Académie de Savoie

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Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Savoie
Image illustrative de l'article Académie de Savoie
Siège de l’Académie au château de Chambéry.
Fondation 1820
Pays France
Ville Chambéry
Langue français
Fondateur Alexis Billiet
François de Mouxy de Loche
Xavier de Vignet
Georges-Marie Raymond
Président Jean-Olivier Viout[1]
Affiliation Conférence nationale des académies des sciences, lettres et arts et Comité des travaux historiques et scientifiques
Site web http://www.academiesavoie.org

L’Académie royale des sciences des belles-lettres et des arts de Savoie, ou Académie de Savoie, est fondée en 1820, afin de doter le duché de Savoie d’une académie à l’image de celle instituée à Turin, capitale des États de Savoie (ou royaume de Sardaigne dit de « Piémont-Sardaigne» ). Elle fut maintenue après la réunion de la Savoie à la France (Second Empire) en 1860 (futurs départements de la Savoie et de la Haute-Savoie), correspondant au duché homonyme, et du comté de Nice, alors partie intégrante du royaume de Sardaigne.

Devise et emblème[modifier | modifier le code]

L’Académie reprend l’oranger et ses fruits comme emblème et la devise Flores fructusque perennes (Toute l'année des fleurs et des fruits) de l’Académie florimontane (1606 à 1610).

Fondation[modifier | modifier le code]

Le duché de Savoie possédait une Académie dès le début du XVIIe siècle, fondée par François de Sales, l'Académie florimontane, mais celle-ci ne survivra guère au-delà de 1810.

En 1815, l'élite savoisienne, constatant l'absence d'une Académie de Savoie digne de ce nom, décide de la refonder à la hauteur de celle qu'elle avait inspirée en 1757 dans la capitale : L'Accademia Reale delle Scienze di Torino (Turin), dite aussi Académie Royale des Sciences de Turin, ou encore de celle de Paris où Richelieu fonda, là aussi, en 1635 "l'Académie Française" sur le modèle universel de la première "Académie Florimontane de Savoie" dont il a copié l'institution, tout autant que l'idée, pour les adapter à la politique notamment linguistique du défunt "Royaume de France".

Membres de l'Académie en 1870.

En 1815 quatre hautes personnalités du Duché souhaitent « créer une société qui servirait de moteur au progrès matériel, intellectuel et moral » : le futur cardinal Alexis Billiet (1783-1873), évêque de Chambéry, le général comte François de Mouxy de Loche (1756-1837), le sénateur comte Xavier de Vignet, et du chevalier Georges-Marie Raymond (1769-1839), lettré-mathématicien, fondateur du journal Savoie[2]. En 1819, la "Société Académique de Savoie" est née. Ces fondateurs souhaitent étudier la Savoie et son territoire, ils ouvrent donc leurs recherches à « l'Agriculture, aux Arts Industriels, à la Botanique, à la Chimie, à la Géologie, à la Médecine et à la Pharmacie, à la Météorologie, à la Statistique, à l'Histoire et à la Littérature ».

Afin d'accomplir leur haute mission, ils s'adjoignent quatre collaborateurs de renom : le chanoine Louis Rendu (1789-1858), futur évêque d’Annecy, le docteur Jean-François Guilland (1773-1855), vice-protomédecin de la province de Savoie Propre, le docteur Antoine Gouvert, et le baron Louis de Vignet des Étoles, intendant du Duché de Savoie.

Le , la Société Académique se voit conférer le titre de "Société Royale Académique De Savoie" par SM le Roi Charles-Félix de Savoie. Ce titre sera légèrement modifié en 1848, lorsque le Roi Charles-Albert, par décret Royal et lettres patentes souveraines datées du , lui confèrera le titre définitif d'Académie Royale de Savoie.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mémoire de l'Académie de Savoie

Plusieurs séries émanant de l'Académie de Savoie et qui sont tombées dans le domaine public sont disponibles sur Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France :

  1. La première série des Mémoires
  2. La deuxième série des Mémoires
  3. Les troisième, quatrième et cinquième série des Mémoires
  4. La Savoie littéraire et scientifique
  5. une Histoire de l'Académie, publiée par Pillet en 1891

Présidents de l’Académie de Savoie[modifier | modifier le code]

Qualité des membres[modifier | modifier le code]

  • titulaire ou effectif ;
  • associé ou agrégé ;
  • correspondant

Personnalités de l’Académie de Savoie[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Académie de Savoie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

La plupart des informations sont tirées du site de l'Académie de Savoie (naissance de l'Académie)

  1. a et b Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie - L'Académie aujourd'hui [en ligne]. Consulté sur www.academiesavoie.org le 16 mars 2016. Disponible sur : http://www.academiesavoie.org/l-academie-aujourd-hui
  2. Jean-Pierre Leguay (sous la dir.), t4 – La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, Evreux, éd. Ouest France, 4 tomes, (ISBN 2-85882-536-X), p. 206.
  3. a et b Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, 1996, 2003, 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5), p. 311-312.
  4. Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, 1996, 2003, 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5), p. 335.
  5. Baptiste Levoir, M. A. Pirez, Isabelle Roy, Les Barbier, Editions Archives & Culture, coll. Les Dictionnaires patronymiques, (ISBN 2-909530-37-X), p. 222-223.
  6. [PDF] Léon Moret, « Un géologue alpin. Joseph Révil (1849-1931) », in Géologie Alpine (Travaux du Laboratoire de Géologie de Grenoble), Tome 17 n°1, 1933 pp.42-47.
  7. Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. « Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine », 1996, 2003, 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5), p. 153.
  8. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 541.
  9. Maurice Faure est né le et mort le , à Chambéry. Il fut Directeur régional des Douanes, Président du Foyer Littéraire et Artistique de Chambéry. Il fut, au titre de sa participation à la promotion de la culture en Savoie, commissaire général du Comité d'organisation des fêtes du Centenaire du Rattachement de la Savoie à la France en 1959-60. Il est le petit-fils de la poétesse Marguerite Chevron. (cf. Article p.182, in Dictionnaire d'Amboise. Pays de Savoie. Éditions Amboise. 1989. 2e édition & Coll. 1959, Mémorial de Savoie. Le Livre du Centenaire 1860-1960, publié sous les auspices du Comité d'organisation des fêtes du Centenaire du Rattachement de la Savoie à la France, presse des Imprimeries Réunies de Chambéry, n° 557.
  10. Revue savoisienne (Volume 136), 1996, p.87.
  11. Fiche sur le site www.academie-francaise.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]