Vénissieux

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Vénissieux
Vénissieux
L'église Saint-Germain et l'ancienne mairie sur la place Léon Sublet, au coeur de Vénissieux-village.
Blason de Vénissieux
Blason
Vénissieux
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Michèle Picard (PCF)
2014-2020
Code postal 69200
Code commune 69259
Démographie
Gentilé Vénissians, Vénissianes
Population
municipale
65 894 hab. (2017 en augmentation de 7,7 % par rapport à 2012)
Densité 4 298 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 52″ nord, 4° 53′ 12″ est
Altitude Min. 171 m
Max. 259 m
Superficie 15,33 km2
Localisation
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Vénissieux
Liens
Site web ville-venissieux.fr

Vénissieux (en francoprovençal, Vènissiœx) est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes. C'est la septième ville d'Auvergne-Rhône-Alpes par le nombre d'habitants. Ses habitants sont appelés les Vénissians.

Vénissieux est la troisième ville la plus peuplée au niveau départemental après Lyon et Villeurbanne. Bénéficiant d'une situation géographique privilégiée entre Lyon, le sillon rhodanien et les plaines du pays du Velin, Vénissieux concentre de nombreuses activités économiques sur son territoire et est traversé par de grandes voies de communication.

Autrefois paisible village agricole et viticole[1], Vénissieux s'est developpée grâce notamment à ses industries automobiles, dont elle fut l'un des berceaux[2]. La construction des grands ensembles à partir des années 1960 bouleverse profondément sa physionomie urbaine et sociale. Vénissieux est enfin connue pour son rôle dans l'histoire des banlieues françaises, des premières émeutes urbaines à la Marche pour l'égalité et contre le racisme en 1983.

Géographie[modifier | modifier le code]

carte des régions naturelles autour de Lyon
Vénissieux se situe dans le « Pays du Velin » une région naturelle située à l'est de Lyon.
Le bloc erratique de Saint-Fons est situé sur le contrefort ouest du plateau des Minguettes. Il est un témoin des anciennes glaciations du Würm.

Localisation[modifier | modifier le code]

Vénissieux est située en banlieue sud de Lyon. Elle est considérée comme la «Porte sud de l'agglomération lyonnaise».

La ville située sur la rive gauche du Rhône a un relief marqué par une plaine dominée par la petite colline du Centre (anciennement mas de la Roche) et celle de Parilly dans sa partie nord. Quant à la partie sud de la commune, celle-ci a un relief légèrement plus prononcé, avec le plateau des Minguettes qui culmine à 259 mètres dans le quartier de Monmousseau. Les pentes ont parfois une déclivité importante en descendant à Saint-Fons et à Vénissieux-village par le plateau des Minguettes.

Géologie[modifier | modifier le code]

Géographiquement, Vénissieux appartient au Bas-Dauphiné et plus exactement au pays du Velin[3]. C'est un petit territoire d'une vingtaine de kilomètres carrés, délimité au nord et à l'ouest par le coude du Rhône. Des petits reliefs encerclent cette plaine alluviale caillouteuse d'origine morainique, au sud par les balmes viennoises et à l'est par les contreforts du plateau des Terres froides. D'est en ouest, la plaine dans laquelle se situe Vénissieux, présente un plan légèrement incliné d'une centaine de mètres entre environ 170 et 259 mètres d'altitude. Le village s'est développé, non pas en hauteur, mais dans une petite dépression située entre les pentes est du plateau des Minguettes et le grand plateau de l'Est lyonnais. L'établissement du village originel s'explique par la présence d'une nappe phréatique moins profonde que dans le reste de la ville. Vénissieux étant un territoire qui ne comporte aucune rivière, seule cette nappe permettait l'approvisionnement en eau via des puits[4].

Contrairement à Vénissieux, les autres villages de cette région sont souvent situés sur des petites moraines issues de la glaciation du Würm, où les glaciers des Alpes arrivaient jusqu'à Lyon, il y a entre 125 000 et 11 000 ans avant notre ère. On retrouve des traces de cette glaciation avec les blocs erratiques connus de la Croix-Rousse, le Gros Caillou et plus proche de Vénissieux, le bloc erratique de Saint-Fons, situé sur le contrefort ouest du plateau des Minguettes[5].

Héritage[modifier | modifier le code]

Si ce territoire est aujourd'hui très urbanisé, c'est que grâce à son absence de relief accidenté, seul le pays du Velin offrait des possibilités d'extension d'une grande agglomération. Le nom du pays de Velin a subsisté qu'à trois endroits dans la région lyonnaise : la ville de Vaulx-en-Velin, la rue de Béchevelin, dans le 7e arrondissement de Lyon et le quartier du Chêne-Velin à Vénissieux même. Mais l'identité du pays du Velin a complètement disparue quand l'extension du bâti urbain de l'agglomération lyonnaise s'est faite au détriment de ces terres autrefois rurales, à partir des années 1950.

Sur le plan historique, là aussi, la ville a été plus tournée vers l'Est qu'à Lyon, en étant rattachée à la province du Dauphiné jusqu'à ce que l'Isère cède par décret du 2 mars 1852, la ville au département du Rhône[6].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vénissieux
Lyon Lyon Bron
Saint-Fons Vénissieux Saint-Priest
Feyzin Corbas
Feyzin
Corbas

Histoire[modifier | modifier le code]

Âge du bronze, Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La plus vieille inhumation de Vénissieux a été trouvée en 1999, sous l'actuelle place de la Paix. Le squelette assez complet de cet homme est daté du Bronze final, entre 1490 et 1265 av. J.-C. Des structures domestiques (des fossés, un foyer) ont été aussi retrouvés, attestant une occupation humaine à Vénissieux très ancienne[7],[8].

Mais la plus ancienne apparition de Vénissieux, ainsi que la connaissance de l'origine toponymique de la ville se situent dans le testament, probablement apocryphe, attribué à Ennemond, évêque de Lyon, dont le décès remonte à 657. Ce document mentionne la « Villa Véniciès », une grosse ferme gallo-romaine qui jadis aurait appartenue à un légionnaire romain nommé Véniciès[9]. Ce soldat fut héritier de cette terre donnée par l'armée romaine suite à la conquête des Gaules. Après la chute de l'Empire romain, la ferme se situe dans le décor du prieuré de l'abbaye royale de Saint-Pierre-de-Lyon durant le Haut Moyen Âge. Si l'on a jamais pu déterminer l'emplacement exact de cette ferme gallo-romaine, seuls quelques fragments de tuiles plates romaines (tegula) ont été retrouvés au sud du centre-ville, attestant d'une probable présence humaine durant l'Antiquité[10].

Puis, jusqu'au Xe siècle, durant le Haut Moyen-Âge, on ne sait pas grand chose de Vénissieux. Il s'agissait d'un territoire situé à l'ombre de Lyon, qui devait se montrer particulièrement inhospitalier et peu fertile, pour encourager une sédentarité. Pourtant, un axe majeur traverse le territoire communal depuis l'Antiquité, avec la voie Agrippa Lyon-Arles, devenue plus tard, route royale sous l'Ancien Régime, puis la route nationale 7. Aujourd'hui cette voie est devenue le boulevard Yves Farge et se situe sur la commune de Saint-Fons, détachée depuis lors, de Vénissieux. Mais les voyageurs, sûrement nombreux sur cet axe historique n'ont livré aucun récit mentionnant Vénissieux dans leurs carnets de voyage[11].

L'occupation reprend dès le Xe siècle, mais il faudra attendre le début du XIVe siècle, pour voir dans l'actuel centre-ville l'élévation et l'implantation du château de Chandieu[12], aux mains des comtes de Savoie, qui étendent ses prérogatives sur la prévôté de Vénissieux. On rend la justice au château de Saint-Symphorien-d'Ozon, cité principale du pays du Velin à l'époque. Le Rhône sert de limite naturelle aux seigneurs de Chandieu jusqu'en 1310 quand Jean de Chandieu, ruiné, se défait de ses droits sur la paroisse de Béchevelin qui enchâsse Vénissieux, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin. Amédée V de Savoie réunit alors ce territoire à Saint-Symphorien jusqu'en 1349. Ce château dont l'enceinte mesure 80 mètres de diamètre, attire des paysans et des artisans qui viennent s'abriter à l'intérieur ou aux pieds des remparts, en ces temps troublés par les loups, brigands et surtout par les conflits seigneuriaux. Tout autour, se développe de vastes aires de gestion de récolte, en témoignent de nombreuses fosses silos et fours qui ont été retrouvés[13].

En 1355, Vénissieux se trouve finalement en terre dauphinoise grâce à un remaniement territorial savoyard, où le Viennois est échangé contre le Faucigny (petite région de Haute-Savoie).

Les premières listes des habitants de Vénissieux remontent au XVe siècle, elles sont aujourd'hui conservées aux archives départementales de l'Isère. Au lendemain de la guerre de Cent-Ans, le roi de France Louis XI, lança en 1498, une grande enquête à travers la province du Dauphiné, à laquelle appartenait Vénissieux. Les enquêteurs étaient chargés d'examiner les familles les plus fortunées afin d'alimenter le trésor du prince, en piteux état au lendemain de la guerre. C'est ainsi que nous est parvenue la liste recensant les premiers noms connus des Vénissians : Jacques Blanc, Tholon Chatard, André & Jehan Charréard. Ces derniers ont donné leur nom à un quartier de la ville. Enfin, parmi les noms connus, les Broyssat, Sandier, Chaponnay et Sublet, sont retrouvés dans tous les documents jusqu'au XIXè siècle. Ancrés dans leurs fermes ou dans leurs ateliers blottis au sein des remparts du village, ces longues dynasties forment le substrat de la population vénissiane. La place principale de Vénissieux s'appelle par ailleurs place Léon Sublet, un des derniers héritiers de cette grande famille locale[14].


Temps modernes et Révolution française[modifier | modifier le code]

L'alternat, au bénéfice ou au détriment du Dauphiné, est la règle des XVIe siècle et XVIIe siècle pour Vénissieux. Le Dauphiné perd Vénissieux en 1545, la recouvre en 1605 et, enfin, la cède à un certain M.Dugue, trésorier de France au Bureau de Lyon en 1649.

En 1560, le célèbre peintre royal de portrait franco-hollandais du XVIe siècle, Corneille de Lyon, achète une maison modeste en briques et son terrain attenant dans l'actuelle rue du Château, elle deviendra sa maison de campagne[15].

Tout le long du XVIIe siècle, le territoire du Moulin à Vent, devient une zone franche due à une décision de Louis XIV d'intégrer le faubourg de la Guillotière à la province du Lyonnais. La frontière avec la province du Dauphiné, se retrouve ainsi déplacée au Moulin à Vent. En quelques années de nombreux paysans, artisans, mais aussi des cabarets à la réputation parfois sulfureuse, s'installent dans le quartier pour profiter d'une justice et d'une règlementation plus souples qu'à Lyon[16].

Vénissieux devient chef-lieu de canton en se détachant de Bron. Et en 1790, la commune se retrouve en terre iséroise et compte à peine 2 100 habitants.

Le château de Chandieu, implanté au sud de l'actuelle place Léon Sublet, est détruit à la fin du XVIIe siècle, cinq siècles après sa construction.


XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'Isère cède, par décret du , Vénissieux, Bron, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne au département du Rhône. Aujourd'hui, le canton vénissian est mono-cellulaire.

En février 1874, le Conseil municipal de Lyon annonce son intention d'annexer une bonne partie de la commune de Vénissieux : les secteurs de Parilly, Moulin à Vent et le quartier de Saint-Fons (qui n'était pas encore détaché de Vénissieux) sont visés. Villeurbanne et Caluire sont aussi dans le viseur du maire de Lyon de l'époque, Victor Augagneur. Le principal commanditaire pour l'agrandissement de Lyon a du faire face à lui, aux nombreuses réunions publiques, au député socialiste de la circonscription, Francis de Pressensé, ainsi qu'au conseil municipal de Vénissieux. Les trois parties prenantes rejettent unanimement ce projet. Pourtant en 1905, la chambre des députés vota en faveur d'une annexion, mais Victor Augagneur devient gouverneur de l'Afrique équatoriale française et se désintéressa de la banlieue lyonnaise[17].

À la fin du XIXe siècle, le hameau de Saint-Fons atteint le même niveau de population que le bourg de Vénissieux. À partir de 1885, le hameau industriel de 2 197 habitants et le centre agricole et commerçant de 2 283 habitants, n'avaient plus, ni les mêmes besoins ni les mêmes ambitions de développement. Des débats houleux opposent partisans de la séparation et partisans du maintien de l'unité communale. C'est le 21 mars 1888, que le Sénat vota un projet de loi déposé à la Chambre des députés en juin 1887, érigeant Saint-Fons en commune indépendante[18].

Les derniers vestiges du plus ancien bâtiment de la ville, le château de Chandieu, ne voient pas se terminer le XIXe siècle. La dernière muraille est en effet détruite pour construire le presbytère de l'église, puis un lotissement de maisons (dont la maison commune), et enfin la nouvelle mairie. Ainsi, la rue du Château qui a repris l'ancien tracé de la muraille, termine sa boucle en offrant un second débouché sur la place Léon Sublet. Vu de haut, la boucle encercle l'église Saint-Germain. C'est la plus ancienne rue de Vénissieux.

Inaugurée en janvier 1882 par Napoléon Sublet, dans un délai record, la nouvelle mairie s'impose aux côtés de l'église, avec ses 23 mètres de long, ses 4 niveaux et pas moins de 20 fenêtres sur sa façade principale. A son inauguration, ce fut la plus grande mairie de toute la banlieue lyonnaise. Elle comportait l'école des filles avec ses deux salles pouvant accueillir une centaine d'élèves, les locaux de la mairie et une bibliothèque[19].

XXe siècle, du village à la cité industrielle[modifier | modifier le code]

En pleine guerre, en 1915, Marius Berliet qui travaille, en qualité de mécanicien, à Monplaisir depuis 1897, étend une cité de 400 hectares qui porte son nom. Soixante ans après, sa firme compte vingt-et-un-mille emplois directs. Une vingtaine de pôles industriels complète le chantier Berliet.

Le 15 octobre 1918, toujours durant la Première Guerre mondiale, un incendie débute vers 18h30 dans un bâtiment à munitions situé dans le quartier de l'Arsenal (actuels rues Gabriel Péri et de la République). Rapidement, l'incendie se propage aux bâtiments de stockage qui explosèrent. On raconte que les habitants des environs aperçurent une immense boule de feu dans le ciel. Sur place, les dégâts matériels sont importants : une grande partie des bâtiments de la ville subissent des dommages et sur le plan patrimonial, les vitraux médiévaux de l’église Saint-Germain sont perdus à jamais. Cette explosion qui se fit entendre jusqu'à Roanne et au Valais suisse, provoqua la mort de deux personnes et blessa dix-sept pompiers. Quant aux milliers d'ouvriers, ils eurent la vie sauve grâce à l'heure à laquelle, l'incendie se déclencha, après la journée de travail[20].

Au début du XXème siècle, Vénissieux se fait connaître grace à ses rosiéristes implantés dans les quartiers de Parilly et du Moulin à Vent. Parmi les noms connus : Joseph Pernet-Ducher, Joseph Schwartz ou Jean-Baptiste Croibier[21]. Ils ont contribué à faire naître une rose née à Vénissieux : la Vénissiane. Le square Pernet-Ducher, ainsi qu'une fresque de roses leur rendent aujourd'hui hommage.

Au printemps 1936, les ouvriers des usines Berliet donnent le départ des grandes grèves de 1936 dans la région lyonnaise[22].

Un camp d'internement situé au 25-27 avenue de la République est créé le  : 545 personnes internées seront transférées au camp de Drancy le et feront partie du convoi n° 27.

Les 23, 25 et 29 mars 1944, les bombardements anglo-américains visent les usines Sigma qui fabrique des moteurs d’avions, faisant cinq morts. Le 2 mai 1944, c'est le tour des usines Berliet d’être endommagées par les bombardements, avec vingt-huit morts et soixante-six blessés. Les 25 et 26 mai, vingt-neuf morts avec entre autres, près de 140 immeubles détruits et environ 800 endommagés, notamment la cité HLM de l'avenue de la République, les habitations de la rue Paul Bert et de l'avenue Ambroise Croizat. La gare, le dépôt SNCF et des usines Descours et Cabaud sont aussi particulièrement visés[23]. Le 2 septembre 1944, Vénissieux est libéré des nazis et fête sa libération[24].

En 1948, Vénissieux ville martyre, reçoit par Max Lejeune, secrétaire d’Etat aux forces armées, la croix de guerre à l’étoile d’argent avec pour mention : « Une commune courageuse qui a apporté son aide efficace à la Résistance »[25].


XXe siècle, de la cité industrielle aux grands ensembles[modifier | modifier le code]

Pour répondre à la crise du logement, au rapatriement des personnes issues des anciennes colonies françaises, à l'accueil des personnes issues du regroupement familial, est décidée la construction des grands ensembles des Minguettes à partir des années 1960. Ces barres et ces tours entraînent le bouleversement physionomique et sociologique de l'ancien village, mais apportent un confort inégalé à l'époque avec ses logements spacieux et lumineux, équipés de sanitaires modernes. Rapidement, des services publics et des commerces s'installent au pied des immeubles[26].

Le 4 janvier 1966, à 8h50, deux sphères de GPL de la raffinerie de Feyzin explosent, provoquant la castastrophe de Feyzin, commune voisine de Vénissieux. La boule de feu atteint 250 mètres de diamètre et monte jusqu'à 400 mètres d'altitude. La catastrophe provoque 18 morts, 77 blessés et des dégâts importants sur les maisons situées dans les bas quartiers de Feyzin mais aussi à Vénissieux. Dès les premières heures, le maire de Vénissieux de l'époque, Marcel Houël se rend sur les lieux de la catastrophe et met à disposition les ressources de la ville. Des familles feyzinoises sont logées dans les préfabriqués du groupe scolaire Max-Barel et leurs enfants sont nourris gratuitement durant un mois, dans les cantines municipales[27].

La ville intègre la communauté urbaine de Lyon le .

En septembre 1981, des incidents, notamment dans le quartier des Minguettes, sont parmi les premiers signes français des limites et dérives des quartiers de banlieue.

Toujours aux Minguettes, durant l'été 1983, de rudes affrontements opposent policiers et jeunes. Pendant les affrontements, Toumi Djaïda, le jeune président de l'association SOS Avenir Minguettes, est blessé par un policier et transporté d'urgence à l'hôpital. Rodéos, incendies de voitures, dégradations urbaines, courses poursuite avec la police, sont à nouveau filmés, largement repris dans la presse[28],[29],[30],[31].

Des habitants du quartier, dont le curé Christian Delorme et le pasteur Jean Costil, ont alors l'idée d'une longue marche, inspirée par Martin Luther King et Gandhi. Deux revendications principales : une carte de séjour de dix ans et le droit de vote pour les étrangers[32]. Toutefois, selon un chercheur, « Mogniss Abdallah à Nanterre ou Djida Tazdaït et les militants lyonnais de Zaâma d'banlieue n'étaient guère favorables à une initiative dominée par les animateurs de la Cimade (le père Christian Delorme et le pasteur Costil) qui n'étaient pas « issus de l'immigration ». »[33],[34] Ces évènements sont à l'origine de la Marche pour l'égalité et contre le racisme.

Au cours des années 90, Vénissieux se fait connaître grâce à son équipe masculine de handball, toujours active, qui devient championne de France de 1re division, remporte la Coupe de France et de nombreux succès sur la scène européenne[35].

Toujours dans les années 1990, après des débats houleux, la ligne de métro Métro de Lyon Ligne D parvient jusqu'à Vénissieux avec deux stations sur son territoire. Initialement la ligne devait arriver jusqu'au plateau des Minguettes. Mais face au contexte difficile du quartier à l'époque, TCL recule[36].

Le 11 février 1994, Simone Veil, en tant que ministre d'État, des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, sous la présidence de François Mitterand, visite la commune, dans le cadre de son plan d'urgence. Elle s'attarde notamment dans le quartier Démocratie où une dizaine de tours vides d'habitants sont promues à la destruction[37]. Quelques mois plus tard, le 11 octobre 1994, les dix tours du quartier Démocratie sont détruites par explosif[38].

En 1997 est créé l'association Viniciacum, qui favorise la promotion de la connaissance de l'histoire méconnue de Vénissieux et de son patrimoine[39].

Vénissieux est une ville qui revendique une assise populaire de son exécutif municipal, emmené par André Gerin, député-maire PCF, réélu lors des échéances de 2001 et 2002, puis aux élections législatives de juin 2007 et aux municipales de mars 2008. Il quitte ses fonctions de maire en 2009 pour Michèle Picard[40].


XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Les années 2000 sont marquées par une véritable politique de la ville et par l'arrivée du tramway Tramway de Lyon Ligne T4, qui relie de manière efficace le plateau des Minguettes au reste de la ville et de l'agglomération lyonnaise. En novembre 2019, la ligne de tramway Tramway de Lyon Ligne T6 relie le quartier du Moulin à Vent aux quartiers de Gerland, Mermoz et hôpitaux Est.

En 2005, les quartiers populaires s'embrasent durant les émeutes urbaines, mais elles sont moins médiatisées et moins violentes que celles se déroulant dans la banlieue parisienne.

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon.

Histoire des symboles[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Venißieu apparaissant sur une carte de Cassini. On aperçoit une mer de vignes au sud du territoire

L'origine étymologique de Vénissieux est ancienne, issue de la période gallo-romaine. Un légionnaire romain nommé Véniciès aurait possédé une grande ferme nommée Viniciacum : « la villa de Véniciès »[41]. Suivent ensuite les variantes postérieures de Venicus, au VIIe siècle, Venici au XIIe siècle et Venecieu jusqu'au début du XVIIIe siècle[42]. Durant les temps modernes, le nom de la commune évolue de Vénissie (nom gravé sur la cloche de 1550 de l'église Saint-Germain[43]), en Venißieu sur une carte de Cassini[44], le "ß" est une lettre appelée eszett, utilisée dans l'alphabet allemand. Appelée également « scharfes S , elle représente une ligature de « ss ». Puis à la Révolution française, le nom devient Vénissieux. Dans la région, Villeurbanne possède une origine toponymique similaire à Vénissieux : son nom étant issu d'une ancienne ferme jadis nommée « villa urbana »[45].

Le « x » présent à la fin du nom de la ville est caractéristique de la toponymie de l'aire linguistique francoprovençale[46]. Il ne se prononce pas à l'instar du « x » de Vaulx-en-Velin, Rillieux-la-Pape, Manissieux (quartier de Saint-Priest), Chamonix, Meximieux, Vassieux-en-Vercors, Chamonix, etc. D'autres villes de la région n'ont pas conservé leur « x » final, comme Meyzieu, Décines-Charpieu, Crémieu ou encore Ambérieu-en-Bugey[47].

Enfin, une autre origine étymologique de Vénissieux, plus imagée, proviendrait de son vignoble qui passait jadis pour un cru fameux dès l'Antiquité : vinum, vineae, Véniciès, Viniciacum, Vénissieux; le décor était planté. Des vignobles de consommation locale étaient particulièrement présents sur les pentes du plateau des Minguettes jusqu'au plateau des Grandes Terres, illustrés sur la carte de Cassini. Effectivement, au XVIIIe siècle, on a dénombré jusqu'à 277 parcelles de vignes sur le territoire communal[48]. Si l'importance de la présence de vigne à Vénissieux est inédniable, l'origine toponymique de la cité ne provient pas de ses cépages.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Vénissieux.svg

« De gueules à la clef en pal accostée à dextre d'une enclume et à sénestre d'une roue d'engrenage, le tout d'argent ; au chef d'or chargé d'un dauphin d'azur, allumé, oreillé, barbé, loré et peautré de gueules ».

Les armoiries de Vénissieux furent adoptées par le Conseil Municipal dans la séance du 18 mai 1951[49].

Dans ce blason, le chef comporte un dauphin bleu et rouge sur fond or, représentant la province du Dauphiné dont faisait partie autrefois Vénissieux; l'autre partie de l'écu comporte au centre une clef d'argent sur fond rouge qui évoque le blason des Dames de Saint-Pierre de Lyon qui possédèrent la juridiction de Vénissieux du Moyen Âge à 1789. En outre, cette clef est accompagnée, à sa droite d'une enclume et à sa gauche d'une roue d'engrenage, ces attributs argentés symbolisant l'industrie métallurgique de la commune et reliant le passé au présent[50].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments civils[modifier | modifier le code]

  • La place Léon Sublet est le coeur de l'identité historique de Vénissieux. Cette place a changé plusieurs fois de nom au cours de son histoire : place de Vénissieux jusqu'à l'avènement de la mairie, où elle se renomma place de la mairie (ou de l'Hôtel de ville); pour aujourd'hui porter le nom de Léon Sublet, dernier héritier de l'une des plus grandes familles vénissianes. La partie ouest de la place, autrefois nommée la "petite place" est maintenant dédiée à Henri Barbusse.
  • L’ancienne mairie est le principal monument civil de Vénissieux. Elle a été construite sur les fondations de la Maison commune[51] (XVIIIe siècle), et est aujourd'hui devenue le musée communal de la Résistance et de la Déportation.
  • La rue du Château, la plus ancienne rue de la ville, a été tracée en place de l'ancien rempart du château, d'où son nom. Au XVIe siècle, cette rue abrita la maison de campagne d'un peintre royal de portrait franco-hollandais célèbre, Corneille de Lyon.
  • Les fortifications de Vénissieux, englobées dans l'enceinte de sûreté qui s'étendait de Villeurbanne-Cusset à Saint-Fons, ont été construites après la défaite de la France contre la Prusse en 1870. Quelques vestiges de la batterie de Parilly, ainsi que sur le versant nord du plateau des Minguettes[52].
  • Le groupe scolaire Louis-Pasteur dans le quartier du Charréard, construit par Emile Auguste Chollat, disciple de Tony Garnier, est classé aux monuments historiques en tant que « bâtiment remarquable de l'après-guerre ». Il ressemble à un palais laïc avec une façade imposante[53].
  • Le groupe scolaire de Parilly comporte une façade particulière avec l'inscription d'une ancienne devise républicaine : « Travail, Paix, Humanité ». À ses pieds, se trouve le square Pernet-Ducher, qui rend hommage aux rosiéristes qui avaient fait le réputation du quartier au début du XXème siècle.
  • Le groupe scolaire du Centre situé sur la colline du Centre est la première école publique de Vénissieux. Elle a été édifiée en 1911[54] et a longtemps dominé la silhouette de l'ancien village.
  • La Maison du Peuple est inaugurée en 1934, au coeur des anciens quartiers industriels et ouvriers de Vénissieux. « Centre de résistance, revendications et d'actions ouvrières. Lieu de réflexion, de création et de fraternité devant la dureté des combats » avait dit André Gerin, ancien maire de Vénissieux. Elle héberge aujourd'hui le centre des syndicats, le théâtre municipal[55] et une salle d'exposition d'art plastique.
  • L'ancienne maison bourgeoise des Sandier (famille notable vénissiane du XIXe siècle) appelée aussi "le château" par les Vénissians a été détruit. Le vestige qui subsiste est l'ensemble arboré de l'actuel parc Louis Dupic, avec au centre une cuvette asséchée et son petit pont en bois, trace de l'ancien étang de la demeure.
  • Le Monument de La Résistance et de la Déportation, aujourd'hui monument aux morts, a été sculpté par Louis Muller, célèbre sculpteur et graveur français. On lui doit la création des timbres Marianne des années 50-60, les bas-reliefs du théâtre du Palais de Chaillot à Paris et de nombreuses épées d'académiciens, dont celle d'Édouard Herriot, ancien maire de Lyon et figure éminente de la IIIe République. Autrefois installé au centre de la place Léon Sublet, il fut déplacé au parc Louis Dupic, suite à la rénovation de la place[56].
  • Le monument Laurent Gérin situé dans le square éponyme comporte une statue de cet ancien maire bienfaiteur, qui a légué sa fortune à la ville après sa mort[57]. L'ancien buste en bronze conçu par Louis Muller, fut dérobé par les Allemands durant l'occupation[58]. Aujourd'hui le buste est en pierre calcaire.
  • Avec la présence sur son territoire des usines Renault Trucks (anciennes usines Berliet), la ville est l'un des berceaux de l'automobile française[59].
  • Le Camp de Vénissieux, au 25-27 avenue de la République, est un ancien camp d'internements de juifs apatrides, puis de prisonniers allemands durant la Seconde Guerre mondiale[60].


Lieux et monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Germain possède un aspect extérieur qui fait penser à une église récente, hors son origine attestée remonte à l'époque carolingienne (XIe siècle). Située autrefois au centre du château de Chandieu, il s'agit du plus ancien édifice de la commune par sa chapelle de la Vierge et son clocher du XVe siècle. La tour-clocher qui s'appuie sur les anciennes fondations du donjon de l'ancien château, abrite à son sommet, une charpente de vieux chênes supportant trois cloches, dont une remarquable en bronze, pesant 800 kilos et datée d'environ 1550[61]. La datation a été confirmée par un certain M. Lemoine, maître-carilloneur de l'hôtel de ville de Lyon en 1995, à la surprise générale des Vénissians[62]. De ce fait, elle est considérée comme l'une des plus anciennes de la métropole de Lyon et du département du Rhône[63]. L’église abrite également un crucifix en bois sculpté du XVIIIe siècle et un tableau de Saint-Germain-l'Auxerrois, patron de cette église. Cette peinture du XVIIIe siècle et son cadre doré du XVIIe siècle, font de ce tableau inscrit à l'inventaire des monuments historiques, le bijou de la commune[64]. Quant aux anciens vitraux de l'époque médiévale, ils ont malheureusement volés en éclats, lors de l'explosion des usines à munitions de l'Arsenal, le 15 octobre 1918. Dernière particularité : l'église Saint-Germain est l'unique église de la région à posséder une nef perpendiculaire à l'ancienne nef. Celle-ci fut ajoutée en 1920 suite à la poussée démographique du village.
  • L'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Parilly, construite par les immigrés espagnols et italiens de l'usine Berliet en 1933, est remarquable pour ses vitraux classés aux monuments historiques. Théodore Hanssen qui y a laissé sa trace, est surtout connu pour avoir conçu les vitraux du Sacré-Cœur de Paris[65].
  • L'église de l'Immaculée Conception (ou église du Moulin à Vent ou des Sauterelles), a été érigée en 1907. Elle comporte un autel et des objets liturgiques inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[66].
  • Les deux cimetières de Vénissieux sont aussi une curiosité. Notamment l'ancien cimetière situé sur la colline du Centre qui est chargé d'histoire locale, avec les tombes célèbres des rosiéristes[67], mais aussi celles des anciens maires et des personnalités de la commune.
  • La mosquée Eyüb Sultan, inaugurée en 2013 sur le plateau des Minguettes, comporte un intérieur remarquable, par le choix des matériaux, la finesse des sculptures et des calligraphies, coiffé par une coupole de seize mètres de diamètre[68].


Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[69],[Note 1].

En 2017, la commune comptait 65 894 habitants[Note 2], en augmentation de 7,7 % par rapport à 2012 (Rhône : +5,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1181 9671 9582 3702 7143 0213 0783 1763 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 6813 8204 4114 7505 2245 3555 8843 5023 394
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 8674 4174 9398 05011 50616 15716 33715 28320 374
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
29 04047 61374 34764 80460 44456 06157 17960 15965 405
2017 - - - - - - - -
65 894--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[70] puis Insee à partir de 2006[71].)
Histogramme de l'évolution démographique

Petit village avec une population essentiellement agricole, Vénissieux atteint difficilement les 6 000 habitants avant la révolution industrielle. La population redescend à 3502 habitants au recensement de 1891 dû à la séparation du hameau de Saint-Fons en 1888.

Au XXe siècle, la démographie vénissiane suit intimement les bouleversements de l'histoire de France de l'ère moderne avec l'exode rural, l'industrialisation et les rapatriements dus à la décolonisation. La spécialisation dans la construction automobile cause l'afflux d'immigrants italiens, espagnols et portugais pour combler la main d’œuvre nécessaire. La population augmente de façon régulière entre les deux guerres mondiales. Puis, au gré des décolinisations et des conflits mondiaux, Vénissieux accueille des populations issues notamment du Maghreb, des pays de l'Afrique noire, de l'ex-Yougoslavie, d'Indochine et du Proche-Orient (Turquie, Liban et Syrie).

Ainsi, la seconde moitié du XXe siècle est marquée par une croissance de la population très soutenue jusqu'à atteindre un pic de population en 1975 avec 74 347 habitants. Par la suite, le contexte de crise sociale des grands ensembles, la périurbanisation et les opérations de destruction de barres et de tours ont considérablement fait baisser la population durant les années 1980 et 1990. Les années 2000 sont marquées par un renouveau démographique.

Urbanisme et cadre de vie[modifier | modifier le code]

Vénissieux était jusqu'aux premières révolutions industrielles, un territoire agricole.
Les grands ensembles ont profondément bouleversé l'identité de Vénissieux.

Jusqu'aux premières révolutions industrielles, Vénissieux fut un village agricole et viticole, l'on cultivait principalement de la vigne, de la seigle et des mûriers. Ces plants s'adaptèrent très bien au sol très sec et caillouteux de Vénissieux. Ainsi jusqu'au début du XXème siècle, des champs à perte de vue recouvraient la commune. Parmi les agriculteurs locaux, quelques riches bourgeois lyonnais exploitaient des terres, comme un certain Gallien Minguet qui occupa le plateau qui prit plus tard son nom : les Minguettes[72].

La ville connut un accroissement très rapide de sa population : d'un peu plus de 20 000 habitants dans les années 1950, elle atteignit plus de 75 000 habitants dans les années 1970, grâce à la construction de grands ensembles. Ce quartier est symbolique d'une forme d'urbanisation encouragée dans les années 1960 qui a donné, une vingtaine d'années plus tard, des quartiers défavorisés qui avaient perdu leur attrait d'origine. Dès les années 1980, d'importants programmes de rénovation urbaine ont transformé les Minguettes, réduisant la densité de population trop forte au profit d'un meilleur cadre de vie. Cette rénovation explique la forte baisse du nombre d'habitants depuis lors.

Vénissieux est ternie par sa mauvaise image de « ville chaude de banlieue », dus à son histoire récente et par ses nombreux faits divers régulièrement publiés dans la presse locale (incivilités des racailles, trafics de stupéfiants, règlements de compte, incendies de véhicules, caillassages d'abribus ou de voitures de police, etc.). En dépit de ces incidents, la ville connaît depuis les années 2000, une certaine attractivité, illustrée par un regain démographique notable.

Une médiathèque moderne a été construite au début des années 2000 par Dominique Perrault[73], architecte et urbaniste français connu pour avoir réalisé, entre autres, la bibliothèque nationale de France à Paris.

En 2009, le premier tronçon de la nouvelle ligne de tramway, la ligne T4, relie le jet d'eau de la place Mendès France (Lyon 8e) aux Minguettes en 25 minutes. En septembre 2013, elle est prolongée jusqu'à La Doua. Les 10 kilomètres de voies et les 18 stations permettront à 33 000 habitants d'être desservis et créeront 6 200 emplois[74]. Ligne verte, le T4 a eu un effet sur l'embellissement de la ville et une circulation des piétons et des cyclistes plus aisée[75].

La ville abrite une population d'origine immigrée importante, résultat de plusieurs vagues d'immigrations successives. On compte notamment une grande communauté d'origine maghrébine, africaine, italienne, portugaise, espagnole ou encore asiatique. En 2008, la population immigrée était de 13 846 personnes soit 24 % de la population (4,6 % nés en Europe et 19,4 % nés hors d'Europe, essentiellement originaires du Maghreb)[76].

Enfin, Vénissieux est l'une des communes de banlieues parmi les plus vertes et fleuries de France, avec ses quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris, 60% du parc de Parilly sur son territoire et une superficie de 617 hectares d'espaces verts, occupant près de 40 % de la surface totale de la commune.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

Vénissieux, ville fleurie 4 fleurs depuis 2015.

En 2015, grâce à ses boulevards arborés et fleuris, à la voie verte tracée par le tramway T4 et par son engagement contre l'utilisation de pesticides dans ses espaces verts, la commune de Vénissieux bénéficie du label « ville fleurie » avec 4 fleurs, le plus haut niveau possible au concours des villes et villages fleuris[77]. Parmi les nombreux parcs, on retrouve :

  • Le parc Louis Dupic : situé derrière l'hôtel de ville, ce terrain est la relique d'un parc qui entourait l'ancienne grande maison bourgeoise appartenant aux Sandier (aujourd'hui détruite). Comportant 194 arbres de 53 essences différentes dont certains sont presque centenaires et largement méconnu du grand public, il mérite une visite pour sa richesse botanique[78]. Chaque été, il est le théâtre du festival Fêtes Escales.
  • Le parc de Parilly est le deuxième en termes de superficie de l'agglomération lyonnaise avec près de 178 hectares. Il comprend près de 18 000 arbres dont les plus âgés ont été plantés il y a une soixantaine d'années. Le parc comporte également une plaine des sports avec de nombreux équipements sportifs. En 1937, le conseil départemental souhaitait en faire "le plus beau parc de France", un concours est lancé et est remporté par Pierre Bellemain, un an avant la Seconde Guerre mondiale. Ce projet prévoyait notamment un lac et un canal, mais il fut définitivement stoppé par l'arrivée de la guerre[79].
  • Le parc des Minguettes se situe sur le contrefort ouest des Minguettes, près de 15 hectares abrite 15 espèces d'arbres différentes.
  • Le plateau agricole des Grandes Terres est situé à l'extrême-sud de la ville, il offre notamment une boucle de 10.5 km pour la pratique du VTT[80].

Quartiers de la ville[modifier | modifier le code]

  • Le centre-ville, "vieux-bourg" ou encore "Vénissieux-village" : noyau historique de la ville autour de la place Léon Sublet, la colline du Centre et le parc Louis Dupic. Il est considéré par le plan local d'urbanisme de la métropole de Lyon comme étant "l'un des sites les plus emblématiques du patrimoine dauphinois lyonnais"[81].
  • Les Minguettes ou "le plateau" : quartier le plus haut situé au sud-ouest de la ville. En pleine phase de rénovation et de réhabilitations suite à l'arrivée du tramway[82].
  • Les pentes ou quartier du Cluzel : ce petit quartier se situe sur les pentes du plateau, c'est une zone résidentielle.
  • Le Moulin à Vent : le nom fait référence à un ancien moulin à vent aujourd'hui disparu, ce territoire est situé au nord de la ville, limitrophe de Lyon et au-delà du périphérique lyonnais. C'est une zone essentiellement résidentielle.
  • Parilly : l'autre quartier de Vénissieux à la toponymie d'origine gallo-romaine, le nom proviendrait du nom d'un fermier nommé Parillius ou Parius[83]. Aujourd'hui, ce quartier est le plus grand de Vénissieux en superficie, car il englobe une partie du Parc de Parilly (l'autre partie étant sur les communes de Bron et de Saint-Priest) et les usines Renault Trucks. Le « noyau urbain » se trouve aux alentours de l’église Sainte Jeanne-d'Arc et de la place Grand-Clément. Un nouveau pôle de commerces, de logements et de services se développe sur l'ancien lieu dit du "Puisoz", appellé désormais "Grand-Parilly"[84].
  • Le Charréard : quartier résidentiel occupant la partie sud-est de la ville.
  • Chêne-Velin : le quartier industriel et commercial de la ville. Il est essentiellement composé de voies de communications, d'entrepôts, de grandes surfaces et d'entreprises, il est limitrophe de Saint-Fons.
  • Les Grandes Terres : ce territoire est le dernier territoire agricole de la ville. Il occupe toute la partie sud de la ville. Des petits producteurs, souvent bio, se sont installés. Il s'agit également d'un territoire voué aux sports de VTT et de course à pied[85].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

  • 13 conseils de quartier, organisés en 6 territoires[86].
  • 2 mairies de quartiers : Moulin à Vent et Vénissy.
  • Maison de Justice et du Droit.
  • La ville est historiquement tournée à gauche, c'est l'un des fiefs du Parti communiste français. André Gerin, le député-maire emblématique, a dirigé la commune durant près d'un quart de siècle[87].

Liste des maires[88][modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
1944 1962 Louis Dupic PCF Sénateur du Rhône (1946 - 1959)
1962 1985 Marcel Houël PCF Conseiller général (Canton de Bron - 1964 → 1970)
Conseiller général (Canton de Vénissieux - 1970 → 1982)
Député du Rhône (1962 → 1981)
1985 juin 2009 André Gerin PCF Conseiller général (1985 → 1993)
Député du Rhône (6e puis 11e circ. - 1993 → 2012)
juin 2009 En cours
(au 15 avril 2015)
Michèle Picard[89] PCF Réélue pour le mandat 2015-2020[90]

L'élection municipale de mars 2014 est annulée par le Conseil d’État le 4 février 2015[91],[92], à cause de graves irrégularités, dans une liste d'extrême-droite et dans l'accès aux bureaux de vote, sur référé introduit par le préfet[93]. Un nouveau scrutin a eu lieu les 22 et 29 mars 2015 et s'est conclu par la réélection de la maire sortante Michèle Picard[94],[95].

Transports[modifier | modifier le code]

Voies principales[modifier | modifier le code]

Depuis toujours, la ville est bien située entre des axes routiers fréquentés : de nos jours, au sud de la ville on peut rejoindre le Boulevard Urbain Sud et du nord on peut rejoindre le périphérique de Lyon (aussi appelé boulevard de ceinture ou boulevard Laurent Bonnevay) par trois portes qui donnent sur la commune : portes de Parilly, des États-Unis et du Moulin à Vent.

Métro[modifier | modifier le code]

La ligne du Métro de Lyon Ligne D, la plus importante du réseau métro TCL, possède les deux dernières stations sur le territoire communal :

Tramway[modifier | modifier le code]

Véritable colonne vertébrale de la ville, la ligne de tramway Tramway de Lyon Ligne T4 dessert le plateau des Minguettes, le centre-ville, la gare de Vénissieux, la Borelle, Joliot-Curie depuis 2009. Elle permet d'amener les habitants aux quartiers des États-Unis, de la Manufacture des Tabacs, de la Part-Dieu à Lyon et à Charpennes, au Tonkin et de la Doua à Villeurbanne[96].

Depuis novembre 2019, le Tramway de Lyon Ligne T6 longe la limite communale entre les arrêts "Petite Guille" et "Beauvisage-Pressensé"[97]. Elle permet de relier le quartier du Moulin à Vent, à Debourg aux Hôpitaux Est en passant par Mermoz - Pinel. La ligne remplace la ligne Bus en mode C Ligne C22.

Bus[modifier | modifier le code]

Trois lignes de bus réguliers permettent de renforcer ce maillon, notamment les lignes Bus en mode C Ligne C12, Bus TCL Ligne 35 et Ligne 93.

Parcs relais Parc relais[modifier | modifier le code]

  • Parc relais Gare de Vénissieux proposant 745 places de stationnements de 4h30 à 1h du lundi au samedi / fermé les dimanches et jours fériés
  • Parc relais Parc relais vélo de la gare de Vénissieux, proposant 35 places de stationnements
  • Parc relais Parilly proposant 310 places de stationnements de 4h30 à 1h du lundi au samedi / fermé les dimanches et jours fériés


Listes des lignes de transport à Vénissieux[modifier | modifier le code]

Ligne Destinations
Métro de Lyon Ligne D Gare de Vénissieux - Gare de Vaise Par Bellecour
Tramway de Lyon Ligne T4 Hôpital Feyzin Vénissieux - La Doua Gaston Berger Par Gare Part-Dieu Villette et Gare de Vénissieux
Bus en mode C Ligne C12 Hôpital Feyzin Vénissieux - Bellecour le Viste Par Saint-Fons / Jean Macé
Bus en mode C Ligne C16 Surville Route de Vienne - Charpennes Charles Hernu Par Grange Blanche
Bus en mode C Ligne C25 Gare Part Dieu Vivier Merle - St Priest Plaine de Saythe / Sogaris promotans Par Parilly
Bus TCL Ligne 26 Lycée Lumière - Manissieux Par Mermoz Pinel
Bus TCL Ligne 35 Vénissieux le Charréard - Bellecour Charité Par Jean Macé
Bus TCL Ligne 39 Parc de Parilly - Solaize Mairie Par La Bégude / Gare de Vénissieux
Bus TCL Ligne 54 Gare de Vénissieux - Corbas les Taillis Par Corbas Mairie
Bus TCL Ligne 60 Perrache - Feyzin les Razes Par Maurice Thorez et Stade de Gerland
Bus TCL Ligne 62 Gare de Vénissieux - Mions Jules Vallès Par Saint Priest - Jules Ferry
Bus TCL Ligne 79 La Borelle - Décines Grand Large Par Sept Chemins
Bus TCL Ligne 87 Gare de Vénissieux - Mions Bourdelle Par Corbas Gabriel Péri
Bus TCL Ligne 93 Hôpital Feyzin Vénissieux - Porte des Alpes / Parc Technologique Par Saint Fons Albert Thomas et Gare de Vénissieux
Bus TCL Ligne 111 Parilly - Corbas Mairie (limite TCL) - Vienne
Bus TCL Ligne 112 Parilly - Corbas musée de l'aviation (limite TCL) - Valencin
Bus TCL 113 Parilly - Givors Gare (n'est pas incluse dans le réseau TCL) Par Ternay, Sérézin et Communay
Bus TCL Ligne 296 Gare Part Dieu Villette - Saint Pierre de Chandieu Rajat (limite TCL) - Saint Jean de Bournay Par Heyrieux
Bus TCL Ligne Zi1 Gare de Vénissieux - St Priest Gare Par Corbas Gabriel Péri
Bus TCL Ligne PL4 Hôtel de ville Louis Pradel - Saint Priest Salengro Par Parilly (ligne de nuit uniquement)


Economie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • 2500 entités commerciales dont 10 de plus de 300 salariés, avec sur son territoire la présence de grands groupes industriels (Iveco Bus, Renault Trucks, Bosch, Aldes, Descours & Cabaud, etc.).
  • Zones d'activités : Parcs République, Arsenal, Boudarias, Carnot, Francis de Pressensé, Génie.
  • Associations de commerçants et d'entreprises
  • Dépôt SNCF de plusieurs dizaines d'hectares, pour remisage et entretien du matériel, avec tous les sous-traitants.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 227 € ce qui plaçait Vénissieux au 27 650e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[98].

En 2012, la part des ménages fiscaux imposable est de 52,4 %[99].

Emploi et pauvreté[modifier | modifier le code]

Malgré la présence d'un bassin d'emplois important, le taux de chômage est fort élevé. En 2013, le taux s'élève à 22,8 %[99], un chiffre nettement supérieur à la moyenne départementale (12,5 %)[100] et nationale (10,4 %)[101].

En 2012, le taux de pauvreté de la ville s’élève à 29 %[99], chiffre très supérieur à la moyenne du département du Rhône (13,2 %)[100].

Culture et éducation[modifier | modifier le code]

L'Institut Bioforce est le seul établissement d'enseignement supérieur situé à Vénissieux.

Sur le plan socio-éducatif, la ville concentre près de soixante établissements scolaires, sportifs et culturels. La culture à Vénissieux s'exprime à travers la programmation de ses cinq grands équipements culturels. Enfin, la vie associative est active, héritage du passé agricole et industriel de la ville. Les associations sont regroupées au Centre associatif Boris Vian[102].

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

  • Écoles publiques : Max Barel, Centre, Charréard, Clos Verger, Anatole France, Henri Wallon, Jules Guesde, Joliot Curie, Léo Lagrange, Paul Langevin, Georges Lévy, Jean Moulin, Moulin à Vent, Parilly, Pasteur, Louis Pergaud, Gabriel Péri, Charles Perrault, Ernest Renan, Saint-Exupéry et Flora Tristan
  • Écoles privées : Jeanne d'Arc et La Xavière.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

  • Collèges : Elsa Triolet, Honoré-de-Balzac, Paul Eluard, Jules Michelet et Louis Aragon (publics), La Xavière (privé).
  • Lycées : Hélène Boucher (professionnel), Lycée Jacques Brel et Marcel Sembat / Marc Seguin (enseignement général, technologique et professionnel).

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

  • Institut Bioforce, école des métiers de l'humanitaire.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La médiathèque de Vénissieux, dessinée par Dominique Perrault.
  • Médiathèque Lucie Aubrac
  • Musée communal de la Résistance et de la Déportation
  • Cinéma Gérard Philipe (trois salles)
  • École de musique Jean Wiener
  • Théâtre de Vénissieux à la Maison du Peuple
  • Bibliothèques de quartier Robert Desnos, Anatole France et la Pyramide.
  • Espaces Arts Plastiques Henri Matisse et l'ensemble des ateliers d'écoles.
  • Bizarre ! : lieu dédié aux cultures urbaines, où se croisent et échangent publics, artistes et amateurs, lors de concerts, d’ateliers, de résidences, de stages. Il est composé d’une salle de concerts de 390 places debout, d’un plateau de création pour la danse, de trois studios de répétition, d’une cabine d’enregistrement et d'une salle multimédia[103].

Équipements sportifs et de loisirs[modifier | modifier le code]

  • Gymnases : Jacques Anquetil, Jean Guimier, Jules Guesde, Gabriel Péri, Jacques Brel, Charréard, Max Barel, Micheline Ostermeyer, Alain Colas, Colette Besson, Elsa Triolet, Tola Vologe.
  • Stades : Matmut Stadium (ancien stade du LOU et futur stade du Lyon-Duchère AS), Laurent Gérin, Auguste Delaune, Pierre Albalate.
  • Piscines : Auguste Delaune et Centre nautique intercommunal.
  • MJC le Cadran, Maisons du Département, Maisons de l'Enfance.
  • Quatre centres de vacances gérés par l'Apasev (Association pour la Promotion des Activités Socio-Educatives de Vénissieux) : Daniel Féry (Champagneux, Savoie), Elsa Triolet (Noyer, Hautes-Alpes), Mas Soleil (Bollène, Vaucluse) et le camping familial de Portiragnes dans l'Hérault.

Vie communale[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • Un journal local : Expressions, les nouvelles de Vénissieux, paraît un mercredi sur deux, tiré à 32 000 exemplaires.
  • Le Progrès édition locale Villeurbanne / Plaine du Rhône.
  • Un magazine Singulier / Pluriel qui paraît deux fois par an.
  • 13 journaux de quartiers : parution communale 2 à 3 fois par an.

Marchés forains[modifier | modifier le code]

  • Marché de Vénissieux-village : place Léon Sublet, à l'atmosphère villageoise, avec de nombreux producteurs locaux et bio, mercredi et dimanche matins.
  • Grand marché des Minguettes : rue Édouard Herriot, le plus connu pour sa mixité sociale et ethnique, ainsi que par la diversité des produits vendus. Jeudi et samedi matins.
  • Marché de Parilly : place Grandclément, samedi matin.
  • Marché du Charréard : avenue Jacques Duclos, vendredi matin.
  • Marché du Moulin à Vent : place Ennemond Romand, jeudi matin.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Les Fêtes Escales avec ses concerts gratuits, ses animations, son feu d'artifice et son pique-nique républicain du 14 Juillet[104].
  • Fête de la solidarité sur les places Léon Sublet et Henri Barbusse dans le centre-ville, prélude de la fête des Lumières de Lyon, avec de nombreuses animations, les pères Noël du Secours populaire et les défilés de lampions, le soir du 7 décembre.
  • Nuits métisses en septembre
  • Journées du Patrimoine
  • J'images, au cinéma Gérard Philipe
  • La Foulée vénissiane, événement sportif

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marius Berliet
Luis Fernandez
  • Véniciès, légionnaire romain, qui a donné son nom à la ville.
  • Gallien Minguet, bourgeois lyonnais, grand exploitant agricole durant le siècle de Louis XIV, qui a donné son nom aux Minguettes[105].
  • Corneille de Lyon, peintre royal du XVIe siècle, ayant possédé une maison de campagne, dans l'actuelle rue du Château.
  • Marius Berliet, grand industriel.
  • Louis Muller, graveur et sculpteur français, créateur des timbres Marianne des années 50-60[106] et sculpteur des bas-reliefs du théâtre du Palais de Chaillot à Paris.
  • André Gerin, homme politique français.
  • Marcel Houël, homme politique français.
  • Loïc Hervé, homme politique français.
  • Anne Hidalgo, femme politique, actuelle maire de Paris.
  • Florence Foresti, humoriste et actrice française née à Vénissieux.
  • Louisy Joseph, chanteuse née à Vénissieux.
  • Samuel Dumoulin, cycliste professionnel.
  • Paul Lacombe, joueur de basket-ball évoluant à Strasbourg IG (Pro A).

De nombreux footballeurs ont grandi à Vénissieux, où ils ont fréquenté le club de l'AS Minguettes :

Anecdotes vénissianes[modifier | modifier le code]

  • Il y a régulièrement confusion sur le gentilé des habitants de Vénissieux (Vénissians, Vénissianes) avec ceux de la ville de Venise (Vénitiens, Vénitiennes).
  • À la fête des mères, le maire, l'équipe municipale et les jardiniers ont la tradition de remettre aux enfants des écoles de la ville, la veille du jour de cette fête, une plante florale pour leur mère.
  • Le nom de la commune, un peu long à prononcer, est souvent réduit à "Vé" dans le langage courant des habitants : "Gare de Vé" pour désigner par exemple, la gare de Vénissieux.
  • À Vénissieux, on dit souvent lorsqu'on est dans le bas de la ville, le mot en haut pour désigner le plateau des Minguettes.
  • Dans le quartier de Parilly, au croisement des boulevard Viviani, Pinel et avenue Charles de Gaulle (ancienne route d'Heyrieux), se trouve un carrefour nommé "La Femme Morte". Un nom sordide digne d'un roman policier, qui s'apprête à de nombreux récits et légendes, mais qui a perduré dans l'histoire locale. En effet, ce nom existe depuis le XVème siècle et apparaît sur un plan daté de 1831. Autrefois nommé "La Vieille Morte", ce carrefour aurait abrité la tombe d'une dame très âgée il y a des temps très anciens[107].
  • Les jeunes des communes de l'agglomération lyonnaise, ont développé toute une série de jargons qui leur sont propres, comme le mot pélo qui est utilisé intensivement par les jeunes de cette aire géographique, pour désigner un homme. À ce sujet, voir également : Parler lyonnais.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Novy Jicin est une commune Tchèque jumelée à Vénissieux
  • Drapeau de l'Allemagne Oschatz (Allemagne), 16 292 habitants. L'avenue qui relie Vénissieux-village et le plateau des Minguettes porte son nom.
  • Drapeau de la République tchèque Nový Jičín (République tchèque), 23 571 habitants. Un boulevard de Vénissieux porte son nom dans le quartier du Charréard.
  • Drapeau du Sénégal Joal (Sénégal), 39 078 habitants.
  • Drapeau de la Biélorussie Jodino (Biélorussie), 63 560 habitants. Un boulevard porte son nom dans le sud de la ville.
  • Drapeau de l'Espagne Manises (Espagne), 31 057. Les jolies plaques de rues de la place Léon-Sublet ont été offertes par cette ville espagnole réputée pour le travail de la céramique.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie sur Vénissieux[modifier | modifier le code]

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  • Maurice Corbel (préf. André Gerin), Vénissieux la rebelle, Cercle d'art, , 272 p. (ISBN 2702204813)
  • Alain Belmont, Chroniques vénissianes : Expressions du passé de Vénissieux du XIVème au XXème siècle, 2010.
  • Philippe Videlier & Bernard Bouhet, Vénissieux de A à V, 1921-1931.
  • Serge Cavalieri, Vénissieux 1914-1918, Poilus morts pour la France.
  • Patrimoine Rhônalpin, Patrimoine de l’Est lyonnais, Des richesses insoupçonnées.
  • René Forestier, Lettres vénissianes, 130 p.
  • Gérard Petit, Baptême de La Vénissiane.
  • Nathalie Ferrand, Créateurs de roses - Les dynasties lyonnaises à la conquête des marchés (1820-1939).
  • Morgane Velten, Les roses de Vénissieux.
  • Florence Charpigny, Mémoires villageoises d’un quartier de Vénissieux : Parilly entre deux guerres.
  • Valérie Perthuis, Le sauvetage des enfants juifs du camp de Vénissieux
  • Alice Pénisson & Claude Delmas, Si Saint-Fons m’était conté.  
  • FPEL, Patrimoine funéraire de l’Est lyonnais.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

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