Liste des évêques de Genève

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Cette liste des évêques de Genève présente la succession des prélats à la tête de l'évêché de Genève (aujourd'hui disparu), installée à Genève et possédant le pouvoir spirituel — et par période temporel — sur l'ensemble de son diocèse qui comprend le comté de Genève, le Faucigny (vallée de l'Arve).

Fondé au IVe siècle, le premier évêque connu est un certain Isaac au début du siècle suivant. L'évêché de Genève est suffragant, avec ceux de Grenoble, Valence, Die, Viviers et Maurienne, de l'archidiocèse de Vienne[1]. L'évêché déplace son siège épiscopal dans la ville d'Annecy, à la suite de la Réforme calviniste en 1569 devenant l'évêché de Genève-Annecy, qui disparaît en tant que tel le [1].

Les évêques de Genève[modifier | modifier le code]

les évêques des périodes romaine et mérovingienne[modifier | modifier le code]

  • ~400 : Isaac
  • ~441 – ~460 : Salonius, fils d'Eucher de Lyon[2]
  • ~470 : Eleutherius
  • ~470 : Theoplastus/Theoplaste[2]
  • ~470 – ~490 : Domitianus/Domitien[2]
  • ~513 – 523 : Maximus/Maxime[2]
  • 541 – 549 : Pappolus ou Pap(p)ulus Ier[2]. Il envoie le prêtre Toribius le représenter au quatrième concile d'Orléans en 541 et le prêtre Tranquillus le représenter au cinquième concile d'Orléans en 549.
  • ~567 – 573 : Salonius II[2]. Il assiste lui-même au deuxième concile de Lyon en 573.
  • 584 – 585 : Cariatto[2]. Frédégaire indique que Cariatto était écuyer du roi Gontran, et qu'il obtint l'évêché de Genève pour avoir dénoncé une entreprise destinée à placer sur le trône Gondovald au lieu de Gontran. Il assiste lui-même au deuxième concile de Valence en 584 et au deuxième concile de Mâcon en 585.
  • 593 (?) – 607 (?) : Rusticius, n°13 sur la liste dite de la bible de Saint-Pierre
  • 607 (?) – 613 (?) : Patricius, n°14 sur la liste dite de la bible de Saint-Pierre, aussi indiqué comme évêque de Martigny
  • 626 – 627 : Abelenus ou Appellinus. Il assiste au troisième concile de Mâcon convoqué en 627 par le roi Clothaire II, où il s'oppose à la sévère règle monastique de saint Colomban.
  • ~650 – ? : Pappolus. Il souscrit en 654 à la bulle de privilège accordée par le Pape au monastère de Sainte-Croix, à la prière de saint Faron, évêque de Meaux.
  • 664 : Ethoaldus (?)

Les évêques du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • 769 – 770 : Gauzibertus ;
  • ...
  • ~800 – 802 : Walternus ;
  • 815 (?) – 838 (?) : Altaldus, Aptadus ou Apradus, n° 30 sur la liste dite de la bible de Saint-Pierre, il siégea pendant 33 ans. Il assiste au concile de Worms en 833. Il est au nombre des prélats qui signent l'acte par lequel Aldricus, archevêque de Sens, opère la translation des moines de Saint-Rémi. En 838, il assiste au synode de Carisiacus (Kiersy-sur-Oise) convoqué par l'empereur Louis le Débonnaire ;
  • 859 : Albamauro. Il assiste au synode de Langres convoqué en 859 par le roi Charles le Chauve ;
  • 877 : Ansegisus ou Anseginus/Anségise[2], n°33 sur la liste dite de la bible de Saint-Pierre, il siégea 32 ans et 10 mois. Il assiste au concile de Ravenne en 877. Il n'assiste pas en octobre 879 au synode de Mantaille qui élit roi, Boson V de Provence ;
  • 882 : Aptadus ou Optandus, élu par le clergé et le peuple de Genève en mai 882, il est soutenu par l'empereur Charles le Gros contre le métropolitain de Vienne Oltramne, qui était du parti de Boson. Il est fait prisonnier en août 882 par le métropolitain qui le dépouille de ses biens;
  • 899 : Bernard, n° 35 sur la liste dite de la bible de Saint-Pierre. L'archevêque de Vienne, Barnuin, l'évêque de Grenoble, Isaac, et l'évêque de Valence, Isaac, dénonce au roi Rodolphe Ier de Bourgogne, la non présence de l'évêque de Genève au synode de Vienne ;
  • 899 – 906 : Riculfe ou Riculphe, n° 36 sur la liste dite de la bible de Saint-Pierre ;
  • 906 – 908 : Franco ;
  • 912 : Riculfe ou Riculphe ;
  • 927 : Adelgaud, n° 38 sur la liste dite de la bible de Saint-Pierre ;
  • 943 – 950 : Aymon ;
  • 958 – 978, 988 : Giraud ou Gérold, probablement apparenté à la famille de Genève[3] ;
  • 990 – 993, 1020 : Hugues, n° 41 sur la liste dite de la bible de Saint-Pierre. Il serait le neveu de l'impératrice Adélaïde de Bourgogne, veuve de Othon le Grand. Vers 990, il assiste à l'élection d'Odilon de Mercœur, abbé de Cluny. Il est un des 27 évêques qui souscrivent au concile de Rome en 998, présidé par le pape Grégoire V, en présence de l'empereur Othon III. À partir de 1002, Hugues fait partie de la Cour du roi Rodolphe III de Bourgogne. En novembre 1005, il assiste au synode de Francfort ;
  • 1020 – 1030 : Bernard ;
  • v. 1030/32 – 1073 : Frédéric[4] ;
  • 1073 – 1078/1083 : Boczadus/Borzadus[5] ;
  • v. 1078/1083 – v. 1119 : Guy de Faucigny ;
  • 1120 – 1135 : Humbert de Grammont ;

Les princes-évêques de Genève[modifier | modifier le code]

Le duc Louis Ier de Savoie obtient du pape le pouvoir de contrôler la nomination des évêques de Genève.

Les évêques de Genève en résidence à Annecy[modifier | modifier le code]

Genève est secouée par à la Réforme, l'évêque Pierre de La Baume fuit définitivement Genève le . Les chanoines cathédraux, dispersés depuis 1527, rejoignent progressivement Annecy : en 1539, au plus tard, le chapitre des chanoine est installé à Annecy[8]. Genève passe à la réforme en 1536. L'évêque François Bachod décide de s'installer « provisoirement » à Annecy. Son successeur s'installe définitivement, mais les évêques continuent à porter le titre de « Prince-évêque de Genève ».

Le 18 novembre 1801, à la suite de la disparition du diocèse de Genève, Annecy perd le siège épiscopal au profit de Chambéry qui se voit annexer le titre de Genève : on parle désormais du diocèse de Chambéry & Genève.

Les évêques de Chambéry et de Genève (1802-1232)[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Chambéry & Genève (correspondant aux départements du Léman et du Mont-Blanc) comprend les anciens diocèses de Genève, Tarentaise, Maurienne et Chambéry, ainsi qu'une partie de celui de Belley.

À partir de 1821, Genève est rattaché au diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. Le diocèse d'Annecy est créé en 1822. Mgr de Thiollaz en est le premier évêque.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Catherine Santschi, « Genève (diocèse, évêché) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Gian Franco Schubiger, Saints, martyrs et bienheureux en Suisse, Éditions Saint-Augustin, , 217 p. (ISBN 978-2-88011-158-8, lire en ligne), p. 53-54.
  3. Diocèse 1985, p. 30.
  4. Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 52-59, « Épiscopat de Frédéric ».
  5. Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 59-60, « Épiscopat de Borzadus ».
  6. Diocèse 1985, p. 34 (Lire en ligne).
  7. a et b Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 147-149, « Siège Vavant 1213-1214. Pierre, évêque élu ».
  8. in Revues « Annesci » n° 6 - 1958 & n° 7 - 1959, édit. Société des Amis du Vieil Annecy.
  9. Armes : écartelé en 1 et 4 d'or à la croix pleine de gueules, aux 2 et 3 de gueules a une colonne d'or, à deux d'argent passées en soutoir d'après Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, L'Histoire en Savoie, « Dictionnaire du Duché de Savoie », Tome II, 1840, La Fontaine de Siloé, (ISSN 0046-7510), chap. n°9, Nouvelle série, p. 249.