Héry-sur-Alby
| Héry-sur-Alby | |||||
Vue générale d'Héry-sur-Alby. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Savoie | ||||
| Arrondissement | Annecy | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Grand Annecy | ||||
| Maire Mandat |
Jacques Archinard (DVD) 2020-2026 |
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| Code postal | 74540 | ||||
| Code commune | 74142 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Hérigeois | ||||
| Population municipale |
979 hab. (2023 |
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| Densité | 134 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 47′ 52″ nord, 6° 00′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 398 m Max. 702 m |
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| Superficie | 7,33 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Annecy (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Rumilly | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | herysuralby.fr | ||||
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Héry-sur-Alby est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie du pays de l'Albanais et du Grand Annecy.La commune est adhérente au parc naturel régional du massif des Bauges.
Géographie
[modifier | modifier le code]- Altitude de 398 m à 702 m. Altitude au chef-lieu : 623 m.
- La rivière du Chéran coule dans le bas d'Héry-sur-Alby.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Saint-Félix | Alby-sur-Chéran | Mûres | ||
| Chainaz-les-Frasses | N | Gruffy | ||
| O Héry-sur-Alby E | ||||
| S | ||||
| Cusy |
Panorama
[modifier | modifier le code]-
Panorama des différents reliefs, villages et lieux vus depuis Héry-sur-Alby
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 174 mm, avec 9,9 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bloye à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 206,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,1 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Héry-sur-Alby est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annecy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (69,1 %), prairies (13,9 %), forêts (12,7 %), zones urbanisées (4,2 %)[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
-
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
-
Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le toponyme d'Héry pourrait dériver du gentilice Ariacus, sans que toutefois les vestiges d'une présence romaine sur le territoire n'ait été découverte[11].
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Éri, selon la graphie de Conflans[12].
Histoire
[modifier | modifier le code]Le nom d'Héry est mentionné dès les IXe – Xe siècles[11]. La première mention du toponyme se trouve dans un acte de donation de Lothaire II, à sa femme Thieteberge, en 867 d'une villa burgonde, Ariacum[11],[13].
Du douaire de Thieteberge, Héry passe à l'abbaye de Tournus[11]. La famille noble de Cuenon possède des biens dans la paroisse vers le XIVe siècle[11].
En 1836, la nouvelle église dédiée à Notre-Dame-de-la-Nativité est édifiée par l'architecte Tuphy[11].
Au lendemain de l'Annexion de la Savoie à la France, le décret du transfert la commune du canton d'Albens au nouveau canton d'Alby[14].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Situation administrative
[modifier | modifier le code]Héry-sur-Alby appartient au canton de Rumilly, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 29 communes[15]. Avant ce redécoupage, la commune appartenait au canton d'Alby-sur-Chéran, dont Alby-sur-Chéran était le chef-lieu.
La commune appartient au Grand Annecy depuis le et qui remplace la communauté de communes du Pays d'Alby-sur-Chéran, créée en 1993[16] et qui fait suite à différents syndicats communaux (Syndicat Intercommunal pour le Développement Economique du Canton d'Alby, Syndicat Intercommunal pour l'Equipement Scolaire du Canton d'Alby, Syndicat Intercommunal pour le Ramassage des Elèves du Canton d'Alby). On retrouve ainsi les onze communes de l'ancien canton d'Alby-sur-Chéran.
Héry-sur-Alby relève de l'arrondissement d'Annecy et de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie.
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Les habitants de la commune sont appelés les Hérigeois. Le site sabaudia.org donne l'expression Hérissois[14].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].
En 2023, la commune comptait 979 habitants[Note 3], en évolution de +0,41 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Médias
[modifier | modifier le code]- Télévision locale : TV8 Mont-Blanc.
Évènements et manifestations
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Exploitation des forêts, culture et élevage ont depuis toujours occupé les habitants du territoire. Aujourd'hui, une partie des habitants travaillent à Annecy et Aix-les-Bains et dans les zones artisanales et commerciales proches.
La commune a tout de même une petite activité économique :
- 10 exploitations agricoles sont établies sur la commune. Une ferme vend sa production de fromage ;
- des artisans sont installés à Héry-sur-Alby : menuisier, tourneur sur bois, potier... ;
- un café-restaurant, l'Alibi, qui propose également une petite épicerie et un dépôt de pain, est très dynamique sur la commune ;
- un FAM, foyer d'accueil médicalisé, ouvert en 2013, accueille des personnes en situation de handicap ;
- un centre équestre.
Équipements
[modifier | modifier le code]- La nouvelle école a été inaugurée en 2005 par Simone Veil.
- Salle des fêtes modulable.
- Terrain de sports.
- Bibliothèque et salle informatique.
- École de musique.
- 13 logements aidés ont été construits en 2005, 15 autres logements sociaux sont prévus pour 2013.
- Le centre équestre Les Cyclamens.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Notre-Dame-de-la-Nativité : agrandie et reconstruite en 1836 par l'architecte annécien Camille Ruphy dans le style néo-classique[21]. Son clocher du XVIIIe siècle a été doté d’un beffroi en 1876.
- Moulin Janin construit vers la fin du XVIIIe siècle, près de la rivière Chéran, il fut en activité jusque dans les années 1950. Une passerelle qui a disparu après la fermeture du moulin, permettait aux habitants d'Héry et de Mûres d’y venir moudre leur grain. Bâtiment important, il est aujourd'hui propriété du Grand Annecy.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- L'abbé Gaime, natif d'Héry-sur-Alby, précepteur des enfants du comte de Mellarède (ministre du duc Victor Amédée II de Savoie, puis professeur de français à l'Académie des nobles de Turin (1738-45), où il rencontra dans la capitale piémontaise le jeune Jean-Jacques Rousseau qu'il prit en affection. L'écrivain fera de l'abbé Gaime le modèle de son vicaire savoyard, dans son ouvrage Émile, ou De l'éducation paru en 1726. Le personnage du vicaire savoyard permit à Rousseau de donner son avis sur la façon d'éduquer les jeunes gens aux questions religieuses[22].
Divers
[modifier | modifier le code]La commune abrite deux très rares lieux de reproduction du petit rhinolophe, une très rare minuscule chauve-souris. Il a été observé en 2015 une colonie de 30 individus et une autre de 150.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Héry-sur-Alby ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Annecy », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Héry-sur-Alby et Bloye », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bloye », sur la commune de Bloye - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bloye », sur la commune de Bloye - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Histoire des communes savoyardes, 1981, p. 241.
- ↑ Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 12Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou..
- ↑ Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 29, acte no 95, .
- « Héry-sur-Alby », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
- ↑ « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en ).
- ↑ « Les 11 communes membres de la Communauté de Communes du Pays d'Alby » (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-84206-374-0, lire en ligne), p. 363.
- ↑ 2012, année Rousseau en Rhône-Alpes
