Martigny

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Martigny
Blason de Martigny
Héraldique
Image illustrative de l'article Martigny
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Martigny
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Chemin-Dessous, La Bâtiaz, La Verrerie, Le Guercet, Martigny-Bourg, Martigny-Ville
Communes limitrophes :
Dorénaz, Vernayaz, Salvan, Martigny-Combe, Bovernier, Vollèges, Charrat, Fully
Président(e) M. Marc-Henri Favre
Code postal 1920
N° OFS 6136
Démographie
Gentilé Les Martignerains, Martigneraines
Les Octoduriens, Octoduriennes
les Bordillons, Bordillonnes
Population 16 143 hab. (31 décembre 2010)
Densité 646 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 00″ N 7° 04′ 22″ E / 46.1, 7.07277777778 ()46° 06′ 00″ Nord 7° 04′ 22″ Est / 46.1, 7.07277777778 ()  
Altitude 471 m
Superficie 2 497 ha = 24,97 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Martigny
Liens
Site web www.martigny.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Martigny, appelée en allemand Martinach, est une commune et une ville du canton du Valais, située dans le district de Martigny dont elle est le chef-lieu. Sise au coude du Rhône, au croisement des axes routiers du Grand-Saint-Bernard et du Simplon. Par sa population, Martigny est la troisième ville du canton, après Sion et Monthey[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom latin d'origine gauloise est Octodurus « les huit portes », graphie à finale latine -us sur la base du gaulois oxtu, huit. Cf. vieil irlandais ocht, tous du celtique octū / oxtū (voir aussi le nom de personne gaulois Octocnus) et duron, porte, forum, bourg. Cf. breton, gallois dor, porte[4], d'où le nom français alternatif d’« Octodure ».

Le nom « Martigny » est attesté pour la première fois au XIIe siècle est un nom de domaine gallo-roman tardif composé du suffixe d'origine celtique -acum, dont la forme est précisément -ach ou -ich en zone germanophone et du nom de personne chrétien Martinus, il a pour équivalent les innombrables Martigny, Martigney, Martigné du Nord de la France et Martignac (Martinhac en occitan) du Sud.

Il se pourrait qu'il s'agisse du nom de la villa rustica gallo-romaine de la banlieue de la ville romaine (le Forum Claudii Vallensium)[réf. nécessaire] où la première église romaine, qui sera remplacée par une cathédrale-double puis par l'église paroissiale, a été construite. Un bourg, noyau de la Martigny moderne, s'y est formé. Les environs de l'église s'appelaient encore Granges de Martigny au XIXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Martigny mesure 24,97 km2[2]. La ville de Martigny se situe dans la plaine du Rhône où celui-ci forme un coude. Elle fait partie du Bas-Valais et se trouve proche de la ville de Sion (capitale du Valais).

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Martigny possède 17 212 habitants fin 2012[1]. Sa densité de population atteint 689.3 hab./km².

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Histoire du Valais et Octodurus.

Oppidum ou vicus du peuple celte des Véragres sous le nom d'Octodurus, elle fut le théâtre de la bataille d'Octodure en 57-56 av. J.-C. entre la douzième légion romaine commandée par Servius Galba et les Véragres alliés aux Sédunes et aux Nantuates.

Elle est incorporée à l'Empire romain. Claude y fonde vers 47 une cité romaine, le Forum Claudii Augusti, rapidement renommée en Forum Claudii Vallensium pour éviter la confusion avec la cité d'Aime appelée de la même manière, capitale des Alpes grées. Martigny fut le chef-lieu de la région jusqu'au déplacement du siège épiscopal à Sion au VIe siècle.

Outre les nombreuses ruines romaines, dont des arènes romaines en bon état de conservation, la ville abrite un important musée, la Fondation Pierre-Gianadda, au rayonnement international, ainsi que le château de la Bâtiaz, construit au XIIIe siècle et dont le maître d'œuvre est sans doute l'évêque de Sion, Landry de Mont.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs vergers donnant des abricots, et surtout des vignes sur les pentes abruptes dominent la Dranse (un affluent du Rhône) sur le flanc ouest de la ville.
  • Activités touristiques, commerciales, et dans une moindre mesure administratives et industrielles.
  • Sur le plan scientifique, Martigny héberge le centre de recherche en informatique Idiap (Institut d'Intelligence Artificielle Perceptive), le CREM (Centre de recherches énergétiques et municipales) en génie énergétique, Debio R.P. branche de recherche pharmaceutique du groupe Debiopharm
  • Le Groupe Mutuel (Compagnie d'assurance).
  • Martigny est aussi depuis 1889 le siège de la maison familiale Morand, lieu de distillation de la Williamine (eau-de-vie).
  • Depuis 1960, Martigny accueille chaque année en automne la Foire du Valais, anciennement « Comptoir de Martigny ». Au fil des ans, celle-ci s'est imposé comme la plus grande foire généraliste de Suisse romande. En 2013, la 54e édition a attiré 207 682 visiteurs en 10 jours[5].

Politique[modifier | modifier le code]

Politiquement, la ville de Martigny est un fief historique du parti radical-démocratique dans le canton du Valais, canton lui-même plutôt dominé par le parti démocrate-chrétien.

Les présidents[modifier | modifier le code]

Commerces le long de la place centrale de Martigny
Martigny-Ville, de 1834 à 1956
  • 1834-1837 : Eugène Gay ;
  • 1837-1841 : Joseph-Samuel Cropt ;
  • 1841-1843 : Eugène Gay ;
  • 1843-1848 : Valentin Morand ;
  • 1848-1850 : Joseph Morand ;
  • 1850-1853 : Joseph-Antoine Vouilloz ;
  • 1853-1858 : Valentin Morand ;
  • 1859-1860 : Alexis Gay ;
  • 1861-1864 : Valentin Morand ;
  • 1864 : Joseph Morand est élu, mais refuse la présidence ;
  • 1865-1868 : Louis Closuit ;
  • 1869-1874 : Charles Morand ;
  • 1875-1884 : Alexis Gay ;
  • 1885-1888 : Joseph Pillet ;
  • 1889-1900 : Alphonse Orsat ;
  • 1901-1905 : Louis Cropt ;
  • 1906-1918 : Georges Morand ;
  • 1918-1920 : Denis Orsat ;
  • 1921-1956 : Marc Morand ;
Martigny-Ville réuni à la Bâtiaz, 1957-1964
  • 1957-1960 : Marc Morand ;
  • 1961-1964 : Edouard Morand ;
Martigny (Ville + Bâtiaz + Bourg), dès 1965

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

  • La Fondation Pierre-Gianadda
    • Musée gallo-romain;
    • Musée de l’automobile;
    • Expositions, parc de sculptures;
    • Collection Louis et Evelyn Franck;
    • Le vieil arsenal.
  • Le Musée des Sciences de la Terre (Fondation Tissières). Ce musée présente des expositions sur les sciences de la Terre. Trois étages d'exposition sont visitables:
    • le sous-sol où une mine grandeur nature a été reconstituée. Les visiteurs déambulent dans une galerie qui relate l'histoire des mines en Valais et où sont exposés de outils d'époque;
    • le premier étage où sont exposés une collection de cristaux dont la plupart proviennent des Alpes;
    • le deuxième étage est le théâtre des expositions temporaires.
  • Musée et chiens du Saint-Bernard :œuvres d'art et documents relatant l'histoire de la race Saint-Bernard, et chenil de la fondation Barry.
  • Fondation Louis Moret: présente des expositions d'art contemporain, organise conférences et rencontres et accueille chaque année une saison musicale.
  • Manoir de Ville - Galerie d’expositions
  • Fondation André Guex-Joris: recherche, sauvegarde, conservation et mise en valeur de tout document sonore, musical ou parlé.
  • Musée de Plan-Cerisier (sur la commune de Martigny-Combe): le plus petit mayen de Suisse, il expose des objets traditionnels.
  • Le moulin Semblanet: représente parfaitement le type du « grand moulin » apparu en Europe dès le XVIIIe siècle.
  • La section de la Médiathèque Valais qui préserve le patrimoine audiovisuel valaisan.

Salle de concert[modifier | modifier le code]

  • Les Caves du Manoir. Cette salle, née en 1977, est la plus ancienne salle de concert du Valais qui n'est jamais été déplacée[6].

Transport[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Hockey sur glace : HC Red Ice Martigny-Verbier-Entremont, qui joue en LNB (2e division) ;
  • Football : FC Martigny-Sports, qui évolue en première ligue (3e division) ;
  • Basket-ball : Martigny-Rhône Basket, dont les équipes évoluent en ligue nationale A féminine et en 1re ligue nationale masculine. Chez les filles, l'équipe de Martigny a été plusieurs fois championne de Suisse et victorieuse tant de la coupe de Suisse que de la coupe de la ligue, l'équipe de LNB masculine a été championne suisse durant l'année 2008/2009 ;
  • Volley-ball : VBC Martigny, dont l'équipe masculine évoluait en ligue nationale B pour la saison 2008/2009 et vient d'être promue en LNA mais n'y a pas participé pour des raisons financières [7];
  • Street-hockey : SHC Martigny, qui évolue en ligue nationale A.
  • Échecs : Le CE Martigny évolue régulièrement entre la LNB et la ligue 1 (en 2011)[8]. Gérard Nuesch, l'un de ses membres a remporté en 2008 la seizième édition de l'Open international de Martigny devant plusieurs grands-maîtres et professionnels du jeu.
  • Rallye automobile : Avec ses infrastructures, Martigny est le centre névralgique du Rallye international du Valais (RIV) créé en 1960.
  • Cyclisme : Martigny a accueilli à plusieurs reprises des arrivées et départs d'étapes du Tour de Romandie (1952, 1953, 1957, 1959, 1962, 1965, 1981, 1996 et 2011) et des départs d'étape du Tour de Suisse. En 2009, Martigny a accueilli la deuxième journée de repos du Tour de France ainsi que le départ de la 16e étape en direction de Bourg-Saint-Maurice. Le Vélo-Club Excelsior, fondé en 1931, organise chaque année plusieurs épreuves nationales notamment le Prix des Vins Henri Valloton et la course de côte Martigny-Mauvoisin.
  • Lutte : la lutte joue un rôle important, grâce notamment à la famille Martinetti. En effet, les lutteurs Jimmy Martinetti, Étienne, Raphy, David, William, Lionel, Laurent et Grégory Martinetti possèdent un palmarès national et international riche de titres, podiums et diplômes (championnats suisses, championnats d'Europe, championnats du Monde et tournois internationaux de Coupe du Monde) dans tous les styles de lutte olympique (lutte libre et lutte gréco-romaine, 7 sélections olympiques comme athlètes (Jimmy : Mexico 1968, Munich 1972, Montréal 1976 et Moscou 1980//Étienne : Munich 1972//David : Barcelone 1992//Grégory : Sydney 2000), 4 couronnes fédérales en lutte suisse (lutte à la culotte) et des centaines de couronnes cantonales et régionales, avec le record national de couronnes (lutte suisse, Jeux nationaux, lutte gymnique) pour Étienne Martinetti (219). Grégory Martinetti est toujours en activité sur le plan national et international. Martigny a organisé les championnats du Monde de lutte libre et gréco-romaine en 1989, deux éditions Masters en 1997 et en 2001 et le tournoi international de sélection olympiques Swiss Grand Pri en 2008. Raphaël Martinetti est en outre président de la FILA[9] (Fédération internationale des luttes associées : environ 160 pays affiliés) depuis 2002.
  • Baseball : Martigny Minotaures. Le club, fondé en 2008, participe au championnat de la LSRB depuis 2009.
  • Tennis de table : club CTT Martigny.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Le Valais en chiffres, 2012, p. 22-24
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 156 et p. 245.
  5. communiqué de presse
  6. Les Caves du Manoir
  7. Le VBC Martigny se retire de LNA sur Rhône FM
  8. Les échecs sont organisés comme le football en Suisse, et le jeu est reconnu comme discipline olympique par le CIO
  9. Site web de Fila

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Farquet, Martigny : chroniques, sites et histoire, Martigny, 1953 ;
  • Edouard Morand, Martigny 1940-1990 : ce demi-siècle où tout a changé, Édition Pillet, Martigny, 1993 ;
  • François Wiblé, Martigny-la-Romaine, Fondation Pierre Gianadda, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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