus, 1994 ; Phébus-libretto, 2010.
  • Chögyam Trungpa, Méditation et Action, Causeries au Centre Tibétain de Samyê-Ling mises en français par Armel Guerne, Fayard, 1973.
  • X, Le Retour de l'Âme prodigue (avec Yvonne Vineuil), Éditions des Cahiers du Sud, 1952.
  • Virginia Woolf, Croisière (The Voyage Out), Robert Marin, 1952 ; Les Belles lettres, 2016.

Du tchèque[modifier | modifier le code]

  • Eduard Bass, Le Cirque Humberto, Albin Michel, 1952 ; Club du livre sélectionné, 1952 ; Club du Livre du mois, 1954 ; L'Ambassade du livre, 1965.

Du chinois[modifier | modifier le code]

Du japonais[modifier | modifier le code]

  • Emaki. L'art classique des rouleaux peints japonais, par A. Hase et D. Seckel, texte français par Armel Guerne, Delpire, 1959.
  • Konjaku, 34 récits fantastiques du XIe siècle traduits par Tsukakoshi Satoshi, version française par Armel Guerne, Delpire, 1959.
  • Kawabata Yasunari (traduit du japonais par Fujimori Bunkichi, texte français par Armel Guerne)
    • Pays de neige, Albin Michel, 1960 ; Le Club français du livre, 1961 ; Le Livre de poche, 1971.
    • Nuée d'oiseaux blancs, Plon, 1960 ; La Guilde du livre, 1969 ; Rombaldi, 1970 ; Sillage, 2009.

Du grec et du latin liturgique[modifier | modifier le code]

  • L’Hymne acathiste et hymnes latines, dans Vierges romanes, Éditions Zodiaque, 1961.
  • Le Chant sacré des heures, hymnes du bréviaire monastique, dans Il y eut un soir, il y eut un matin d’Æmiliana Löhr, Saint-Paul, 1966.

Cas particulier[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armel Guerne a eu pour compagnes :
    • Jeanne Gabrielle Berruet (1907, Angers - 1993, Paris), surnommée familièrement Pérégrine. Elle enseigna dans un cours complémentaire, en province, de 1927 à 1931. Ils se marièrent le 31 octobre 1939, à Paris. Pendant la guerre, elle fut associée à l'activité de son mari. En 1943, elle fut arrêtée et déportée par les Allemands. Après la guerre, elle fut la secrétaire bénévole de Georges Bernanos. Elle aida aussi le Chanoine Osty pour la mise au propre de sa traduction de la Bible.
    • Marie-Thérèse Woog, pianiste, fille du peintre Raymond Woog, surnommée Maïthé. Ils se rencontrèrent à Londres en 1945 et ils eurent un fils, Christophe Woog, né le et une fille Nathalie Woog, née le . Elle s'est alors convertie au catholicisme. Maïthé aussi fit partie d’un réseau de la section F du SOE, le réseau JOCKEY implanté dans la Drôme où elle fut courrier de Pierre Raynaud « Alain ».
    • Ellen Guillemin Nadel, fille du poète allemand Arno Nadel (de). Ils se rencontrèrent en 1947 au café de Flore, à Saint-Germain-des-Prés. Elle mourut le , sept ans après Armel Guerne, à l'hôpital de Tonneins, d'une rupture d'anévrisme au cerveau suivie d'une hémiplégie avec suspension de la parole. Comme lui, elle est enterrée au cimetière de Tourtrès.
  2. Le dramaturge Daniel Mauroc racontera dans un témoignage que, transporté par un vélo-taxi, il eut pendant le trajet une insolite conversation sur la poésie avec le pédaleur qui n'était autre qu'Armel Guerne.
  3. Cf. son témoignage dans John Vader.
  4. Après la guerre, Armel Guerne apportant aux éditions Sorlot une traduction de Paracelse, aura la surprise d'y trouver Georges Broussine, momentanément engagé dans cette maison dont le patron a été soupçonné de collaboration.
  5. Nouvelle Revue française, .
  6. http://visites.aquitaine.fr/moulin-de-tourtres
  7. http://www.moncelon.com/cahiersdumoulin22.htm
  8. Armel Guerne, L'âme insurgée. Écrits sur le Romantisme, Le Seuil, coll. « Points Essais », 2011, p. 67.
  9. Armel Guerne, Le Verbe nu. Méditation pour la fin des temps, Le Seuil, 2014, p. 13.
  10. « La fugue », dans Le Verbe nu. Méditation pour la fin des temps, Le Seuil, 2014, p. 210-211.
  11. Armel Guerne, L'âme insurgée. Écrits sur le Romantisme, Le Seuil, coll. « Points Essais », 2011, p. 81.
  12. Armel Guerne, L'âme insurgée. Écrits sur le Romantisme, p. 97.
  13. Mythologie de l'Homme paraîtra en France quelques mois plus tard aux éditions de la Jeune Parque
  14. Le tampon de son passeport indique cette date, à Dieppe.
  15. Lettre de Bernanos à Armel Guerne, du
  16. Le témoignage d'Armel Guerne, recueilli par Mlle Patrimonio les et , se trouve aux Archives nationales (série 72 AJ) ; Charles Le Brun en fournit la transcription comme annexe IV de John Vader, p. 280-307.
  17. Prix 1 000 frs de l'époque, soit 100 000 anciens francs
  18. La traduction d'Armel Guerne couvre l'intégralité des Contes populaires allemands des frères Grimm. Mises à part les deux éditions indiquées, il existe une multitude de rééditions de certains contes, chez Gallimard, Gründ, Le Seuil, Corentin et Le Capucin.
  19. La Marquise d'O… ; Le Tremblement de terre du Chili ; Fiançailles à Saint-Domingue ; L'Enfant trouvé.
  20. Michael Kohlhaas ; La Mendiante de Locarno ; Sainte Cécile ; Le Duel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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