Michel Hollard

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Michel Hollard
Plaque au cimetière de Gornies.
Plaque au cimetière de Gornies.

Naissance
Épinay (France)
Décès (à 97 ans)
Ganges (France)
Origine Infanterie
Allégeance Armée française
Arme Infanterie
Grade Lieutenant-colonel
Années de service 1914 –
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Commandement Chef de réseau de la Résistance
Faits d'armes Chef et fondateur du Réseau AGIR
Hommages Légion d'honneur
Rosette de la Résistance
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
DSO

Michel Hollard, né le à Épinay (Eure) et mort le , est un lieutenant-colonel français, qui fut un résistant célèbre lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le résistant[modifier | modifier le code]

Son réseau[modifier | modifier le code]

La France coupée en quatre : zone libre, zone occupée, départements annexés et Nord de la France directement sous administration militaire allemande, plus les zones interdites littorale et de l'est.
Vue de « La petite Bachaudie »

1941, il constitue le réseau AGIR, rattaché au Secret Intelligence Service (S.I.S.) et composé d'une centaine d'agents.

Il utilise une couverture de représentant d’une entreprise, la Maison Gazogène Autobloc (fabricant de gazogènes), pour justifier ses nombreux déplacements ; néanmoins, ses fréquents passages à la frontière furent toujours clandestins. Il franchira une centaine de fois la frontière suisse pour effectuer cette mission et grâce à des complicités locales (Denis et Alice Poncet), franchira la Valserine un grand nombre de fois (à environ 3 km du pont Charlemagne, près de la ferme des époux Poncet, connue sous le nom de « La petite Bachaudie »).

Les rampes de lancement des V1[modifier | modifier le code]

Site V-1 no 685 au Val Ygot près d'Ardouval (Seine-Maritime, France); V-1 sur une rampe de lancement reconstruite.
  • À l’été 1943, l’un de ses agents, Jean Henri Daudemard, un ingénieur des chemins de fer de Rouen, signale que plusieurs chantiers de construction d’une structure inhabituelle ont fait leur apparition en Haute-Normandie. Hollard se rend à Rouen, déguisé en pasteur protestant, et persuade un responsable local de lui communiquer la liste des chantiers. Ce sont des constructions de rampes de lancement des bombes volantes V1. C'est à Yvrench dans la Somme qu'un de ses agents, André Comps, ingénieur chargé de la conception des rampes par les Allemands, lui fournit les plans.
  • Il communique ces renseignements aux Britanniques (MI6) par l'Ambassade de Grande-Bretagne à Berne, en passant lui-même la frontière suisse 98 fois (49 voyages).

L'arrestation[modifier | modifier le code]

Le déporté[modifier | modifier le code]

Torturé, déporté au bagne de Neuengamme. Au péril de sa vie, il sabote son travail, habilement. À l'approche de la fin du nazisme, il sera jeté dans la cale d'un navire promis au naufrage et survécut à toutes les épreuves.

Distinctions, honneurs et hommages[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

  • Descendant du pasteur Jean Monod (1765-1836)
  • Son père, Auguste Hollard, professeur de physique nucléaire à l'école de Physique et chimie de Paris et à la Sorbonne
  • Sa mère, Pauline Monod
  • Cousin germain de Théodore Monod (1902-2000) naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français
  • Cousin germain de Jacques Monod (1910-1976), Prix Nobel 1965
  • Son fils Florian Hollard, chef d'orchestre. Longtemps directeur de l'orchestre symphonique de Tours et maître de chapelle de l'Oratoire du Louvre à Paris, il a aussi parcouru le monde et représenté son pays devant de nombreux auditoires étrangers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Télé 7 jours n°645, semaine du 2 au 8 septembre 1972, avec un article de deux pages de Rémy Le Poittevin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florian Hollard, Michel Hollard, le Français qui a sauvé Londres, Paris, Le cherche midi, coll. « Documents et Guides »,‎ , broché, 315 p. (ISBN 978-2-749-10387-7)
    Livre écrit par son fils.
  • George Martelli, L'homme qui a sauvé Londres [« The Man Who Saved London. The Story of Michel Hollard, DSO, Croix de guerre »], J'ai Lu, coll. « A 17/18 / Leur aventure »,‎ (réimpr. 1966 1972), poche, 375 p.
  • Jean-Pierre Richardot, Une Autre Suisse, 1940-1944 : Un Bastion contre l'Allemagne nazie, Le Félin, coll. « Questions d'époque »,‎ , broché, 268 p. (ISBN 978-2-866-45410-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]