Quintal (Haute-Savoie)

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Quintal
Image illustrative de l'article Quintal (Haute-Savoie)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement d'Annecy
Canton Canton de Seynod
Intercommunalité Grand Annecy
Maire
Mandat
Patrick Bosson
2014-2020
Code postal 74600
Code commune 74219
Démographie
Gentilé Quintalis
Population
municipale
1 210 hab. (2014 en augmentation de 3,95 % par rapport à 2009)
Densité 133 hab./km2
Population
aire urbaine
225 173 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 28″ nord, 6° 05′ 07″ est
Altitude Min. 585 m
Max. 1 533 m
Superficie 9,11 km2
Localisation

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Liens
Site web www.quintal.fr

Quintal est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Au sud-sud-est de la commune se trouve le massif du Semnoz. Le village est à la limite du bassin de l'agglomération d'Annecy au nord et du pays de l'Albanais au sud dont il faisait historiquement partie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Annecy (Seynod) Rose des vents
N Sévrier
O    Quintal    E
S
Viuz-la-Chiésaz Saint-Jorioz

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la route d'Annecy qui relie le stade de neige du Semnoz à la ville d'Annecy. Une autre route relie le village aux communes de Balmont et de Viuz-la-Chiésaz. Quintal est aussi relié à l'autoroute A41 mettant Genève à 30 minutes en voiture.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs hameaux.

Logement[modifier | modifier le code]

  • Maison de retraite de 85 lits.
  • Un des deux centres de séjour pour enfants de l'agglomération d'Annecy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Quintal, situé à cinq milles romains d'Annecy, l'ancienne « Boutae », devait abriter à l'époque romaine, une borne milliaire, la cinquième, du latin « quintilius ». Vers 1344, on trouve la référence « Cura de Quintaz ».

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Kintâ, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Quintal appartient du XIVe siècle (v. 1302) jusqu'au XVIIe siècle à l'évêché du Puy-en-Velay[2]. En 1641, Jean-François Garnerin, conseiller d'État au Sénat de Savoie, contrôleur général des finances du duché de Savoie, acquiert la seigneurie[3].

Au printemps de l'année 1796, devant doter l'église d'une cloche qui avait été détruite durant la Terreur, Antoine Paccard, élu maire en 1795, fait appel à un maître fondeur itinérant, Jean Baptiste Pitton, originaire de Carouge[4]. La nouvelle cloche porte pour inscription « Si je survis à la Terreur c'est pour annoncer le bonheur ». Elle est définitivement installée avec la mise du Concordat[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Quintal est membre de Grand Annecy.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1795 ... Antoine Paccard ... Fondateur de la fonderie de cloches Paccard
2001 mai 2013 Michel Delattre ... ...
mai 2013 en cours Patrick Bosson ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Quintalises et les Quintalis[5]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2014, la commune comptait 1 210 habitants[Note 1], en augmentation de 3,95 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : +7,9 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
192 225 240 252 258 339 323 319 334
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
352 359 331 326 317 302 289 294 276
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
244 258 231 213 186 201 205 200 468
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2014 -
594 692 882 1 074 1 101 1 129 1 211 1 210 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évènements[modifier | modifier le code]

  • En août, l'association Musique et Nature, organise en collaboration avec le parc naturel des Bauges, les communes d'accueil (dont fait partie Quintal) et les paroisses du massif, le festival de Musique et Nature (13e édition en 2011).

Économie[modifier | modifier le code]

  • Commune rurale : on compte actuellement deux fermes en activité sur le village.
  • Artisans : quelques artisans sont installés à Quintal, pour la plupart des peintres mais aussi un potier.
  • Petits commerces : en 2007 a été ouvert un bar restaurant à côté de la salle des Fêtes appelé « L'auberge de Quintal ». On peut trouver aussi un dépôt de pain juste à côté.
  • Le centre aéré de Quintal (26 employés occasionnels) peut recevoir 110 enfants de l'agglomération d'Annecy lors de chacune des vacances scolaires et d'été.
  • Emplois : beaucoup d'habitants ont un emploi dans l'agglomération d'Annecy. L'importante zone commerciale du Val Semnoz et de la route de Chambéry est à quelques kilomètres.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de Bertrand porta le titre de baron de Quintal.
  • Antoine Paccard, fondateur de la fonderie de cloches.
  • Aurélien Angelloz-Nicoud, habitant de Quintal a été reconnu meilleur apprenti de France en ferronnerie d'art en 2008.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason de la commune reprend les armes de la famille Quintal, originaire de Grésy-sur-Isère, en modifiant toutefois la couleur sable (noir) pour de l'or (jaune) : De gueules au sautoir d'argent chargé de cinq étoiles d'or (enquerre) et cantonné de quatre coquilles du même[11]. Celui-ci a été réalisé en 1982 par une jeune étudiante des Beaux-Arts de Saint-Etienne, Corinne Feuillat[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 21-25, « Les cantons d'Annecy - Annecy-le-Vieux - Seynod », p.188-189 « Quintal »..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 13
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4), p. 102.
  3. Yvette Juge et Hortense Massein, Saint Jorioz : deux siecles d'un village savoyard, Éditions Tissot, , 105 p., p. 42.
  4. a et b Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, Paris, La Fontaine de Siloé, , 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 53.
  5. « Quintal », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 16 février 2017), Ressources - Les communes.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. « Église de la Visitation de Notre-Dame », notice no PA00118420, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. a et b « L'énigmatique blason du village », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).