Simone Jacques-Yahiel

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Simone Jacques-Yahiel
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Biographie
Naissance
Décès
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MaubeugeVoir et modifier les données sur Wikidata
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Simone Jacques-Yahiel, née le à Paris et décédée à Maubeuge le , est une première danseuse étoile et une résistante française de la Seconde Guerre mondiale, déportée à Ravensbrück et à Beendorf.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Jacques Yahiel et de Alice Yahiel (Van Goethem), arrière-petite cousine de « la petite danseuse de quatorze ans » sculptée par Degas, la résistante est arrêtée en juin 1943 puis déportée à Ravensbrück avant d’être conduite à Beendorf en août 1944 où elle continue de résister en sabotant les pièces destinées à l'aviation allemande. Elle fut libérée à Hambourg le 1er mai 1945.

Traumatisée comme beaucoup de survivantes de Ravensbrück, elle fixe par écrit, dès 1945, quelques notes qui lui serviront de point de départ à l'écriture de ses mémoires mais passe sous silence ses souvenirs du camp de concentration car « les gens du dehors » ne peuvent pas comprendre.

Après la guerre, elle devient professeur de danse dans une douzaine d'écoles en Belgique et en France.

Simone Jacques-Yahiel commence à témoigner tardivement dans les établissements scolaires de l’Avesnois, au collège[1] du Cateau-Cambrésis et dans les maisons de retraite de sa région d’adoption. Ses mémoires sont publiés une première fois[2], grâce à son ami historien Arnaud Richard, dans l’urgence chez L’Harmattan en décembre 2011, quelques semaines après son décès, sous le titre Ma raison d’être, Souvenirs d’une famille de déportés résistants puis dans une seconde version corrigée[3] en mars 2015 par Arnaud Richard, dix mois après un procès gagné contre une prétendue co-auteure[4].

Dès 1947, elle reçoit la Medal of Freedom de Dwight Eisenhower avant d'être fait 1991 chevalier de la Légion d’honneur.

Simone Jacques-Yahiel décède à Maubeuge le 5 novembre 2011 à l’âge de 93 ans[5] et lègue par testament la tenue de déporté de son frère au Mémorial de Caen.

Le musée de la Résistance de Bondues a dédié à Simone Jacques-Yahiel l'exposition temporaire 2011-2012 Rester Debout[6]. Le 22 septembre 2013, la Voix du Nord cite[7] Simone Jacques-Yahiel parmi les nordistes qui mériteraient le Panthéon.

En 2017, année du centenaire de la naissance de Simone Jacques-Yahiel, Arnaud Richard a lancé de nouveaux projets : rédaction du second tome de ses mémoires et scénarisation d'un film autour de trois thèmes (espérance, lutte, trahisons).

Références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice de Cheveigné, Radio Libre, Editions du Félin, 2014
  • Simone Jacques-Yahiel, Ma raison d'être, Souvenirs d'une famille de déportés résistants, L'Harmattan, 2015

Liens externes[modifier | modifier le code]