Allèves

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Allèves
Vue des tours Saint-Jacques à Allèves.
Vue des tours Saint-Jacques à Allèves.
Blason de Allèves
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Rumilly
Intercommunalité C.C. du Pays d'Alby-sur-Chéran
Maire
Mandat
Noëlle Delorme
2014-2020
Code postal 74540
Code commune 74004
Démographie
Gentilé Aléviens
Population
municipale
383 hab. (2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 10″ N 6° 04′ 52″ E / 45.7527777778, 6.0811111111145° 45′ 10″ Nord 6° 04′ 52″ Est / 45.7527777778, 6.08111111111
Altitude Min. 480 m – Max. 1 621 m
Superficie 8,81 km2
Localisation

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Liens
Site web alleves.fr

Allèves est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Commune de l'Albanais, appartenant à la communauté de communes du Pays d'Alby-sur-Chéran, elle comptait 383 habitants en 2013.

Géographie[modifier | modifier le code]

Allèves, située dans la vallée du Chéran, est dominée au sud par la Montagne de Bange (1 217 m) et au nord par les tours Saint-Jacques (991 m).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gruffy Leschaux Rose des vents
Cusy N
O    Allèves    E
S
Arith (Savoie) Bellecombe-en-Bauges (Savoie)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Allèves dérive du nom vernaculaire en Savoie, mais également en Dauphiné de l'arolle ou pin cembro ou pin des Alpes (alévo en patois), selon le chanoine Gros[1],[2].

La paroisse est mentionnée au XIVe siècle sous les formes Alleves (1318), Cura de Alleves (vers 1344) ou encore Allevis (1356)[1],[2]. On trouve également la forme Alevoz en 1696[1],[2].

En francoprovençal, la commune s'écrit Alève selon la graphie de Conflans[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , les soldats allemands dynamitent le pont de Banges[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Allèves appartient au canton de Rumilly, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 29 communes[5]. Avant ce redécoupage, la commune appartenait au canton d'Alby-sur-Chéran, dont Alby-sur-Chéran était le chef-lieu.

La commune appartient à la communauté de communes du Pays d'Alby-sur-Chéran, créée en 1993[6] et qui fait suite à différents syndicats communaux (Syndicat Intercommunal pour le Développement Économique du Canton d'Alby, Syndicat Intercommunal pour l'Équipement Scolaire du Canton d'Alby, Syndicat Intercommunal pour le Ramassage des Élèves du Canton d'Alby). On retrouve ainsi les onze communes de l'ancien canton d'Alby-sur-Chéran.

Allèves relève de l'arrondissement d'Annecy et de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Henri Navet ... ...
mars 2001 en cours Noëlle Delorme DVD Retraitée

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Aléviennes et les Aléviens[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 383 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
258 250 263 311 358 386 399 433 434
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
436 424 416 464 406 416 429 405 376
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
338 326 300 291 260 246 206 170 171
1982 1990 1999 2006 2008 2011 2013 - -
185 209 262 343 356 360 383 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Allèves est située dans l'académie de Grenoble. En 2015, elle administre une école maternelle et une école élémentaire regroupant 20 élèves[10].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'ancienne paroisse d'Allèves était dédiée à saint Blaise[7]. La commune est désormais intégrée à la paroisse des Saints Philippe et Jacques du Semnoz[11], qui fait partie du doyenné de l'Albanais - les Usses, dont le siège se troue à Gruffy[12]. Elle se trouve dans le diocèse d'Annecy.

Les pratiquants peuvent se rendre en l'église Saint-Blaise.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio Semnoz… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Rhône-Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Genevois, le Courrier savoyard.

Économie[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, nombre d'Allévains vont travailler sur Annecy ou Aix-les-Bains.

Avant, les habitants exploitaient les forêts du Semnoz et produisaient du charbon de bois. Ils cultivaient également des vignes en combe de Savoie. Avant la guerre, la cueillette des cyclamens, commercialisés sur Aix-les-Bains et Paris, procurait à ses habitants un complément de revenu.

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 140 lits touristiques répartis dans 28 structures[Note 3] dont 4 meublés[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les tours Saint-Jacques, vues depuis le pont de l'Abîme.
  • Les tours Saint-Jacques ou cheminées de fées sont de majestueuses tours monolithiques qui dominent le village. Le toponyme proviendrait du nom de la chapelle d'un ancien prieuré[14],[15], dont l'ancien nom est « aiguilles de Racheroche »[14], désignant ces monolithes calcaires situés sur le contrefort sud du Semnoz. Une légende raconte qu'un aigle prit un agneau dans le village pour le dévorer ; celui-ci étant trop lourd l'aigle le posa finalement sur une des tours. Plusieurs années après, un alpiniste trouva un bélier dans un cadre verdoyant!
  • Les grottes de Banges.
  • Le Chéran, rivière où l'on trouvait, selon les dires, des paillettes d'or !
  • Le château du Cengle ; ruiné, du Xe siècle.
  • Église placée sous le patronage de saint Blaise. Le nouvel édifice est construit dans un style néogothique selon les plans de l'architecte annécien Camille Ruphy, entre 1867 et 1870. Elle est consacrée en 1893[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yvonne Dubois, paysanne-romancière habitant Allèves, a écrit quatre romans se situant dans les Bauges, dont La Vallée des cyclamens (1983) et Couleur de terroir (2007) pour lequel elle a reçu le Prix spécial du parc naturel régional du Massif des Bauges en décembre 2007. Elle a contribué à faire découvrir les conditions de vie sur une terre limitée et ingrate.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les Armes de " Allèves "se blasonnent ainsi :

D'azur, à un coq hardi d'or, crété et onglé de gueules posé sur un tertre de trois pics de sinople, et accompagné en chef de deux molettes du second.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 25, Article « Allèves ».
  2. a, b et c D'après Henry Suter, « Allèves », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 13 septembre 2015).
  3. Lexique des noms des communes savoyardes en arpitan - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen,‎ , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 20
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  4. Passerelle, journal cantonal.
  5. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté en octobre 2014).
  6. « Les 11 communes membres de la Communauté de Communes du Pays d'Alby » (consulté le 15 mars 2015).
  7. a et b « Allèves », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), Ressources - Les communes.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  10. « Haute-Savoie (74) > Allèves > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 5 août 2015).
  11. « Paroisse Saints Philippe et Jacques du Semnoz », sur le site du diocèse d'Annecy (consulté le 9 avril 2015).
  12. « Carte du Doyenné de l'Albanais - les Usses », sur Site du diocèse d'Annecy (consulté le 9 avril 2015).
  13. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com,‎ (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  14. a et b Jean-Philippe Buord, Les Mystères de la Haute-Savoie, Éditions de Borée,‎ , 349 p. (ISBN 978-2-8449-4300-2), p. 218.
  15. Jean-Marie Jeudy, Les mots pour dire la Savoie : Et demain, j'aurai autre chose à vous raconter, La Fontaine de Siloé,‎ , 540 p. (ISBN 978-2-8420-6315-3), p. 166.
  16. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ , 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 80.