André Verchuren

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André Verchuren
Surnom Verchu[1]
Le roi du musette
Nom de naissance André Verschueren[2]
Naissance
Neuilly-sous-Clermont, France
Décès (à 92 ans)
Chantilly, France
Activité principale accordéoniste, compositeur, comédien
Genre musical valse, musette, chanson française
Années actives de 1926 à 2013
Labels Decca - Festival
Musidisc - Sun Records
WH Production

André Verschueren, dit André Verchuren, né le à Neuilly-sous-Clermont, dans l'Oise, et mort le (à 92 ans) à Chantilly est un accordéoniste français. Il serait l’accordéoniste ayant vendu le plus de disques, avec plus de 70 millions d'unités vendues [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille originaire de Belgique, le jeune André commence l'accordéon à quatre ans et suit les cours de son père, Raymond Verschueren, musicien professionnel. Il touche son premier cachet à six ans en animant un bal, accompagné de sa mère à la batterie et dispense des cours dans l'école d'accordéon de son père. Il est embauché dans une usine de tréfilage, devient garçon de café, jardinier. En 1936, à seize ans, il reçoit la coupe du monde d'accordéon des mains du roi Léopold III de Belgique en jouant l'ouverture des Saltimbanques debout, contre les codes de l'époque[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, André Verchuren entre dans la Résistance en aidant les parachutistes alliés à se cacher. En juin 1944, il est dénoncé, arrêté par la Gestapo, torturé et envoyé au camp de Dachau dans le « train de la mort », convoi no 7909, le 2 juillet 1944. Il en ressortira 13 mois plus tard, en août 1945. Durant sa détention à Dachau, il sera notamment affecté au terrible Sonderkommando, c'est-à-dire au personnel chargé des fours crématoires[3]. Le 14 juillet 1944, il provoque les SS en faisant, au péril de sa vie, chanter La Marseillaise à tous ses camarades détenus du block[1]. C'est un déporté résistant. À la sortie des camps, il lui faut plusieurs années pour que ses doigts retrouvent leur agilité.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

À partir de 1950, Verchuren voit sa carrière décoller à la suite de sa participation à l'émission populaire de Radio Luxembourg Swing contre musette (il a été inscrit à l'émission par son collègue Tony Murena). Sélectionné pour un match organisé sur la scène du Moulin rouge auquel assistent en direct 10 millions d'auditeurs, il emporte les suffrages. Grâce à Louis Merlin qui était présent dans la salle, il entre ensuite chez Decca, sa première maison de disques, avant d'intégrer la maison Festival. En 1956, il est le premier accordéoniste à se produire à l'Olympia à Paris pendant trois semaines[1]. Le succès populaire est immédiat. Parallèlement à ses émissions à la radio (17 ans sur RTL, puis 13 ans sur Europe 1), « Verchu » va à la rencontre de ses auditeurs. Il sillonne la France entière, donnant 150 galas par an. Il affirmait : « Les bals, la musique, la route : autant de drogues pour moi[1]. » Il a inventé la formule du « bal-music-hall ».

En 1968, André Verchuren a publié ses mémoires sous le titre Mon accordéon et moi.

À La Défense, il a joué lors du plus grand bal de France devant 125 000 spectateurs[réf. nécessaire]. Le 3 janvier 2007, il a fêté ses 80 ans de carrière lors d'un concert à l'Elispace de Beauvais.

Recordman du monde de vente de disques d'accordéon, avec plus de 70 millions d'albums vendus[1], André Verchuren a enregistré durant sa carrière 777 albums tous supports confondus (deux par semaine). En 1992, il avoue avoir parcouru 7 millions de km en voiture, un million en avion[1]. Il a participé à plus de 10 000 galas devant 40 millions de spectateurs.

Il meurt à l'âge de 92 ans d'un arrêt cardiaque alors qu'il dînait dans une pizzeria de Chantilly[4]. Ses obsèques ont eu lieu le mercredi , en l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Chantilly, dans l'Oise.

Famille[modifier | modifier le code]

André Verchuren a deux fils : l’aîné Harry Williams, ayant choisi son nom[précision nécessaire] en hommage à un parachutiste que son père a aidé pendant la guerre, est aujourd'hui producteur de musiques ; le plus jeune se nomme André Verchuren Junior.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • En tant qu'ancien déporté-résistant, André Verchuren reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur le 5 mai 1986. Il est promu officier le 4 novembre 1997[5].
  • Il reçoit également un diplôme du président Eisenhower, lui signifiant la reconnaissance des États-Unis.
  • Il est élevé au rang de commandeur de l'ordre national du Mérite au titre de sa carrière musicale le 17 novembre 2006[6].

Discographie partielle[modifier | modifier le code]

  • Le Petit Chapeau tyrolien
  • Ah! si j'étais resté célibataire
  • Le Tango nous invite
  • Ce soir, on va faire la java
  • Le Chouchou de mon cœur
  • Les Fiancés d'Auvergne (son plus grand tube)
  • Style musette (valse)
  • Quand tu reviendras (avec Aimable)
  • En amateur (valse)
  • Le Plus Grand Bal du samedi soir
  • Charleston à Paris
  • Le chatouilleur de boutons
  • La Valse des pompiers
  • Les Routiers
  • Accordéon rusticana
  • Le Réveil de la volière
  • Le Roi de l'arène (paso doble)
  • Bonjour les amis (marche officielle de Radio Luxembourg)
  • La Valse de la fête foraine (avec Jo Moutet)

Cinéma[modifier | modifier le code]

Radio et télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Mort d'André Verchuren, le roi du bal musette », sur lemonde.fr, 11 juillet 2013.
  2. André Verschuere-SACEM, andre-verchuren.com, consulté le 10 juillet 2013.
  3. Meddeh Belkanichi, "André Verchuren, un Vouzinois de cœur", sur L'Union, lundi 15 juillet 2013.
  4. AFP, « André Verchuren est mort », Le Figaro, mis en ligne le 10 juillet 2013, consulté le 10 juillet 2013.
  5. Annonce du décès, sur metronews.fr.
  6. « André Verchuren en 10 chiffres », sur lefigaro.fr.
  7. Biographie sur le site de l'Olympia