Airbnb

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Airbnb
logo de Airbnb
Création 2008
Fondateurs Brian Chesky
Joe Gebbia
Nathan Blecharczyk
Forme juridique SARL unipersonnelle
Slogan Welcome home ("Bienvenue à la maison")
Siège social Drapeau San Francisco, Californie (États-Unis)
Direction Brian Chesky, directeur général
Joe Gebbia, chef de produit
Nathan Blecharczyk, directeur de la technologie
Activité Voyage, technologie
Produits Logements de location
Site web www.airbnb.fr
Capitalisation 25 MDS
Chiffre d’affaires 900 millions $

Airbnb est une plateforme communautaire de location et de réservation de logements de particuliers fondée en 2008 par les américains Brian Chesky et Joe Gebbia. Le site Internet contient en 2015 plus de 1,5 million d'annonces[1] dans 34 000 villes[2] et 192 pays[3]. Basée à San Francisco, la société est détenue et exploitée par Airbnb Inc[4].

En juillet 2011, l'entreprise lève 119,8 millions de dollars[5]. En mars 2015, Airbnb lève une nouvelle ronde de financement qui valorise l'entreprise à 20 milliards de dollars[6].

Concept[modifier | modifier le code]

Airbnb permet à des particuliers de louer tout ou une partie de leur propre habitation comme logement d'appoint. Le site offre une plateforme de recherche et de réservations entre la personne qui offre son logement et le vacancier qui souhaite le louer. Il couvre plus de 500 000 annonces en plus de 33 000 villes et 192 pays. De la création en novembre 2008 jusqu'en juin 2012, plus de 10 millions de nuits ont été réservées sur Airbnb[7],[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Brian Chesky, cofondateur et dirigeant de l'entreprise, aux Docks, à Paris, en 2011.
Joe Gebbia (à droite), co-fondateur d'Airbnb

Rapidement après avoir déménagé à San Francisco en octobre 2007, Brian Chesky et Joe Gebbia créent le concept d'AirBed & Breakfast ("matelas pneumatique et petit déjeuner" en français). Le site d'origine proposait la location à court termes de partie d'appartement, petit déjeuner compris, à destination de personnes ne pouvant pas réserver un hôtel pour cause de saturation du marché[9].

Ils ont l'idée alors qu'ils habitaient à San Francisco, ils savaient qu'un congrès de design de premier plan s'organisait dans leur ville, mais que toutes les chambres d'hôtel avaient été réservées. Ils ont alors décidé de louer une chambre de leur appartement, avec un matelas gonflable (air bed), un petit déjeuner (breakfast) et un accueil local, à quelques étrangers assistant à l'événement[10]. De là est resté le nom "Air bed and breakfast".

En février 2008, Nathan Blecharczyk, diplômé de l'Université d'Harvard et architecte technique les rejoint et devient le troisième co-fondateur de l'entreprise[11]. Durant les premières étapes de création de la société, ils se concentrent sur des évènements très médiatisés lors desquels il est difficile de trouver un lieu où passer la nuit[12]. Le site Airbedandbreakfast est officiellement lancé le 11 août 2008[13].

Afin de financer le site Internet, les trois fondateurs créent une édition spéciale de boites de céréales pour le petit déjeuner, en s'inspirant pour le design des candidats à la présidentielle américaine de l'époque, Barack Obama et John McCain. Ils créent ainsi les "Obama O's" et "Cap'n McCain"[14]. En deux mois, 800 boîtes de céréales sont vendus, à 40 dollars pièce et gagnent ainsi plus de 30 000 dollars pour le développement de leur entreprise. Ils se font alors remarquer par le co-fondateur de l'entreprise de financement de startups Y Combinator[15], Paul Graham[16]. Ils transforment leur site en [17] et proposent des propriétés se situant entre le marché des hôtels et celui du CouchSurfing[18]. En janvier 2009, Y Combinator invite Brian Chesky, Joe Gebbia et Nathan Blecharczyk à rejoindre son incubateur d'entreprises pendant une période d'essai de trois mois[19]. Alors que le site Internet est déjà créé, ils utilisent les 20 000 dollars de financement alloués par Y Combinator pour aller à New York rencontrer les utilisateurs et faire la publicité du site[20].

En mars 2009, le nom Airbedandbreakfast.com est raccourci en Airbnb.com. Le contenu du site s'élargit et passe des espaces partagés avec des matelas pneumatiques à des maisons entières, des appartements, des chambres privées, etc[21]. Un an plus tard, 15 personnes travaillent dans le loft de Brian Chesky et Joe Gebbia à San Francisco. Brian Chesky y abandonne sa chambre afin d'en faire un bureau pour les employés et ne se loge plus que par le biais des logements Airbnb jusqu'à ce que l'entreprise déménage dans son premier espace de travail partagé[22].

La société connaît une croissance rapide durant l'année et, en novembre 2010, soulève 7,2 millions de dollars grâce aux fonds de Greylock Partners et Sequoia Capital[23],[24]. Les trois fondateurs annoncent alors que sur 700 000 nuits réservées sur leur site Internet, 80 % ont eu lieu au cours des six derniers mois[25]. Le 25 mai 2011, l'acteur Ashton Kutcher, par le biais de son fonds d'investissements A-Grade Investment, annonce vouloir investir significativement dans l'entreprise[26].

En juillet 2014, le design du site Internet, ainsi que l'application mobile, sont revus et un nouveau logo est créé[27].

Expansion internationale[modifier | modifier le code]

Un bureau Airbnb à Toronto, Canada

En mai 2011, Airbnb acquiert un de ses concurrents allemands, Accoleo. L'acquisition entraîne la création du premier bureau international d'Airbnb à Hambourg[28]. En octobre 2011, l'entreprise installe un second bureau international à Londres[29]. Début 2012, Airbnb ouvre 6 nouveaux bureaux à l'international, à Paris, Milan, Barcelone, Copenhague, Moscou et São Paulo[30]. L'entreprise annonce finalement en septembre 2013 que son siège européen serait situé à Dublin.

Début novembre 2012, Brian Chesky annonce que l'entreprise va se focaliser sur l'Australie, le deuxième plus grand marché derrière les États-Unis. Pour soutenir cet effort, l'entreprise ouvre un onzième bureau à Sydney[31]. Le consommateur australien représente un dixième de la base d'utilisateurs Airbnb[32]. Quelques semaines après avoir annoncé cette installation en Australie, Airbnb se tourne vers le marché asiatique et ouvre un nouveau siège à Singapour. L'objectif de la compagnie est d'acquérir un supplément de 2 millions de propriétés au sein du continent et d'attirer davantage de voyageurs chinois. Ce sont les voyageurs les plus dépensiers du monde mais Airbnb se focalise sur les chinois qui voyagent hors de Chine car le pays utilise ses propres réseaux sociaux et systèmes de paiement en ligne[33] , [34]. L'entreprise s'élargit encore en avril 2015 et ouvre un bureau à Cuba[35].

Réglementation[modifier | modifier le code]

En Allemagne[modifier | modifier le code]

En janvier 2014, la cour fédérale allemande statue que la location de sa résidence à des touristes n'est pas couvert par un accord de sous-location et que le locataire n'a pas l'autorisation de sous-louer son logement sur des plateformes du type Airbnb, Wimdu ou 9flats sans l'accord de son propriétaire, qui supporte alors tous les risques. Cette décision intervient dans le cadre d'une affaire opposant un propriétaire et son locataire qui a sous-loué sans autorisation son logement pendant plus d'un an à un total de 52 touristes. En l'apprenant, le propriétaire résilie le bail sans préavis pour abus et dépose ensuite plainte[36].

La ville de Berlin impose aux bailleurs d'obtenir une autorisation pour donner leur logement entier en location depuis le 1er mai 2016. La règle ne concerne pas le fait de mettre à disposition une chambre dans le logement habité par le bailleur. Les contrevenants s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 euros[37].

En Espagne[modifier | modifier le code]

En 2015, le Parlement de Catalogne a imposé le paiement d'une taxe de 65 centimes d’euro par nuit et par personne à Barcelone, 45 centimes hors de la ville. Il y est interdit de donner en location un logement entier : au maximum deux chambres peuvent être louées, en présence du propriétaire, moins de quatre mois par an[38].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014, la location pour de courtes durées de son logement par le biais d'une plateforme Internet comme Airbnb est interdite dans la ville natale de l'entreprise, San Francisco. Plusieurs loueurs sont condamnés à des amendes et certains locataires qui sous-louent leur logement sans prévenir leurs propriétaires sont renvoyés sans préavis[39]. La situation change en octobre 2014 alors que le maire de la ville fait voter une loi légalisant la location à court terme sous certaines conditions : les loueurs doivent s'enregistrer en tant que tel dans les registres de la ville et payer 14 % de la taxe de séjour que paient également les hôteliers[40]. Selon une étude commandée par Airbnb, entre 2011 et 2012, le manque à gagner des locations Airbnb pour la ville s'élève à 1,9 millions de dollars[41].

À New York, alors qu'une loi datant de 2011 interdit la location d'unité résidentielles pour une durée de moins de 30 jours[42],[43],[44], une juge de la ville condamne en mai 2013 un utilisateur d'Airbnb, Nick Warren, à 2400 euros d'amendes pour avoir loué son appartement sur la plateforme Internet pendant moins de 30 jours[45]. En avril 2015, l'entreprise Airbnb fait une demande auprès de la ville pour sortir les locations de courtes durée de l'illégalité en échange d'un paiement d'une sorte de taxe de séjour qu'elle ne paie pas jusqu'ici[46],[47].

Depuis le 10 septembre 2015, les habitants de Charlottesville en Virginie qui souhaitent louer leur logement sur Airbnb doivent au préalable se procurer une licence d'exploitation professionnelle[48].

En France[modifier | modifier le code]

En théorie, il est interdit en France de louer ou de sous-louer une pièce d'habitation dont la surface ne dépasse pas 9 mètres carrés, ou 20 mètres cubes[49].

En août 2015, la plateforme a annoncé qu'à partir d'octobre 2015, elle collecterait elle-même la taxe de séjour pour le compte de ses hôtes à Paris[50]. La même année, Airbnb commence à collecter une taxe de 75 centimes d'euro par personne et par nuit à Chamonix-Mont-Blanc pour le compte de la mairie[51].

En janvier 2016, plus de 50,000 logements sont en ligne sur la plateforme[52].

Le même mois, l'Assemblée nationale modifie le projet de loi pour une République numérique avec l'amendement n° 376, ajoutant un article 23 bis et ter rendant passible de prison, de fortes amendes et même d'expulsion de son logement toute personne louant son bien sur une plateforme telle qu'Airbnb sans avoir l'autorisation écrite de son propriétaire[53]. L'amendement est notamment défendu par la députée PS Sandrine Mazetier[54].

Problématiques liées à la sous-location[modifier | modifier le code]

En France, l’essor des plateformes de location de logements entre particuliers sur Internet telles qu’Airbnb intensifie le phénomène de sous-location[55],[56]. Certaines pratiques sont cependant illégales. Il est en effet illégal pour tout locataire ayant signé un bail pour un logement non meublé avant le 27 mars 2014, selon la loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs, de sous-louer son logement sans l'accord préalable de son propriétaire, qui doit également valider le prix de la sous-location[57]. Si le bail a été signé après le 27 mars 2014, le tarif de la sous-location au mètre carré ne peut pas excéder celui de la location[49].

Plus généralement, lorsqu'un locataire sous-loue son logement, meublé ou non, en cas de litiges, c'est le propriétaire qui est tenu pour responsable aux yeux de la loi[49]. De plus, les assurances des locataires ne couvrent pas les dommages intervenus lors d'une sous-location[49]. Pour les HLM, il n'est possible de sous-louer une partie de son logement qu'avec une dérogation spéciale, ceci grâce à la loi Boutin du 25 mars 2009[58].

Le 13 février 2014, le tribunal de grande instance de Paris a condamné pour la première fois un locataire qui avait mis une de ses chambres en sous-location via le site internet. Le locataire a été condamné à payer 2 000 euros de dommages et intérêts à son propriétaire[59].

Problématiques liées à la location saisonnière[modifier | modifier le code]

Un propriétaire est en principe libre de louer son logement sur Airbnb pour une courte durée. Cependant, lorsque cette location dure moins de 90 jours et correspond à une période touristique qui varie selon les villes, celle-ci peut être considérée comme une location saisonnière régie par plusieurs critères :

  • Si le logement loué est une résidence secondaire citadine, la location est alors considérée comme un usage commercial de logement et le propriétaire doit enregistrer un changement d'usage à sa mairie (lorsque la ville dépasse les 200 000 habitants)[49].
  • Est considérée comme chambre d'hôtes, toute partie d'un logement principal louée par son propriétaire. Celui-ci ne peut alors pas louer à plus de 15 personnes et doit se limiter à la location de 5 chambres[49].

La mairie de Paris critique principalement la spéculation financière que provoquent les plateformes de location en diminuant les surfaces d’habitation dans la capitale. À Paris, les services de protection des locaux d'habitation luttent contre les résidences secondaires transformées illégalement en locations meublées touristiques. En 2013, 420 logements ont été contrôlés[55].

Au Québec[modifier | modifier le code]

Le 29 avril 2015, le ministre du Tourisme québecois, Dominique Vien, déclare que la réglementation va se durcir concernant la location par le biais de courtiers de logement comme Airbnb. Il prévoit d'équilibrer le marché de l'hébergement touristique en soumettant les loueurs Airbnb à la même législation que les hôteliers[60].

Modèle financier[modifier | modifier le code]

Localisation et revenu[modifier | modifier le code]

L'équipe fondatrice d'Airbnb représente la direction de l'entreprise : Brian Chesky en tant que co-fondateur et chef de la direction, Joe Gebbia en tant que co-fondateur et chef de produit et Nathan Blecharczyk en tant que co-fondateur et directeur technique[61]. L'entreprise possède des bureaux dans 12 villes : Barcelone (Espagne), Berlin (Allemagne), Copenhague (Danemark), Dublin (Irlande), Londres (Royaume-Uni), Paris (France), Moscou (Russie), San Francisco (États-Unis), São Paulo (Brésil), Singapour et Sydney (Australie)[62].

La première source de revenu d'Airbnb provient des frais de réservations[63]. Les tarifs varient entre 6 % et 12 % selon le prix de la réservation. Airbnb charge également l'hôte de 3 % pour le traitement par carte de crédit[64].

Croissance[modifier | modifier le code]

En février 2011, Airbnb annonce sa millionième réservation depuis sa création en août 2008[65]. Un an plus tard, en janvier 2012, l'entreprise a enregistré 5 millions de réservations. Ce nombre double en 5 mois avec 10 millions de réservations en juin 2012[66]. Les trois quarts de ces réservations sont faites en dehors des États-Unis. En décembre 2013, la société représente 15 millions d'utilisateurs et environ 250 000 propriétés[67].

Fusions et acquisitions[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, Airbnb a acquis plusieurs de ses concurrents, le premier étant Accoleo, basé à Hambourg[68]. À l'approche des Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres, l'entreprise rachète un de ses concurrents basé dans la capitale anglaise, CrashPadder, et ajoute ainsi 6 000 inscriptions internationales supplémentaires à son inventaire existant[69]. Cette acquisition fait de Airbnb le plus grand site d'hébergement touristique en peer-to-peer du Royaume-Uni[70].

Airbnb rachète NabeWise en novembre 2012[71], un guide touristique, et étend son offre à la recommandations locale des voyageurs[72]. En décembre 2012, l'entreprise annonce l'acquisition de Localmind[73], une plate-forme de questions/réponses qui autorise les utilisateurs à poster des questions sur des endroits spécifiques, des experts des zones visées répondant en temps réel[74].

Controverses[modifier | modifier le code]

Utilisation du spam[modifier | modifier le code]

En juin 2011, le blogueur Dave Gooden révèle que l'entreprise aurait pratiqué des envois en masse d'e-mails automatiques aux propriétaires utilisant le site web de petites annonces Craigslist, ce qui aurait permis à l'entreprise de connaître une croissance aussi rapide[75].

Incidents et sécurité des locataires et propriétaires[modifier | modifier le code]

En juillet 2011, un hôte, sous le pseudo EJ, envoie un rapport à Airbnb car son appartement a été cambriolé et vandalisé par le locataire qu'il a trouvé grâce au site Internet[76],[77]. Après 14 heures sans réponse, la société lui indique qu'elle ne remboursera pas les dommages[76],[78],[79],[63]. Face à la réaction plutôt négative du grand-public, Airbnb annonce faire marche arrière[76]. EJ assure de son côté que l'entreprise l'a encouragé à retirer sa plainte, lui faisant remarquer le "potentiel impact négatif" qu'elle pourrait avoir sur l'image de la société, avant de couper tout contact[76],[79],[63].

Après cet incident, plusieurs hôtes ont partagé des expériences similaires. Parmi eux, un homme dont la maison avait été louée par Airbnb à un toxicomane qui a volé l'extrait de naissance de son hôte et causé pour des milliers de dollars de dégâts[63],[80]. L'hôte a exprimé le même mécontentement que EJ concernant la réaction d'Airbnb face à cet incident[80],[81].

En mars 2014, un nouvel incident fait la Une des médias. Alors qu'Ari Teman loue son appartement par le biais d'Airbnb, son locataire organise dans son appartement une orgie sexuelle. Ari Teman déclare alors plus de 87 000 dollars de dommages (le montant sera plus tard baissé à 23 817 dollars) et se retrouve à la rue, ses voisins ayant demandé son renvoi de la résidence[82],[83],[84],[85]. Depuis cet incident, à New York, un certain nombre de coopératives scannent le site Airbnb à la recherche d'appartements dans leurs bâtiments répertoriés comme étant à louer afin de les dénoncer aux autorités[86].

En juillet 2014, en Californie, un client a refusé de quitter l'appartement qu'il louait à un hôte Airbnb depuis un mois. Or, la loi californienne prévoit qu'une fois que quelqu'un a loué un appartement pour au minimum un mois, cette personne est considérée comme étant le locataire d'un bail de mois en mois. Par conséquent, l'hôte a dû engager un avocat et lancer un processus d'expulsion légale[87].

En avril 2015, une copropriétaire a découvert que ses colocataires louaient son domicile sur Airbnb alors qu'elle était en voyage. Airbnb a déclaré qu'il ne saurait vérifier la plainte et a refusé de supprimer le compte[88]. Après que les médias se sont emparés de l'affaire, l'entreprise a affirmé à tort avoir enlevé le compte en question alors même que celui-ci était encore actif[89]. Le même mois, un couple de Calgary a loué sa maison sur Airbnb pour un weekend à un jeune homme qui y a organisé une fête de 48 heures, causant des dommages excessifs avec plus de 100 personnes dans la maison. Les dommages ont été estimés à plus de 50 000 dollars[90].

Utilisation par des professionnels du logement[modifier | modifier le code]

La plateforme est définie comme étant un lien entre deux particuliers permettant à un logeur et à un locataire de conclure la location d'un logement. Cependant, le succès d'Airbnb a attiré d'autres types de loueurs qui semblent ne pas être de simples particuliers souhaitant obtenir un revenu complémentaire. Selon le site internet "Inside Airbnb", qui a recensé les hébergements disponibles sur Airbnb dans plusieurs grandes villes du monde, 20% des logements parisiens sont détenus par des hôtes gérant plusieurs annonces. Le site a notamment constaté que parmi ces hôtes, certains sont propriétaires de plusieurs dizaines de logements sur Airbnb[91].

Concurrence[modifier | modifier le code]

De nombreux sites de location de logements entre particuliers ont vu le jour depuis la création d'Airbnb, en 2008. Au niveau européen, les principaux concurrents sont Wimdu, entreprise basée à Berlin et créée en 2011 et Housetrip. En France, 4 sites se partagent le reste du marché : Cybevasion, Sejourning, MorningCroissant et Bedycasa[92], et Likibu permet de comparer les offres avec les autres acteurs de la location de courte durée.

Liste partielle des concurrents[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]